Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche du Temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Ce dimanche 19 janvier, notre église de Marie-Médiatrice  a eu la chance d’accueillir une célébration œcuménique. Nous avons accueilli nos frères des églises protestante, orthodoxe et de l’armée du salut comme vous le constaterez sur les photos. Cette célébration permettait d’entrer de plein pied dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Pourquoi une célébration œcuménique ? Elle permet de rassembler tous les chrétiens autour d’un point commun : le partage de la même Ecriture Sainte. Nous avons tous ensemble pris conscience de l’importance de l’accueil envers tous. La lecture d’une partie des Actes des Apôtres (Ac 27,18-28,10) ainsi que l’homélie de la pasteure Heike nous a rappelé l’importance du verset « Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire » (Ac 28,2). Ce passage rappelle comment l’apôtre Paul a été accueilli lors de son arrivée sur l’île de Malte.

Le lien avec l’actualité est assez aisé à faire mais est-ce si facile à appliquer ? Se retrouver autour d’une même Ecriture nous rappelle l’importance de faire unité.

Cette semaine de l’unité se clôture par le dimanche de la Parole; dimanche qui nous permet de nous recentrer sur l’Ecriture qui nous est donnée. Cette Parole est le point commun de tous les chrétiens, et en prenant le temps de se recentrer sur son message,  nous pourrons re-trouver le chemin vers cette unité qui est si difficile à garder.

Comme le dit le Pape François au point 12 dans sa lettre apostolique Aperuit illis,

« Il est nécessaire de ne jamais s’accoutumer à la Parole de Dieu, mais de se nourrir de celle-ci pour vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères ».

Bon dimanche de la Parole à tous !

Isabelle

Quelle démarche oecuménique pour aujourd'hui ?

Infos de la semaine

Feuillets du 2ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Lorsque nous réfléchissons à une problématique, nous démarrons toujours de notre propre point de vue. C’est logique que je rentre dans l’équation de ma propre pensée. Aussi, nous ne pouvons pas ignorer notre appartenance à l’Église catholique romaine lorsque nous parlons d’unité de chrétiens. En effet, une manière usuelle de comprendre la problématique est de regarder l’histoire de l’Église comme étant une triste suite de schismes durant lesquels des portions, plus ou moins importantes, de chrétiens ont quitté la grande Église pour prendre leur indépendance. Et dans cette vision, nous sommes les héritiers de la grande Église et le but de l’œcuménisme est de ramener tout le monde dans son giron, quitte à faire des concession sur le fonctionnement interne.

Nous sommes d’ailleurs encouragés dans cette vision par les statistiques, puisque sur les quelques 2,5 milliards de chrétiens, la moitié, environ 1,25 milliard appartiennent à l’Église catholique romaine. Nous avons l’avantage du nombre. Cependant, être plus nombreux ne donne pas nécessairement raison.

Ce point de vue possède 2 grandes faiblesses. En premier, si nous nous mettons à la place d’un chrétien d’une autre Église (par exemple orthodoxe grec, copte ou syriaque) il nous verra de la même manière. Ils se sentent tout autant héritiers de l’Église universelle que nous, et les catholiques romains ont quitté le navire en faisant sécession. Cela induit nécessairement des rivalités et des incompatibilités, puisque chacun est convaincu d’être la vraie Église que les autres ont quittée et amochée au passage.

La deuxième faiblesse vient de la conception de l’Église elle-même. Nous parlons souvent de l’Église comme d’une institution centralisée qui aurait des succursales à de nombreux endroits du globe. C’est une inversion du fonctionnement de l’Église, notamment due à une centralisation de la gestion de l’Église catholique romaine. Lorsque les apôtres reçoivent l’Esprit-Saint à la Pentecôte, on parle d’Église non pas comme une institution, mais bien selon le sens originel du mot grec ἐκκλησία (ekklesia) : assemblée. L’Église est l’assemblée des chrétiens. Il y a alors autant d’Églises que d’assemblées de chrétiens. Et ce sont ces diverses assemblées, appelées Église locales ou diocésaines, avec leurs différences (fonctionnement, rites, langues, lieux, etc.) et leurs points communs (foi en Jésus, évêques successeurs des apôtres, etc.) qui forment l’Église universelle, l’Église du Christ. Il n’y a donc pas une Église locale qui a plus de légitimité qu’une autre. Certaines ont plus de prestige que d’autres à cause de facteurs divers (Antioche, Alexandrie, Rome, Éphèse, etc.), mais il n’y en a pas une qui dirige les autres.

Avec ces nouveaux éléments, comment envisager la problématique œcuménique ? Au lieu de parler de l’histoire de l’Église comme d’une suite de schismes où nous perdons des membres qui font sécession, nous pourrions la percevoir comme une histoire des Églises qui n’ont pas toujours réussi à maintenir l’unité visible de l’Église universelle. Cela signifie que l’œcuménisme devient un lieu de dialogue et de réconciliation. Nous ne cherchons pas à ramener les autres à nous, mais à nous réconcilier avec nos frères et sœurs dans la foi. Chercher l’unité des chrétiens, de tous les chrétiens, proches ou lointains, ce n’est pas chercher qui a raison ou qui a tort, c’est vouloir la réconciliation. C’est un but à grande échelle, mais aussi dans nos paroisses et nos communautés : la réconciliation est l’œuvre que Dieu nous invite à accomplir, la division et la haine ne sont pas sensées avoir leur places dans l’Église de Dieu.

Thomas Sabbadini

La vie cachée de Jésus

Infos de la semaine

Feuillets Baptême du Seigneur
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Le calendrier liturgique est rempli de surprises et nous fait parfois faire des bonds temporels improbables. Nous pouvons par exemple remarquer que lors du dimanche de la Sainte Famille, qui se situe le weekend immédiatement après Noël, nous lisons l’évangile de la fuite en Égypte qui commence par ces mots : « Après le départ des mages ». Or, le dimanche qui vient après la Sainte Famille est celui de l’Épiphanie : les mages arrivent enfin auprès de Jésus. C’est une léger paradoxe temporel liturgique, mais rien de bien grave, puisque nous restons dans la même période.

Cependant, nous accomplissons ce dimanche un bond temporel autrement plus conséquent, puisqu’en l’espace d’une semaine, nous quittons les quelques semaines de la naissance de Jésus pour arriver directement au début de sa vie publique, une trentaine d’années plus tard. Nous n’avons pas de sources fiables sur les activités de Jésus pendant ces trois décennies. Les chercheurs et historiens sérieux s’accordent sur le fait qu’il est sans fondement historique de situer Jésus hors du judaïsme palestinien du 1 er siècle. Et nous pouvons légitimement nous poser la question : pourquoi aucun évangéliste, aucune source de l’époque ne raconte-t-elle pas l’un ou l’autre élément de la vie cachée de Jésus ? Sans doute pour la simple et bonne raison que cela n’en valait pas la peine, que cela n’était pas assez intéressant.

Nous avons souvent tendance à l’oublier, puisque nous sommes habitués à rencontrer Jésus dans sa vie publique, mais il a passé la grande majorité de sa vie à n’être personne de remarquable, connu uniquement de ses amis, de sa famille, de son village. Le Fils de Dieu a passé la majeure partie de sa vie dans l’incognito le plus total. À côté de cela, même la naissance dans une crèche passe pour une arrivée tape-à-l’œil. Le Tout-Puissant est probablement d’accord avec cette réplique des Tontons flingueurs : « Les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse. » Quand nos vies semblent mornes, répétitives, si platement quotidiennes, n’oublions pas que Jésus est également passé par là. Ne regardons pas avec mépris la banalité du quotidien, puisque Dieu ne l’a pas fait. C’est une manière de comprendre les dernières paroles de Jésus dans l’évangile selon Saint Matthieu : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Thomas Sabbadini

SEMAINE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS

Échanges de chaires entre Catholiques et Protestants

sam. 18 janv. :

à 17h00 à Lambermont : homélie par Pasteure Heike SONEN
à17h 15 à St Joseph : homélie par Pasteur Christian, Armée du Salut
à 17h00 à Petit Rechain : homélie par Pasteure Françoise NIMAL

dim. 19 janv. à 10h30: homélies aux cultes protestants par les Catholiques.

au temple protestant, rue Laoureux 33-35: diacre Michel Welkenheuzen
au temple protestant, rue Montagne de l’Invasion 8 : diacre Jean-Marie Gaspar
au temple de l’Armée du Salut,  Rue Thil Lorrain 11 : diacre Jean-Luc Alexandre

Les paroissiens sont bien entendu inviter à participer aux cultes protestants !

Célébration œcuménique : dimanche 19 janvier à 18h00
à l’église de Marie Médiatrice Heusy, rue Jehanster

Soirée conférence mardi 21 janvier à 20h00
à l’église St Joseph, rue Paul Janson 31, 4800 Verviers

Thème : « Les chrétiens et l’urgence climatique » 
Orateur : Pasteur Stéphane LAVIGNOTTE

« Veillée pour la Vie »

Infos de la semaine

Feuillets du dimanche de l’Epiphanie
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Des centaines de veillées ont lieu partout dans le monde.
Les papes Jean-Paul II, Benoit XVI et François ont successivement émis le souhait que les paroisses du monde entier s’unissent par la prière à cette intention.
Que, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s’élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie

Le pape François bénit et encourage :
Cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement.

Des Veillées pour la vie se multiplient aussi en Belgique et spécialement dans notre diocèse de Liège.
Elles consistent par exemple en une adoration eucharistique rythmée par des chants, lectures bibliques, méditations et intentions de prière pour la cause de la Vie. Elles donnent la parole à des acteurs de terrain ou à des témoins particulièrement sensibilisés au combat pour le respect de la vie depuis ses débuts jusqu’à ses derniers instants. Elles invitent à prier pour la protection de la vie naissante, pour la vie parfois fragilisée des personnes âgées, également pour les couples en désir d’enfant ou pour les familles qui accueillent un enfant portant un handicap.
Elles proposent de confier au Père toutes nos fragilités humaines qui sont autant d’occasions de faire grandir en nous l’amour et la compassion.
À l’heure où la vie est menacée de toutes parts, il est URGENT et INDISPENSABLE de prier.
Serez-vous au nombre des chrétiens qui chaque année se rassemblent afin de prier pour la cause de la Vie ?

Notre Unité pastorale, unie au doyenné de Verviers, vous invite le lundi 6 janvier à 20h à l’église Notre Dame des Récollets à Verviers.
Le lieu choisi n’est pas un hasard. Nous prierons ensemble aux côtés de la Vierge Marie, Mère qui porte la Vie par excellence.
Vous êtes donc les bienvenus pour ce grand et beau moment de communion et de prière. 

Merci à chacun de vous associer à ce large mouvement de prière pour la Vie, que ce soit par ce temps de prière communautaire, ou personnel selon vos possibilités.