L’amour familial, vocation et chemin de sainteté.

Infos de la semaine

Feuillets du 14ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

            

A Rome, du 22 au 26 juin 2022, se tenait la dixième rencontre internationale des familles. Depuis le début de son pontificat, le Pape François accorde une grande importance aux relations dans les familles, à leur place dans l’Eglise et il a d’ailleurs écrit une exhortation « Amoris laetitia », la joie de l’amour.

Durant cette rencontre, un des points développés est la collaboration entre prêtres et familles. Bien que leur état de vie soit différent, ils se complètent admirablement car leur finalité est la même : construire l’Eglise en fabriquant un tissu ecclésial. A côté et avec le sacrement de l’ordre, les époux et les familles ont une vocation qui prend ses racines dans le sacrement du mariage et dans les sacrements d’initiation (baptême, première communion et confirmation). Chaque famille peut donc témoigner, évangéliser et favoriser par sa façon de vivre un esprit de communion dans l’Eglise. La communauté paroissiale est un ensemble de familles de tout âge qui viennent à l’église pour célébrer des moments importants de leur vie, baptême et communion des enfants, mariages et funérailles. Ces familles ont besoin d’autres familles pour partager joies et peines dans un monde qui se veut de plus en plus individualiste.

Un autre point est la relation entre les jeunes et les grands- parents pour construire l’Eglise de demain. La transmission de la mémoire et de la foi d’une génération à l’autre est essentielle et c’est un des rôles que les grands- parents peuvent jouer même si nous savons que la tâche n’est pas facile. Certes il ne faut pas imposer aux jeunes notre façon de vivre notre foi, il faut les écouter, dialoguer, analyser, puis après donner des conseils dans un esprit enrichi par le partage. Il sera alors possible de partager des expériences vécues comme de se rendre dans un lieu de pèlerinage, découvrir une communauté religieuse vivant pleinement de la Parole de Dieu, faire découvrir une eucharistie vécue d’une façon moins traditionnelle. Nous vivons souvent nos eucharisties dominicales avec essentiellement des personnes âgées privant les jeunes de ce contact nécessaire avec elles ce qui appauvrit la famille chrétienne. Les jeunes s’éloignent alors de leurs racines qui sont nourries par des personnes plus âgées qui ont acquis avec le temps une forme de philosophie en la vie. Le chemin pour arriver à ce but n’est pas simple, patience et persévérance sont de rigueur, souvent les grands-parents sèment mais ne voient pas la récolte car le jeune a besoin de laisser mûrir ce qu’il a reçu et cela peut prendre des années.

Et dans notre unité pastorale, qu’avons-nous fait pour et avec les familles ?

Nous avons essayé de redynamiser, d’améliorer ce qui existait comme par exemple la catéchèse de première communion, de profession de foi, de confirmation qui renouvelle ses équipes et le contenu des rencontres. Tout cela pour que le message soit mieux perçu et plus fécond. Nous avons réinstauré la messe des familles le premier samedi du mois dans l’église de Marie-Médiatrice à 17h45. Il y a encore bien d’autres projets que nous pourrions mettre en place mais pour cela chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. Puissions-nous profiter de ce temps de vacances pour réfléchir quelle place nous voudrions donner à nos familles, comment pouvoir les inviter à nous rejoindre ? Ayons aussi une pensée toute particulière pour les personnes âgées qui ne partent pas en vacances et qui se sentent encore plus isolées que d’habitude.

Christian Ledy.

La prière de la Rencontre Mondiale des Familles

 Père très Saint, nous venons devant Toi pour te louer et te remercier pour le grand don de la famille. Nous te prions pour les familles consacrées dans le sacrement du mariage, pour qu’elles redécouvrent chaque jour la grâce reçue et, comme de petites Églises domestiques elles sachent témoigner de Ta présence et l’amour avec lequel le Christ aime l’Église.

Nous te prions pour les familles traversées par des difficultés et des souffrances, par la maladie, ou par des douleurs que Tu es seul à connaître : soutiens-les et sensibilise-les au chemin de sanctification auquel Tu les appelles, afin qu’elles puissent faire l’expérience de Ton infinie miséricorde et trouver de nouveaux chemins pour grandir en amour.

Nous te prions pour les enfants et les jeunes afin qu’ils puissent Te rencontrer et répondre avec joie à la vocation que Tu as planifiée pour eux ; pour les parents et les grands-parents, afin qu’ils soient conscients d’être un signe de la paternité et de la maternité de Dieu quand ils prennent soin des enfants que Tu leur confies dans la chair et dans l’esprit ; et pour l’expérience de la fraternité que la famille peut donner au monde.

Seigneur, fais-en sorte que chaque famille puisse vivre sa propre vocation à la sainteté dans l’Église comme un appel à se faire protagoniste de l’évangélisation, au service de la vie et de la paix, en communion avec les prêtres et tous les autres états de vie. Amen.

EN VACANCES OU PAS, DIEU EST QUÊTE DE CHACUN DE NOUS !

Infos de la semaine

Feuillets du 13ème dimanche du Temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Nous voici au terme de ce mois de juin pendant lequel, après le Carême, le temps pascal et les fêtes qui se sont suivies jusque vendredi dernier à la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous avons vécu au rythme pascal, dans une dynamique de vie, portés par l’élan de celui qui s’est donné, qui est mort, est ressuscité et qui nous montre, au travers de ces fêtes, ce que nous représentons aux yeux de Dieu son Père et notre Père !

Chacune de ces fêtes met l’accent sur un aspect spécifique qui touche notre foi et selon le calendrier liturgique nous retrouvons ce que nous appelons le « temps ordinaire », c’est-à-dire celui d’écouter l’enseignement du Christ.

Ce mois de juin nous ouvre également sur le temps d’été qui est celui des vacances pour la plupart, mais en vacances ou pas, nous ne devons pas perdre de vue le fait que Dieu est toujours en quête de chacune et chacun de nous pour nous réjouir et nous faire participer toujours plus pleinement à sa vie.

Profitant de ce temps d’accalmie que nous apporte l’été par rapport au rythme vertigineux du train- train du quotidien, peut-être que nous pensons à certaines choses spécifiques à faire pour nous-mêmes ou pour les autres, des choses pour lesquelles nous n’avons pas pu avoir le temps, des choses certainement importantes ou nécessaires, mais n’oublions pas en même temps qu’en tant que chrétiens, il est question de notre disponibilité pour accueillir toujours l’amour qui nous vient du Père pour le partager autour de nous.

En d’autres mots, nous sommes sans cesse appelés à être disponibles pour le royaume de Dieu, d’où la nécessité d’ouvrir nos esprits pour écouter ce que le Seigneur attend de nous.

Cette année nous sommes contents pour nos jeunes qui sont dans les mouvements de jeunesse. Pendant 3 ans la pandémie du Covid-19 leur a privé de liberté pour faire leurs camps. Cet été, ils vont pouvoir se retrouver entre eux de nouveau dans ces camps. Le fait de se rencontrer au camp est l’un des temps forts de l’année pour nos enfants et nos jeunes parce qu’à travers les activités variées qu’ils y font, ils acquièrent pas mal d’expériences de vie nécessaires pour leur avenir et leur vie en société.

Accompagnons donc nos jeunes de notre prière pour que ces rencontres des camps portent tous leurs fruits et comblent toutes leurs attentes.

En ce qui me concerne, tout le mois de juillet je pars pour mon congé annuel au Rwanda. Je me permets d’attirer votre attention sur les horaires de messes d’été parce que nous passons à un rythme allégé, aussi bien pour les messes dominicales que celles de semaine.

C’est un horaire conçu et tenable pour qu’un seul prêtre puisse assurer le service minimum d’offices dans notre Unité pastorale. A mon départ, notre Vicaire André Vital sera donc seul pour pas mal d’activités, mais je compte sur vous pour l’aider et le soutenir. Comme il compte partir aussi en congé au mois d’août, je serai de retour pour reprendre le flambeau.  

Nous qui sommes à des milliers de kilomètres de nos membres de famille, vous n’avez pas l’idée combien ils nous manquent. Actuellement il y a des moyens de communication plus performants qui nous permettent de garder des liens avec eux, mais ce n’est pas la même chose que les revoir, parler de vive voix et partager les bons moments avec eux. Vous comprenez que c’est pour nous vraiment des retrouvailles qui nous font beaucoup de bien.

Comme le Covid-19 a ralenti le projet de soutenir les jeunes filles de mon village devenues prématurément filles-mères célibataires, j’en profiterai aussi pour les rencontrer avec le curé de paroisse afin de voir comment relancer la machine parce que là aussi ils se réjouissent de la reprise de rencontres et d’activités ! Je crois que je ne vous le dirai jamais assez, un tout grand merci à tous les donateurs, merci pour votre soutien parce que c’est grâce à vos dons justement que nous pouvons concrétiser ce projet qui me tient beaucoup à cœur. Merci de m’accompagner aussi de votre prière fraternelle pour que mon séjour là-bas se passe bien et je ferai pareil une fois sur place.

J’en profite pour recommander aussi à votre prière la région de l’Est de la République Démocratique du Congo (Nord et Sud Kivu), une région frontalière du Rwanda.

Prions pour la paix dans cette région parce que depuis quelques semaines les combats font rage entre le mouvement rebelle dit M23 et les forces armées congolaises. Il y a déjà non seulement beaucoup de victimes humaines mais aussi, comme c’est souvent le cas, malheureusement, c’est la population qui en pâtit : le désarroi et la désolation sans oublier ces foules, tout âge confondu, qui prennent le chemin de l’exil pour tenter de se mettre à l’abri, mais très soucieux des conditions de vie médiocres et humiliantes qui les y attendent !

  A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

De Pâques à la Pentecôte

Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche de Pâques
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

De la résurrection de Jésus jusqu’au don de l’Esprit-Saint pour chacun une longue période de cinquante jours…

Sur ce chemin se situera l’Ascension qui s’inscrit dans le déploiement de Pâques. Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ a sauvé l’homme, sa mission est accomplie; il peut alors rejoindre son Père pour vivre dans sa gloire.

Le livre des Actes des apôtres rapporte que, pendant 40 jours, le Christ ressuscité est apparu plusieurs fois à ses apôtres. Cette période a permis aux disciples de faire leur deuil et de se préparer à vivre autre chose,. Ils sont appelés à prendre le relais d’une partie de la mission de Jésus qu’est l’évangélisation et la création de l’Eglise. Les disciples ont cru parce qu’ils ont vu (Jn 20, 30-31), ils devront s’habituer à croire sans voir ce qui est aussi ce que chaque chrétien vit aujourd’hui. Notre liberté de chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jn 16,7). Christ ne veut pas s’imposer davantage, Il nous laisse libre de croire et donc d’aimer véritablement car librement. C’est une des conséquences de l’Ascension, ce n’est donc pas un départ triste mais plutôt le temps des témoins qui commence. C’est dans cette démarche que nous pouvons encore nous inscrire. L’Eglise est maintenant appelée à se développer et à vivre par l’implication de ses membres, la famille chrétienne. Pour que ce soit possible, Jésus ne nous laisse pas seuls, avec son Père Il nous envoie la puissance de l’Esprit-Saint.

L’Eglise pour vivre a besoin de chacun d’entre nous, nous pourrions peut-être durant cette période faire le point sur notre investissement dans la vie de l’Eglise et dégager de nouvelles pistes pour nous rendre utiles. Il y a tellement de tâches à accomplir et en faisant cela notre vie en Eglise en sera encore plus riche.

Durant cette période dans notre Unité Pastorale, nous allons vivre des engagements forts : demande de baptême par des parents avec l’entrée d’enfants dans notre communauté, pas mal de couples qui vont sanctifier leur amour devant Dieu, des petits enfants qui vont recevoir Christ ressuscité lors de la première de leurs communions, des plus grands qui vont faire leur profession de foi sans oublier nos grands jeunes qui se préparent à la confirmation, tant de signes qui nous permettent de croire en la résurrection. La présence du cierge pascal allumé dans chaque célébration eucharistique durant cette période est un trait d’union entre Pâques et Pentecôte nous rappelant comme nous le dit Saint Jean : « Jésus est la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie ».

Ce dimanche premier mai est aussi la fête de Saint-Joseph travailleur.

Christian Ledy .

Prière à Saint Joseph patron des travailleurs.

O Saint Joseph, nous te prions pour les sans-travail, pour ceux-là qui veulent gagner leur vie ou la vie de leur famille

Toi qui es le patron des travailleurs, fais que le chômage disparaisse de notre société ; que tous ceux qui ont la capacité de travailler puissent utiliser leurs forces et leurs talents au service de leurs frères pour un salaire digne de leurs efforts.

Toi qui es le patron des familles, ne permets pas que ceux qui ont des enfants à nourrir et à éduquer manquent des ressources nécessaires.

Aie pitié de nos frères dans l’inaction et la pauvreté à cause de la maladie ou du désordre social. Inspire aux gouvernants, aux chefs d’entreprises et à tous les responsables, des initiatives et des solutions justes : que chaque personne ait la joie de contribuer, selon ses capacités, à la prospérité commune en gagnant honorablement sa vie.

Fais que nous profitions tous ensemble des biens abondants que Dieu nous a donnés et que nous aidions les pays moins favorisés que le nôtre. Amen.

Pape Saint Jean XXIII.

Quo vadis ?

Infos de la semaine

Feuillets du 5ème dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Une lettre pastorale de notre évêque qui nous aide à vivre et à relire notre carême.

Comme cette lettre pastorale n’a pas été distribuée à grande échelle, j’avais envie de vous partager quelques réflexions…

L’origine de la légende ou pas de quo vadis se base sur un récit provenant des actes de Saint-Pierre, un texte apocryphe qui remonte au deuxième siècle et qui nous parle de la persécution des chrétiens de Rome. Durant ce récit, Pierre demande à Jésus où vas-tu ? Cette question est aussi posée à chacun durant ce carême, où vas-tu dans la vie ? Que fais-tu de ta vie ? Allons-nous suivre le chemin de Jésus dicté par les Evangiles ou allons-nous prendre un autre chemin ? Cette année
est marquée aussi par un synode mondial nous invitant à réfléchir sur la direction à donner à notre Eglise de demain, nous en avons déjà suffisamment parlé même
si nous attendons encore avec impatience vos idées pour pouvoir les communiquer au diocèse.

Chemin synodal et chemin pascal passent par les mêmes difficultés que la route, le renoncement et les sacrifices pour atteindre la ville du salut et la vie éternelle en la résurrection. Le carême se vit en communion car il nous fait vivre la fraternité, la participation nous fait vivre la solidarité et la mission nous fait vivre le salut.
Et pourtant, si nous regardons les lectures du premier dimanche de carême, cela avait plutôt mal commencé, la première tentation de Jésus correspond à la non-communion, la seconde est la non-participation et la troisième c’est la non-mission. C’est tout simplement qu’à ce moment nous sommes tous invités à un examen de conscience sur notre vie mais aussi à regarder comment vit notre société quand elle oublie les plus pauvres, quand elle a soif du pouvoir non partagé, quand elle se lance dans le vide en négligeant l’environnement écologique. On pourrait aussi se poser la même question par rapport à notre Eglise : quand est-ce que notre Eglise se met au centre de ses propres intérêts, par exemple en oubliant la place du pauvre ? Quand est-ce que notre Eglise désire un pouvoir non partagé en ne partageant pas les responsabilités. Quand est-ce que notre Eglise se lance dans le vide en ayant une foi teintée de magie ? Le chemin de carême continue et nous invite à découvrir le but de cette mission qui nous est proposée durant ce temps fort, en toutes choses regarder le but ! Comment levons-nous la tête du guidon pour regarder le but du chemin ? Chaque démarche du carême nous montre un aspect du « marcher ensemble ». Lors de la transfiguration, Jésus se met en route avec trois disciples, puis il y a la communion de Jésus avec les prophètes, l’action des disciples et enfin la mission, c’est la voix du ciel qui oriente la compréhension de l’événement. La semaine suivante, c’est Moïse qui détourne son chemin pour aller vers le buisson d’où lui viendra sa mission. Nous arrivons au dimanche de la laetare où le fils prodigue veut changer de chemin provoquant l’éloignement de son père. Une démarche de conversion du fils le mènera de nouveau vers son père qui l’invitera à entrer en communion avec lui, l’invitant à une vie nouvelle. Cette démarche nous invite à notre tour à savoir changer notre chemin en nous tournant vers le Père mettant à profit le sacrement de la réconciliation qui nous sera proposé lors de la semaine sainte. Celle-ci a toute sa place aussi dans l’évangile de la femme adultère où Jésus nous fait découvrir la loi du pardon plutôt que la loi de la condamnation invitant ainsi à ouvrir un nouveau chemin pour cette femme qui ne savait plus ce qu’aimer voulait dire. Nous arrivons au dimanche des Rameaux, où on voit Jésus en communion avec ses disciples pour trouver une ânesse, en communion avec le peuple qui l’acclame pour terminer par une louange adressée à Dieu. Durant tout le carême, nous marchons vers le Christ qui vient à nous. Nous marchons vers une société nouvelle que l’évangile nous aide à construire. L’écoute de l’autre est indispensable, ce qui nous permettra de vivre dans une Eglise plus participative. Nous sommes en mission par notre témoignage avec l’aide de l’Esprit-Saint et devenons collaborateurs du salut que nous offre le Christ par le don de sa vie.

                                                                                                            Christian Ledy.