Feuillets du 20 et 21 juin 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne
Je consultais les petites annonces d’un journal de la région Verviétoise l’autre jour, et j’ai été surpris par le nombre de propositions de services de voyants, de marabouts, de cartomanciens, de médiums, et d’autres praticiens de l’ésotérisme.
À première vue, cela m’a semblé paradoxal dans une société qui se dit de plus en plus sécularisée. Mais faut-il vraiment s’en étonner ? N’est-ce pas normal que, plus une société s’éloigne du Christ, plus les formes de spiritualité parallèles prolifèrent ?
Au fond, cela révèle quelque chose sur le cœur humain. Nous ne cessons jamais de chercher un sens à notre existence. Quels que soient les progrès de notre société, certaines questions demeurent : Que nous réserve l’avenir ? Où trouver le bonheur ? Que devenons-nous après la mort ?
Face à ces interrogations, certains cherchent des réponses dans les pratiques ésotériques. Pourtant, elles ne sont pas sans danger. Même lorsqu’elles semblent apporter un soulagement ou une réponse immédiate, elles finissent par introduire une agitation dans nos cœurs.
L’Église nous met en garde contre ces pratiques parce qu’elles nous incitent à chercher ailleurs que dans le Seigneur la lumière, la sécurité et la direction dont nous avons besoin, nous exposant à des influences spirituelles étrangères à Lui. Pour approfondir cet enseignement, je vous invite à consulter les numéros 2116 et 2117 du Catéchisme de l’Église catholique.
Beaucoup de personnes impliquées dans ces pratiques refusent de le croire et sont persuadées de faire le bien. Certaines pensent sincèrement posséder un sixième sens, un pouvoir particulier donné par Dieu, ou une aide spirituelle bienveillante.
Pourtant, ce qui paraît bon à nos yeux ne vient pas nécessairement de Dieu. Rappelons-nous la troisième tentation du Christ au désert. L’Ennemi cherche à nous séduire par des promesses attrayantes afin d’affaiblir notre communion à Dieu.
C’est pourquoi nous commettons une grave erreur lorsque nous recourons à ces pratiques, même par simple curiosité. Car le danger ne disparaît pas parce que nous refusons de le prendre au sérieux.
Que faire alors, si cet article est arrivé un peu trop tard ? Si l’on s’est déjà aventuré dans la divination ?
Commençons d’abord par reconnaître que l’occultisme est incompatible avec la foi chrétienne : « Car la rébellion est aussi coupable que la divination » (1 Samuel 15,23).
Demandons ensuite le pardon de Dieu dans le sacrement de réconciliation, et débarrassons-nous de tout objet lié à ces pratiques.
Faisons enfin une place régulière aux sacrements, à la prière, et à la Parole de Dieu dans notre vie.
Par Jésus-Christ, chacun peut être pardonné et libéré. Là où l’occultisme promet un pouvoir, le Christ offre une relation. Là où il prétend révéler l’avenir, le Christ nous apprend la confiance. Là où il cherche à contrôler le destin, le Christ nous invite à nous abandonner à la Providence du Père.
Au fond, la réponse aux inquiétudes de notre cœur ne se trouve pas dans la connaissance cachée de l’avenir, mais dans la rencontre de Celui qui tient l’avenir entre ses mains.
P. Jad-Elia Nassif
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