Temps pour la Création : du 1er septembre au 4 octobre 2026.

Infos de la semaine

Feuillets du 22 et 23 août 2026
Immaculée Conception
Saint-Hubert

C’est une période particulière où nous célébrons Dieu en tant que Créateur et reconnaissons la Création comme un acte divin continu qui nous appelle, en tant que co-créateurs, à aimer et à prendre soin du don de tout ce qui est créé. En tant que disciples du Christ des quatre coins du monde, nous ressentons un appel commun à prendre soin de la Création. Nous sommes des co-créatures et faisons partie de tout ce que Dieu a fait. Notre bien-être est intimement lié à celui de la Terre. Cette période œcuménique annuelle invite les chrétiens du monde entier à prier et à agir pour l’environnement. Le thème officiel de cette édition est « L’eau vive », inspiré de la vision du prophète Ézéchiel.

Petit rappel Historique : Instituée par le Pape François en 2015, la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, d’abord appelée « Saison de la Création » (2019-2020) s’est transformé en « Temps pour la Création » dès 2021. Célébrée à travers le monde par les communautés chrétiennes du 1ᵉʳ septembre au 4 octobre, cette période œcuménique est placée en 2026 sous le thème de « L’eau vive ».

Le symbole 2026 est l’immersion dans l’eau vive

C’est un appel à la transformation : que les Chrétiens soient immergés dans l’eau vive qui coule du trône de Dieu, s’y plongeant de plus en plus profondément, inspirés par l’Esprit de Dieu, en travaillant ensemble pour le renouveau de la Création

Le texte biblique pour cette année est tiré d’Ézéchiel 47: 9,12, qui décrit l’eau vivifiante de Dieu qui coule du Temple de Dieu. Le fleuve s’approfondit de plus en plus, restaurant les terres stériles, ravivant les eaux et soutenant des écosystèmes florissants. Cette vision invite les êtres humains à assumer leurs responsabilités : en reconnaissant les dommages écologiques, en acceptant l’interdépendance, nous sommes appelés à nous immerger dans l’eau, à protéger activement et à œuvrer pour le renouveau de la création afin que la guérison de l’environnement et le bien-être humain puissent s’épanouir ensemble.

Le Saint-Père nous écrit :« La Journée Mondiale annuelle de Prière pour la Sauvegarde de la Création offrira à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons ».

« Le Temps pour la Création est une initiative œcuménique célébrée du 1 septembre au 4 octobre. La justice environnementale – implicitement annoncée par les prophètes – ne peut plus être considérée comme un concept abstrait ou un objectif lointain. Elle représente une nécessité urgente, qui va au-delà de la simple protection de l’environnement. Il s’agit en réalité d’une question de justice sociale, économique et anthropologique. Pour les croyants, c’est en outre une exigence théologique, qui a pour les chrétiens, le visage de Jésus-Christ en qui tout a été créé et racheté. »  (Extraits du Message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création 2025) Sa Sainteté le pape Léon XIV, évêque de Rome, Église catholique romaine.

La vision d’Ézéchiel contraste fortement avec la réalité de la crise de l’eau à laquelle nous sommes confrontés. Selon les Nations unies UN News, 1,7 milliard de personnes ne disposent pas de services d’hygiène de base à domicile et 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, soit 1 personne sur 4 dans le monde ! Avec l’intensification du changement climatique et l’augmentation de l’extraction des eaux souterraines, plusieurs pays atteignent aujourd’hui ce qu’on appelle le « point de faillite hydrique » (UN), c’est-à-dire une situation caractérisée par des pertes irréversibles du capital naturel en eau. Bien que l’accès à l’eau potable soit un droit humain pour tous, la crise de l’eau, sous ses multiples facettes, touche de manière disproportionnée les communautés vulnérables, les générations futures et les formes de vie non humaines qui n’ont pas voix au chapitre dans les systèmes politiques ou économiques.

Il y a cinq ans l’eau faisait des ravages chez nous, il y a quelques jours lors de l’incendie de la Fagne l’eau avait une importance cruciale alors durant cette période laissons -nous submerger par cette eau divine qui vient de Dieu et en tant que co-créateur réfléchissons à notre manière d’utiliser ce bien précieux qu’est l’eau.

                                                           Christian Ledy

Sommes-nous des petits chiens?

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Feuillets du 15 et 16 août 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas

Auto-dévalorisation, dépréciation de soi, soumission excessive, se laisser écraser : toutes ces attitudes peuvent facilement se vivre sous prétexte d’humilité. Pourtant, lorsqu’elles sont volontairement cultivées, elles peuvent devenir une forme d’orgueil déguisé.

Si l’humilité m’amène à nier ma dignité, elle n’est plus chrétienne. Car si l’orgueil me fait croire que je suis plus que ce que je suis en réalité, il peut aussi se déguiser en fausse humilité et me faire croire que je suis moins que ce que je suis.

L’humilité consiste d’abord à vivre vrai et à être authentique. Elle consiste donc à connaître qui je suis vraiment et ce que j’ai de bon et de moins bon en moi. Chacun a ses qualités et ses défauts. Agir ou vivre comme si les unes ou les autres n’existaient pas, c’est me faire grandir ou diminuer artificiellement.

Mais apprendre à me connaître n’est pas évident. Mon regard sur moi-même peut facilement me tromper, tout comme celui des autres. Car personne ne peut être la mesure ultime de la vérité. Je ne peux donc me fier totalement ni à mon jugement ni à celui d’autrui pour me définir.


Il me faut donc me regarder à la lumière de celui qui est la Vérité, celui qui ne me trompe pas et qui ne se trompe pas sur moi : Jésus-Christ. Ce que je suis devant Dieu et qui je suis pour Lui, c’est ce que je suis en vérité. Ni davantage. Ni moins.

L’authentique humilité consiste alors à apprendre à se tenir en présence de Dieu. Devant Lui, je découvre simultanément ma petitesse, ma pauvreté, mais aussi la grandeur d’être une personne aimée de Dieu. Je découvre que ce que j’ai de bon, je l’ai reçu de Lui ; et que, dans ce qui me manque, j’ai encore besoin de Lui.

Lorsque le Christ dit à la femme cananéenne : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens », elle ne proteste pas. « Oui, Seigneur », répond-elle. Elle reconnaît sa situation de païenne. Mais elle ne s’écrase pas non plus.

Elle poursuit audacieusement : « Mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres », reconnaissant ainsi la bonté débordante de Celui qui se tient devant elle. C’est comme si elle disait : « Oui, Seigneur, je suis une païenne. Mais c’est précisément pourquoi je viens à toi, c’est justement pourquoi je ne quitte pas ta table. »

Voilà l’humilité chrétienne.

C’est recevoir de Dieu tout ce que je suis, tout ce que je demande et tout ce que j’espère comme un don et une grâce, plutôt que comme quelque chose que je mérite.

Père Jad-Élia Nassif

Laissez-les pousser ensemble…!

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Feuillets du 18 et 19 juillet 2026.
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas

Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose… »

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Dans cette affirmation de foi, l’auteur du livre de la Sagesse que nous écoutons ce dimanche nous partage le cœur de sa contemplation du mystère de Dieu. Derrière ces mots qui peuvent nous sembler banals, nous pouvons remarquer le visage de Dieu qui ne profite pas de sa grandeur et de sa force pour écraser l’homme. Au contraire ! À l’instar du semeur dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, Dieu est patient : il ne désespère jamais de voir l’homme pousser et grandir peu à peu, à son rythme. Faut-il retirer l’ivraie ? Le propriétaire du champ invite ses serviteurs à la patience, c’est au moment de la moisson que la sélection s’effectuera. Donc, ne pas retirer la mauvaise herbe au risque d’abîmer la plante qui a été semée au départ.

Le temps des vacances est plutôt un temps de détente, pendant lequel la plupart d’entre nous essaient de décompresser, de se reposer. Mais on essaie en même temps de reprendre un peu de « hauteur » par rapport aux activités habituelles de l’année. Et comme personne ne peut tout maîtriser, c’est plutôt le temps du laisser-faire… de se laisser faire. L’évangile de ce dimanche nous y invite tellement !

C’est comme si nous avions cette invitation suivante : « Laisse grandir tout ce que tu as semé durant l’année en gestes, en paroles d’amitié, de solidarité, ou, plutôt, laisse grandir ce que Dieu a semé en toi et laisse-le grandir en confiance. » La semence fait son travail, avec un peu de soleil et d’humidité. Soyons donc soleil à notre tour. Aidons-nous les uns les autres à laisser germer le meilleur !

Mais Jésus suggère que nous gardions un œil ouvert : sois vigilant à l’ivraie qui peut s’insinuer aussi et fais le tri ! Le temps des vacances devient alors le temps du discernement, ou d’une certaine évaluation. Je regarde paisiblement ce qui m’aide à aimer davantage, à servir davantage, et j’essaie d’abandonner ce qui m’en empêche. Et je peux même mettre des provisions dans mon grenier, pour faire le plein d’énergie.

Chacun à notre façon, nous avons besoin de tout notre cœur et de tout notre esprit pour aimer davantage. Si notre quotidien est rempli de toutes sortes de freins et d’embûches, un temps de prière ou une retraite peut approvisionner notre grenier intérieur. Donc, laissons grandir la moisson qui se prépare en nous et gardons l’œil ouvert.

Mais apprenons aussi de cette attitude de Dieu par rapport à ce qui se passe autour de nous, dans notre société et dans le monde, laissons devenir nôtre cette patience de Dieu. Pourquoi ? Parce que nous exprimons parfois notre lassitude devant le spectacle de ce monde qui ne tourne pas rond : pourquoi tant de souffrances ? pourquoi Dieu tolère-t-il l’injustice ? Pourquoi ne met-il pas un terme à la violence ? L’évangile de ce dimanche suggère une piste de réflexion : pour préserver la récolte, pour que tout ce qui est bon puisse arriver à maturité, pour que le cœur de tout homme puisse s’ouvrir au Bien.

Peut-être est-il plus facile d’entrer dans ce mystère si nous considérons que notre propre cœur est cette terre ensemencée par Dieu et soumise aux attaques de l’ennemi. II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut. Implorons donc la patience de Dieu à notre égard et surtout sachons témoigner d’une patience identique à l’égard de nos sœurs et frères en humanité.

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, votre curé

Une parole semée pour porter du fruit!

Infos de la semaine

Feuillets du 11 et 12 juillet 2026
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dans un langage simple et particulièrement suggestif, l’évangile de ce dimanche nous présente Jésus racontant l’histoire d’un semeur et ce qui est bien c’est qu’à ses disciples qui ont besoin d’explication, comme tout très bon pédagogue, il prend le temps de donner le sens de la parabole. Etant donné que « la Parole de Dieu est un trésor », il y a bien entendu plusieurs choses, plusieurs enseignements qu’on peut relever dans cette parabole, mais limitons-nous en à deux choses essentielles.

Dans un premier temps, nous constatons qu’entre cette parabole du semeur et son interprétation est insérée une déclaration selon laquelle les mystères du Royaume des cieux ne sont révélés qu’aux disciples. Et il est clair que Jésus parle en parabole pour ceux qui voient sans voir et entendent sans entendre. Autrement dit, la parabole prend un détour pour enseigner la vérité à la foule aveugle et sourde. C’est que la parole intime, si on la livre directement, risque d’être entendue du dehors et faussée. Il y a nécessité de confidence pour ce qui est intime.

C’est pourquoi Jésus parle en parabole de cette mystérieuse semence donnée en abondance : l’intime vérité de Dieu se communique, en restant un secret qui ne se dévoile que dans l’intimité et la confiance. Elle est audible pour ceux qui se confient en celui qui parle au nom du Père, mais reste insaisissable pour ceux qui veulent comprendre en dehors de la foi.

L’accent est mis sur la mystérieuse collaboration entre la semence, c’est-à-dire l’annonce de la bonne nouvelle, et le sol, c’est-à-dire la réaction de l’auditeur. Bref, l’attention est mise sur le rendement du grain selon le terrain, et plus particulièrement encore sur la bonne terre et le fruit qu’elle porte.

L’interprétation de la parabole avertit clairement des obstacles à la compréhension de la Parole. Les auditeurs sont invités à résister aux artifices de l’Adversaire, à persévérer au milieu des difficultés et des persécutions, à veiller à ce que les richesses et les plaisirs ne les empêchent pas d’obéir à la Parole. Ils doivent écouter et consentir, libres de toute entrave. C’est l’invitation à une démarche personnelle. Mais la bonne nouvelle, c’est que la Parole est en réalité toujours féconde ; il s’agit simplement de ne pas y mettre d’obstacle !

Je vous fais ensuite remarquer que pour ses auditeurs d’hier comme pour ceux d’aujourd’hui que nous sommes, ce qui était une simple mise en scène devient une mise en question. On est bien en face d’un semeur surprenant : il ne choisit pas son terrain. Il répand en abondance. Il sème partout. Il sème dans les terres dévastées, calcinées par les guerres, la haine ou la misère ; il sème dans les terres labourées par l’épreuve, la souffrance et la prière ; il sème aussi dans les terres disponibles des enfants et des cœurs purs. Il nous dit par-là que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. Partout où il y a l’homme, Dieu peut semer sa Parole. À l’homme de s’interroger sur le type de terrain qu’il offre.

Finalement on peut dire que l’attitude du semeur est celle de la gratuité, de la charité et de l’espérance. Il nous rappelle que l’espérance ne déçoit pas et nous invite à être des semeurs d’espérance. En même temps, il appelle à se libérer des soucis du monde pour que la semence puisse germer.

Bref, le semeur est un homme d’action, un être prévoyant, généreux, ouvert et soucieux de l’avenir. C’est un homme qui œuvre pour que le lendemain soit un jour meilleur. Nous aussi, nous devons semer l’Évangile dans notre monde malgré ce qu’il semble contenir de mauvais. Nous devons semer dans la terre de chaque génération, de chaque culture et laisser à Dieu le soin de contrôler la germination et l’accroissement. Avec cette parabole, la question de l’accueil du Royaume est posée à ceux qui suivent Jésus, comme à nous aujourd’hui.

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, votre curé

En Dieu, mon repos!

Infos de la semaine

Saint-Nicolas

Chers paroissiens, chers lecteurs,

L’évangile de ce dimanche nous invite aussi à regarder dans deux directions opposées : vers le haut et vers le bas, vers les grands et vers les tout-petits ! Au travers des mots de Jésus parlant à son père, je perçois comme l’agacement d’un homme se heurtant à l’incompréhension des grands devant les choses belles et simples de sa prédication.

Sur les routes de Galilée, Jésus est suivi, écouté, et attendu par la foule des petits et des pauvres pour qui le message de la Bonne Nouvelle ouvre des chemins d’avenir. Des chemins que les grands, les sages et les puissants décrivent comme des chemins de perversion : pour eux Jésus n’est qu’un agitateur de foules, quelqu’un de dangereux pour le peuple. Mais Jésus poursuit sa mission, guérissant les malades, relevant les boiteux, ouvrant les yeux de l’aveugle. Bénissant son Père, Jésus ne cesse de rendre grâce pour ces tout-petits qui l’accueillent, s’ouvrent à sa parole, et à travers lui apprennent à mieux connaître le Père qui l’a envoyé.

Des petits, des tout-petits, nous en connaissons tous, et nous en croisons. En les écoutant et en partageant avec eux, je suis toujours étonné de la fraîcheur, de la simplicité et de la vérité des mots et des paroles. Petits et tout-petits, ceux-là même que Jean- Paul II appelait, avec une étonnante tendresse, les « oubliés de la vie » ont cette étrange capacité de nous révéler le visage de Dieu. Sans doute ont-ils, bien avant nous, perçu combien Jésus quand il invite à porter son joug, désire la paix et la joie pour celles et ceux qui lui emboîtent le pas. Sa loi est une loi d’amour qui ouvre le chemin du Royaume. « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul !» dit le psalmiste.

A propos de fardeau, certains, autour de nous (ou parfois nous-mêmes), connaissent une vie « à faire pleurer les cailloux », tant elle est difficile à vivre, tant se multiplient les accidents, les maladies. Au point qu’il nous arrive de parler du « fardeau » de la vie.

Peut-être nous plaignons-nous un peu rapidement, lorsque nous arrive un événement pénible, que nous subissons et jugeons immérité. Peut-être certains, à tout âge et surtout à l’âge mûr, considèrent-ils l’existence elle-même comme pesante, accablante. Elle n’aurait pas de sens, pas d’horizon. L’homme serait « condamné » à vivre !

A tous ceux-là, à chacun de nous, le Christ ose dire que, si fardeau il y a, ce « fardeau est léger ». Pourtant, la rumeur parle de tous ces interdits qui alourdiraient la conscience des chrétiens. Jésus lui-même a protesté contre ceux qui « mettent des charges pesantes sur les épaules des hommes, alors qu’eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt » (Mt 23, 4).

Le secret du Christ semble clair : ce n’est pas la loi, le droit, qui orientent seuls nos comportements, c’est l’amour. Saint Augustin traduit justement : « quand on aime, point l’on peine. Et si on peine, on aime sa peine. » Vivre selon le Christ, c’est apprendre à aimer. Et l’amour est joie !

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, votre curé