Savoir pardonner

Infos de la semaine

Feuillets du 12 et 13 septembre 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : Quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ?

Quand mon frère commettra des fautes contre moi ! Seigneur, les hommes que tu as appelés à ta suite ne sont pas des saints. L’appel qu’ils ont reçu ne les a pas transformés. Ils restent avec leur fragilité humaine, leurs limites. Peu à peu cependant, à ton contact, ils prennent conscience de l’idéal vers lequel tu veux les conduire. Pierre a compris l’insistance que tu mets sur l’amour qui doit nous unir. Mais n’y a-t-il pas des limites à garder ?

Combien de fois dois-je lui pardonner ? L’Apôtre Pierre est d’accord de faire un effort, de gros efforts même, et d’aller jusqu’à sept fois. Mais au-delà, est-ce encore de l’amour fraternel ? Ne serait-ce pas au contraire de la faiblesse, une démission face au devoir ?

Jusqu’à soixante-dix fois sept fois ! La réponse du Seigneur est claire ! II ne faut pas compter, mais pardonner… toujours ! L’évangéliste ne dit pas quelle a été la réaction de Pierre. Peut-être a-t-il pensé, comme nous, que cette fois le Seigneur tu exagérait, il demandait l’impossible ! Oui, si nous restons sur le plan humain, c’est impossible ; aussi le Seigneur nous invite à lever les yeux plus haut, à regarder notre Père. Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui remet des dettes insolvables à celui qui l’implore…à condition qu’il fasse de même. Il nous invite à regarder la détresse de l’autre et non notre petit intérêt, à l’exemple de notre Père des cieux qui est saisi de pitié devant notre incapacité de lui rembourser nos dettes.

Par l’Eucharistie, nous pouvons tous demander au Seigneur de venir mettre en nous ses sentiments pour dire comme Lui, à propos de ceux qui nous ont fait du tort : Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu’ils font ! Demandons-lui humblement de nous débarrasser surtout de l’orgueil qui nous aveugle : nous détournons nos yeux des 10 millions que nous lui devons…pour les fixer sur les pauvres 15 euros que notre frère nous doit ! Quelle mesquinerie de notre part ! Bref, demandons-lui de nous apprendre à pardonner comme Lui, 70 fois 7 fois.

Je ne sais pas si vous le saviez mais cette affaire des 7 fois et des 70×7 fois est une bien vieille histoire qui remonte à l’époque de Caïn et Abel. Certains d’entre vous la connaissent bien certainement.  

Après le meurtre d’Abel, selon le récit de la Genèse, Dieu chassa Caïn du Paradis. Ce dernier dit alors à Dieu : « Si tu me chasses aujourd’hui de l’étendue de ce sol, je serai caché à ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. » Et le Seigneur répondit : « Eh bien ! Si l’on tue Caïn, il sera vengé sept fois. » Et, quelques générations plus tard, Lamek, le petit-fils de Caïn, prit deux femmes, Ada et Cilla, et leur dit, avec assez de bravade : « Ada et Cilla, écoutez ma voix ! Femmes de Lamek, tendez l’oreille à mon dire ! Oui, j’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. Oui, Caïn sera vengé sept fois, mais Lamek soixante-dix-sept fois. »

On constate immédiatement tout le chemin parcouru depuis ces premiers jours de l’humanité jusqu’au temps de Jésus et toute la différence entre l’enseignement de l’Ancien Testament et celui de Jésus. Au lieu de se venger sept fois ou soixante-dix-sept fois, il s’agit maintenant de pardonner non seulement sept fois, mais soixante-dix-sept fois.

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, votre curé

« Je lui ai dit, il m’a dit, alors je lui ai répondu… »

Infos de la semaine

Feuillets du 5 et 6 septembre 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Que ce soit en paroisse, au travail, entre voisins, en couple ou en famille, aucune relation humaine n’est totalement à l’abri du conflit.

Souvent, nous préférons éviter un conflit et préserver la tranquillité plutôt que de l’affronter. Peut-être parce que nous l’imaginons comme le début d’une sorte d’enchaînement inévitable : qui dit conflit, dit dispute ; qui dit dispute, dit blessure ; qui dit blessure, dit éloignement ; et qui dit éloignement, dit hostilité. Cependant, cet enchaînement n’a rien d’inévitable.

Le conflit peut naître de faits réels et tout à fait ordinaires : attentes différentes, mauvaise communication, fatigue, intérêts divergents, différences de caractère, etc. Mais il peut facilement s’aggraver si je commence à interpréter ces faits comme étant dirigés contre moi.

Dans ma tête, ce n’est plus simplement : « Il a fait ceci » ou « elle a dit cela », mais : « Il a fait ceci parce qu’il ne m’aime pas ; elle a dit cela parce qu’elle ne me respecte pas ». Et lorsque je commence à percevoir l’événement comme une offense, j’ai tendance à me donner raison et à donner tort à l’autre.

Je rejoue alors la conversation dans ma tête. Je remarque désormais dans le comportement de l’autre ce qui confirme que j’ai raison. Et je commence à raconter l’affaire pour chercher une validation de la version que je me suis construite :

— « Tu as raison, il n’aurait pas dû te dire ça. »
— « C’est incroyable ce qu’elle t’a fait ! »
— « Moi aussi, je le ressens comme ça. »

Et peu à peu, on finit par s’éloigner de l’événement lui-même et par réagir aux interprétations qui se sont construites autour de lui. Ce qui ouvre, évidemment, la porte à l’éloignement et à l’hostilité.

Lorsque nous avons besoin de parler de nos conflits, il est tout à fait légitime de le faire avec une personne de confiance, pour recevoir un conseil, essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé ou chercher de l’aide. Mais cela devient problématique lorsque nous commençons à exposer inutilement nos conflits autour de nous.

Toutefois, si c’est la réconciliation que nous recherchons, alors ce n’est pas de la personne, mais à la personne avec qui nous sommes en conflit qu’il nous faut parler.  « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère », nous dit le Seigneur (Mt 18, 15)

Père Jad-Elia Nassif

Bonne rentrée!

Infos de la semaine

Feuillets du 29 et 30 août 2026
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Nous voici à la fin du temps estival qui marque la fin des vacances et la reprise des activités variées au rythme habituel. J’ose espérer que la plupart en ont suffisamment profité pour penser à soi-même en créant des occasions et des moments qui leur ont permis d’oublier la pression et échapper un peu au rythme infernal que nous impose le quotidien sur le plan professionnel, familial ou d’autres engagements que nous prenons ici et là. Forces refaites donc, physiquement, moralement et spirituellement je suppose, je souhaite à toutes et tous une bonne rentrée.

A tous les bénévoles dans tous les secteurs de la vie et de l’action pastorale d’ensemble dans notre Unité pastorale, je souhaite également une bonne rentrée pastorale ancrée dans la Confiance et l’Espérance fondées sur la promesse de celui qui est toujours avec nous et nous accompagne chaque jour, nous fortifie dans nos efforts et tout ce que nous mettons en œuvre pour rendre encore plus vivantes nos communautés chrétiennes. Oui, il se met devant nous pour nous aider à trouver la route, mais en même temps il est au aussi au milieu de nous pour partager nos efforts quotidiens. Chaque année je vous rappelle que nos communautés « sont un foyer de vie chrétienne où s’exerce la responsabilité des baptisés » ; ce qui veut dire que chaque communauté, avec un visage différent, « tient son existence de la capacité de ses membres à faire Eglise et la faire vivre là où ils vivent ».

En parlant de la vie de nos communautés, je tiens à vous faire remarquer que certaines de nos équipes, qui pourtant jouaient un rôle prépondérant dans l’équilibre de la gestion pastorale dans notre Unité pastorale, n’existent plus, par exemple l’Equipe baptême, l’Equipe liturgique…sans oublier que les équipes encore existantes s’essoufflent aussi terriblement. C’est le cas par exemple de l’Equipe Rive Nouvelle de la pastorale du deuil, cela se voit aussi dans le secteur de la catéchèse où, chaque année, nous peinons à trouver des parents qui acceptent de s’engager, ne fût-ce que pour l’accompagnement de leurs enfants.

La vie de nos communautés n’est pas une affaire de certains, elle nous concerne toutes et tous, chacune et chacun individuellement. C’est pourquoi je vous interpelle vivement, que cette nouvelle année soit vraiment pour chacun une occasion de prendre le temps pour se demander quelle est sa contribution concrète pour faire avancer ce grand chantier qui nous est tous confié. Je vous encourage donc à rester toutes et tous attentifs à ces différents besoins pastoraux et combien vitaux pour nos communautés et surtout de ne pas hésiter à se manifester volontiers pour y répondre, chacun selon son charisme et sa disponibilité.

Disons que cette nouvelle année est pour vous, elle ne se fera pas sans vous : soyons tous reconnaissants et généreux des charismes et dons que Dieu nous a donnés ; ayons la joie d’en faire profiter les autres en étant des acteurs passionnés dans la dynamique du déploiement de la vie de notre Unité pastorale. Je compte sur vous, votre implication et votre engagement, si petit soit-il, à différents niveaux !

Vous avez aussi certainement entendu parler de la 1ère Exhortation apostolique de notre Pape Léon XIV intitulé « DILEXI TE » « JE T’AI AIME » dans laquelle il nous invite à prendre sérieusement à cœur la question de la pauvreté dans les temps à venir. En réalité, le Saint Père nous montre tout ce que nous avons à apprendre des pauvres, il nous invite à revoir notre attitude envers les pauvres, à découvrir notre propre pauvreté, à aimer les pauvres, à relire notre foi à la lumière des pauvres et à lutter contre les structures de pauvreté.

Partant de cette exhortation, les évêques de Belgique nous encouragent à mener une réflexion sur cette exhortation dans nos communautés locales : ainsi, grâce à ce premier document de notre pape, de nombreuses personnes dans nos communautés pourront grandir dans la foi et dans l’engagement envers les pauvres et à leurs côtés tout en rappelant que notre société, mais aussi notre Église elle-même, en a besoin.

Très prochainement nous aurons l’occasion de revenir là-dessus afin de vous donner les modalités pratiques pour mener cette réflexion. Mais déjà pour vous y préparer, nous avons mis dans les présentoirs de chaque église un exemplaire de cette exhortation. Vous pouvez l’emprunter et la découvrir mais la ramener pour les autres après lecture. Elle est aussi disponible dans la librairie Siloë pour ceux qui souhaiteraient l’acheter.

Je vous souhaite à toutes et tous une bonne rentrée sur le chemin de l’Evangile sous la mouvance de l’Esprit-Saint.

Oscar MUREKEZI, votre curé

Temps pour la Création : du 1er septembre au 4 octobre 2026.

Infos de la semaine

Feuillets du 22 et 23 août 2026
Immaculée Conception
Saint-Hubert

C’est une période particulière où nous célébrons Dieu en tant que Créateur et reconnaissons la Création comme un acte divin continu qui nous appelle, en tant que co-créateurs, à aimer et à prendre soin du don de tout ce qui est créé. En tant que disciples du Christ des quatre coins du monde, nous ressentons un appel commun à prendre soin de la Création. Nous sommes des co-créatures et faisons partie de tout ce que Dieu a fait. Notre bien-être est intimement lié à celui de la Terre. Cette période œcuménique annuelle invite les chrétiens du monde entier à prier et à agir pour l’environnement. Le thème officiel de cette édition est « L’eau vive », inspiré de la vision du prophète Ézéchiel.

Petit rappel Historique : Instituée par le Pape François en 2015, la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, d’abord appelée « Saison de la Création » (2019-2020) s’est transformé en « Temps pour la Création » dès 2021. Célébrée à travers le monde par les communautés chrétiennes du 1ᵉʳ septembre au 4 octobre, cette période œcuménique est placée en 2026 sous le thème de « L’eau vive ».

Le symbole 2026 est l’immersion dans l’eau vive

C’est un appel à la transformation : que les Chrétiens soient immergés dans l’eau vive qui coule du trône de Dieu, s’y plongeant de plus en plus profondément, inspirés par l’Esprit de Dieu, en travaillant ensemble pour le renouveau de la Création

Le texte biblique pour cette année est tiré d’Ézéchiel 47: 9,12, qui décrit l’eau vivifiante de Dieu qui coule du Temple de Dieu. Le fleuve s’approfondit de plus en plus, restaurant les terres stériles, ravivant les eaux et soutenant des écosystèmes florissants. Cette vision invite les êtres humains à assumer leurs responsabilités : en reconnaissant les dommages écologiques, en acceptant l’interdépendance, nous sommes appelés à nous immerger dans l’eau, à protéger activement et à œuvrer pour le renouveau de la création afin que la guérison de l’environnement et le bien-être humain puissent s’épanouir ensemble.

Le Saint-Père nous écrit :« La Journée Mondiale annuelle de Prière pour la Sauvegarde de la Création offrira à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons ».

« Le Temps pour la Création est une initiative œcuménique célébrée du 1 septembre au 4 octobre. La justice environnementale – implicitement annoncée par les prophètes – ne peut plus être considérée comme un concept abstrait ou un objectif lointain. Elle représente une nécessité urgente, qui va au-delà de la simple protection de l’environnement. Il s’agit en réalité d’une question de justice sociale, économique et anthropologique. Pour les croyants, c’est en outre une exigence théologique, qui a pour les chrétiens, le visage de Jésus-Christ en qui tout a été créé et racheté. »  (Extraits du Message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création 2025) Sa Sainteté le pape Léon XIV, évêque de Rome, Église catholique romaine.

La vision d’Ézéchiel contraste fortement avec la réalité de la crise de l’eau à laquelle nous sommes confrontés. Selon les Nations unies UN News, 1,7 milliard de personnes ne disposent pas de services d’hygiène de base à domicile et 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, soit 1 personne sur 4 dans le monde ! Avec l’intensification du changement climatique et l’augmentation de l’extraction des eaux souterraines, plusieurs pays atteignent aujourd’hui ce qu’on appelle le « point de faillite hydrique » (UN), c’est-à-dire une situation caractérisée par des pertes irréversibles du capital naturel en eau. Bien que l’accès à l’eau potable soit un droit humain pour tous, la crise de l’eau, sous ses multiples facettes, touche de manière disproportionnée les communautés vulnérables, les générations futures et les formes de vie non humaines qui n’ont pas voix au chapitre dans les systèmes politiques ou économiques.

Il y a cinq ans l’eau faisait des ravages chez nous, il y a quelques jours lors de l’incendie de la Fagne l’eau avait une importance cruciale alors durant cette période laissons -nous submerger par cette eau divine qui vient de Dieu et en tant que co-créateur réfléchissons à notre manière d’utiliser ce bien précieux qu’est l’eau.

                                                           Christian Ledy

Sommes-nous des petits chiens?

Infos de la semaine

Feuillets du 15 et 16 août 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas

Auto-dévalorisation, dépréciation de soi, soumission excessive, se laisser écraser : toutes ces attitudes peuvent facilement se vivre sous prétexte d’humilité. Pourtant, lorsqu’elles sont volontairement cultivées, elles peuvent devenir une forme d’orgueil déguisé.

Si l’humilité m’amène à nier ma dignité, elle n’est plus chrétienne. Car si l’orgueil me fait croire que je suis plus que ce que je suis en réalité, il peut aussi se déguiser en fausse humilité et me faire croire que je suis moins que ce que je suis.

L’humilité consiste d’abord à vivre vrai et à être authentique. Elle consiste donc à connaître qui je suis vraiment et ce que j’ai de bon et de moins bon en moi. Chacun a ses qualités et ses défauts. Agir ou vivre comme si les unes ou les autres n’existaient pas, c’est me faire grandir ou diminuer artificiellement.

Mais apprendre à me connaître n’est pas évident. Mon regard sur moi-même peut facilement me tromper, tout comme celui des autres. Car personne ne peut être la mesure ultime de la vérité. Je ne peux donc me fier totalement ni à mon jugement ni à celui d’autrui pour me définir.


Il me faut donc me regarder à la lumière de celui qui est la Vérité, celui qui ne me trompe pas et qui ne se trompe pas sur moi : Jésus-Christ. Ce que je suis devant Dieu et qui je suis pour Lui, c’est ce que je suis en vérité. Ni davantage. Ni moins.

L’authentique humilité consiste alors à apprendre à se tenir en présence de Dieu. Devant Lui, je découvre simultanément ma petitesse, ma pauvreté, mais aussi la grandeur d’être une personne aimée de Dieu. Je découvre que ce que j’ai de bon, je l’ai reçu de Lui ; et que, dans ce qui me manque, j’ai encore besoin de Lui.

Lorsque le Christ dit à la femme cananéenne : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens », elle ne proteste pas. « Oui, Seigneur », répond-elle. Elle reconnaît sa situation de païenne. Mais elle ne s’écrase pas non plus.

Elle poursuit audacieusement : « Mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres », reconnaissant ainsi la bonté débordante de Celui qui se tient devant elle. C’est comme si elle disait : « Oui, Seigneur, je suis une païenne. Mais c’est précisément pourquoi je viens à toi, c’est justement pourquoi je ne quitte pas ta table. »

Voilà l’humilité chrétienne.

C’est recevoir de Dieu tout ce que je suis, tout ce que je demande et tout ce que j’espère comme un don et une grâce, plutôt que comme quelque chose que je mérite.

Père Jad-Élia Nassif