à travers les contraintes et les absurdités du monde actuel, ils organisent, sans plus attendre, les conditions de la vie qu’ils veulent

infos de la semaine

feuillets du 25ème dimanche du temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

« …à travers les contraintes et les absurdités du monde actuel, ils organisent, sans plus attendre, les conditions de la vie qu’ils veulent… » (Thomas d’Ansembourg, « Qui fuis-je, Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? p.192)

Découvrons autour de nous des initiatives positives qui travaillent à la protection de la nature et à une société plus solidaire. Nous y trouverons énergie, motivation et inspiration à partager sans modération !

Dans notre région, de nombreuses personnes agissent ensemble et font partie d’un réseau peu visible mais bien réel.

Plusieurs propositions pour vous aider dans cette réflexion : visiter des associations et des initiaves locales qui oeuvrent pour la justice sociale (en contactant par exemple Action Vivre Ensemble pour connaître les associations soutenues), la protection de la nature ou la transition, rencontrer un partenaire d’Entraide et Fraternité,…

On peut aussi réfléchir à partir des deux extraits de « Laudato Si » ci-dessous, sur les enjeux de justice et d’éthique dans les relations internationales et sur les actions menées,.

51. L’inégalité n’affecte pas seulement les individus, mais aussi des pays entiers, et oblige à penser à une éthique des relations internationales. Il y a, en effet, une vraie “dette écologique”, particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l’utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays. Les exportations de diverses matières premières pour satisfaire les marchés du Nord industrialisé ont causé des dommages locaux, comme la pollution par le mercure dans l’exploitation de l’or ou par le dioxyde de souffre dans l’exploitation du cuivre. (…)

52. La dette extérieure des pays pauvres s’est transformée en un instrument de contrôle, mais il n’en est pas de même avec la dette écologique. De diverses manières, les peuples en développement, où se trouvent les plus importantes réserves de la biosphère, continuent d’alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur avenir. (…) Il faut que les pays développés contribuent à solder cette dette (…) ».

Et le pape François nous invite à construire un monde meilleur 
(Laudato si n° 13)

 « L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune. Je souhaite saluer, encourager et remercier tous ceux qui, dans les secteurs les plus variés de l’activité humaine, travaillent pour assurer la sauvegarde de la maison que nous partageons. Ceux qui luttent avec vigueur pour affronter les conséquences dramatiques de la dégradation de l’environnement sur la vie des plus pauvres dans le monde, méritent une gratitude spéciale. Les jeunes nous réclament un changement. Ils se demandent comment il est possible de prétendre construire un avenir meilleur sans penser à la crise de l’environnement et aux souffrances des exclus ».

Quelle terre laissons-nous à nos enfants? 

Infos de la semaine

Feuillet du 24ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert

Quelle terre laissons-nous à nos enfants ?

Nous rêvons d’un monde meilleur (étape 1) et nous émerveillons devant les splendeurs de la Création (étape 2). Mais nous savons aujourd’hui que la nature et l’humanité même sont en danger du fait de l’action – et de l’inaction – de l’être humain. Exprimons nos craintes et nos émotions, prenons conscience de l’importance des défis à relever, cherchons à comprendre ce qui est en jeu, pour mieux « rebondir » et ne pas nous laisser gagner par le découragement.

Il importe de souligner la gravité des inégalités sociales, les menaces qu’elles représentent (populisme, violence) et les liens entre les dimensions écologique et sociale de la crise actuelle :

· d’une, part, c’est le même système économico-politique qui est à l’origine de la destruction de l’environnement et du creusement inédit des inégalités sociales, au nom de la croissance et du droit au profit.

· d’autre part, comme le souligne Philippe Lamberts, député belge à l’Europe, « à partir du moment où la croissance économique n’est plus possible dans les limites écologiques de la planète, la question de la distribution devient centrale ». Autrement dit, tant qu’on pouvait faire croire qu’il était possible d’augmenter indéfiniment la taille du gâteau pour que les plus pauvres en profitent, la question du partage des richesses pouvait paraître secondaire, puisqu’il y avait toujours cette légende du « ruissellement » des richesses des classes supérieures sur les populations les moins riches. Si le gâteau ne peut plus augmenter, nous ne pouvons pas échapper à la question de l’équité de son partage.

·  enfin, face à la crise écologique, riches et pauvres ne sont pas égaux, qu’il s’agisse des conséquences ou des mesures à prendre. Ce sont les plus pauvres qui vivent dans les environnements les plus dégradés et pollués. C’est entre autre parmi cette population plus pauvre que l’on retrouve le plus de personnes sinistrées dans la vallée de la Vesdre.

En cela, le défi écologique actuel est tout autant politique qu’individuel. Nos nécessaires gestes quotidiens ne font pas le poids face à l’inertie criminelle de nos gouvernants qui continuent à faire prévaloir l’économie du profit immédiat sur la survie de l’humanité et du vivant sur notre planète. On le voit depuis quelques mois : les populations, à travers le monde, se révoltent et leurs manifestations sont souvent réprimées dans la violence.

Du pape François : « Dieu qui nous appelle à un engagement généreux, et à tout donner, nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il ». Laudato si’, n°245 « Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance » Laudato si’, n°244

« Rêver – Imaginer »

Infos de la semaine

Feuillet du 22ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception et Saint-Hubert

Notre maison commune est en péril, l’environnement humain et l’environnement naturel se dégradent ensemble. Il n’y a pas deux crises séparées, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. (Pape François, Laudato Si)

La semaine dernière, nous vous avions annoncé que le diocèse de Liège allait vivre un temps pour la création, du 1er septembre au 4 octobre.

Lors du dernier dimanche de ce temps pour la création, le 3 octobre, la célébration sera particulièrement axée sur ce thème.

Afin de vous aider à entrer pleinement dans ce cheminement, nous vous proposerons chaque semaine, une nouvelle étape.

« Rêver – imaginer »

Pape François, Laudato Si § 160 « Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? »

Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire. Quand nous nous interrogeons sur le monde que nous voulons laisser, nous parlons surtout de son orientation générale, de son sens, de ses valeurs. Si cette question de fond n’est pas prise en compte, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. Mais si cette question est posée avec courage, elle nous conduit inexorablement à d’autres interrogations très directes : pour quoi passons-nous en ce monde, pour quoi venons- nous à cette vie, pour quoi travaillons-nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-elle besoin de nous ? Il ne suffit plus de dire que nous devons nous préoccuper des générations futures. Il est nécessaire de réaliser que ce qui est en jeu, c’est notre propre dignité. Nous sommes, nous-mêmes, les premiers à avoir intérêt à laisser une planète habitable à l’humanité qui nous succédera. C’est un drame pour nous-mêmes, parce que cela met en crise le sens de notre propre passage sur cette terre.

Pape François, Laudato Si §14 : « Beaucoup d’efforts pour chercher des solutions concrètes à la crise environnementale échouent souvent, non seulement à cause de l’opposition des puissants, mais aussi par manque d’intérêt de la part des autres. Les attitudes qui obstruent les chemins de solutions, même parmi les croyants, vont de la négation du problème jusqu’à l’indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle dans les solutions techniques. »

Sur base de ces deux extraits de l’encyclique Laudato Si (Loué sois-tu) du pape François de 2015, les différents partenaires de « Eco-église » nous proposent de réfléchir sur DEMAIN. Nous vivons dans un monde, pays, quartier, rue, école, …

Durant cette semaine, nous vous invitons à observer le monde, votre pays, votre quartier, votre rue… et à rêver, à imaginer ce que vous aimeriez qu’il(elle)s soi(en)t dans 10 ans. Nous vous invitons à dessiner, à écrire votre rêve et, si vous le souhaitez, à apporter votre création à la prochaine messe dominicale. Imaginer seul un changement peut parfois être décourageant. Voir que d’autres le souhaitent aussi peut multiplier les énergies et aider à amorcer le changement. Comme dit le proverbe : « Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin ».

Chaque étape hebdomadaire est symbolisée par une phrase. Cette semaine, c’est la phrase d’ouverture du numéro 160 :

« Quelle terre voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? »

Prière pour notre terre (pape François)

Infos de la semaine

Feuillets du 21ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Dieu Tout-Puissant
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et soeurs

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre
qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et

non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des
profits aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément
unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.

Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice,
l’amour et la paix.

Le diocèse de Liège célèbre ardemment le temps pour la création

par Benoit Schoemaeker

Le Temps pour la Création est une période du 1er septembre au 4 octobre où les chrétiens de nombreuses Eglises du monde prient, réfléchissent et agissent pour sauvegarder la maison commune. Dans le diocèse de Liège, les Chrétiens en Transition organisent 13 événements pour marquer le coup. Y serez-vous ?

Autrefois appelé la Saison de la Création, ce Temps pour la Création se déroule du 1er septembre, journée mondiale de prière pour la création, au 4 octobre, fête de Saint François d’Assise (patron de l’écologie). Dans toute la province de Liège, le groupe des Chrétiens en Transition et le service diocésain de la Transition marquent le coup avec 13 événements très variés, alternant réflexion, prière et action.

Plus d’informations sur maisoncommune.be

Triduum à Banneux

Infos de la semaine

Feuillet de la fête de l’Assomption
Immaculée Conception

L’équipe du triduum de l’Arrondissement de Verviers ne s’est pas laissée intimider par le Covid19, ni par les adaptations de dernière minute dues aux circonstances dramatiques des inondations. L’hospitalité du sanctuaire ayant, comme de juste, été réquisitionnée pour accueillir, nourrir, loger,  prendre soin des sinistrés des communes avoisinantes.

Au contraire, elle se devait, après tous ces mois de privations de toutes sortes, notamment affectives et spirituelles, de proposer à tout un chacun de vivre un temps de repos et de grâce aux côtés de Marie la Vierge des Pauvres. Quoi de plus légitime quand on sait que le thème repris cette année est la parole de Marie à Mariette : « Je viens soulager la souffrance » !

En effet, l’équipe organisatrice dira qu’elle a été bien inspirée…

En mars dernier lorsqu’il a fallu prendre une décision sur le comment organiser le triduum 2021 pour plus de cent pèlerins accompagnés par de nombreux bénévoles, il nous a semblé bon de prévoir, non pas comme d’habitude cinq jours en résidentiel, mais plutôt des « journées pèlerinage » sans logement du lundi 26 au jeudi 29 juillet.

Le groupe des pèlerins fut donc fractionné en « groupe-région» pour venir vivre une journée pèlerinage de 10h à 19h30, comprenant le repas de midi et du soir.

Dans le respect des règles sanitaires le programme journalier leur a permis de vivre, en unité de prière avec les sinistrés tout proches, l’Eucharistie, la bénédiction des malades, un temps de prière à la source ou chacun a pu s’en remettre à Marie, Lui confier sa souffrance, celle de leurs proches, de leurs frères dans la foi. Ensuite, ils se sont rendus à la chapelle des apparitions pour recevoir dans le geste de l’imposition des mains l’Esprit de force, de paix et de réconfort pour s’en retourner vivifiés et comblés.

Quelle joie pour ces pèlerins d’un jour qui, depuis juillet 2019 attendaient avec impatience ce temps de grâce, de rencontre, de prière, de partage, de repos, de convivialité, au cœur de ce sanctuaire qui leur est si cher.

Merci à Marie, la Vierge des Pauvres pour Sa présence bienveillante à Banneux, pour la source dans laquelle Elle nous invite à nous plonger pour renouveler nos forces et notre foi en Son Fils Jésus Christ.

Nous continuons de confier à Marie toutes ces personnes, ainsi que le monde en souffrance.

          Le comité de l’arrondissement de Verviers

son Aumônier, François-Xavier Jacques