En ce mois de mai, prions tous avec la vierge Marie!

Infos de la semaine

Feuillets du 9 et 10 mai 2026
Marie-Médiatrice
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Je me souviens d’avoir un jour publié un article concernant le mois d’octobre qui est communément dénommé le mois du Rosaire, et c’était pour essayer de répondre à la question de savoir le pourquoi, surtout sachant que le chapelet fait partie de notre prière régulière sinon quotidienne dans le but d’assouvir notre soif de prier avec Marie, Mère de l’Eglise et notre Maman du ciel ! La même question se pose ici : pourquoi appelle-t-on mai le mois de Marie ?

Effectivement, le mois de Marie est le nom traditionnellement donné au mois de mai par les chrétiens, particulièrement dans les familles catholiques et anglicans. Il se termine le 31 mai avec la fête de la Visitation de la Vierge Marie.

Comme liturgiquement le mois de mai n’a pas de grande fête mariale comme par exemple le mois d’août (le 15) ou de décembre (le 08), ce serait mieux de ne pas chercher une quelconque explication du côté du cycle liturgique, mais plutôt du cycle des saisons car cette idée est renforcée par de nombreuses expressions privées et publiques de dévotion pour honorer la Vierge Marie, mère de Jésus, qu’on trouve au cours de l’histoire.

C’est ainsi que, par exemple au 13ème siècle déjà, l’histoire nous apprends qu’il y avait un roi, Alphonse X de Castille, dit le Sage (1221-1284) qui était poète et amoureux de la poésie qui, dans un de ses poèmes, avait associé la beauté de Marie à celle du mois de mai. Puis au siècle suivant, 14ème siècle, beaucoup saluaient l’initiative d’un Frère Dominicain, Henri Suso (1295-1366), qui avait pris l’habitude d’orner de manière admirable les statues de Marie de couronnes de fleurs.  Il y a donc très probablement un lien entre la beauté de la flore qui se déploie au mois de mai et notre Mère du ciel, que certains appellent la belle Dame.

Il n’est donc pas étonnant que le mois de mai, étant ainsi associé au printemps et considéré comme celui du renouveau, d’une renaissance, vu que la vie ressurgit et qu’on assiste au grand spectacle de la nature parée de toute sa beauté avec les fleurs de différentes couleurs pour dévoiler et laisser éclater la vie, cela a conduit aussi l’Eglise à dédier ce mois à Marie considérée comme la plus belle de toute la créature.

Bien entendu comme dans la plupart des cas quand il s’agit de dévotions, ici sur le vieux continent, c’est à fin du 16ème siècle qu’est née à Rome la coutume de consacrer chaque jour du mois de mai à une prière mariale renforcée et là, nous avons par exemple Saint Philippe Nérie qui rassemblait les enfants autour de l’autel de la sainte Vierge dans son église et qui leur demandait d’offrir à la Mère de Dieu des fleurs du printemps, symbole des vertus chrétiennes qui devraient aussi éclore dans leur vie chrétienne. Les Jésuites ont ensuite beaucoup contribué à la diffusion de cette dévotion à grande échelle dans toute l’Italie au 17ème et 18ème siècle jusqu’à son approbation par le Pape Pie VII en 1815, une approbation suite à laquelle cette dévotion se propagea dans toute l’Eglise.

Donc, on peut retenir que le mois de Marie est depuis le début, non seulement un bel acte de piété envers la Vierge Marie mais aussi un engagement à se sanctifier jour après jour.

Et pour conclure, comme ce mois de mai, mois de Marie donc, coïncide avec le Temps pascal chaque année, je préciserais qu’ils ne se concurrencent pas, au contraire, le mois de Marie nous aide à mieux vivre le temps pascal ! En effet, il y a même un lien très fort parce que, lorsque nous récitons les mystères glorieux du chapelet, nous parcourons avec Marie les trois grandes étapes du temps pascal : la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte. Et puis surtout, il faut rappeler que lorsque nous contemplons la vie de Marie,  nous découvrons la toute pure, nous nous émerveillons devant celle qui n’a pas péché ! Or, le temps pascal est le moment où nous prenons conscience que par la Résurrection, nous sommes morts au péché pour ressusciter à la vie nouvelle avec le Christ. Ainsi le mois de Marie est l’occasion de pratiquer les vertus qui manifestent la vie nouvelle dans la force de l’Esprit.

Bonne dévotion à toutes et tous et fructueuse prière avec la Vierge Marie, mère du Christ et Notre Dame du Magnificat.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

(D’après diverses sources).

Dieu est-il aussi sur les réseaux sociaux?

Infos de la semaine

Feuillets du 2 et 3 mai 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

On passe tous du temps sur nos téléphones.

Parfois quelques minutes… parfois beaucoup plus.

On regarde, on fait défiler, on s’arrête sur une vidéo, une phrase, une image. Et sans toujours s’en rendre compte, certaines choses nous marquent.

Mais est-ce que Dieu a une place là-dedans ?

C’est la question que je me suis posée dans mon travail de fin d’études en théologie pastorale, intitulé « Cyberthéologie et évangélisation 2.0 : les médias sociaux au service de la mission pastorale des jeunes »  .

Faisant partie de la génération Z, je vois bien que les réseaux sociaux ne sont pas juste un “plus” dans nos vies. C’est un endroit où l’on vit, où l’on pense, où l’on cherche, parfois sans même le formuler, quelque chose de plus profond.

Et c’est là que la question devient intéressante :

si les personnes sont là… pourquoi l’Église n’y serait-elle pas aussi ?

Pas pour faire du bruit en plus.

Pas pour “vendre” la foi.

Mais pour être présente autrement.

On parle parfois de cyberthéologie. Derrière ce mot un peu compliqué, il y a une idée simple : la foi ne disparaît pas dans le monde numérique, elle y entre. Elle s’y exprime autrement, avec d’autres mots, d’autres formes, mais toujours avec la même profondeur.  

Aujourd’hui, beaucoup ne viendront jamais spontanément à l’église.

Mais ils tomberont peut-être sur une parole, un témoignage, une vidéo… au détour d’un écran.

Et parfois, ça suffit pour ouvrir une question.

Bien sûr, rien ne remplacera jamais la rencontre réelle, la communauté, les sacrements.

La foi ne se vit pas en ligne.

Mais elle peut commencer là.

Alors peut-être que la vraie question n’est pas :

« Les réseaux sociaux sont-ils faits pour la foi ? »

Mais plutôt :

qu’est-ce que nous, chrétiens, choisissons d’y apporter ?

Parce qu’au fond, derrière chaque écran, il y a une personne.

Et cette personne, elle aussi, peut être rejointe.

Carla CERAMI

Dimanche du Bon Pasteur… Dimanche des vocations.

Infos de la semaine.

Feuillets du 25 et 26 avril 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne


En ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, nous célébrons la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. La vocation est comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous.

Le Pape Léon XIV invite toute l’Église – et en particulier les jeunes – à redécouvrir la vocation comme une expérience profondément intérieure, enracinée dans la rencontre personnelle avec Dieu. Au cœur de son message émerge une image forte et suggestive : Jésus comme le « beau pasteur », celui qui attire et transforme la vie de ceux qui le suivent. « La vie est vraiment belle si on le suit », affirme le Pape, soulignant que la vocation n’est pas une imposition, mais « un projet d’amour et de bonheur ».

Le chemin de la beauté. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit, c’est un chemin de beauté qui s’ouvre à nous. Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Cette relation se construit dans la prière et le silence et elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer. Il est nécessaire et urgent de créer des contextes favorables afin que ce projet puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir.

Connaissance réciproque. « Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour ». Il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentique. Chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.

Confiance. De la connaissance naît la confiance, essentielle tant pour accueillir la vocation que pour persévérer dans celle-ci. Pensons à saint Joseph qui, malgré le mystère inattendu de la maternité de la Vierge, s’en remet au rêve divin. « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “oui”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani » Dieu ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres, mais vient dissiper toutes nos ténèbres par sa lumière ce qui permet à notre vocation de mûrir.

Maturation. La vocation s’intègre dans un processus dynamique de maturation, favorisé par l’intimité avec le Seigneur : rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation. Celle-ci n’est donc pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe lors de notre vie humaine. Cultivons notre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtons-nous, écoutons, confions-nous : de cette manière, le don de notre vocation mûrira, nous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.

Nb : Cet édito a été rédigé en m’inspirant de la lettre du Pape Léon XIV « La découverte intérieure du don de Dieu ».

                                                                                                  Ledy Christian.

Dans la joie de Pâques, célébrons la Divine Miséricorde.

Infos de la semaine.

Feuillets du 11 et 12 avril 2026
Immaculée Conception
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

La fête de la Divine Miséricorde que l’Eglise célèbre en ce premier dimanche après Pâques ou deuxième dimanche de Pâques clôt l’octave de Pâques, mettant en lumière la réconciliation apportée par le Christ ressuscité.

Juste pour rappel, cette fête a été instituée en 1985, tout d’abord pour l’Archidiocèse de Cracovie. Dix ans plus tard, en 1995, le Saint Père Jean Paul II l’a étendue sur tous les diocèses de Pologne et le 30 avril 2000, au deuxième dimanche de Pâques et le jour de la canonisation de sainte Faustine Kowalska (qui en est l’instigatrice à la demande de Jésus après lui avoir apparu)à Rome, le Souverain Pontife Jean Paul II l’a instituée pour l’Église universelle.

Le choix de ce dimanche pour instituer la fête de la Miséricorde Divine a une profonde motivation théologique parce que le Mystère de la Miséricorde Divine trouve son reflet dans la Passion, la mort et la Résurrection de Jésus-Christ et de ce fait, la Rédemption est inséparable du mystère de l’amour Miséricordieux de Dieu pour nous.

Vu que c’est en ce même dimanche qu’a lieu aussi la clôture solennelle des célébrations des baptêmes des catéchumènes là où ils en ont beaucoup et qu’en plus, l’Eglise proclame l’Evangile de l’institution du sacrement du pardon : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés ils lui seront remis » (Jn 20, 22-23), l’institution du dimanche de la Miséricorde Divine ce jour-là souligne la grandeur de la Miséricorde Divine témoignée aux hommes dans le sacrement du baptême et dans le sacrement de la Réconciliation.

Nous sommes donc toujours dans la joie de la fête de la résurrection du Christ. Même si la Résurrection est un terme qui n’a plus de sens aux yeux de la plupart de nos contemporains, pour nous les chrétiens, nous reconnaissons qu’il s’agit là d’une œuvre divine, l’action de Dieu réveillant son Fils de la mort, l’élève à sa droite et l’intronise comme Christ et Sauveur ! Nous reconnaissons que quand il s’agit d’une action divine, l’essentiel est souvent invisible à nos yeux et incompréhensible à la raison humaine !

C’est un temps de joie et d’exultation qui s’ouvre devant nous donc et qui va se prolonger pendant une cinquantaine de jour, ce qu’on appelle le temps pascal qui se termine avec lafête de la Pentecôte, fête du don de l’Esprit-Saint aux disciples du Ressuscité, mais aussi un événement qui a marqué la naissance de l’Eglise missionnaire.

Pendant tout ce temps, il s’agit bien entendu de la « Résurrection » du Christ qui nous rend heureux et joyeux et c’est ce que nous évoquons et revivons dans chaque célébration de l’Eucharistie.  Mais en même temps il y a notre joie, c’est-à-dire la joie de l’homme qui se sait désormais sauvé de la finitude et du néant après sa mort, car la résurrection de Jésus offre à l’homme une ouverture à la vie même de Dieu, et c’est cela sa destinée. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre le salut que Dieu nous donne par son Fils Jésus, « premier né d’entre les morts ».

Parlant justement du salut qu’il nous obtient, il faut rappeler que c’est à travers toute sa vie que le Christ nous sauve, une vie d’amour donné et offert de diverses manières aux hommes avant d’envoyer le signe le plus extrême, celui du sacrifice de son corps et de sa vie sur une croix ! C’est une vie qui est passée par la souffrance et la mort certes, mais qui a culminé dans la Résurrection, victoire de l’amour et de la vie sur la mort.

Mais pour moi il y a un autre élément qui attire toute mon attention quand je réfléchis sur cet heureux événement de la Résurrection : en célébrant notre foi au Christ Ressuscité, nous célébrons aussi et surtout la Foi de Jésus. « Nous célébrons la foi, c’est-à-dire la confiance totale et indéfectible de Jésus en son Père à qui il a rendu son Esprit en cette heure de confusion et d’obscurité sur le Golgotha et de qui il l’a reçu à nouveau dans la lumière du Premier Jour ».

Pour moi tout cela devrait nous amener à prendre suffisamment conscience que croire en Jésus Ressuscité et en sa foi ne doit pas rester quelque chose d’abstrait ou quelque chose qui ne demande qu’une vague adhésion de notre cœur ! Croire en Jésus et sa foi c’est aussi croire comme Lui, c’est-à-dire travailler à la réalisation du Royaume qu’il a annoncé et qu’il est venu inaugurer.  

En définitive, nous pouvons dire que croire en la résurrection, c’est accepter de toujours recommencer à créer du neuf, à créer de la vie, à sortir de nos tombeaux, c’est nous engager dans les chemins nouveaux qui s’ouvrent à nous, c’est être créateurs de nouveaux rapports humains, familiaux, sociaux, politiques…  Oui c’est aujourd’hui que nous pouvons sauver la vie de ce qui l’avilit, faire des choses bonnes et belles, des gestes généreux qu’on a envie d’éterniser…

Ce message vaut la peine d’être répété et répercuté encore aujourd’hui : même au sein de l’obscurité et des confusions de notre monde, même au sein de l’obscurité de nos vies personnelles, il est présent et vivant et il nous appelle non seulement à ne jamais perdre foi en la vie, mais aussi à nous consacrer tout entiers à travailler à sa pleine et définitive victoire sur le Mal.

Comme chaque année au mois d’Avril je vous invite à avoir aussi une pensée particulière au Peuple Rwandais et à toute la Communauté Rwandaise de la diaspora qui commémorent pour la 32ème année le génocide des Tutsi et le massacre de beaucoup d’autres victimes innocentes de la barbarie de l’homme ; particulièrement à tous les survivants de ce drame qui ont toujours difficile à s’en remettre aujourd’hui.

Je souhaite à chacune et chacun un très joyeux et saint Temps Pascal bien rempli de grâces et d’entrer avec joie dans la dynamique de l’espérance qui nous tourne vers la vie. Soyons les acteurs de notre vie, éclairés par la foi, guidés par l’espérance, portés par la charité.

Redisons-le encore et encore : « Christ est vraiment ressuscité, Alléluia » ! Par sa résurrection, il nous donne la vie.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

     

     

    Voici le jour que fit le Seigneur : Et si Pâques changeait notre regard?

    Infos de la semaine

    Feuillets du 4 et 5 avril 2026
    Immaculée Conception
    Saint-Hubert
    Sainte-Julienne

    Chers frères et sœurs,

    Chaque année, Pâques revient avec ses mots familiers : résurrection, vie, espérance. Mais que signifie réellement cette fête dans nos vies concrètes ?

    Car, soyons honnêtes, notre quotidien ne ressemble pas toujours à un matin de résurrection. Fatigue, tensions, inquiétudes, situations bloquées… Beaucoup d’entre nous avancent avec le sentiment que certaines choses ne changent pas, ou plus.

    C’est précisément là que Pâques prend tout son sens.

    La résurrection du Christ n’est pas une belle idée réservée à la liturgie. Elle vient questionner notre manière de regarder ce que nous vivons. Face à une relation abîmée, croyons-nous encore qu’un chemin est possible ? Dans un contexte tendu, choisissons-nous d’alimenter le conflit ou d’ouvrir un espace de paix ? Devant l’usure du quotidien, continuons-nous à poser des gestes simples d’amour ?

    Pâques ne supprime pas les difficultés, mais elle déplace le regard. Elle nous invite à reconnaître que quelque chose peut renaître, même là où nous n’y croyions plus.

    Dans un monde marqué par l’incertitude et parfois la dureté, cette espérance n’a rien d’évident. Elle demande un choix. Celui de ne pas céder au découragement. Celui de croire que le bien a encore une place. Celui d’agir, à notre mesure, pour que la vie l’emporte.

    Finalement, la question de Pâques est peut-être celle-ci :

    où, dans ma vie aujourd’hui, suis-je appelé à croire qu’un renouveau est possible ?

    Cet appel ne fait pas de bruit. Il passe par des gestes simples : pardonner, écouter, persévérer, aimer malgré tout.

    C’est là que la résurrection devient concrète.

    Que cette fête de Pâques ne reste pas seulement un souvenir ou une tradition, mais qu’elle devienne, pour chacun de nous, une manière nouvelle d’habiter le quotidien.

    Carla Cérami