NOUS SOMMES APPELES A L’ECOUTE !

Infos de la semaine

Feuillets du 2ème dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens chers lecteurs,

Nous poursuivons progressivement notre cheminement de carême et la parole de Dieu est toujours là pour guider nos pas ! En ce deuxième dimanche de carême, en tant que disciples du Christ d’aujourd’hui, nous sommes toutes et tous invités à l’écoute !
Le verbe « Ecouter » est sûrement l’un des plus important dans la Bible.
La raison est sans doute parce que c’est en s’adressant à l’être humain et en lui parlant que Dieu se révèle et se fait connaitre ! Les enseignants le savent bien, si la majorité de leurs élèves entendent ce qu’ils disent, le degré d’écoute selon les individus n’est pas forcément le même. Pour nous chrétiens, la liturgie de l’Eglise est une véritable école de cette écoute du Seigneur qui nous parle.

Nous avons le besoin de nous adresser à Dieu et lui parler nous aussi bien entendu et c’est ce que nous faisons de diverses manières, parfois maladroitement, parfois sans trop savoir comment lui parler… mais pour savoir mieux nous adresser à lui pour lui ouvrir notre cœur, il faut commencer par l’écouter car on s’exprime mieux et plus aisément quand on connait celui à qui on s’adresse !

Comme nous avons Dieu le Père lui-même qui nous invite à écouter Jésus son Fils bien-aimé, car il est sa Parole – Parole de Dieu- devenue homme, cela vaut la peine que nous nous demandions ce que nous avons à écouter ! Nous sommes tentés d’écouter plus facilement les slogans d’une société de plaisirs, les réflexes de mon confort… il serait intéressant de nous demander comment nous recevons le Seigneur dans notre vie de tous les jours !

Est-il vraiment le Seigneur qui nous conduit à la vie éternelle, ou est-ce seulement quelqu’un à qui nous ne pensons que quand nous avons besoin de lui surtout quand la vie semble nous jouer des tours ?

La question peut sembler un peu simpliste, mais il n’en est rien, car si je prie Dieu uniquement pour les affaires de ce monde, je suis comme les apôtres qui veulent seulement dresser trois tentes. C’est une réaction humaine, terrestre. Mais si au contraire je reçois le Seigneur comme le Fils de Dieu, comme Dieu lui-même, et que je mets en lui ma foi pour la vie éternelle, alors tout changera dans ma vie car la grâce pourra faire son chemin en moi et transformer ma conduite au quotidien en vue de l’éternité.

Disons que dans notre démarche de conversion entamée au début de ce Carême, je ne me convertirais vraiment que si j’apprends à écouter celui qui n’a écouté que la loi d’amour et qui a aimé quoi qu’il lui en coûte ; je ne me convertirai que si j’écoute la loi que l’Esprit d’amour a inscrite dans mon cœur. Alors frères et sœurs, à nous aussi aujourd’hui Dieu nous dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »

Et justement pour nous aider à nous mettre davantage à l’écoute du Seigneur, je vous ai parlé de notre thème de carême pour nous rappeler que nous sommes avant tout le peuple en « Alliance » avec Dieu depuis le jour de notre baptême. C’est une alliance qui a sans cesse besoin d’être renouvelée pour exprimer notre besoin de Dieu et notre désir de salut, tout en gardant aussi à l’esprit que cette même alliance doit toujours nous tourner vers les autres, les frères et sœurs à aimer.

Sur le visuel que vous verrez dans nos églises, il y a une belle croix, car Dieu a scellé cette alliance par le sang de son fils, mort sur la croix, une alliance éternelle, par un signe très fort et qui dépasse tout entendement !
Autour de la croix vous verrez, de dimanche en dimanche, des pétales de couleurs différentes avec quelques mots pour essayer de dire ce que représente aujourd’hui mon alliance avec Dieu ou en quoi cela m’engage concrètement. N’hésitez pas à vous en approcher pour voir et lire !

Mais nous vous avons préparé aussi de très bons signets qui, de dimanche en dimanche également, vous aideront à cheminer à l’écoute de la Parole de Dieu tirée de l’évangile de chaque dimanche avec un petit commentaire au verso ! Ils sont pour vous, n’hésitez pas à vous servir.

Pour terminer, certains d’entre vous ont certainement entendu parler de la récente publication de la nouvelle lettre pastorale de notre Evêque. Nous avons commandé quelques exemplaires pour ceux qui seraient intéressés de savoir ce que nous dit notre pasteur diocésain. C’est au prix de 1,50€.

Encore une fois un très bon cheminement à toutes et tous pour un carême très fructueux en grâces !

Oscar MUREKEZI, votre curé !

Quand 47 est égal à 40…

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Feuillets du 1er dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
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Sainte-Julienne

Nous sommes entrés dans le Carême depuis ce mercredi 17 février, date du mercredi des Cendres. C’est le deuxième temps d’attente, de réflexion de l’année liturgique (B cette année) commencée par l’entrée en Avent le 29 novembre.

L’Avent c’est une période de 4 semaines pour se préparer à accueillir la venue de notre Seigneur le 25 décembre à Noël. C’est une période facile à calculer puisque Noël c’est toujours le même jour. Pâques revient aussi chaque année mais pas toujours à la même date. Pourquoi ?

Pour calculer Pâques, il faut se référer au calendrier lunaire. Le calcul se fait à partir du 1er dimanche qui suit la première lune de printemps. Cette année, c’est le 28 mars qu’a lieu la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. Pâques est donc le dimanche suivant soit le 04 avril.
Comme en mathématique vérifions.
Le Carême est une période de 40 jours. Repartons en arrière de 40 jours sans compter les dimanches (car ils sont déjà jour du Seigneur) à partir du 04 avril. Vous arriverez alors à la date du 17 février, date du mercredi des Cendres évoquée plus haut.

Lors de cette célébration, le célébrant fait sur le front des fidèles une croix (avec les cendres des rameaux brûlés de l’année précédente) en récitant la phrase « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ».
La symbolique de ce geste donne le ton pour la période jusqu’à Pâques. Se convertir dans le langage courant c’est changer de religion. Littéralement, c’est changer de sens, prendre une autre direction. L’explication du Carême tient donc dans cette phrase qui nous invite à changer et croire à la Bonne Nouvelle que Jésus est là pour nous et avec nous par sa mort et sa résurrection. Chez les agriculteurs, il arrive parfois de tout brûler pour repartir de zéro et recommencer une nouvelle culture.

Depuis un an, la vie nous a déjà un peu obligés à changer. Et si on profitait de ce que nous impose le virus pour ouvrir les yeux sur notre relation avec les autres et Jésus ? Les lectures du mercredi des Cendres nous proposent de nous recentrer d’abord sur notre moi intérieur et d’y retrouver la présence de Jésus dans notre cœur. Se retrouver pour redécouvrir l’essentiel dans notre vie et le partager avec les autres par de petits gestes pour avancer ensemble sur le chemin proposé par notre Seigneur Jésus-Christ.

Bonne entrée en Carême à tous !

Isabelle Lamblotte,
Assistante pastorale

c’est carême ! cheminons sous le signe de l’alliance !

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Signets de carême

Feuillets du 6ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

A peine sortis des fêtes de Noël et de fin d’année, en ce mois de février, plus précisément le mercredi 17, le mercredi des cendres, nous commençons le Carême, c’est-à-dire ces 40 jours que l’Eglise nous propose chaque année pour bien examiner où nous en sommes par rapport à notre « Alliance » avec le Seigneur.

Je tiens à rappeler que dû à la restriction de n’accueillir que 15 personnes pour les offices et compte tenu du fait que pas mal de paroissiens pourraient avoir besoin des cendres, ce signe et geste de conversion dont nous avons tous besoin, nous avons prévu de mettre à la disposition de ceux qui le désirent les petits pots avec les cendres bénies dans le fond des églises sauf à Sainte-Julienne qui n’est jamais ouverte en semaine. Ces cendres seront là du mercredi des cendres à 12h00 au vendredi avant la fermeture des églises.

Pour faire ce geste, vous y trouverez aussi, à côté des cendres, un extrait de l’Evangile à lire – vous mettre d’abord à l’écoute de Jésus- et puis une proposition de prière qui vous permet de donner une réponse à la Parole entendue et que vous accueillez en vous. Vous pourrez ensuite vous signer vous-même sur le front, dans les mains ou sur le cœur… comme vous le sentez, mais vous pourrez aussi en prendre pour votre famille ou pour l’une ou l’autre personne de votre entourage qui en aurait besoin.

Dans notre Unité pastorale, nous vous proposons de vivre intensément ce Carême sous le signe de l’« Alliance ». Et comme vous le savez, toute alliance implique une amitié profonde, une relation profonde ou un amour immense et assez fort entre deux personnes de façon que l’une ne sait plus se passer de l’autre ! Dans une alliance, chacun s’engage à la préserver dans la longue durée du temps et de l’existence ! Mais une véritable alliance implique aussi certains engagements de part et d’autre pour l’honorer dans une fidélité indéfectible quoiqu’il puisse arriver.

Ce thème nous rappelle que nous sommes en Alliance avec Dieu depuis notre baptême, mais une Alliance sans cesse renouvelée, non seulement pour exprimer à Dieu notre désir de salut, mais aussi une Alliance qui doit toujours nous ramener les uns vers les autres pour faire Eglise, Corps du Seigneur !

Autrement dit, étant ce que nous sommes, avec les hauts et des bas qui nous collent à la peau, comme le Peuple de la Première Alliance, l’Eglise marche, et le temps de Carême est un temps du retour vers Dieu. C’est un temps de grâce qui nous permet de prendre conscience de notre besoin de reprendre le combat contre nos faiblesses, mais en étant sûrs de la miséricorde du Seigneur.

Au fur et à mesure que nous progressons sur ce chemin de carême, nous sommes invités à nous laisser imprégnés et éclairés par la Parole de Dieu qui est parole de vie. A la suite du Christ et à son exemple pendant sa période au désert, disons que chacune et chacun de nous est invité à l’exercice de la purification du cœur, de la pratique parfaite de la vie chrétienne et une attitude de pénitence.

Mais cela ne doit pas nous faire oublier la dimension missionnaire et caritative du Carême. Tous nos efforts pour améliorer notre vie spirituelle sont louables, mais « améliorer notre charité, c’est mieux !»

Prenons donc le temps personnellement pour devenir meilleur, prenons le temps pour ce renouveau intérieur et cette fraicheur spirituelle, mais en même temps, profitons de ce temps pour vivre intensément notre vocation de baptisés par l’exercice de la mission qu’elle nous confère : « annoncer à tout homme l’espérance et la joie de l’Evangile ».  Il s’agit donc d’un temps non seulement de prière, de jeûne et de partage mais aussi un temps joyeux, propice à la conversion et à l’ouverture du cœur vers Dieu et les autres.

Comme vous le savez, ce temps va jusqu’à la Semaine Sainte qui nous fait revivre la Passion et la Mort de Jésus, avant de célébrer dans une grande joie le jour de Pâques, jour de la résurrection du Christ, socle de notre foi chrétienne, événement fondateur du christianisme.

Avec Jésus et comme lui poussés par l’Esprit, allons dans le désert de nos cœurs pour nous nourrir de la parole de Dieu, ce qui nous permettra de résister et vaincre nos tentations, redresser ce qui est penché dans nos habitudes, dans notre façon de vivre, avant de célébrer Pâques dans la joie de cette image retrouvée de fils et filles de Dieu que nous sommes toutes et tous.

Bon et profitable cheminement de Carême à vous tous !

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Jésus, la lumière et les crêpes

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Feuillets du 5ème dimanche du temps ordinaire
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Ce 2 février, nous avons fêté la Chandeleur!
Une tradition encore bien vivace dans les familles. En voici l’origine :

Comment en est-on arrivé à cette tradition de manger des crêpes à la Chandeleur? L’association entre la date du 2 février, les traditions religieuses et la fabrication des crêpes se sont faites par étapes successives au long de l’histoire. Un peu comme la sortie d’hibernation, plusieurs rites païens étaient organisés début février pour marquer la fin de l’hiver, et l’allongement de la luminosité du jour. Puis selon certaines sources, le pape Gélase Ier, en 472, aurait eu l’idée d’associer la fête de la Présentation du Seigneur au Temple à des processions aux flambeaux. Cette fête chrétienne était célébrée le 2 février, elle fut alors liée à l’idée des « chandelles », qui lui ont donné son nom jusqu’à aujourd’hui.

Pourquoi fête-t-on la présentation de Jésus à cette date? Marie et Joseph, ses saints parents, observaient les rites juifs. Quarante jours après l’accouchement, la mère devait accomplir le rite de purification et le premier-né de la famille faisait l’objet d’une offrande au Seigneur. C’est lors de cet épisode au temple, que le vieillard Syméon reconnaît le premier Jésus comme la lumière pour le monde. Dans les siècles qui ont suivi la vie de Jésus, plusieurs traditions chrétiennes ont repris cette symbolique de la lumière. Dans les églises, on remplaçait les torches par des chandelles bénites dont la lueur est supposée éloigner le mal. Les chrétiens rapportaient ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer.

Quant au lien avec les crêpes, il est apparu de deux manières. D’une part, le pape Gelase Ier aurait eu l’idée d’offrir des crêpes aux visiteurs qui venaient pour cette fête de la Lumière. D’autre part, la tradition païenne prévoyait de préparer des galettes avec le blé de l’ancienne récolte pour s’assurer que la suivante soit bonne. Les galettes ainsi cuites, que l’on appelle des crêpes, se présentaient jaunes et dorées comme le soleil, gage du printemps qui revient vite.

Anne-Françoise de BEAUDRAP

Journal dimanche 31 janvier 2021