De Pâques à la Pentecôte

Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche de Pâques
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

De la résurrection de Jésus jusqu’au don de l’Esprit-Saint pour chacun une longue période de cinquante jours…

Sur ce chemin se situera l’Ascension qui s’inscrit dans le déploiement de Pâques. Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ a sauvé l’homme, sa mission est accomplie; il peut alors rejoindre son Père pour vivre dans sa gloire.

Le livre des Actes des apôtres rapporte que, pendant 40 jours, le Christ ressuscité est apparu plusieurs fois à ses apôtres. Cette période a permis aux disciples de faire leur deuil et de se préparer à vivre autre chose,. Ils sont appelés à prendre le relais d’une partie de la mission de Jésus qu’est l’évangélisation et la création de l’Eglise. Les disciples ont cru parce qu’ils ont vu (Jn 20, 30-31), ils devront s’habituer à croire sans voir ce qui est aussi ce que chaque chrétien vit aujourd’hui. Notre liberté de chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jn 16,7). Christ ne veut pas s’imposer davantage, Il nous laisse libre de croire et donc d’aimer véritablement car librement. C’est une des conséquences de l’Ascension, ce n’est donc pas un départ triste mais plutôt le temps des témoins qui commence. C’est dans cette démarche que nous pouvons encore nous inscrire. L’Eglise est maintenant appelée à se développer et à vivre par l’implication de ses membres, la famille chrétienne. Pour que ce soit possible, Jésus ne nous laisse pas seuls, avec son Père Il nous envoie la puissance de l’Esprit-Saint.

L’Eglise pour vivre a besoin de chacun d’entre nous, nous pourrions peut-être durant cette période faire le point sur notre investissement dans la vie de l’Eglise et dégager de nouvelles pistes pour nous rendre utiles. Il y a tellement de tâches à accomplir et en faisant cela notre vie en Eglise en sera encore plus riche.

Durant cette période dans notre Unité Pastorale, nous allons vivre des engagements forts : demande de baptême par des parents avec l’entrée d’enfants dans notre communauté, pas mal de couples qui vont sanctifier leur amour devant Dieu, des petits enfants qui vont recevoir Christ ressuscité lors de la première de leurs communions, des plus grands qui vont faire leur profession de foi sans oublier nos grands jeunes qui se préparent à la confirmation, tant de signes qui nous permettent de croire en la résurrection. La présence du cierge pascal allumé dans chaque célébration eucharistique durant cette période est un trait d’union entre Pâques et Pentecôte nous rappelant comme nous le dit Saint Jean : « Jésus est la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie ».

Ce dimanche premier mai est aussi la fête de Saint-Joseph travailleur.

Christian Ledy .

Prière à Saint Joseph patron des travailleurs.

O Saint Joseph, nous te prions pour les sans-travail, pour ceux-là qui veulent gagner leur vie ou la vie de leur famille

Toi qui es le patron des travailleurs, fais que le chômage disparaisse de notre société ; que tous ceux qui ont la capacité de travailler puissent utiliser leurs forces et leurs talents au service de leurs frères pour un salaire digne de leurs efforts.

Toi qui es le patron des familles, ne permets pas que ceux qui ont des enfants à nourrir et à éduquer manquent des ressources nécessaires.

Aie pitié de nos frères dans l’inaction et la pauvreté à cause de la maladie ou du désordre social. Inspire aux gouvernants, aux chefs d’entreprises et à tous les responsables, des initiatives et des solutions justes : que chaque personne ait la joie de contribuer, selon ses capacités, à la prospérité commune en gagnant honorablement sa vie.

Fais que nous profitions tous ensemble des biens abondants que Dieu nous a donnés et que nous aidions les pays moins favorisés que le nôtre. Amen.

Pape Saint Jean XXIII.

Quo vadis ?

Infos de la semaine

Feuillets du 5ème dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Une lettre pastorale de notre évêque qui nous aide à vivre et à relire notre carême.

Comme cette lettre pastorale n’a pas été distribuée à grande échelle, j’avais envie de vous partager quelques réflexions…

L’origine de la légende ou pas de quo vadis se base sur un récit provenant des actes de Saint-Pierre, un texte apocryphe qui remonte au deuxième siècle et qui nous parle de la persécution des chrétiens de Rome. Durant ce récit, Pierre demande à Jésus où vas-tu ? Cette question est aussi posée à chacun durant ce carême, où vas-tu dans la vie ? Que fais-tu de ta vie ? Allons-nous suivre le chemin de Jésus dicté par les Evangiles ou allons-nous prendre un autre chemin ? Cette année
est marquée aussi par un synode mondial nous invitant à réfléchir sur la direction à donner à notre Eglise de demain, nous en avons déjà suffisamment parlé même
si nous attendons encore avec impatience vos idées pour pouvoir les communiquer au diocèse.

Chemin synodal et chemin pascal passent par les mêmes difficultés que la route, le renoncement et les sacrifices pour atteindre la ville du salut et la vie éternelle en la résurrection. Le carême se vit en communion car il nous fait vivre la fraternité, la participation nous fait vivre la solidarité et la mission nous fait vivre le salut.
Et pourtant, si nous regardons les lectures du premier dimanche de carême, cela avait plutôt mal commencé, la première tentation de Jésus correspond à la non-communion, la seconde est la non-participation et la troisième c’est la non-mission. C’est tout simplement qu’à ce moment nous sommes tous invités à un examen de conscience sur notre vie mais aussi à regarder comment vit notre société quand elle oublie les plus pauvres, quand elle a soif du pouvoir non partagé, quand elle se lance dans le vide en négligeant l’environnement écologique. On pourrait aussi se poser la même question par rapport à notre Eglise : quand est-ce que notre Eglise se met au centre de ses propres intérêts, par exemple en oubliant la place du pauvre ? Quand est-ce que notre Eglise désire un pouvoir non partagé en ne partageant pas les responsabilités. Quand est-ce que notre Eglise se lance dans le vide en ayant une foi teintée de magie ? Le chemin de carême continue et nous invite à découvrir le but de cette mission qui nous est proposée durant ce temps fort, en toutes choses regarder le but ! Comment levons-nous la tête du guidon pour regarder le but du chemin ? Chaque démarche du carême nous montre un aspect du « marcher ensemble ». Lors de la transfiguration, Jésus se met en route avec trois disciples, puis il y a la communion de Jésus avec les prophètes, l’action des disciples et enfin la mission, c’est la voix du ciel qui oriente la compréhension de l’événement. La semaine suivante, c’est Moïse qui détourne son chemin pour aller vers le buisson d’où lui viendra sa mission. Nous arrivons au dimanche de la laetare où le fils prodigue veut changer de chemin provoquant l’éloignement de son père. Une démarche de conversion du fils le mènera de nouveau vers son père qui l’invitera à entrer en communion avec lui, l’invitant à une vie nouvelle. Cette démarche nous invite à notre tour à savoir changer notre chemin en nous tournant vers le Père mettant à profit le sacrement de la réconciliation qui nous sera proposé lors de la semaine sainte. Celle-ci a toute sa place aussi dans l’évangile de la femme adultère où Jésus nous fait découvrir la loi du pardon plutôt que la loi de la condamnation invitant ainsi à ouvrir un nouveau chemin pour cette femme qui ne savait plus ce qu’aimer voulait dire. Nous arrivons au dimanche des Rameaux, où on voit Jésus en communion avec ses disciples pour trouver une ânesse, en communion avec le peuple qui l’acclame pour terminer par une louange adressée à Dieu. Durant tout le carême, nous marchons vers le Christ qui vient à nous. Nous marchons vers une société nouvelle que l’évangile nous aide à construire. L’écoute de l’autre est indispensable, ce qui nous permettra de vivre dans une Eglise plus participative. Nous sommes en mission par notre témoignage avec l’aide de l’Esprit-Saint et devenons collaborateurs du salut que nous offre le Christ par le don de sa vie.

                                                                                                            Christian Ledy.

La moitié du chemin

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Feuillets du 4ème dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

A cette époque de l’année, il reste une tradition dans nos régions : le Laetare.

Quand on en parle, on ne peut s’empêcher de voir les chars, les déguisements, les réjouissances, la fête…

Mais connaissons-nous encore la signification de ce mot ?

En repartant de la racine latine, la définition colle bien avec la fête puisque c’est « réjouis-toi ». Quand on se retrouve entre amis, on est heureux. On s’y prépare et on y pense longtemps à l’avance.

Ce dimanche, c’est le 4ème dimanche du Carême. Il porte aussi le nom du dimanche de Laetare. C’est l’occasion de se réjouir, de faire une pause dans ce temps de Carême qui a commencé le 2 mars. Pour être tout à fait exact, le 20ème jour était cette année ce 24 mars.

Réjouissons-nous, nous avons déjà fait la moitié du chemin.

Comment cela se marque-t-il dans nos célébrations de ce week-end ?

Vous l’avez remarqué, nos prêtres ne sont pas toujours vêtus d’une chasuble de même couleur de dimanche en dimanche.

Le vert, pour les dimanches « ordinaires », le violet pour les temps d’attente c’est à dire l’Avent et Carême, le blanc pour les fêtes spécifiques, le rouge pour les fêtes liées à l’Esprit Saint comme la fête de la Pentecôte ou le sacrement de Confirmation. Le rouge est aussi utilisé à l’occasion de la fête des Saints qui ont rendu témoignage dans leur martyr sans oublier le Vendredi Saint. Celle de ce dimanche a une couleur particulière qui se retrouve également au troisième dimanche de l’avent. Il s’agit de la couleur rose, mais vu son caractère non-obligatoire (contrairement aux quatre précédentes) et le peu d’usage qui en est fait, rares sont les prêtres qui l’utilisent.

Ce week-end, c’est aussi la collecte prescrite dans le cadre du Carême de partage. En organisant cette celle-ci, Entraide et Fraternité souhaite aider la population de Madagascar à lutter contre la faim et la pauvreté. Dans ce pays, la majorité de la population est active dans l’agriculture. Le riz est l’élément central de leur alimentation. La déforestation, le partage des terres de manière très inégale entre la population locale et les multinationales ainsi que le changement climatique qui crée de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes fragilisent encore plus les malgaches.

Quelques exemples de valorisation de votre don :

25 euros, c’est un kit de semences durables.

50 euros c’est une formation en agroécologie pour une paysanne malgache

Des bulletins de versement sont prévus à cet effet dans nos églises à partir de ce week-end.

Si vous souhaitez faire un don et qu’il n’y a plus de bulletins, le numéro du compte d’Entraide et Fraternité est le BE68 0000 0000 3434. La communication à mentionner : « 6878 CAREME DE PARTAGE ».

Vous pourrez bénéficier d’une exonération fiscale si votre don est égal ou supérieur à 45 €.

D’avance merci pour votre générosité.

Bonne deuxième moitié de Carême.

Isabelle Lamblotte, assistante paroissiale

La terre appartient à Dieu.

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Feuillets du 1er dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne


Un fil rouge traverse la Bible, et a été repris par l’enseignement social de l’Église tout au long des siècles : « La terre appartient à Dieu ». Il nous la prête pour que nous en fassions un bon usage. Les évêques réunis au concile Vatican II ont déclaré : « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la charité. Quelles que soient les formes de la propriété, adaptées aux légitimes institutions des peuples, selon des circonstances diverses et changeantes, on doit toujours tenir compte de cette destination universelle des biens.» (Constitution pastorale « Gaudium et Spes » L’Église dans le monde de ce temps, n°69,1).

Jean-Paul II osait affirmer : l’usage commun des biens créés pour tous est le
« premier principe de tout ordre éthico-social » (encyclique sur le travail humain, n°19).

 Dans son encyclique Fratelli Tutti, le pape François n’a pas peur d’écrire :
« Le droit à la propriété privée ne peut être considéré que comme un droit naturel secondaire et dérivé du principe de la destination universelle des biens créés ; et cela comporte des conséquences très concrètes qui doivent se refléter sur le fonctionnement de la société » (n° 120). Nous sommes dans un monde complexe et nos possibilités d’action sont limitées. Mais nous ne sommes pas impuissants. Nous avons à prendre conscience que notre modèle doit changer. « Changer le monde, une tâche pour l’Eglise », Une tâche pour chacune et chacun d’entre nous.

Depuis mercredi passé, nous sommes entrés dans le carême, période propice à mener une réflexion et une action pour aider une partie du monde défavorisé. Cette année, c’est vers Madagascar que nous portons notre attention. Cette île regorge de richesses minières, de forêts au bois précieux convoitées par des sociétés implantées dans des pays riches. Dans ce pays, la population souffre d’une grande pauvreté, nous aurons l’occasion d’en reparler durant ce carême.

Mais le carême c’est aussi prendre du temps pour rétablir un lien plus nourri envers Dieu au travers de la prière. Nous pouvons aussi marquer un temps d’arrêt pour évaluer notre façon de consommer équitablement pour préserver notre terre. Durant ce carême, au travers des lectures, nous serons invités à changer de cap pour nous libérer, pour voir avec des yeux nouveaux, revenir vers Dieu et vers les autres tout en nous laissant surprendre et ainsi devenir des femmes et des hommes nouveaux pour accueillir la résurrection.

Voici une belle maxime pour notre carême :

Vivons simplement pour que d’autres puissent simplement vivre.
(Mohandas Karamchand GANDHI)

Christian Ledy.

Deux temps forts pour les jeunes dans notre Unité pastorale 

Infos de la semaine

Feuillets du 8ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers paroissisens,

Le week-end dernier a été riche en évènements pour nos jeunes dans l’UP.

Ce vendredi, les conditions climatiques n’ont pas arrêté une trentaine d’enfants qui se sont retrouvés au château de Dalhem pour vivre ensemble une retraite de profession de foi.

Ce week-end était placé sous le signe de la découverte du Père, du Fils et du Saint Esprit. Grâce à différents ateliers et entourés de plusieurs animateurs, ils ont pu échanger et apprendre à travers l’icône de la Trinité. Pour les aider, différents soutiens comme des vidéos, des livres, des BD, un jeu de piste, une réflexion sur le synode adaptée à leur âge,…

Ils sont repartis avec une icône fabriquée personnellement grâce à l’aide précieuse d’un couple de paroissiens de l’Unité.

Cette retraite a aussi permis aux jeunes d’expérimenter la vie en communauté grâce à l’organisation de la vaisselle ou le partage des lieux de vie communs.

Après l’écriture de leur profession de foi, les enfants ont accueilli notre curé Oscar pour une célébration de clôture. Vous aurez l’occasion d’entendre ces proclamations de foi lors des célébrations au mois de mai.

Nous espérons qu’ils continueront à grandir dans la foi avec l’envie de découvrir toutes les richesses que peut apporter la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

D’autres jeunes, aînés dans la foi, ont choisi de recevoir le sacrement de la confirmation. Elisabeth nous en donne quelques moments importants :

« Ce samedi, 7 jeunes présents avec beaucoup de sérieux et responsables de leur engagement ont reçu le sacrement de confirmation. C’est une belle assemblée qui les entourait et les a porté dans ce choix.

Au début de la célébration, chacun a reçu une croix de Taizé. Elle leur rappelle le magnifique moment vécu à la Toussaint lors de leur retraite.

Tout au long de la célébration, leurs interventions exprimées étaient réfléchies et empreinte d’une réflexion intérieure. L’homélie de Mgr Delville, qui faisait le lien entre les lectures, le sacrement et les lettres personnelles des jeunes, leur a permis de prendre conscience de l’attention toute particulière qui leur était accordée dans leur démarche. Quelques grands moments : l’imposition des mains, la chrismation dans le silence et beaucoup de recueillement. L’accompagnement musical a aussi permis de vivre ce moment dans la joie et la prière.

Au terme de la célébration, notre Evêque leur a remis un cadeau pour leur permettre de poursuivre, dans la prière, leur chemin de foi. »

Chacune des célébrations était en communion par une intention l’une envers l’autres. Ces jeunes qui ont poursuivi leur chemin de foi grâce au soutien de la communauté nous rappellent que nous sommes tous en route. Soutenons les jeunes qui osent se poser en chrétiens et qui font confiance au Seigneur pour les éclairer tout au long de leur vie.

Lorsque l’on parle de chemin, on ne peut s’empêcher de penser au nouveau cheminement en communauté qui va commencer ce mercredi 2 mars avec la célébration des Cendres : le Carême qui nous amènera à Pâques.

Cette année, Entraide et Fraternité propose de réfléchir sur la répartition des richesses au sein de pays comme Madagascar et Haïti.

Le thème de cette année : « Ecouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres »

« En cette période toujours marquée par la crise sanitaire et ses conséquences, ce Carême nous offre une nouvelle possibilité de nous soutenir mutuellement et de cheminer ensemble vers Pâques. Cette année, nous revenons sur l’appel du pape François (Laudato si’, n°49) à « écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». À Madagascar, cette double clameur est immense. Écoutons-la ! (Introduction du texte de présentation du Carême, Entraide et Fraternité).

Tout au long de ce Carême, une piste de réflexion vous sera proposée en lien avec les lectures du jour. Un visuel d’accompagnement vous sera présenté lors de la première célébration de ce temps de Carême.

Bonne route à toutes et à tous !

Isabelle Lamblotte

Assistante paroissiale