Vivre la Pentecôte dans un esprit d’unité et de solidarité.

Infos de la semaine

Feuillets du 23 et 24 mai 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Bonne fête!!!! Et oui, chers lecteurs. C’est la fête de la Pentecôte aujourd’hui. C’est le jour de la naissance de l’Église. L’Église universelle a pris forme lors de cette fête, N’est-ce pas merveilleux qu’après autant de temps nous la fêtions encore ?

La Pentecôte renvoie certes à un événement miraculeux survenu il y a plus de 2000 ans à Jérusalem, l’effusion de l’Esprit-Saint sur les Apôtres. Mais peut-on réduire la célébration de cet événement à une simple fête commémorative, celle d’un souvenir ou d’un événement glorieux qui appartient exclusivement au passé, comme si depuis lors, l’Esprit avait cessé de souffler sur nous, les disciples du Christ ?

Loin d’être un privilège inaccessible ou réservé à quelques-uns et à une époque, l’Esprit-Saint est omniprésent dans nos vies, Il n’a jamais cessé d’animer l’Église et de descendre sur les chrétiens qui l’invoquent. Il est en effet le moteur originel et perpétuel de l’Église. Célébrer la Pentecôte, c’est donc moins évoquer un souvenir que magnifier l’actualité de l’Œuvre de l’Esprit-Saint en chacun de nous et au sein de l’Église.
Comme le dit à ce propos le pape François, « […] aucun chrétien ne peut rendre un témoignage complet et authentique […] sans l’inspiration et l’aide de l’Esprit. […] L’Esprit est donc le véritable protagoniste de la mission : c’est lui qui donne la parole juste, au bon moment et de juste manière. » (Pape François, Message pour la journée mondiale des missions, 2022). La Pentecôte, ce n’est toutefois pas seulement l’effusion de l’Esprit et l’envoi en mission des apôtres et disciples du Christ, c’est aussi la manifestation de l’unité de l’Église, par-delà la diversité de ses membres. Le souffle de l’Esprit-Saint permit en effet à toutes les personnes réunies à Jérusalem ce jour-là, par-delà leur diversité linguistique, d’entendre (et propager ensuite) dans leur propre langue un seul et même message, une seule et même Bonne Nouvelle.

La Pentecôte nous fait revivre ce moment d’unité qui est à l’origine de l’Église.  Grâce à l’Esprit de Dieu, nos différences qui souvent nous séparent, deviennent des grâces d’expérience de communion. Nous redécouvrons ainsi qui nous sommes réellement : des fils et filles d’un même Père, membres d’une grande famille, l’Église.

Cette fête rappelle qu’il est possible de se développer comme personne avec l’aide de la foi en Dieu, en s’appuyant sur l’inspiration de l’Esprit saint, une inspiration créatrice d’idées positives remplies d’amour, de solidarité et de paix.

Dans un monde en constante évolution, voire en ébullition, où les défis sociaux, environnementaux et spirituels sont nombreux, la Pentecôte nous rappelle ainsi l’importance de prendre le temps pour ouvrir nos cœurs à cette présence divine transformatrice, à être réceptifs à son inspiration et à suivre ses propositions dans nos vies quotidiennes.  

Ainsi, l’Esprit saint m’aide à me projeter dans notre aujourd’hui et notre demain de façon aimante et audacieuse. Il nous propose des idées, des réflexions et des actions pertinentes, voulant nous guider et nous transformer selon l’appel du Dieu d’amour et de paix.

Elle donne un sens à mon action bénévole, à ma participation citoyenne et à mon investissement dans ma paroisse et dans ma communauté. Peut-être va-t-elle engendrer de nouveaux engagements dans des services nécessaires à la vie de nos communautés (équipes des lecteurs, équipe pastorale, équipe deuils, catéchèse, fleuristes amateurs pour enjoliver nos églises…) 

Je pense qu’il est bien de se rappeler, en ce jour d’anniversaire, quelques-unes des œuvres que Dieu a accomplies et continue d’accomplir par notre Église. Les différentes communautés juives ont entendu les disciples parler en différentes langues et tout le monde s’est compris, tout le monde s’est compris parce que c’est le langage de l’amour qui a été parlé, le langage de Dieu. Le don de l’Esprit saint nous invite à continuer à partager cet amour et à parler des œuvres de Dieu à ceux et celles qui nous entourent. Il nous invite à entrer en contact avec l’autre et ce peu importe la culture, l’identification de genre, l’orientation sexuelle, la couleur de peau, la religion, le statut social et même la langue. Cette vision et ce but ultime d’une Église unie dans la diversité n’est pas une Église formée de gens qui sont identiques et qui partagent les mêmes croyances. Le but d’une Église unie dans la diversité est seulement une Église qui est unie et motivée par l’amour. Chers lecteurs, que l’Esprit de Dieu descende sur nous encore une fois, aujourd’hui, et qu’il soit porteur des fruits de l’amour.

                                                                                                          Christian Ledy.

Le secret des couples qui restent amoureux.

Infos de la semaine.

Feuillets du 16 et 17 mai 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Saint-Julienne

Au début, il y avait l’élan, la joie de se retrouver, le désir spontané, parfois même cette impression que l’amour allait de soi. Puis les années passent. Les habitudes s’installent. Les blessures aussi. Les conflits non résolus, la fatigue, les responsabilités, parfois les déceptions. Et certains couples finissent par glisser dans une fidélité vécue surtout par devoir. 

Beaucoup de mariés portent cette question en silence : « La passion des premières années reviendra-t-elle un jour ? »

Il est vrai que l’amour conjugal n’est pas seulement un sentiment. Mais il ne peut pas non plus survivre longtemps comme une simple structure vide soutenue uniquement par les « piliers du mariage ». 

La fidélité, l’indissolubilité, la liberté et l’ouverture à la vie sont les fondations de la maison. Mais une maison n’est pas faite seulement de fondations. Elle est faite pour être habitée, éclairée, vivante et chaleureuse.

Le danger aujourd’hui est double. 

D’un côté, notre culture croit que lorsque les sentiments disparaissent, l’amour est mort. Alors on cherche ailleurs une émotion plus forte, une nouveauté, un frisson immédiat. 

De l’autre côté, des couples catholiques tombent dans l’excès inverse : ils restent fidèles extérieurement, mais en enterrant peu à peu toute tendresse, toute joie, toute affection, comme si aimer signifiait seulement « tenir bon ».

Or, l’amour conjugal n’est ni une émotion sans fidélité, ni une fidélité sans vie. Il a besoin de deux dimensions inséparables : d’une part, le désir de l’autre, la joie d’être avec lui, la tendresse, les sentiments ; et d’autre part, l’amour qui se donne, qui sert et se sacrifie pour le bien de l’autre.

Et contrairement à ce qu’on imagine souvent, le don de soi dans les moments de « sécheresse » n’est pas une manière de faire semblant d’aimer. Il ne transforme pas l’amour en mensonge. Au contraire, c’est souvent ce qui l’empêche de mourir.

Car ce n’est pas en attendant passivement ou en cherchant obsessionnellement « à ressentir quelque chose » que les sentiments reviennent. C’est souvent au moment où chacun recommence à sortir de lui-même pour aimer concrètement l’autre que quelque chose renaît peu à peu.

C’est en recommençant à se regarder autrement, à se parler autrement, à se servir mutuellement, à redevenir disponibles l’un à l’autre, à guérir les blessures laissées s’accumuler pendant des années, qu’un couple retrouve une affection vivante.

Ainsi, l’un des plus grands ennemis du couple, ce n’est pas le conflit, mais « l’installation confortable » : le moment où l’on cesse de cultiver la relation, où l’on considère l’autre comme « acquis », où l’on vit côte à côte sans continuer à se choisir. 

Or, l’amour conjugal ne reste vivant que s’il est nourri par des gestes simples, du temps offert et des paroles douces. Parfois, l’amour recommence simplement autour d’un repas partagé sans distractions, d’une promenade, d’un pardon enfin demandé, ou du choix de recommencer à prier ensemble.

Alors oui, l’élan amoureux peut ressurgir. Pas toujours sous la forme naïve et explosive des débuts, mais souvent sous une forme plus profonde, plus paisible et plus forte. 

Le véritable miracle de l’amour chrétien n’est pas d’éviter tous les hivers, mais de découvrir que, à travers le don de soi, l’amour peut encore refleurir. 

Car dans le mariage sacramentel, le Ressuscité lui-même vient habiter l’alliance des époux. Bien sûr, cela suppose que les deux acceptent encore de marcher ensemble.

Peut-être que ces lignes seront une source d’espérance pour certains, mais elles peuvent aussi être douloureuses pour ceux qui portent aujourd’hui la blessure d’un mariage brisé. Cependant, cela ne signifie pas forcément qu’on a échoué à l’amour. Car il existe des situations difficiles où continuer à vivre ensemble finit par détruire les personnes elles-mêmes. La séparation peut alors devenir nécessaire pour protéger ce qu’il reste d’humanité, de paix ou de dignité. 

Mais se séparer ne signifie pas laisser la place à la haine ou au ressentiment.

L’absence de l’autre ne veut pas toujours dire la fin de l’amour. Peut-être que nos veufs et veuves en sont les témoins les plus silencieux et les plus vivants. 

Vivons avec cette espérance : Dieu ne laisse pas se perdre ce qui a été aimé dans la vérité. Et le Christ promet qu’un jour, tout ce qui a été blessé, séparé ou demeure inachevé sera guéri et transfiguré dans le cœur même de Dieu.

P. Jad-Élia Nassif

En ce mois de mai, prions tous avec la vierge Marie!

Infos de la semaine

Feuillets du 9 et 10 mai 2026
Marie-Médiatrice
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Je me souviens d’avoir un jour publié un article concernant le mois d’octobre qui est communément dénommé le mois du Rosaire, et c’était pour essayer de répondre à la question de savoir le pourquoi, surtout sachant que le chapelet fait partie de notre prière régulière sinon quotidienne dans le but d’assouvir notre soif de prier avec Marie, Mère de l’Eglise et notre Maman du ciel ! La même question se pose ici : pourquoi appelle-t-on mai le mois de Marie ?

Effectivement, le mois de Marie est le nom traditionnellement donné au mois de mai par les chrétiens, particulièrement dans les familles catholiques et anglicans. Il se termine le 31 mai avec la fête de la Visitation de la Vierge Marie.

Comme liturgiquement le mois de mai n’a pas de grande fête mariale comme par exemple le mois d’août (le 15) ou de décembre (le 08), ce serait mieux de ne pas chercher une quelconque explication du côté du cycle liturgique, mais plutôt du cycle des saisons car cette idée est renforcée par de nombreuses expressions privées et publiques de dévotion pour honorer la Vierge Marie, mère de Jésus, qu’on trouve au cours de l’histoire.

C’est ainsi que, par exemple au 13ème siècle déjà, l’histoire nous apprends qu’il y avait un roi, Alphonse X de Castille, dit le Sage (1221-1284) qui était poète et amoureux de la poésie qui, dans un de ses poèmes, avait associé la beauté de Marie à celle du mois de mai. Puis au siècle suivant, 14ème siècle, beaucoup saluaient l’initiative d’un Frère Dominicain, Henri Suso (1295-1366), qui avait pris l’habitude d’orner de manière admirable les statues de Marie de couronnes de fleurs.  Il y a donc très probablement un lien entre la beauté de la flore qui se déploie au mois de mai et notre Mère du ciel, que certains appellent la belle Dame.

Il n’est donc pas étonnant que le mois de mai, étant ainsi associé au printemps et considéré comme celui du renouveau, d’une renaissance, vu que la vie ressurgit et qu’on assiste au grand spectacle de la nature parée de toute sa beauté avec les fleurs de différentes couleurs pour dévoiler et laisser éclater la vie, cela a conduit aussi l’Eglise à dédier ce mois à Marie considérée comme la plus belle de toute la créature.

Bien entendu comme dans la plupart des cas quand il s’agit de dévotions, ici sur le vieux continent, c’est à fin du 16ème siècle qu’est née à Rome la coutume de consacrer chaque jour du mois de mai à une prière mariale renforcée et là, nous avons par exemple Saint Philippe Nérie qui rassemblait les enfants autour de l’autel de la sainte Vierge dans son église et qui leur demandait d’offrir à la Mère de Dieu des fleurs du printemps, symbole des vertus chrétiennes qui devraient aussi éclore dans leur vie chrétienne. Les Jésuites ont ensuite beaucoup contribué à la diffusion de cette dévotion à grande échelle dans toute l’Italie au 17ème et 18ème siècle jusqu’à son approbation par le Pape Pie VII en 1815, une approbation suite à laquelle cette dévotion se propagea dans toute l’Eglise.

Donc, on peut retenir que le mois de Marie est depuis le début, non seulement un bel acte de piété envers la Vierge Marie mais aussi un engagement à se sanctifier jour après jour.

Et pour conclure, comme ce mois de mai, mois de Marie donc, coïncide avec le Temps pascal chaque année, je préciserais qu’ils ne se concurrencent pas, au contraire, le mois de Marie nous aide à mieux vivre le temps pascal ! En effet, il y a même un lien très fort parce que, lorsque nous récitons les mystères glorieux du chapelet, nous parcourons avec Marie les trois grandes étapes du temps pascal : la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte. Et puis surtout, il faut rappeler que lorsque nous contemplons la vie de Marie,  nous découvrons la toute pure, nous nous émerveillons devant celle qui n’a pas péché ! Or, le temps pascal est le moment où nous prenons conscience que par la Résurrection, nous sommes morts au péché pour ressusciter à la vie nouvelle avec le Christ. Ainsi le mois de Marie est l’occasion de pratiquer les vertus qui manifestent la vie nouvelle dans la force de l’Esprit.

Bonne dévotion à toutes et tous et fructueuse prière avec la Vierge Marie, mère du Christ et Notre Dame du Magnificat.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

(D’après diverses sources).

Dieu est-il aussi sur les réseaux sociaux?

Infos de la semaine

Feuillets du 2 et 3 mai 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

On passe tous du temps sur nos téléphones.

Parfois quelques minutes… parfois beaucoup plus.

On regarde, on fait défiler, on s’arrête sur une vidéo, une phrase, une image. Et sans toujours s’en rendre compte, certaines choses nous marquent.

Mais est-ce que Dieu a une place là-dedans ?

C’est la question que je me suis posée dans mon travail de fin d’études en théologie pastorale, intitulé « Cyberthéologie et évangélisation 2.0 : les médias sociaux au service de la mission pastorale des jeunes »  .

Faisant partie de la génération Z, je vois bien que les réseaux sociaux ne sont pas juste un “plus” dans nos vies. C’est un endroit où l’on vit, où l’on pense, où l’on cherche, parfois sans même le formuler, quelque chose de plus profond.

Et c’est là que la question devient intéressante :

si les personnes sont là… pourquoi l’Église n’y serait-elle pas aussi ?

Pas pour faire du bruit en plus.

Pas pour “vendre” la foi.

Mais pour être présente autrement.

On parle parfois de cyberthéologie. Derrière ce mot un peu compliqué, il y a une idée simple : la foi ne disparaît pas dans le monde numérique, elle y entre. Elle s’y exprime autrement, avec d’autres mots, d’autres formes, mais toujours avec la même profondeur.  

Aujourd’hui, beaucoup ne viendront jamais spontanément à l’église.

Mais ils tomberont peut-être sur une parole, un témoignage, une vidéo… au détour d’un écran.

Et parfois, ça suffit pour ouvrir une question.

Bien sûr, rien ne remplacera jamais la rencontre réelle, la communauté, les sacrements.

La foi ne se vit pas en ligne.

Mais elle peut commencer là.

Alors peut-être que la vraie question n’est pas :

« Les réseaux sociaux sont-ils faits pour la foi ? »

Mais plutôt :

qu’est-ce que nous, chrétiens, choisissons d’y apporter ?

Parce qu’au fond, derrière chaque écran, il y a une personne.

Et cette personne, elle aussi, peut être rejointe.

Carla CERAMI

Dimanche du Bon Pasteur… Dimanche des vocations.

Infos de la semaine.

Feuillets du 25 et 26 avril 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne


En ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, nous célébrons la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. La vocation est comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous.

Le Pape Léon XIV invite toute l’Église – et en particulier les jeunes – à redécouvrir la vocation comme une expérience profondément intérieure, enracinée dans la rencontre personnelle avec Dieu. Au cœur de son message émerge une image forte et suggestive : Jésus comme le « beau pasteur », celui qui attire et transforme la vie de ceux qui le suivent. « La vie est vraiment belle si on le suit », affirme le Pape, soulignant que la vocation n’est pas une imposition, mais « un projet d’amour et de bonheur ».

Le chemin de la beauté. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit, c’est un chemin de beauté qui s’ouvre à nous. Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Cette relation se construit dans la prière et le silence et elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer. Il est nécessaire et urgent de créer des contextes favorables afin que ce projet puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir.

Connaissance réciproque. « Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour ». Il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentique. Chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.

Confiance. De la connaissance naît la confiance, essentielle tant pour accueillir la vocation que pour persévérer dans celle-ci. Pensons à saint Joseph qui, malgré le mystère inattendu de la maternité de la Vierge, s’en remet au rêve divin. « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “oui”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani » Dieu ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres, mais vient dissiper toutes nos ténèbres par sa lumière ce qui permet à notre vocation de mûrir.

Maturation. La vocation s’intègre dans un processus dynamique de maturation, favorisé par l’intimité avec le Seigneur : rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation. Celle-ci n’est donc pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe lors de notre vie humaine. Cultivons notre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtons-nous, écoutons, confions-nous : de cette manière, le don de notre vocation mûrira, nous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.

Nb : Cet édito a été rédigé en m’inspirant de la lettre du Pape Léon XIV « La découverte intérieure du don de Dieu ».

                                                                                                  Ledy Christian.