Semaine de Prière pour l’unité des Chrétiens

Infos de la semaine

Feuillets du 2ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Cela fait déjà quelques semaines que nous vous avons informé du départ de notre cher vicaire Thomas SABBADINI. Dans le feuillet du week-end dernier je vous disais que malheureusement nous sommes dans l’impossibilité de lui faire nos adieux et nos remerciements lors d’une belle assemblée en prière en Unité pastorale. Ce week-end vous recevez des informations sur de simples gestes que ceux qui le désirent peuvent poser pour lui témoigner de notre gratitude pour ces cinq bonnes années de présence dans notre Unité pastorale avec tout le travail qu’il y a accompli avec beaucoup d’abnégation.

J’aimerais évoquer la question de l’horaire des messes parce qu’il y en a qui, avec raison, demandent quelle sera l’organisation après le départ de Thomas. Jusqu’à présent l’Evêché ne nous a trouvé qu’un vicaire dominical, étudiant à l’Université de Liège, qui viendrait chez-nous. Etant étudiant doctorant, il est évident qu’il va donner priorité à ses études, puis nous pouvons compter sur lui pour les messes dominicales, mais il pourra aussi participer à certaines autres activités pastorales dans notre UP selon sa disponibilité, c’est-à-dire si sa plage horaire académique dont il n’a encore pris connaissance le lui permet ! Nous aurons l’occasion de vous le présenter très prochainement, mais sachez-le donc, normalement avec sa présence l’horaire de messes dans nos paroisses ne va pas changer !

Je vous ai rappelé également que, comme chaque année, du 18 au 25 janvier c’est la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Nous sommes invités à prier pour la réconciliation entre les églises chrétiennes séparées. Cette année, le thème de la semaine est tiré de l’évangile de saint Jean : « Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9).

« Ce thème de la Semaine de prière 2021 est une grande joie et une grande chance. Il nous fait entrer dans notre véritable lieu de vie. Il invite à habiter nos existences et le monde avec Jésus et de son point de vue. À l’image d’une agence immobilière, les Églises ont la mission d’aider chacun à trouver sa façon bien à lui de demeurer avec Jésus. Hôte du Seigneur, nous pratiquons l’hospitalité. Nous visitons les demeures des autres chrétiens pour enrichir les nôtres et accueillir les autres, particulièrement les blessés de la vie ».

Une brochure (uniquement numérique) a été réalisée pour nous aider à prier avec nos frères et sœurs des autres églises. Vous pouvez la télécharger en vous rendant sur le site du Comité inter-ecclésial de Bruxelles : www.cib.brussels

La crise sanitaire oblige, il n’y aura pas de manifestations ou rassemblements œcuméniques publics dans notre diocèse comme on le faisait avant.

Permettez-moi de conclure en m’adressant à une vingtaine de paroissiens qui ont pu donner suite à mon appel pour continuer à financer le projet qui me tient à cœur dans mon village au Rwanda : aider et permettre à des jeunes filles – devenues prématurément mères célibataires, reniées par leur propre famille, mal vues et discriminées socialement – à se reconstruire et à prendre leur vie en mains. A vous qui avez pu faire un don pour soutenir ce projet, UN TOUT GRAND MERCI pour elles ! Vous pouvez vous en féliciter car grâce à vous et votre générosité, j’ai pu rassembler la somme de 1640€ qui, comme la formation du premier groupe est terminée, sera en partie utilisée pour l’achat du matériel et d’équipements des salons (sous forme de coopérative) pour se lancer professionnellement comme cela avait été défini dès le démarrage du projet, et puis une autre partie pour financer la formation du 2ème groupe.

Comme nous sommes toujours en ce début du nouvel an, que tous mes bons vœux vous accompagnent toutes et tous. Aussi, je vous souhaite du fond du cœur de vivre simplement une année de paix et avec la grâce de Dieu, une année de bonheur et d’amour que vous pourrez partager avec tous vos proches.


Oscar MUREKEZI, votre curé


feuillets pour la célébration oecuméniqueles réflexions bibliques

Vu la situation sanitaire actuelle, il est clair que la Semaine de l’Unité des Chrétiens, prévue du 18 au 25/01/2021 prochain, ne peut que souffrir des changements imprévus dans sa forme traditionnelle.
Avec les précautions sanitaires en cours, le Comité Interecclésial de Bruxelles (CIB) a jugé inapproprié d’imprimer les traditionnels carnets de prière pour la Semaine de l’Unité ou d’envisager des célébrations oecuméniques en présentiel.
Notre équipe de réflexion oecuménique de Verviers constituée de cinq confessions religieuses dont l’Eglise Orthodoxe, les deux Eglises Protestantes de Laoureux et d’Hodimont, l’Eglise de l’Armée du Salut et l’Eglise Catholique.
Cette année, suivant l’usage, c’était normalement la communauté protestante de la rue Laoureux qui était supposée héberger la célébration oecuménique. Nous avons donc envisagé que des capsules de célébrations oecuméniques y soient enregistrées et ensuite mises en ligne sur le site de la Paroisse de Verviers-Laoureux et Spa: https://www.epub-verviers-spa.be. Dans la rubrique « cultes et méditations », voir les cultes audios ayant pour titre « Semaine de l’Unité ».
En pratique, pour nous permettre de couvrir la semaine, trois capsules de prière oecuménique réalisées par 5 responsables des communautés chrétiennes de Verviers seront mises en ligne tous les deux jours. Les thèmes seront les suivants : • Le lundi 18 Janvier : s’ouvrir à l’unité de la personne • Le mercredi 20 Janvier : redécouvrir l’unité des chrétiens • Le vendredi 22 Janvier : s’ouvrir à l’unité de tous les peuples
La dynamique qui marque l’allure profonde de la prière est inspirée de la vie monastique des « Dames de Morges » de Grandchamp en Suisse et qui sont proches de la spiritualité de Taizé. Ce sera donc une prière rythmée par l’écoute de la Parole, le chant, le silence et l’intercession. C’est donc en « demeurant uni dans son Amour que Jésus nous rassure de porter des fruits en abondance ».
Que cette semaine de l’Unité féconde notre fidélité à Jésus qui nous veut tous « UN » dans la relation à nous-mêmes, la relation aux autres et la relation au Père.
Stanis Kanda, votre frère.

Connaissons mieux nos fêtes liturgiques : Noël-Epiphanie-Baptême du Seigneur !

Infos de la semaine

Feuillets : Baptême du Seigneur
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Je ne vous apprends rien, nous sommes à la fin du temps de Noël que nous clôturons avec la solennité du « Baptême du Seigneur » et cette année c’est l’Evangéliste Marc qui nous en parle ! J’en profite pour préciser que chez Marc et Jean, on ne voit aucune trace de l’enfance de Jésus : pas d’enfant couché dans une mangeoire, pas de sainte famille, pas de rois mages…. Rien de tout cela !  Mais tout comme Matthieu le dimanche dernier, Marc nous parle d’une Epiphanie et chez-lui l’Epiphanie c’est le baptême du Christ par Jean le Baptiste, événement qui est une révélation qu’en la personne de Jésus, c’est toute la vie trinitaire qui se déploie : Dieu Père, Fils et Esprit Saint ! C’est ce qu’on appelle la « Théophanie » : le Père qui reconnaît son Fils dans l’Esprit. Autrement dit, chez Marc Dieu manifeste son incarnation lors du baptême du Fils par le don de l’Esprit Saint, le même qui sera donné ensuite à tous ceux qui recevront le baptême.

Dimanche dernier -pour ceux qui étaient avec moi dans les messes que j’ai célébrées- je disais que Noël et l’Epiphanie sont deux aspects d’une même fête. En se référant aux pratiques du passé, on peut même affirmer que la fête de l’Epiphanie est un peu un double de celle de Noël parce que l’Eglise primitive fêtait d’abord l’Epiphanie, vécue comme la manifestation de Dieu au monde, et ce n’est qu’au 4ème siècle qu’on a voulu fêter la naissance de Jésus-Christ (comme premier des événements concrets de cette manifestation).

Il y en a même qui pensent que cette décision de faire passer Noël avant l’Epiphanie avait un autre objectif : détrôner la fête païenne du solstice d’hiver. C’est ainsi que petit à petit la fête de Noël a fini par l’emporter sur l’Epiphanie, mais en réalité le sens en est commun : Dieu se rend visible et se manifeste aux hommes.

Revenons un peu sur la fête du Baptême du Seigneur. De même que l’Epiphanie était en quelque sorte un double de la fête de Noël, de même le Baptême du Seigneur est en quelque sorte un double de l’Epiphanie. Nous avons donc trois fêtes qui sont « des manifestations du Seigneur » : d’abord Noël qui est fête de la naissance physique de Jésus, puis l’Epiphanie que nous fêtons comme prémices de la manifestation de Jésus au monde et enfin le Baptême du Seigneur que nous célébrons comme la reconnaissance de la filiation par Dieu lui-même : « C’est mon fils bien-aimé ».

Mais aux yeux de Jean-Baptiste qui le reçoit pour le baptiser, il y a un grand souci : pour lui Jésus est le Messie, le Sauveur promis, sans aucun doute. Jésus est le fils de Dieu, saint et donc sans péché. Or le baptême que Jean propose et donne à ceux qui s’engagent à se détourner du mal et mener leur vie dans la fidélité au Seigneur Dieu, c’est un geste de conversion, de purification.
Donc pour lui Jésus n’a pas besoin de vivre ce geste-là !

Dans un premier temps nous pouvons donner raison à « Jean le Baptiseur » : Jésus n’a pas besoin de conversion, mais en même temps rappeler que Jésus ne désire pas ce baptême pour lui-même ! C’est pour toute l’humanité pécheresse qu’il entre dans les eaux du Jourdain et par ce geste Jésus porte les péchés et le poids des souffrances de ses frères et sœurs qu’il est venu libérer et sauver.

En d’autres mots, en entrant dans les eaux du Jourdain, Jésus assume cette mission extraordinaire qui sera la sienne : donner sa vie pour la multitude. Il sera ce Serviteur souffrant dont parle le prophète Isaïe (Isaïe 53, 1-12). Il ira jusqu’au bout et mourra sur une croix pour le salut du monde.

A l’exemple de Jésus, notre baptême doit être mieux compris et vécu au quotidien dans l’ensemble de notre vie que Dieu nous donne sur terre, dans nos chemins vocationnels personnels variés et surtout dans notre fidélité indéfectible à Dieu.

Nous pouvons lui demander de nous garder, comme Lui, confiants en Dieu qui s’adresse encore aujourd’hui à chacune et chacun de nous en disant : Tu es mon fils bien-aimé, tu es ma fille bien-aimée « en toi je trouve ma joie ».

Permettez-moi de terminer en vous rappelant le départ de notre cher Vicaire Thomas appelé par notre Pasteur diocésain pour une autre mission à la fin de ce mois de janvier. Nous aurions aimé le fêter comme il se doit, poser des gestes de notre gratitude et le lui exprimer de vive voix dans un grand rassemblement en Unité pastorale, mais la crise sanitaire ne nous le permet pas. Néanmoins, je dois voir sans tarder avec l’Equipe pastorale ce que nous pouvons proposer pour qu’il y ait quelque chose avant son départ. Je reviendrai vers vous très prochainement !

Vous savez aussi que du 18 au 25 janvier c’est la semaine universelle de prière pour l’unité des chrétiens. Là aussi, il n’y aura probablement pas de grandes manifestations et rassemblements comme on le faisait d’habitude, mais je vous le rappelle et vous encourage de prier à partir de chez-vous pour que cette grande famille chrétienne trouve de plus en plus d’ouverture au dialogue et qu’elle parvienne un jour à une certaine communion de ce qui les fait vivre plutôt que s’enliser chacune dans ce qui les sépare et les divise !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Nos célébrations à 15 personnes.

L’Equipe pastorale avait imaginé des célébrations eucharistiques et des temps de prière avec distribution de la communion… et des inscriptions à la messe une semaine sur trois…
Et nous nous rendons compte que ça ne fonctionne pas bien, que c’est compliqué pour tout le monde et qu’il y a à certains endroits plus de personnes inscrites au temps de prière qu’à la messe.
Nous tenons en tout cas à vous remercier pour votre compréhension et pour la gentillesse durant vos appels téléphoniques au secrétariat.
Après ce constat, nous avons décidé de modifier le système d’inscription. Nous avons bien conscience que changer encore une fois, c’est ennuyeux, mais nous essayons de nous adapter au mieux à la situation pour le bien de chacun, que ce soient les célébrants, le secrétariat mais surtout les paroissiens.

A partir du 4 janvier 2012

Pour les messes de semaine : nous revenons à l’horaire habituel, c’est-à-dire une seule messe à 8h30.
Les inscriptions sont vivement conseillées.

Pour les messes de week-end : nous gardons l’horaire habituel :
sam 16h à l’Immaculée Conception
sam 17h45 à Marie-Médiatrice
dim 9h30 à Saint-Nicolas
dim 10h à Saint-Hubert
dim 11h à Sainte-Julienne

Les premiers qui appellent seront les premiers inscrits. Nous ne tenons plus compte du délai de 3 semaines entre chaque participation.
S’il ne reste plus de place dans l’église de votre choix, le secrétariat vous proposera :
de vous inscrire dans une autre église (en fonction des places encore disponibles)
ou de vous inscrire au temps de prière qui suit la messe et de vous inscrire en priorité à la messe la semaine suivante.

Le secrétariat ne prendra les inscriptions que pour une seule semaine à la fois

Nous espérons que cette façon de procéder conviendra mieux à chacun.

Bonnes et Joyeuses fêtes de fin d’année !

Infos de la semaine

Feuillets des célébrations :
Fête de Sainte Marie, Mère de Dieu
Epiphanie
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Avec notre entrée dans la nouvelle année 2021, nous avons un condenséede quatre choses à fêter, des fêtes qui peuvent nous servir de signes d’espérance en ces temps difficiles qui sont les nôtres !

Le vendredi 01 janvier, premier jour de l’an, nous sommes en compagnie de
Marie à l’occasion de la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, un titre qui lui a été donné après une longue réflexion au Concile Œcuménique de Nicée en 431. Marie-Mère de Dieu pour souligner les deux facettes de la maternité de Marie, ce qui nous est très bien dit de façon concise par Saint Paul dans sa lettre aux Galates
« Dieu a envoyé son Fils né d’une femme » (Gal 4,4-7). Cette fête qui vient une
semaine après la fête de Noël nous permet non seulement d’honorer la Vierge-Marie pour avoir dit « Oui » à la parole de Dieu, mais aussi d’affirmer avec conviction qu’en nous rejoignant dans notre humanité, en naissant d’une femme de genre humain, Jésus n’a pas fait semblant. Il est venu partager pleinement notre vie et notre condition humaine dans son corps, dans sa chair, dans son esprit et Marie est sa mère bénie entre toutes les femmes car elle a porté en elle celui qui est le Fils de Dieu. Notre foi nous ramène donc à cette vénération de Marie pour avoir engendré celui qui a été reconnu comme Fils de Dieu envoyé par son Père pour une mission précise : le salut du monde !

Ce premier jour de l’an est aussi la Journée internationale pour la paix, une journée proclamée par le pape Paul VI en 1967. Etant placée au début de l’année, cette journée se veut une interpellation pour la paix au sein des couples, des familles, la paix entre les nations, la paix dans le monde…, un vœu si cher dont tout le monde rêve la réalisation car nos années ne peuvent s’ouvrir devant nous et se passer sans avoir comme horizon celui de la paix universelle. Nous entrons donc dans la nouvelle année, accompagnés de Marie, en priant pour que le Seigneur fasse de chacune et chacun un instrument de paix !

La 3ème chose est l’entrée dans la nouvelle année : les vœux du 1er jour de l’an 2021, une année que nous pouvons placer sous le signe de l’espérance après avoir toutes et tous été touchés, perturbés et mal vécu d’une manière ou d’une autre 2020 à cause de la pandémie du COVID-19. On n’est pas encore sorti de l’auberge mais nous espérons que les vaccins qu’on commence à administrer chez-nous en Europe et à l’échelle mondiale vont nous permettre de finir par vaincre cette pandémie.

Depuis le mois de mars 2020 avec les confinements et autres mesures contraignantes qui se sont succédés, notre accueil de la vie a été remis en question : nous en avons certainement découvert la richesse et la beauté, nos initiatives et gestes de solidarité ont démontré que nous sommes allés plus en profondeur dans nos relations, ce qui nous a permis de nous décentrer de nous-mêmes, de nous dégager du superflu et de l’accessoire pour nous ouvrir aux autres et à la solidarité !

En plus de la paix et la bonne santé auxquelles nous aspirons tous, mon vœu le plus cher est que 2021 vous trouve toutes et tous encore plus ouverts aux surprises de l’Esprit et que notre foi s’en trouve raffermie. Que 2021 nous ouvre un espace où se bâtit et se vit non seulement un avenir, mais aussi où se déroule une vie solidaire et fraternelle par des gestes qui ne trompent pas !

Je termine par la fête de l’Epiphanie du Seigneur qui nous invite à être des chercheurs de Dieu à l’exemple des mages ! Que notre entrée et notre avancée dans la nouvelle année soit une marche à l’étoile, symbole de la vie du croyant. Face aux doutes et à l’incertitude du lendemain, sa clarté qui n’éblouit pas et ne s’impose jamais suffira pour guider nos pas dans la nuit de notre monde si souvent rempli des ténèbres de l’indifférence et de l’égoïsme, à condition d’accepter de nous mettre en route et de marcher, de nous ouvrir à l’inattendu de Dieu, ce qui est finalement l’essentiel de notre foi !

Pour nous fidèles à celui qui est venu pour nous sauver et à la Lumière dont le Père nous fait don, puisse cette année, être l’année d’un consentement de plus en plus profond au dessein d’amour de notre Dieu, à l’imitation et avec l’aide de la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

Tous mes bons vœux de bonne santé, de paix et de joie tout au long de 2021 !

Oscar MUREKEZI, votre curé

UN NOËL PAS COMME LES AUTRES, MAIS, C’EST NOÊL

<a rel="noreferrer noopener" href="http://&lt;!– wp:paragraph –> <p><strong>UN NOËL PAS COMME LES AUTRES, MAIS, C’EST NOËL : </strong><strong></strong></p> <!– /wp:paragraph –> <!– wp:paragraph –> <p><strong>« Aujourd’hui vous est né un Sauveur » !</strong><strong></strong></p> version imprimable

« Aujourd’hui vous est né un Sauveur » !

Chers paroissiens, chers lecteurs,

A la fin de cette année 2020 qui nous aura toutes et tous éprouvés à cause de la pandémie du Covid-19 et toutes ses conséquences, reconnaissant que certains ont été même plus éprouvés que les autres, nous voici dans la fête de Noël, un Noël qui n’est pas comme les autres, un Noël confiné, tout comme le tout premier Noël quand Jésus est né, mais un Noël quand même, la joie de saluer ce jour où Dieu est entré dans notre humanité par la porte des pauvres !

Certains diraient peut-être qu’oser parler de joie et de réjouissance en ces temps qui sont les nôtres aujourd’hui, face à cette crise sanitaire et ses conséquences douloureuses pour la plupart de nos concitoyens c’est un peu tirer par les cheveux, mais en réalité cette situation inédite n’est pas différente du premier Noël, à la venue au monde de ce nouveau-né couché dans une mangeoire à Bethléem !

C’était un déplacement obligé. Le jeune couple de Marie et Joseph doit se mettre en marche et faire un long voyage à pied, de Nazareth à Bethléem, tout cela pour obéir à un édit de l’occupant romain obligeant tout le monde à se faire recenser dans son milieu d’origine ! Comme bien des immigrés aujourd’hui, Joseph et Marie trouvent toutes les portes closes et seuls les bergers dans la nuit se dérangent pour aller les saluer, pour leur témoigner de leur solidarité humaine dans leur isolement.

Malgré cette situation difficile pour Marie et Joseph, pour ces pauvres bergers dans le froid au beau milieu de la nuit, tout change ensemble autour de l’enfant nouveau-né dans la crèche, non seulement parce qu’il y a cette solidarité et un peu de chaleur humaine, mais aussi parce que les bergers ont accueilli avec joie la bonne nouvelle de l’ange : « aujourd’hui vous est né un sauveur… »

Aujourd’hui nous aussi, avec nos difficultés, avec toutes les décisions politiques qui nous tombent dessus régulièrement depuis de nombreux mois, des mesures et décisions qui nous gênent, qui perturbent nos habitudes, qui nous isolent et nous éloignent les uns les autres…nous pouvons entrer dans la joie de la magie de Noël car même si selon les critères humains ce nouveau-né n’a rien qui correspond aux noms qui lui sont donnés dans les Ecritures tels que Le Messie, Le Sauveur, le Seigneur, Prince de la Paix, Conseiller Merveilleux, Dieu fort, … des noms qui évoquent ou laissent entendre la force, la puissance et la gloire ; même si ce n’est qu’un bébé emmailloté et couché dans une mangeoire , ce qui souligne plutôt sa simplicité, sa fragilité et sa vulnérabilité, nous pouvons entrer dans cette  joie des bergers car cet enfant est le sauveur de l’humanité.

En effet dans cet enfant de Bethléem, c’est Dieu qui a voulu devenir semblable à nous, prenant ce qui est nôtre et nous donnant tout ce qui est sien. C’est cela le message de Noël, Dieu avec nous, Dieu pour nous. En d’autres mots, Jésus c’est le plus précieux des cadeaux que Dieu a fait à l’humanité car c’est Dieu lui-même qui se donne !

Mais il faut accepter ce cadeau, il faut l’accueillir- De la Crèche dans cette étable à Bethléem, il demande d’être reçu dans la Crèche de notre intérieur. Il demande d’y être accueilli tout entier avec toute la force divine qui est en lui ! Il faut qu’il naisse en chacun de nous, dans notre cœur et qu’il grandisse en nous chaque jour. C’est comme cela qu’il sera pour moi Le sauveur, car avec lui, Jésus, « le Seigneur sauve » nous pouvons devenir « d’autres hommes », d’autres personnes, plus « hommes »… meilleurs ; car rien n’est plus comme avant quand on l’a réellement accueilli dans sa vie, tout en sachant qu’accueillir le Christ dans sa vie, c’est faire place à l’Evangile de l’Amour, à sa puissance de pardon, de rédemption et de résurrection, bref, c’est vivre en permanence avec la porte de son cœur ouverte pour accueillir l’inattendu de Dieu

Alors avec Marie, les bergers et les anges, le cœur en fête, émerveillons-nous de ce cadeau que Dieu nous fait en la personne de son Fils, laissons-le devenir maitre de nos vies puis à sa suite, soyons tous les bergers les uns des autres et apprenons à aimer, à soutenir, à consoler, à accompagner, à soigner, à éduquer, à pardonner… ! Alors nous aurons compris tout le sens de Noël et sa joie. 

Je vous souhaite à toutes et tous une sainte, joyeuse et heureuse fête de Noël, ainsi qu’une bonne et meilleure année 2021 qui s’ouvre devant nous : qu’elle vous apporte non seulement le déconfinement et la bonne santé, mais aussi qu’elle vienne combler vos attentes les plus profondes et que vous ayez la joie et la paix du cœur que seul celui qui est venu pour nous sauver peut nous donner pleinement.

Que le Seigneur vous bénisse abondamment.

Oscar MUREKEZI, votre curé