Le Saint Sacrement : « Dieu se donne à nous comme pain de vie pour la vie éternelle. »

Infos de la semaine

Feuillets du 6 et 7 juin 2026.
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Aujourd’hui, dans la plupart des paroisses en Belgique, on ne voit presque rien d’inhabituel, la fête passe presque inaperçue, et pourtant c’est ici chez-nous en Belgique et plus précisément à Liège que tout a commencé. Une fête qui a fait la fierté de la Belgique pendant de nombreuses années avant le ralentissement de son effervescence et son engouement populaire suite à la crise de la foi qui frappe le vieux continent de manière générale depuis déjà quelques décennies.  Vous aurez déjà compris que je parle de la Fête du Saint-Sacrement que nous célébrons en ce dimanche, fête appelée aussi Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ et qui trouve son origine dans la région de Liège au XIII siècle.

Plusieurs événements majeurs ont contribué certes à sa création, mais je mentionnerais tout d’abord les visions de sainte Julienne de Cornillon, une religieuse augustine de Liège qui, en 1208, a eu une vision mystique du Christ lui demandant d’instaurer une fête spécifique pour honorer l’Eucharistie. C’est là que cette fête a vraiment commencé en 1246 grâce aux efforts de cette religieuse et ceux de la bienheureuse ève de saint Martin.

Un autre événement qui est venu renforcerl’idée de la création et la reconnaissance de cette fête fut aussi le miracle de Bolsena en Italie, en 1263 : un prêtre qui doutait de la présence réelle du Christ vit l’hostie consacrée se mettre à saigner, tachant le corporal ! Ce miracle a profondément marqué l’Eglise et c’est certainement tout cela qui a incité le Pape Urbain IV (ancien archidiacre à Liège) à instituer cette fête et la rendre obligatoire pour l’Eglise catholique universelle pour encourager les chrétiens à vraiment célébrer et affirmer la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.

A l’origine, cette fête était célébrée le jeudi qui suit la fête de la Sainte Trinité, soit 60 jours après Pâques, puis au fur du temps elle est devenue célèbre pour ses processions eucharistiques en extérieur où le prêtre défilait dans les rues sous un dais en portant l’hostie consacrée dans un ostensoir pour bénir la ville ou le village est ses habitants. Nos ainés s’en souviennent certainement ; moi-même je garde de très bons souvenirs de cette fête pendant mon enfance. C’était vraiment une fête très réjouissante et qui touchait les cœurs des fidèles.

Aujourd’hui c’est peut-être un peu moins ici en Belgique mais tout n’est pas fini, tout le monde connait les festivités de la Fête Dieu à Liège ; et puis, non seulement en Afrique où cette fête attire toujours des foules innombrables, mais aussi dans certains pays comme en Italie et en Espagne, cette fête marque toujours les esprits par sa dévotion et la prise de conscience du sens de l’Eucharistie acquise au fur du temps par les fidèles chrétiens.

Donc, on peut retenir que ce jour de fête est pour les chrétiens un appel à approfondir le sens de l’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne » dans laquelle Dieu se donne à nous comme « pain de vie » pour la vie éternelle.

Saint Thomas d’Aquin, un des Pères de l’église et grand théologien nous aide aussi à mieux sentir comment, par la dévotion au Saint-Sacrement, le Christ répand ses grâces en nos vies en affirmant que :

  • Le pain consacré est la vraie nourriture de l’âme, qui renouvelle la vie de grâce reçue au baptême.
  • Par la communion, nous sommes unis au Christ spirituellement, mais aussi physiquement.
  • L’Eucharistie nous fait entrer dans la vie divine de Dieu afin de nous sanctifier.  
  • En se donnant à nous dans son corps et son sang, le Christ nous assure la vie éternelle.

C’est aussi en cette belle fête du Saint Sacrement que nous clôturons toute une série de célébrations des communions dans notre Unité pastorale. En tout, cette année, 42 enfants ont fait leur 1ère Communion et 29 autres ont fait leur Profession de Foi.

J’en profite pour réitérer ma profonde gratitude à tous les engagés dans la pastorale catéchétique, les accompagnateurs et accompagnatrices, pour leur investissement et tout le travail qu’ils accomplissent avec beaucoup d’abnégation chaque année.

Continuons tous ensemble à prier pour ces enfants pour qu’ils puissent continuer à avoir faim et soif de découvrir davantage le Christ et s’attacher à lui et qu’ainsi ils deviennent les témoins crédibles de son amour pour tout être humain dans nos communautés.

Oscar MUREKEZI, votre curé

Vivre la Pentecôte dans un esprit d’unité et de solidarité.

Infos de la semaine

Feuillets du 23 et 24 mai 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Bonne fête!!!! Et oui, chers lecteurs. C’est la fête de la Pentecôte aujourd’hui. C’est le jour de la naissance de l’Église. L’Église universelle a pris forme lors de cette fête, N’est-ce pas merveilleux qu’après autant de temps nous la fêtions encore ?

La Pentecôte renvoie certes à un événement miraculeux survenu il y a plus de 2000 ans à Jérusalem, l’effusion de l’Esprit-Saint sur les Apôtres. Mais peut-on réduire la célébration de cet événement à une simple fête commémorative, celle d’un souvenir ou d’un événement glorieux qui appartient exclusivement au passé, comme si depuis lors, l’Esprit avait cessé de souffler sur nous, les disciples du Christ ?

Loin d’être un privilège inaccessible ou réservé à quelques-uns et à une époque, l’Esprit-Saint est omniprésent dans nos vies, Il n’a jamais cessé d’animer l’Église et de descendre sur les chrétiens qui l’invoquent. Il est en effet le moteur originel et perpétuel de l’Église. Célébrer la Pentecôte, c’est donc moins évoquer un souvenir que magnifier l’actualité de l’Œuvre de l’Esprit-Saint en chacun de nous et au sein de l’Église.
Comme le dit à ce propos le pape François, « […] aucun chrétien ne peut rendre un témoignage complet et authentique […] sans l’inspiration et l’aide de l’Esprit. […] L’Esprit est donc le véritable protagoniste de la mission : c’est lui qui donne la parole juste, au bon moment et de juste manière. » (Pape François, Message pour la journée mondiale des missions, 2022). La Pentecôte, ce n’est toutefois pas seulement l’effusion de l’Esprit et l’envoi en mission des apôtres et disciples du Christ, c’est aussi la manifestation de l’unité de l’Église, par-delà la diversité de ses membres. Le souffle de l’Esprit-Saint permit en effet à toutes les personnes réunies à Jérusalem ce jour-là, par-delà leur diversité linguistique, d’entendre (et propager ensuite) dans leur propre langue un seul et même message, une seule et même Bonne Nouvelle.

La Pentecôte nous fait revivre ce moment d’unité qui est à l’origine de l’Église.  Grâce à l’Esprit de Dieu, nos différences qui souvent nous séparent, deviennent des grâces d’expérience de communion. Nous redécouvrons ainsi qui nous sommes réellement : des fils et filles d’un même Père, membres d’une grande famille, l’Église.

Cette fête rappelle qu’il est possible de se développer comme personne avec l’aide de la foi en Dieu, en s’appuyant sur l’inspiration de l’Esprit saint, une inspiration créatrice d’idées positives remplies d’amour, de solidarité et de paix.

Dans un monde en constante évolution, voire en ébullition, où les défis sociaux, environnementaux et spirituels sont nombreux, la Pentecôte nous rappelle ainsi l’importance de prendre le temps pour ouvrir nos cœurs à cette présence divine transformatrice, à être réceptifs à son inspiration et à suivre ses propositions dans nos vies quotidiennes.  

Ainsi, l’Esprit saint m’aide à me projeter dans notre aujourd’hui et notre demain de façon aimante et audacieuse. Il nous propose des idées, des réflexions et des actions pertinentes, voulant nous guider et nous transformer selon l’appel du Dieu d’amour et de paix.

Elle donne un sens à mon action bénévole, à ma participation citoyenne et à mon investissement dans ma paroisse et dans ma communauté. Peut-être va-t-elle engendrer de nouveaux engagements dans des services nécessaires à la vie de nos communautés (équipes des lecteurs, équipe pastorale, équipe deuils, catéchèse, fleuristes amateurs pour enjoliver nos églises…) 

Je pense qu’il est bien de se rappeler, en ce jour d’anniversaire, quelques-unes des œuvres que Dieu a accomplies et continue d’accomplir par notre Église. Les différentes communautés juives ont entendu les disciples parler en différentes langues et tout le monde s’est compris, tout le monde s’est compris parce que c’est le langage de l’amour qui a été parlé, le langage de Dieu. Le don de l’Esprit saint nous invite à continuer à partager cet amour et à parler des œuvres de Dieu à ceux et celles qui nous entourent. Il nous invite à entrer en contact avec l’autre et ce peu importe la culture, l’identification de genre, l’orientation sexuelle, la couleur de peau, la religion, le statut social et même la langue. Cette vision et ce but ultime d’une Église unie dans la diversité n’est pas une Église formée de gens qui sont identiques et qui partagent les mêmes croyances. Le but d’une Église unie dans la diversité est seulement une Église qui est unie et motivée par l’amour. Chers lecteurs, que l’Esprit de Dieu descende sur nous encore une fois, aujourd’hui, et qu’il soit porteur des fruits de l’amour.

                                                                                                          Christian Ledy.

Le secret des couples qui restent amoureux.

Infos de la semaine.

Feuillets du 16 et 17 mai 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Saint-Julienne

Au début, il y avait l’élan, la joie de se retrouver, le désir spontané, parfois même cette impression que l’amour allait de soi. Puis les années passent. Les habitudes s’installent. Les blessures aussi. Les conflits non résolus, la fatigue, les responsabilités, parfois les déceptions. Et certains couples finissent par glisser dans une fidélité vécue surtout par devoir. 

Beaucoup de mariés portent cette question en silence : « La passion des premières années reviendra-t-elle un jour ? »

Il est vrai que l’amour conjugal n’est pas seulement un sentiment. Mais il ne peut pas non plus survivre longtemps comme une simple structure vide soutenue uniquement par les « piliers du mariage ». 

La fidélité, l’indissolubilité, la liberté et l’ouverture à la vie sont les fondations de la maison. Mais une maison n’est pas faite seulement de fondations. Elle est faite pour être habitée, éclairée, vivante et chaleureuse.

Le danger aujourd’hui est double. 

D’un côté, notre culture croit que lorsque les sentiments disparaissent, l’amour est mort. Alors on cherche ailleurs une émotion plus forte, une nouveauté, un frisson immédiat. 

De l’autre côté, des couples catholiques tombent dans l’excès inverse : ils restent fidèles extérieurement, mais en enterrant peu à peu toute tendresse, toute joie, toute affection, comme si aimer signifiait seulement « tenir bon ».

Or, l’amour conjugal n’est ni une émotion sans fidélité, ni une fidélité sans vie. Il a besoin de deux dimensions inséparables : d’une part, le désir de l’autre, la joie d’être avec lui, la tendresse, les sentiments ; et d’autre part, l’amour qui se donne, qui sert et se sacrifie pour le bien de l’autre.

Et contrairement à ce qu’on imagine souvent, le don de soi dans les moments de « sécheresse » n’est pas une manière de faire semblant d’aimer. Il ne transforme pas l’amour en mensonge. Au contraire, c’est souvent ce qui l’empêche de mourir.

Car ce n’est pas en attendant passivement ou en cherchant obsessionnellement « à ressentir quelque chose » que les sentiments reviennent. C’est souvent au moment où chacun recommence à sortir de lui-même pour aimer concrètement l’autre que quelque chose renaît peu à peu.

C’est en recommençant à se regarder autrement, à se parler autrement, à se servir mutuellement, à redevenir disponibles l’un à l’autre, à guérir les blessures laissées s’accumuler pendant des années, qu’un couple retrouve une affection vivante.

Ainsi, l’un des plus grands ennemis du couple, ce n’est pas le conflit, mais « l’installation confortable » : le moment où l’on cesse de cultiver la relation, où l’on considère l’autre comme « acquis », où l’on vit côte à côte sans continuer à se choisir. 

Or, l’amour conjugal ne reste vivant que s’il est nourri par des gestes simples, du temps offert et des paroles douces. Parfois, l’amour recommence simplement autour d’un repas partagé sans distractions, d’une promenade, d’un pardon enfin demandé, ou du choix de recommencer à prier ensemble.

Alors oui, l’élan amoureux peut ressurgir. Pas toujours sous la forme naïve et explosive des débuts, mais souvent sous une forme plus profonde, plus paisible et plus forte. 

Le véritable miracle de l’amour chrétien n’est pas d’éviter tous les hivers, mais de découvrir que, à travers le don de soi, l’amour peut encore refleurir. 

Car dans le mariage sacramentel, le Ressuscité lui-même vient habiter l’alliance des époux. Bien sûr, cela suppose que les deux acceptent encore de marcher ensemble.

Peut-être que ces lignes seront une source d’espérance pour certains, mais elles peuvent aussi être douloureuses pour ceux qui portent aujourd’hui la blessure d’un mariage brisé. Cependant, cela ne signifie pas forcément qu’on a échoué à l’amour. Car il existe des situations difficiles où continuer à vivre ensemble finit par détruire les personnes elles-mêmes. La séparation peut alors devenir nécessaire pour protéger ce qu’il reste d’humanité, de paix ou de dignité. 

Mais se séparer ne signifie pas laisser la place à la haine ou au ressentiment.

L’absence de l’autre ne veut pas toujours dire la fin de l’amour. Peut-être que nos veufs et veuves en sont les témoins les plus silencieux et les plus vivants. 

Vivons avec cette espérance : Dieu ne laisse pas se perdre ce qui a été aimé dans la vérité. Et le Christ promet qu’un jour, tout ce qui a été blessé, séparé ou demeure inachevé sera guéri et transfiguré dans le cœur même de Dieu.

P. Jad-Élia Nassif

En ce mois de mai, prions tous avec la vierge Marie!

Infos de la semaine

Feuillets du 9 et 10 mai 2026
Marie-Médiatrice
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Je me souviens d’avoir un jour publié un article concernant le mois d’octobre qui est communément dénommé le mois du Rosaire, et c’était pour essayer de répondre à la question de savoir le pourquoi, surtout sachant que le chapelet fait partie de notre prière régulière sinon quotidienne dans le but d’assouvir notre soif de prier avec Marie, Mère de l’Eglise et notre Maman du ciel ! La même question se pose ici : pourquoi appelle-t-on mai le mois de Marie ?

Effectivement, le mois de Marie est le nom traditionnellement donné au mois de mai par les chrétiens, particulièrement dans les familles catholiques et anglicans. Il se termine le 31 mai avec la fête de la Visitation de la Vierge Marie.

Comme liturgiquement le mois de mai n’a pas de grande fête mariale comme par exemple le mois d’août (le 15) ou de décembre (le 08), ce serait mieux de ne pas chercher une quelconque explication du côté du cycle liturgique, mais plutôt du cycle des saisons car cette idée est renforcée par de nombreuses expressions privées et publiques de dévotion pour honorer la Vierge Marie, mère de Jésus, qu’on trouve au cours de l’histoire.

C’est ainsi que, par exemple au 13ème siècle déjà, l’histoire nous apprends qu’il y avait un roi, Alphonse X de Castille, dit le Sage (1221-1284) qui était poète et amoureux de la poésie qui, dans un de ses poèmes, avait associé la beauté de Marie à celle du mois de mai. Puis au siècle suivant, 14ème siècle, beaucoup saluaient l’initiative d’un Frère Dominicain, Henri Suso (1295-1366), qui avait pris l’habitude d’orner de manière admirable les statues de Marie de couronnes de fleurs.  Il y a donc très probablement un lien entre la beauté de la flore qui se déploie au mois de mai et notre Mère du ciel, que certains appellent la belle Dame.

Il n’est donc pas étonnant que le mois de mai, étant ainsi associé au printemps et considéré comme celui du renouveau, d’une renaissance, vu que la vie ressurgit et qu’on assiste au grand spectacle de la nature parée de toute sa beauté avec les fleurs de différentes couleurs pour dévoiler et laisser éclater la vie, cela a conduit aussi l’Eglise à dédier ce mois à Marie considérée comme la plus belle de toute la créature.

Bien entendu comme dans la plupart des cas quand il s’agit de dévotions, ici sur le vieux continent, c’est à fin du 16ème siècle qu’est née à Rome la coutume de consacrer chaque jour du mois de mai à une prière mariale renforcée et là, nous avons par exemple Saint Philippe Nérie qui rassemblait les enfants autour de l’autel de la sainte Vierge dans son église et qui leur demandait d’offrir à la Mère de Dieu des fleurs du printemps, symbole des vertus chrétiennes qui devraient aussi éclore dans leur vie chrétienne. Les Jésuites ont ensuite beaucoup contribué à la diffusion de cette dévotion à grande échelle dans toute l’Italie au 17ème et 18ème siècle jusqu’à son approbation par le Pape Pie VII en 1815, une approbation suite à laquelle cette dévotion se propagea dans toute l’Eglise.

Donc, on peut retenir que le mois de Marie est depuis le début, non seulement un bel acte de piété envers la Vierge Marie mais aussi un engagement à se sanctifier jour après jour.

Et pour conclure, comme ce mois de mai, mois de Marie donc, coïncide avec le Temps pascal chaque année, je préciserais qu’ils ne se concurrencent pas, au contraire, le mois de Marie nous aide à mieux vivre le temps pascal ! En effet, il y a même un lien très fort parce que, lorsque nous récitons les mystères glorieux du chapelet, nous parcourons avec Marie les trois grandes étapes du temps pascal : la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte. Et puis surtout, il faut rappeler que lorsque nous contemplons la vie de Marie,  nous découvrons la toute pure, nous nous émerveillons devant celle qui n’a pas péché ! Or, le temps pascal est le moment où nous prenons conscience que par la Résurrection, nous sommes morts au péché pour ressusciter à la vie nouvelle avec le Christ. Ainsi le mois de Marie est l’occasion de pratiquer les vertus qui manifestent la vie nouvelle dans la force de l’Esprit.

Bonne dévotion à toutes et tous et fructueuse prière avec la Vierge Marie, mère du Christ et Notre Dame du Magnificat.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

(D’après diverses sources).

Dieu est-il aussi sur les réseaux sociaux?

Infos de la semaine

Feuillets du 2 et 3 mai 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

On passe tous du temps sur nos téléphones.

Parfois quelques minutes… parfois beaucoup plus.

On regarde, on fait défiler, on s’arrête sur une vidéo, une phrase, une image. Et sans toujours s’en rendre compte, certaines choses nous marquent.

Mais est-ce que Dieu a une place là-dedans ?

C’est la question que je me suis posée dans mon travail de fin d’études en théologie pastorale, intitulé « Cyberthéologie et évangélisation 2.0 : les médias sociaux au service de la mission pastorale des jeunes »  .

Faisant partie de la génération Z, je vois bien que les réseaux sociaux ne sont pas juste un “plus” dans nos vies. C’est un endroit où l’on vit, où l’on pense, où l’on cherche, parfois sans même le formuler, quelque chose de plus profond.

Et c’est là que la question devient intéressante :

si les personnes sont là… pourquoi l’Église n’y serait-elle pas aussi ?

Pas pour faire du bruit en plus.

Pas pour “vendre” la foi.

Mais pour être présente autrement.

On parle parfois de cyberthéologie. Derrière ce mot un peu compliqué, il y a une idée simple : la foi ne disparaît pas dans le monde numérique, elle y entre. Elle s’y exprime autrement, avec d’autres mots, d’autres formes, mais toujours avec la même profondeur.  

Aujourd’hui, beaucoup ne viendront jamais spontanément à l’église.

Mais ils tomberont peut-être sur une parole, un témoignage, une vidéo… au détour d’un écran.

Et parfois, ça suffit pour ouvrir une question.

Bien sûr, rien ne remplacera jamais la rencontre réelle, la communauté, les sacrements.

La foi ne se vit pas en ligne.

Mais elle peut commencer là.

Alors peut-être que la vraie question n’est pas :

« Les réseaux sociaux sont-ils faits pour la foi ? »

Mais plutôt :

qu’est-ce que nous, chrétiens, choisissons d’y apporter ?

Parce qu’au fond, derrière chaque écran, il y a une personne.

Et cette personne, elle aussi, peut être rejointe.

Carla CERAMI