La paix, chemin de carême à redécouvrir.

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La paix, chemin de carême à redécouvrir.

Le temps de carême est un temps de ressourcement, nous mettant en route vers la semaine sainte et la fête de Pâques. Le carême nous invite à regarder le monde avec des yeux différents, des yeux attentifs aux misères de notre époque.

Les guerres, la pauvreté sont des réalités en Afrique, c’est d’ailleurs le thème du carême qui nous invite à soutenir les populations du Sud Kivu mais plus étonnant la guerre s’est de nouveau invitée dans l’Europe et au Moyen-Orient.

Depuis deux ans, pratiquement chaque jour on nous en parle provoquant chez nous une certaine routine. La paix est redevenue le grand défi du moment, reconstruire la paix pour que chacun puisse en vivre c’est ce que le pape François a encore demandé lors de l’Angélus de dimanche passé. La guerre ne fait que d’augmenter les pauvretés, ce que nous gagnons d’un côté nous avons tendance à le gaspiller d’un autre. Les migrations de populations se déploient, les famines réapparaissent formant pour l’Eglise un signal d’alarme.

L’Eglise communauté familiale grâce au message de Jésus nous invite à la paix voulant ainsi le bonheur de tous. Le Saint pape Jean-Paul II nous disait déjà : « La paix est un chantier ouvert à tous et est perçue comme le seul chemin vers la justice. »

Le pape François s’inscrit dans la même démarche en travaillant au rapatriement dans leur pays des enfants ukrainiens déportés en Russie. Il y a donc une architecture de la paix pour mettre en place des architectures de paix au travers d’accords.

Il y a aussi un artisanat de la paix et là nous avons une place plus importante. « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu (Mt 5, 9). En tant qu’artisans de  paix, nous pouvons travailler à améliorer la justice sociale au Congo en participant à la collecte qui nous est proposée cette semaine.

Le carême est un moment favorable et incontournable pour rechercher et trouver une paix intérieure, pour cela chacun a des ruines à redresser, des ponts à créer nous reliant les uns aux autres pour que la lumière de Pâques puisse se répandre entre nous. Le chrétien lutte tant qu’il peut pour réduire l’injustice et la pauvreté qui est par essence une injustice. Il est important de s’arrêter, de regarder autour de soi pour voir où et comment nous pouvons agir.

La prière, la lecture des Ecritures et une plus grande attention aux autres peuvent nous modeler le cœur nous conduisant vers une paix intérieure favorisant le bonheur pour les autres mais aussi pour soi-même. Nous entrons et nous collaborons au dessein de Dieu pour l’homme. Que ce dimanche de laetare nous amène la joie pour continuer notre montée vers Pâques.

Christian Ledy.

Montrons-nous solidaires avec les plus pauvres

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Feuillets du 3 mars

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Feuillets du 3 mars

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier nous avons entendu la réaction de Pierre qui, ayant suivi Jésus à son invitation à la montagne de la Transfiguration avec ses deux autres collègues Jacques et Jean, tous disciples de Jésus, s’est émerveillé devant la scène et le décor de la Transfiguration de Jésus : Il a suggéré de s’y établir, s’y installer… « Dressons donc trois tentes… », disait-il !  Mais Jésus n’a pas donné satisfaction à sa demande et du coup il a fallu redescendre dans la plaine !

En effet, il ne faut pas brûler les étapes. Avant de désirer habiter la montagne sainte c’est-à-dire demeurer pour toujours dans la splendeur de la gloire et la lumière de Dieu, tout disciple missionnaire doit d’abord se baigner dans la pâte humaine où il a des sœurs et des frères à regarder pour déceler en eux le visage même de Dieu et vite réaliser en quoi consiste la mission. Ce sera peut-être un visage triste, un visage défiguré, un visage désespéré…bref, le visage de ces hommes, de ces femmes et enfants totalement en perte de repère et en manque d’un peu d’éclat de lumière dans leur vie de tous les jours.

Entraide et Fraternité soutient les projets de ces hommes et de ces femmes en peu partout dans le monde qui essaient de lutter et qui s’organisent en coopératives, associations ou réseaux pour améliorer leurs conditions de Vie. C’est pour cela que chaque année, en Carême, non seulement elle nous sensibilise à cette réalité des besoins criants de nos frères et sœurs en humanité mais aussi elle nous encourage à nous mobiliser pour poser des gestes concrets en vue des solutions.

Vous savez, « avec Jésus, la lumière est venue en ce monde. En nous l’envoyant, Dieu nous a manifesté son amour ». C’est merveilleux, mais nous devons comprendre que le projet de Dieu est que cette lumière se répande partout et atteigne toute personne humaine habitant cet univers et là, nous avons un grand rôle à jouer. En effet, nous sommes appelés à devenir les yeux de Dieu pour voir et constater toutes ces situations inadmissibles qui empêchent certains de vivre dans toute sa dignité; les oreilles de Dieu pour entendre les cris de détresse de ceux qui sont écrasés par le poids de la vie trop dure et difficile ; les bras de Dieu pour retrousser les manches et mettre la main à la patte pour les justes causes et la solidarité humaine ; les jambes de Dieu et oser nous déplacer pour rejoindre les plus vulnérables parmi nous…

Le plus beau des gestes fraternels c’est le don : faire un don ! C’est pour cela

qu’Entraide et Fraternité nous offre l’occasion de le faire les week-ends du 4ème dimanche de Carême (week-end prochain le 9-10 mars) et du 6ème (celui des Rameaux et de la Passion le 23-24 mars). « Le don du Carême de partage à travers les collectes paroissiales est une manière de réaffirmer sa solidarité avec les personnes les plus pauvres de la planète. C’est leur donner les moyens de lutter contre la faim par elles-mêmes et, donc, leur donner toute leur dignité. »

A travers ces deux collectes, laissons vraiment parler notre cœur et que la fraternité paroissiale devienne fraternité universelle.

« Partageons avec les communautés laissées pour compte de la République Démocratique du Congo et les groupes les plus pauvres où qu’ils soient dans le monde. Donnons et marchons vers Pâques sur un chemin de solidarité. Le don de Carême, signe du partage avec toute l’humanité, le plus beau des gestes fraternels, la plus belle des prières ? A chacun et chacune d’y répondre dans son cœur et en acte, selon ses possibilités. »

Vous pouvez faire votre don de Carême sur le compte d’Entraide et Fraternité BE68 0000 0000 3434 (communication : 7197), en ligne sur www.entraide.be ou encore via les réseaux sociaux de l’ONG (Facebook et Instagram). Une attestation fiscale est délivrée pour tout don de 40 € minimum par an.

Bon et fécond Carême à toutes et à tous. Merci pour votre solidarité qui permettra à des milliers de paysans et paysannes impactés par la faim et l’injustice en RD Congo de poursuivre leur combat et de prendre part ainsi à la fête de la Résurrection du Christ.

Oscar MUREKEZI, votre curé

La lettre pastorale de Carême de notre évêque

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Feuillets du deuxième dimanche de carême
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La lettre pastorale de Carême de notre évêque

Nous sommes entrés dans le temps du Carême depuis ce 14 février.

Comme chaque année à cette période, notre évêque Jean-Pierre Delville, a écrit sa lettre pastorale de Carême. Afin de permettre à chacun et chacune de se mettre ensemble sur le chemin vers Pâques, vous en trouverez ci-dessous l’introduction.

« Chers Frères et Sœurs,

Le pape François, dans son encyclique Laudato si’, écrit : « Tout est lié, et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité » (LS 240). C’est pourquoi il ajoute : « Une écologie intégrale implique de consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le Créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée » (LS 225).

L’écologie intégrale débouche ainsi sur une spiritualité intégrale, qui lie le « moi », le

« nous »,  « Dieu » et la « création ».

Pour illustrer ces liens entre « moi », « nous », « Dieu » et la « création », le professeur Fabien Revol, qui intervenait à la session de formation permanente de notre diocèse de Liège les 23-24 janvier 2024, nous a parlé du tétraèdre. Le tétraèdre est un solide en forme de pyramide composé de quatre triangles et de quatre sommets. Dans le tétraèdre, chaque sommet est en relation avec les trois autres grâce aux six arêtes. Chacun de nous est appelé à vivre ce tétraèdre en mettant en relation dans sa vie : le « moi », le « nous », « Dieu » et la « création ». C’est un chemin de conversion que je propose pour notre carême : comment mettre en relation dans ma vie « moi », « nous », « Dieu » et « la création » ?

À la réflexion, ces quatre sommets du tétraèdre se retrouvent dans l’évangile du mercredi des Cendres (Mt 6, 1-18), qui nous invite à jeûner, à donner, à prier et à respecter la création.

Jeûner se réfère au « moi » car le jeûne implique une démarche personnelle dont je suis responsable. Cela implique une démarche de sobriété, de retenue, de contrôle de ma nourriture et de contrôle de mes activités.

Donner se réfère au « nous », car il s’agit de donner une part de nos biens en faveur de ceux qui en ont besoin ou de consacrer du temps à ceux qui demandent de l’aide.

Prier se réfère à « Dieu », car il s’agit de lui demander son aide et de le remercier pour tout ce qu’il nous offre.

Respecter la création est le cadre de ces attitudes : il s’agit de respecter la nourriture que l’on consomme ou dont on jeûne, l’argent que l’on possède ou que l’on donne, la maison où l’on se retire pour prier, le parfum qu’on met sur sa tête et l’eau dont on se lave le visage pour mieux jeûner. »

Jean-Pierre Delville, Introduction de l’acta n°1, 2024

Si vous le souhaitez, vous pouvez la lire et la télécharger au complet sur le site internet du diocèse de Liège (www.evechedeliege.be) ainsi que le dessin à découper pour vous aider à visualiser.

Dans ce document, vous trouverez l’explication des quatre sommets (moi – nous – Dieu -création) et des six relations (nous et moi – Dieu et moi – la création et moi – Dieu et nous – Dieu et la création – la création et nous) qui existent. Notre évêque les développe à la lumière des lectures bibliques du carême de cette année.

Bon carême à toutes et tous,

Isabelle


Carême : temps de conversion, temps de gratitude

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Feuillets du 1er dimanche de Carême
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Le plus grave des péchés, selon Ignace de Loyola, c’est l’ingratitude. Et l’on peut comprendre. L’ingrat considère que tout lui est dû et n’a donc pas à en dire merci. « Maître et possesseur » (Descartes) de tout l’univers, il en est le centre, tout tourne autour de lui, tout lui appartient de droit. En contraste, l’écrivain anglais du siècle dernier, G. K. Chesterton estimait que la seule façon de jouir fût-ce d’une mauvaise herbe est de se sentir indigne même d’une mauvaise herbe. Rien ne m’est dû, tout est don. L’émerveillement devient alors quotidien, je reçois chaque événement, chaque personne, chaque aliment comme une surprise ! Tout est donné de façon imméritée. Je ne m’habitude pas, mais me laisse surprendre à chaque instant. Cette attitude permet d’accueillir la vie, même difficile à certains jours, comme étant belle. Etty Hillesum, pourtant promise à la mort dans les camps de concentration, consigne dans son journal spirituel : “Mes enfants, je suis pleine de bonheur et de gratitude, je trouve la vie si belle et si riche de sens.”

Dans son encyclique Laudato si’, où le pape écrit que la conversion écologique qu’il appelle de tous ses vœux « implique gratitude et gratuité, c’est-à-dire une reconnaissance du monde comme don reçu de l’amour du Père, ce qui a pour conséquence des attitudes gratuites de renoncement et des attitudes généreuses ». Nous sommes en effet redevables de tout, même de l’air que nous respirons. Pointer chaque jour ce que j’ai reçu de la vie et des autres et exprimer ma reconnaissance permet d’accueillir plus de joie et de bonheur. Rien de pire, en effet, que de s’habituer et de trouver tout normal. Tout en devient alors. Or, tout est grâce, ainsi que le dit le curé de Bernanos, à la fin de son maître-roman Journal d’un curé de Campagne.

Que voilà une belle attitude pour ce Carême, temps de conversion s’il en est : la gratitude. Et pourquoi pas tenir notre « journal de gratitude », noter chaque jour ce que j’ai reçu et qui m’a fait vivre. Dès le matin, je peux déjà penser à ce qui me rendra heureux aujourd’hui, grâce aux autres, pour me préparer à recevoir ces cadeaux. Ne serait-ce en effet pas dommage de passer à côté de ces petites pépites qui égaieront mon chemin ? Nous pourrons dès lors en profiter trois fois : en y pensant déjà, en les accueillant et en s’en souvenant ! Et, du coup, plus besoin de plonger dans la consommation à outrance pour se faire plaisir : il y a déjà tant d’occasion de se réjouir !

Celui qui vit dans la gratitude et la reconnaissance considère que ce qu’il est, il le doit aux autres. S’il y a donc, en effet, il y a donateur ! Et le croyant sait que sa gratitude, il peut aussi l’adresser à Dieu. C’est pour cela qu’il le nomme Père. Ne lui suis-je pas redevable de tout, même de la vie ? Et la vie mérite d’être aimée même quand, à certains moments, elle semble nous décevoir. Qu’y a-t-il de mieux qu’elle, finalement ?

“Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?”, s’interroge le psalmiste (Psaume 115) ? Me revient en mémoire cette anecdote lue dans Cette nuit la liberté, livre où Dominique Collins raconte l’indépendance de l’Inde. Ce fut un temps de grand déplacement de population. Pour payer les quinze roupies de son voyage en train, un certain Menon s’adressa à un vieillard sikh rencontré dans la rue et lui fit part de son indigence. Le brave homme lui donna la somme requise. Quand Menon lui demanda son adresse afin de le rembourser de retour chez lui, le sikh répondit : “C’est tout simple. Jusqu’au jour de votre mort, chaque fois qu’un honnête homme sollicitera votre aide, vous lui donnerez quinze roupies.” Ce qu’il fit. Six mois avant sa mort, un mendiant vint frapper à la porte. Il alla encore puiser quinze roupies dans son porte-monnaie. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement », disait Jésus (Mt 10, 8). La gratitude nous rend généreux !

Bon Carême !

Texte du P. Charles Delhez sj,

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, votre curé

Le mercredi des cendres.

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Feuillets du 6ème dimanche du temps ordinaire
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Dans trois jours nous allons entrer dans le carême et celui-ci comme chaque année commence par le mercredi des cendres. Petit rappel…

Un peu d’histoire.

Dans l’Église, la symbolique biblique des cendres s’est imposée très rapidement pour les pénitents qui, dès l’Antiquité, portaient le cilice et se couvraient la tête de cendres. Cette manifestation publique de pénitence n’avait toutefois pas encore la connotation liturgique qu’elle prendra plus tard. Au début du VIème siècle, alors que le Carême s’est peu à peu mis en place, l’Église a en effet voulu que ce temps préparatoire à la fête de Pâques dure quarante jours. Comme les dimanches – marqués par la joie de la Résurrection – ne pouvaient être comptés dans cette période de pénitence, il a été décidé que l’entrée en Carême serait avancée au mercredi précédent le premier dimanche. À Rome, au VIIIème siècle, la première messe du Carême était célébrée par le pape dans la basilique Sainte Sabine, après une procession sur la colline de l’Aventin, tradition qui a été conservée jusqu’à nos jours. Dans les pays rhénans, au Xème siècle, on voulut donner une expression sensible au texte liturgique qui, à Rome, était pris au sens spirituel, en instituant le rituel de l’imposition des cendres écrit le P. Pierre ­Jounel. Le mercredi des Cendres était né. Cet usage rhénan s’étend rapidement au reste de l’Europe. En 1091, le concile de Bénévent (sud de l’Italie) décrète ainsi que « le mercredi des Cendres, tous les clercs et laïcs, hommes et femmes, recevront les cendres ». Au XIIème siècle, ce rite est attesté à Rome mais ce n’est qu’au siècle suivant que le pape lui-même se soumettra à cette démarche pénitentielle.

Le mercredi des cendres et le carême vus par le Pape François.

Nous sommes poussière, dit le Pape François, « faibles, fragiles, mortels ». Nous sommes «minuscules» au regard des siècles et des millénaires, des galaxies et de l’espace infini. Mais, insiste-t-il, « nous sommes la poussière aimée de Dieu ».

Les cendres appliquées sur nos fronts nous ramènent à la « vérité fondamentale de la vie : seul le Seigneur est Dieu et nous sommes l’œuvre de ses mains ». Nous avons la vie « alors que Lui, il est la vie ». Et le pape de poursuivre : « Nous venons de la terre et avons besoin du Ciel, de Lui ; avec Dieu nous renaîtrons de nos cendres, mais sans Lui nous sommes poussière. »

Le carême.

Ce voyage de retour vers le Christ emprunte « trois grandes voies » : l’aumône, la prière et le jeûne. « Il ne s’agit pas de rites extérieurs, prévient François, mais de gestes qui doivent exprimer un renouvellement du cœur ».

L’aumône n’est « pas un geste rapide pour se donner bonne conscience, mais c’est le fait de toucher de ses mains et de ses larmes la souffrance des pauvres ».

 La prière n’est « pas un rituel, mais un dialogue de vérité et d’amour avec le Père ».

 Le jeûne n’est « pas un simple renoncement, mais un geste fort pour rappeler à notre cœur ce qui compte et ce qui passe ».

Autrement dit, « l’aumône, la charité, manifestera notre compassion envers ceux qui sont dans le besoin, nous aidera à revenir aux autres » ; la prière « donnera voix à notre désir intime de rencontrer le Père, en nous faisant revenir à Lui » ; le jeûne « sera le gymnase spirituel pour renoncer joyeusement à ce qui est superflu et qui nous encombre, pour devenir intérieurement plus libres et revenir à la vérité de nous-mêmes ».

Ledy Christian.

Prière.

Assieds-toi dans le silence pour regarder Dieu

« Arrête la course, ferme la radio, dépose tes livres,
éloigne-toi des bavardages, isole-toi dans le calme.
Assieds-toi et laisse venir le silence.
S’asseoir pour Dieu, c’est comme si
pour Lui tu taillais un morceau dans ton temps…
Et quand on aime, on a le temps, n’est-ce pas ?
S’asseoir en silence.
Pour une fois bâillonne tes soucis et tes envies d’en parler.
Assieds-toi pour regarder Dieu.
Et quand on aime, on regarde, n’est-ce pas ?
S’asseoir avec Dieu, prendre du repos avec Lui, goûter à sa Présence.
Celui qui aime s’assied près de son ami ».
Ainsi soit-il.

Charles Singer