Mon tout aura pour thème « Notre été » !!

Infos de la semaine

Feuillets du Dimanche de la Sainte Trinité

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Mon premier se déroulera en juin

Mon deuxième est un rassemblement

Mon troisième nourrit tous les présents

Mon quatrième favorise les rencontres et relations fraternelles

 

Mon tout aura pour thème « Notre été » !!

 

Paroissiennes, Paroissiens, À tous,

À l’unanimité, vous aurez deviné et compris à quoi fait allusion la charade!

Retenez dès lors, que «mon tout», qui n’est autre que le «Dimanche Autrement», aura lieu le dimanche 30 juin à 10h à  >>> l’église Marie-Médiatrice.

Il aura en effet pour thème « Notre été »… « Venez à l’écart vous reposez un peu »

Nous découvrirons combien, pendant cette période, le Seigneur peut venir nous émerveiller, nous réjouir, nous rassasier, nous ressourcer, …

Durant la célébration, quelques témoignages sur les joies d’une place accordée au Seigneur pendant ce temps de vacances.

Quel sera mon été ; que seront mes vacances ? Et si je venais les confier au Seigneur, le  laisser les bénir?

Nous proposons également à ceux qui le souhaitent d’apporter un objet qui symbolise son été.  Qu’il soit de détente, d’engagement, de repos, d’expédition,

A l’issue de la célébration, nous ne manquerons pas de partager le verre de l’amitié, dans une formule toute adaptée.

 

Bienvenue à tous et à chacun

 

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Baptêmes, mariages et autres ?

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Feuillets du Dimanche de Pentecôte

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
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Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Feuillet du Lundi de Pentecôte

Marie-Médiatrice

 

Dans le feuillet que vous lisez figurent plusieurs annonces. Y figurent notamment les éventuels baptêmes et mariages à venir dans notre UP, répartis par date.

À ce propos, deux choses ont changé ces dernières années. D’abord, suite à la publication des lois européennes sur la gestion des données de la vie privée des personnes, nous n’avons pas toujours l’autorisation des familles pour publier les noms, lieux et dates des célébrations de baptême ou de mariage. Il s’agit bien là d’un droit de publication. Cependant, nos célébrations, quant à elles, ne sont pas et ne pourront jamais être privées. Si vous voulez assister à un mariage, à un baptême, à des funérailles, vous êtes toujours le ou la bienvenu.e ! Il serait très peu chrétien de refuser l’entrée d’une église à quelqu’un qui veut prier.

Ensuite, je vais rebondir sur l’accueil des personnes dans nos églises pour la prière. À l’image de Jésus lui-même, nous voulons vivre un accueil de tout qui se présente dans nos églises. C’est ainsi que se présentent des personnes qui demandent une prière à l’occasion d’un remariage civil et qui ont déjà été mariées à l’Église. Selon le droit canonique, « le mariage conclu et consommé ne peut être dissous par aucune puissance humaine ni par aucune cause, sauf par la mort. » (Canon 1141) Derrière ces mots de juriste un peu arides, est exprimé le fait que lorsque deux personnes se donnent le sacrement de mariage, c’est jusqu’à ce que la mort les sépare. Or, nous ne pouvons pas ignorer que de nombreuses personnes ont tenté cette aventure du mariage et ont échoué pour des raisons qui leur appartiennent et que je ne me permettrais pas de juger. Ces personnes qui ont voulu construire quelque chose, et qui l’ont fait pendant une durée plus ou moins longue ont pu échouer jusqu’à arriver à une rupture qui n’est jamais aisée ni confortable. Puis, les aléas de la vie étant là, une autre personne croise leur route et elles veulent à nouveau construire quelque chose ensemble. C’est à ce moment qu’elles frappent à la porte de l’Église pour confier cela au Seigneur. D’une part, le droit canonique est sans appel, d’autre part, il serait grave de ne pas accueillir des personnes qui veulent prier et confier leur amour au Seigneur. C’est ainsi que nous voulons célébrer quelque chose avec ces personnes. Appeler cela un mariage serait une duperie : je n’ai ni le droit, ni la capacité de défaire ce qui a été fait. Par contre, célébrer l’union de personnes qui s’aiment et veulent construire une famille, quelle que soit la complexité et les blessures de leur vie me semble essentiel. C’est pourquoi, dans la rubrique des mariages, vous verrez parfois une formulation différente, indiquant bien que ce n’est pas une célébration sacramentelle.

Cela me permet d’expliciter un autre point sur les mariages. Lorsque des personnes se marient, il n’y a pas 2 types de mariages ayant pour dénomination courante messe et bénédiction. Le sacrement du mariage, qu’il soit célébré avec ou sans eucharistie, est le même. C’est le même rituel, ce sont les mêmes paroles, c’est le même sacrement, avec l’échange des consentements comme rite central. L’un n’est pas plus grand, plus vrai, plus sérieux ou plus valide, le sacrement du mariage est ce qu’il est par lui-même, pas par la célébration ou non de l’eucharistie au cours du mariage.

Bref. Si l’Église est effectivement le corps du Christ, elle est appelée à agir selon ses propres paroles : « Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. » (Évangile selon Saint Jean, chapitre 6, versets 36-39). Notre Église perd son cœur si elle jette dehors celles et ceux qui frappent à sa porte. Prions pour que nous soyons toujours des signes visibles de l’amour et de l’accueil du Seigneur.

Thomas Sabbadini

 

Avec la Pentecôte, laissons-nous conduire par l’Esprit.

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Feuillets du 7ème dimanche de Pâques

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

La fête de la Pentecôte vient clôturer le temps pascal, mais une chose est sûre, la joie du Christ vainqueur de la mort continue de nous habiter et nous porter. C’est ce que nous rappelons chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.

La Pentecôte c’est la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres, telle que l’avait annoncée Jésus à la dernière Cène. D’après saint Luc dans les Actes des Apôtres et Jean l’Evangéliste, tout le monde était là le jour de la Pentecôte : il y avait non seulement les Apôtres, mais aussi tout le fan-club de Jésus, c’est-à-dire toutes ces personnes qui l’avaient entendu enseigner, qui avaient cru en lui et, bien entendu, qui l’avaient suivi jusqu’au bout, au pied de la croix.

Mais il y avait aussi beaucoup de pèlerins et les Juifs de la diaspora venus de tous les pays du Moyen-Orient, parce que Luc situe symboliquement cet événement dans le cadre de la célébration d’une fête juive d’origine agraire qui avait lieu cinquante jours après la Pâque, la fête qui était associée à la célébration du don de la Loi de Dieu à son Peuple, par le biais de Moïse, une loi—la Torah—qui devait conduire et guider le peuple jusqu’au Messie.

C’est pour cela peut-être que, dans la description des faits, nous trouvons des éléments similaires à ce qui s’est passé à l’arrivée du peuple de Dieu au pied du Sinaï durant l’Exode, quand Moïse reçut la Loi au milieu des signes fulgurants : le feu qui est descendu de la montagne, le vent violent et le tremblement de terre (Gn19,18).

Il y a aussi le phénomène des gens rassemblés qui se mirent à parler en d’autres langues. Cela peut bien nous rappeler les fils d’Adam qui parlaient la même langue à Babel, avant leur dispersion (Gn 11,1-9). Sauf que ce qui s’est passé à Babel était vu comme le résultat de l’orgueil humain voulant conquérir l’égalité avec Dieu, tout comme le premier couple l’avait fait au jardin d’Éden.  

Avec Jésus dans le Nouveau Testament, la différence de langues et leur multiplicité sont considérées comme une richesse et non comme une faiblesse. La diversité est une richesse et elle est le fruit de l’Esprit. Le péché, quant à lui, ce péché pour lequel Jésus donne aux disciples le pouvoir et la mission de pardonner c’est, à mon sens, toutes les formes d’oppression qui sont autant de refus de la différence.

La Pentecôte est aussi une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. En effet comme les apôtres au soir de Pâques, nous vivons parfois avec la peur au ventre. Nous avons tendance à nous replier sur nous-mêmes, à verrouiller les portes, à ériger des murs de protection. Parfois notre peur peut être justifiée, surtout dans un monde indifférent ou hostile à la foi chrétienne.

Mais, comme au soir de Pâques les Apôtres enfermés, Jésus nous rejoint, il nous souhaite la paix et nous donne son Esprit pour aller à notre tour proclamer les merveilles de Dieu, être les messagers de l’Évangile. Les temps forts que nous venons de vivre avec les communions dans nos paroisses témoignent bien de la vitalité de l’annonce de la foi.

C’est à travers notre engagement, notre travail et nos actes que l’Esprit, même s’il est invisible comme le vent, est à l’œuvre au cœur de nos vies
partout où chaque homme est accueilli tel qu’il est. C’est l’Esprit qui souffle et agit quand on continue à prendre soin, à veiller sur quelqu’un que l’on aime, même si cet amour est caché ou éprouvé par la lassitude, la maladie ou la solitude…C’est lui aussi, l’Esprit, qui vous souffle telle ou telle autre initiative et vous donne le courage pour resserrer les liens dans votre couple… c’est bien lui qui inspire le projet de vie des jeunes qui se préparent au mariage de façon authentique…

Il est également présent, là en vous, lorsque vous avez accepté un échec comme l’occasion d’un nouveau départ ou lorsque vous acceptez de rendre un service tout en courant le risque d’être mal jugé, critiqué ou mal compris. C’est lui certainement qui est à l’œuvre dans le monde avec tous ceux et celles qui posent des gestes de réconciliation, de pardon, de paix, avec celles et ceux qui travaillent concrètement ou militent pour le rapprochement des peuples divisés, pour plus de justice ou pour faire tomber tous les murs qui emprisonnent tant d’hommes…

« L’Esprit souffle où il veut mais tu ne sais pas d’où il vient et tu ne sais pas où il va » Jn 3,8. Tendons l’oreille, écoutons bien : n’est-il pas la petite voix qui sans cesse nous appelle à aimer et faire circuler son Amour ?

Remarquez enfin que lorsque Jésus se présente au milieu des disciples avant de souffler sur eux, il leur dit deux fois : « La paix soit avec vous ! ».  Prions-le pour qu’il apporte la paix partout où des hommes s’entre-déchirent par la guerre et qu’il envoie sur le monde d’aujourd’hui son Esprit qui nous délivre de tout mal et nous permette de le servir dans la liberté et dans le respect de toutes nos différences.

Oscar MUREKEZI, votre Curé 

« JE TE SUIVRAI PARTOUT OÙ TU IRAS ! » (Lc 9, 57)

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Feuillets du 6ème dimanche de Pâques

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

 

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Nous sommes à la fin du mois de mai, un mois pendant lequel nous avons eu des moments de joie dans les familles mais aussi dans les communautés paroissiales où nous avons célébré les baptêmes et les communions. Même si c’est le mois où on court le plus au risque de se sentir épuisé, personnellement j’aime beaucoup ces moments, j’aime ces rassemblements. J’aime particulièrement parler avec tous ces enfants et jeunes quand ils sont là, prêts pour leur fête ! Cette année j’ai réalisé que de tout ce que nous disons, il y a des mots qui nous reviennent souvent sur la langue pour souligner le fait que nos enfants et nos jeunes sont en chemin et qu’ils suivent le Christ ! Justement, « SUIVRE LE CHRIST » !

J’ai pris le temps de réfléchir en me demandant si, non seulement les enfants et les jeunes, mais aussi nous tous leurs ainés dans la foi, nous comprenons tout le sens de ces mots, « SUIVRE LE CHRIST » !  C’est trop facile de dire et répéter que nous suivons le Christ, mais, qu’est ce que cela peut bien vouloir dire concrètement ?

Il est vrai, nous sommes tous appelés à devenir des enfants, des jeunes, des hommes et des femmes en marche à la suite du Christ. Vous savez aussi que pendant les trois ans de sa vie publique, Jésus est connu pour avoir été toujours en chemin, pas en randonneur ordinaire, mais un marcheur intrépide et infatigable qui parcourait toutes les ruelles de la Palestine de son époque, qui sillonnait toutes les régions, y compris les régions païennes et on aurait cru que le repos lui était interdit !

A toutes ces foules qui allaient le voir et l’écouter, Jésus accompagnait sa parole de gestes et d’actions concrètes qui leur faisaient prendre conscience que malgré leurs conditions de vie et leur situation, ils sont aussi aimés de Dieu, puisque Celui-ci aime tous les hommes, chacun compte à ses yeux malgré ses infirmités physiques ou spirituelles ! Dans tout cela, le Christ ne demandait que la conversion ! « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15.)  La Conversion, voici un mot qui parfois ne dit pas grand-chose à plus d’une personne ! La conversion, c’est ouvrir son cœur à Dieu, c’est se laisser toucher par le Christ et en être passionné, lui donner une place dans notre vie ; c’est accueillir sa Parole et la vivre, c’est-à-dire mener notre vie à sa lumière sans oublier qu’accueillir le Christ, c’est accueillir la Vérité, c’est accepter de vivre dans la lumière !

Vers la fin de la vie de Jésus sur terre et donc de sa mission, les Evangiles nous apprennent qu’il a pris résolument le chemin qui l’amena à Jérusalem ! Il savait tout ce qui allait se passer, il allait y subir la Passion et la mort pour le salut du monde avant sa Résurrection, puis sa montée dans la Gloire auprès du Père !

C’est sur son chemin vers Jérusalem que quelqu’un de bien intentionné, certainement quelqu’un de son « fans- club », lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 57).  Jésus ne l’en a pas félicité, il ne lui a pas dit non plus qu’il fait le bon choix comme quand il s’adressait à Marthe au sujet de sa sœur Marie ! (Lc 10, 38-42)

En guise de réaction Jésus lui a dit : « les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête » (Lc 9, 58).  Puis l’Evangéliste Luc, toujours au chapitre neuf, énumère d’autres que Jésus a appelés pour le suivre. Chacun des appelés demandait un peu de temps pour faire d’abord l’une ou l’autre chose avant de venir le suivre ! Et Jésus de conclure : « Quiconque met la main sur la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu » (Lc 9,62)

À travers ces appelés, c’est nous qui sommes interpellés par le Christ. La vie évangélique ne supporte aucune demi-mesure. Répondre à l’appel de Jésus c’est choisir. Et quand on choisit, on élimine ce qui nous détourne de l’essentiel.

Je préciserai aussi que cet appel du Seigneur rejoint les hommes au cœur de leur vie. Moïse, Amos, David… ont été appelés derrière leur troupeau. Élisée était en train de labourer son champ. (1 Rois 19,16b. 19-21). Il a brulé son attelage et ses bœufs pour suivre Elie et devenir prophète du Seigneur. Sa nouvelle mission sera d’appeler son peuple à la fidélité de la foi. Nous avons aussi les premiers apôtres de Jésus qui ont dû tout quitter pour le Royaume.

Actuellement, on trouve des religieux, des religieuses, des prêtres qui, grâce à leurs belles et hautes études, auraient pu faire carrière et avoir une belle situation très lucrative en tant qu’ingénieurs, médecins, chefs d’entreprise… mais qui ont choisi d’y renoncer pour répondre à l’appel du Seigneur. Mais il y a aussi beaucoup d’autres personnes qui s’engagent dans des services variés en Eglise et dans le monde, qui témoignent que suivre le Christ, être chrétien, ce n’est pas seulement avoir été baptisé et confirmé, mais aussi accepter de renoncer à son confort personnel et à ses attachements divers pour prendre avec le Christ le risque du Royaume. Il y a des choses à notre portée, des choses dont nous sommes capables pour apporter notre pierre de construction à ce vaste chantier du Royaume de Dieu inauguré par le Christ !

Evidemment nous devons toujours être conscients que de nous-mêmes nous ne pouvons rien comme Jésus  nous l’a dit lui-même et c’est pour cela que je vous invite à prier l’Esprit- Saint, l’Esprit de Pentecôte  qui a inspiré les Apôtres du Christ à parler dans d’autres langues, de nous aider à commencer par parler aux gens qui nous entourent pour leur dire, avec le langage universel du cœur et des actes, que Jésus ressuscité est le trésor de notre vie. Demandons à l’Esprit-Saint de nous inspirer des mots simples et des actes parlants que tous comprendront.

Pour conclure, disons que Jésus ne nous demande pas de nous jeter dans l’inconnu et faire n’importe quoi, mais de nous laisser conduire avec confiance par son Esprit ! Telle est le chemin de la vie, le chemin du don de nous-mêmes pour le bien-être des autres par notre engagement concret, le chemin qu’il nous invite à prendre à sa suite. Je souhaite donc à chacune et chacun de découvrir la joie d’écouter l’Esprit Saint qui nous habite et d’être poussé en avant par lui.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Le Seigneur appelle

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Feuillets du 5ème dimanche de Pâques

Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

 

Extrait de l’exhortation apostolique Gaudete et exsultate : sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel, Pape François, mars 2018

  1. Tout cela est important. Cependant, ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous, cet appel qu’il t’adresse à toi aussi : « Vous êtes devenus saints car je suis saint » (Lv 11, 44 ; cf. 1 P 1, 16). Le Concile Vatican II l’a souligné avec force : « Pourvus de moyens salutaires d’une telle abondance et d’une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père »[10].
  2. « Chacun dans sa route » dit le Concile. Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage[11]. De fait, quand le grand mystique saint Jean de la Croix écrivait son Cantique spirituel, il préférait éviter des règles fixes pour tout le monde et il expliquait que ses vers étaient écrits pour que chacun en tire profit à sa manière[12]. En effet, la vie divine se communique aux uns « d’une manière [et aux] autres d’une autre »[13].
  3. Parmi les formes variées, je voudrais souligner que le ‘‘génie féminin’’ se manifeste également dans des styles féminins de sainteté, indispensables pour refléter la sainteté de Dieu en ce monde. Même à des époques où les femmes ont été plus marginalisées, l’Esprit Saint a précisément suscité des saintes dont le rayonnement a provoqué de nouveaux dynamismes spirituels et d’importantes réformes dans l’Église. Nous pouvons mentionner sainte Hildegarde de Bingen, sainte Brigitte, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila ou sainte Thérèse de Lisieux. Mais je tiens à évoquer tant de femmes inconnues ou oubliées qui, chacune à sa manière, ont soutenu et transformé des familles et des communautés par la puissance de leur témoignage.
  4. Cela devrait enthousiasmer chacun et l’encourager à tout donner pour progresser vers ce projet unique et inimitable que Dieu a voulu pour lui de toute éternité : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré » (Jr 1, 5).

[10] Constitution dogmatique Lumen gentium, sur l’Église, n. 11.
[11] Cf. Hans U. Von Balthasar, Teología y santidad, in Communio 6 (1987),
p. 489.
[12] Cantique Spirituel B, Prologue 2, (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 1196).
[13] Ibid., 14, 2, (Op. cit. p. 1285).