Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche du Temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas

Quand l’addition de grands nombres fait une unité.

« En 2002, la Concertation des Eglises Chrétiennes de la province de Liège, qui regroupe des représentants des Eglises orthodoxes, protestantes (EPUB), anglicanes, syriaques, catholiques auxquels se joignit par la suite l’Armée du Salut, faisait sienne ce document qui continue à régir son activité. » (Reconnaissance mutuelle et engagement, Luc Mahiels, Eglise de Liège du 15 janvier 2023).

Comme notre vicaire André-Vital nous l’annonçait la semaine dernière, ce 18 janvier a marqué le début de la « semaine de prière pour l’unité des chrétiens » qui existe depuis 1935.

Pendant l’Avent, nous avons eu l’occasion de penser à la justice sociale grâce à la campagne d’Entraide et Fraternité. Nous continuons à réfléchir sur le thème de la justice pendant la semaine de prière avec « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice » (Esaïe 1,17). Cette année, ce sont les chrétiens du Minnesota aux Etats-Unis qui ont choisi le thème « en partie en réponse au meurtre de Georges Floyd » le 25 mai 2020 à Minneapolis. C’est un rappel que l’injustice raciale est toujours présente.

Plusieurs possibilités vous sont proposées pour réfléchir et vivre des moments d’échanges avec, pour Verviers le programme que vous retrouverez dans ce feuillet.

Pour notre doyenné, le grand moment d’unité est prévu le 22 janvier à 18h00 au Temple Protestant de Hodimont, Montagne de l’Invasion 8 à Verviers. Nous partagerons ensemble une célébration œcuménique. 

Si vous ne savez pas partager ce moment sur place avec nous, les lectures utilisées seront l’Epître aux Ephésiens 2, 13-22 et l’Evangile de Matthieu 25, 31-40. Vous pourrez ainsi prier avec nous et nous ferons unité par la prière.

Pour plus d’informations et de piste de réflexion vous pouvez vous rendre sur le site internet : https://www.oikoumene.org/fr. Vous cliquez sur le titre « Documentation ».

Dans un contexte d’unité, le samedi 4 février (comme tous les premiers samedis du mois), une messe des familles sera célébrée à 17H45 à l’église de Marie-Médiatrice. C’est également le week-end de la Chandeleur.

A cette occasion, après la messe, nous partagerons tous ensemble des crêpes dans la salle de Marie-Médiatrice.

Afin de pouvoir vivre ce moment, nous avons besoin de vous. Des enfants de profession de foi vont préparer des crêpes pendant l’après-midi, mais nous n’en n’aurons pas assez. SI vous souhaitez participer à la préparation de crêpes, vous pouvez me contacter au 0477/164866. Merci pour votre aide précieuse.

Belle semaine,

Isabelle Lamblotte

Assistante paroissiale

L’ETOILE DE NOEL NOUS ILLUMINE ENCORE

Infos de la semaine

1er dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Dans son incommensurable bonté, le Seigneur vient de nous donner un temps de grâce que nous venons de vivre : la naissance de son Fils unique et sa manifestation au monde. Cette naissance avait été salué par le prophète Isaïe comme la levée d’un jour nouveau, la venue de la lumière, un jour de grande restauration et de salut. Annoncée avant tout par les anges aux bergers qui en ont parlé à leur tour à leurs voisins des alentours, cette naissance sera encore annoncée par l’apparition d’une étoile dans le ciel pour signifier que celui qui venait de naître est le Sauveur de tout l’univers.

Ainsi, à la lumière de cette brillante étoile continue à nous illuminer et nous révéler la présence heureuse du Fils de Dieu dans le quotidien de notre vie. C’est cette lumière qui nous permet également d’entrer, rassurés que le Seigneur est avec nous et nous appelle constamment, dans la première partie du temps ordinaire. Il faut rappeler que nous sommes pendant l’année liturgique A et c’est l’évangile de saint Matthieu qui est lu. Ce récit qui contient de très nombreuses citations de l’Ancien Testament est pour l’auteur le moyen de montrer que les actes, les paroles de Jésus et les événements qui le concernent sont l’accomplissement des Écritures. Pour nous, cette nourriture spirituelle qu’est l’évangile de saint Matthieu devra nous nourrir   des enseignements du Christ davantage et constituer une source pour puiser les forces dont nous avons besoin pour rendre compte de notre foi et surtout agir en disciples-missionnaires selon notre programme pastoral de cette année (Tous envoyés).

Toujours sous l’instigation de cette étoile de Noël, nous aurons la joie d’aller à la rencontre des frères et sœurs d’autres ‘’églises ‘’ qui professent la même foi que nous. Vous comprenez là qu’il s’agit de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cette année 2023 le thème est : « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice » (Is 1,17). Une brochure qui reprend jour après jour les déclinaisons du thème de la semaine : commentaires et prières a été confectionnée. Des veillées œcuméniques sont organisées un peu partout (voir rubrique « quelques infos ») C’est ici le moment et le lieu d’évoquer la mémoire et les efforts combien louables du Pape Benoit XVI (1927-2022) pour l’unité des chrétiens. Sa culture théologique et historique exceptionnelle a permis de faire progresser l’unité des chrétiens. Dès son élection en 2005, le Pape Benoit XVI a exprimé sa ferme résolution de « faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire avancer la cause de l’œcuménisme » emboitant ainsi le pas de ses prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II à la suite du Concile Vatican II. Pour rappel, le Pape Benoit XVI a rejoint la maison du Père céleste le samedi 31 décembre 2022.

Que la clarté d’en haut, nous t’en prions, Seigneur, nous devance toujours et partout, afin que nous puissions contempler d’un regard pur et accueillir dans un cœur aimant le mystère auquel tu as voulu nous faire participer. Par le Christ notre Seigneur.

André Vital Lukoji, vicaire

L’horaire des messes dans notre Unité pastorale !

Infos de la semaine

Feuillet de l’Epiphanie
Saint-Nicolas

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Depuis quelques temps, certains d’entre vous sont revenus sur la question de l’horaire des messes dans notre Unité pastorale.  L’Equipe pastorale et moi-même sommes conscients que l’horaire des messes tel qu’il est proposé aujourd’hui a suscité pas mal de réactions, c’est un fait ! Cela nous a permis de nous repencher sur la question et voir comment augmenter le nombre de messes.

Mais il faut que vous sachiez d’abord une chose (les Conseils de Fabrique d’Eglise le savent) : après quelques jours seulement d’application de l’horaire actuel, nous avons reçu certaines consignes et recommandations de l’Evêché pour essayer de pallier au problème actuel du surcoût du prix de l’énergie. Dans ces recommandations, il est notamment question de la centralisation des messes dans certaines paroisses et la tournante pour d’autres. Quand nous avons reçu cela c’est en y faisant allusion que le week-end qui a suivi, dans le feuillet paroissial, nous avons dit que nous n’allions pas revenir en arrière quant à l’horaire de messes.

Mais quand nous avons pris le temps d’examiner concrètement ce que nous devrions proposer comme horaire en nous basant sur ces recommandations de l’Evêché, nous nous sommes vite aperçu que cela entrainerait d’autres changements :par exemple les heures et les jours habituels de messe devaient changer pour plusieurs églises; sans parler de la difficulté à trouver des critères justifiant le « droit » à avoir une messe dominicale chaque samedi/dimanche pour certaines paroisses et une messe un week-end sur deux pour d’autres… ! 

Pour éviter toutes ces difficultés, nous avons jugé bon de revenir à l’ancien horaire dès le mois de mars, c’est-à-dire cinq messes chaque week-end, ce qui est en réalité une désobéissance à ces recommandations ! Cet horaire sera d’application dès le mois de mars à mon retour de congé parce que le vicaire André-Vital ne saurait pas assurer seul les 5 messes du week-end et trouver des prêtres visiteurs remplaçants est peine perdue.

Quant aux messes de semaine, nous tenons d’abord à vous informer qu’il n’y a pas que les messes matinales que nous célébrons, nous avons aussi les célébrations des funérailles, la messe chez les religieuses chaque vendredi à 8h30 (en alternance avec les prêtres d’autres UP du Doyenné), dans nos maisons de repos et hôpitaux. Il nous arrive d’être débordés (par exemple il m’arrive d’avoir une messe à 08h30 dans une paroisse, une messe à 10h00 à la Barcarolle ou à 11h à la clinique Sainte-Elisabeth, une messe des funérailles à 13h30…des choses comme cela arrivent régulièrement, tant pour André Vital que pour moi).

Mais il y a aussi des journées de formation qui nous sont régulièrement proposées par le diocèse et autres journées de ressourcement. Nous en avons besoin nous aussi, et ces journées commencent à 09h00. Il faut que nous ayons la possibilité d’y participer et de partir plus tôt pour commencer avec les autres.

En plus de cela, il s’avère que dans le diocèse de Liège, pas mal de prêtres sont pour le moment victimes du Burn-out, d’où l’insistance de l’autorité diocésaine qui demande non seulement aux prêtres, mais aussi à tous les agents pastoraux dans le diocèse de prendre un jour de repos et de récupération dans la semaine. Nous aussi nous y avons droit ! 

Ici nous ne parlons que des messes. Nous sommes sollicités aussi dans pas mal d’autres activités pastorales : les sacrements des malades à la clinique et à l’hôpital, à domicile, dans les maisons de repos ; des personnes qui demandent à parler avec un prêtre, à se confesser, l’accueil des parents pour la préparation des baptêmes de leurs enfants, l’accueil des couples pour la préparation de leur mariage… vous comprenez qu’il est question d’être attentif à l’équilibre du rythme et du volume de travail pastoral. Pour toutes ces raisons, si nous revenons à l’horaire initial des messes dominicales dans nos paroisses, celui des messes de semaine tel qu’il est proposé aujourd’hui restera inchangé. Par contre, nous essaierons de le rendre plus visible et trouverons un moyen qui puisse permettre de le retenir plus facilement.

Il est à noter qu’à Sainte-Julienne il y aura une messe tous les lundis à 08h30 tant que l’abbé Claude FRANSOLET pourra la prendre en charge.

Nous avons aussi pensé que cela vaut la peine de demander aux directions des maisons de repos pour voir si elles acceptent que les messes que nous y célébrons soient ouvertes à quelques paroissiens qui le souhaitent? là où les espaces d’accueil le permettraient bien entendu. La Barcarolle a déjà donné sa réponse positive. Dès que nous aurons la réponse des autres maisons de repos, nous ajouterons ces messes à l’horaire d’ensemble.

Il faut dire aussi que, pour les personnes qui tiennent à avoir absolument une messe chaque jour, il y a moyen d’aller dans les paroisses des Unités pastorales voisines qui ne sont vraiment pas loin de chez-nous. Sinon, on peut aussi prier autrement car la prière chrétienne n’est pas que l’Eucharistie ! Mais j’ajouterais qu’il faut parfois accepter de sortir un peu de notre petit confort personnel et surtout savoir accueillir sereinement ce qui nous est donné de vivre en se disant que si c’est pour le bien être des autres, pourquoi pas plutôt louer le Seigneur qui, même dans le peu de choses à nos yeux, peut toujours nous combler de ses grâces qui nous font vivre aussi bien humainement que spirituellement !

Bref, quand on fait le calcul, nous allons avoir 3 messes en semaine et 5 messes le week-end, ce qui fait au total 8 messes par semaine dans notre Unité pastorale. Est-ce que c’est vraiment peu ?

Toujours en ce début d’une nouvelle année, je vous la souhaite bonne et heureuse pour vous ainsi qu’à tous les vôtres et comme je pars bientôt pour mon congé annuel, je vous confie aussi toutes et tous à la maternité protectrice de Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Eglise, et notre maman du ciel !

Oscar MUREKEZI, votre curé

SAINTE MARIE, MERE DE DIEU – NOUVEL AN-56ème JOURNEE MONDIALE POUR LA PAIX !

Infos de la semaine

Feuillet de la fête de Marie, Mère de Dieu
Saint-Hubert

Chers paroissiens, Chers lecteurs,

Nous voici dans ce temps de Noël et au début d’une nouvelle année civile où les gens échangent les vœux avec les mots tels que la Paix, la Joie, le bonheur, la bonne santé…

Comme chaque année, nous nous réjouissons avec tous ceux et celles pour qui la vie a été bonne et belle tout au long de l’année qui vient de s’achever, cela par des réussites, des succès et satisfactions trouvés et vécus dans leurs diverses occupations et responsabilités ;  mais nous ne pouvons pas oublier tous ceux et celles pour qui l’année écoulée a été une sorte d’enfer à cause des épreuves de toutes sortes auxquelles ils ont été confrontés : la maladie, la perte d’un être cher, le licenciement abusif et le chômage, le divorce ou la séparation…, nous leur souhaitons aussi ainsi qu’à chacune et chacun de vous, de trouver la paix, la joie et la sérénité dans cette nouvelle année qui s’ouvre devant nous. 

Mais certains se demandent comment parler paix, joie de Noël et du nouvel an alors que ce qui se passe autour de nous et même en nous nous révèle le contraire : comment se sentir en paix et éprouver de la joie quand on souffre, quand on est écrasé par les soucis, les épreuves ? La paix, la joie, sont-elles possibles pour les peuples où sévit la famine ? Pour les populations d’Ukraine sous les bombardements des Russes et donc écrasées par la guerre ? La paix et la joie sont-elles possibles pour les victimes du chômage et pour tous ceux qui craignent de perdre leur emploi ?

La guerre, la violence, l’oppression, l’esclavage, la souffrance, le manque de repères…. Bref, avec plein de choses qui endeuillent tous les jours notre planète, avec les crises qui se succèdent :  la crise sanitaire provoquée par la Pandémie du Covid-19, la crise économique qui en découle et accentuée maintenant par cette guerre stupide en Ukraine, la crise énergétique et écologique… (toutes ces crises qui condamnent beaucoup de nos contemporains à une vie misérable), comment pouvons-nous être dans la joie, comment pouvons-nous être en paix et surtout être des bâtisseurs de paix ? Comment aussi accueillir et faire nôtre le message de l’ange aux bergers de Bethléem, un message adressé à tous les amis de Dieu de tous les temps ? : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur ! » (Lc 2, 10) et cette troupe céleste qui loue Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! » (Lc 2, 14).

Difficile de le comprendre et de l’accepter, surtout pour tous les assoiffés de paix et de joie ; mais ce qui est surprenant, c’est qu’on trouve des gens qui, malgré leurs difficultés ou les conditions de vie difficiles et invivables, sont habités par la paix et la joie intérieures ! Comment parviennent-ils à redresser la tête et à faire face à la vie avec joie ? A mon sens, c’est parce qu’ils ont compris que la joie chrétienne est d’un autre ordre. Elle est plus qu’une émotion passagère et pour eux, la joie profonde, la paix intérieure et les épreuves peuvent cohabiter. Autrement dit, la joie chrétienne vient d’une source beaucoup plus profonde.  Elle est don précieux de l’Esprit-Saint qui peut habiter l’homme indépendamment des circonstances extérieures.

Cela revient à dire que la joie profonde et la sérénité ne signifient pas absence magique de difficultés, et bien sûr tout dépend de la manière dont on s’y prend. En tout cas, quoi qu’il puisse nous arriver Saint Paul donne un bon conseil : « Ne soyez inquiets de rien, mais en toute circonstance, dans l’action de grâce, priez et suppliez… »

Il ne s’agit pas de résignation. Tout comme il y en a qui peuvent dire que c’est un peu facile : se réfugier dans la prière au lieu de faire preuve de pragmatisme dans la recherche des solutions ! On peut dire tout ce qu’on veut, mais je voudrais rappeler que lorsque nous prions, à la différence de ceux qui ne comptent que sur leurs propres forces, nous affirmons que le Seigneur peut nous combler parce qu’il veut notre bonheur. Nous proclamons notre confiance en lui au point de lui rendre grâce avant même de lui présenter nos demandes. D’ailleurs, Dieu connaît nos besoins avant même notre prière. Mais par la prière, nous lui ouvrons la porte pour être en mesure d’accueillir ses dons, ou plutôt le don par excellence, le don de L’Esprit-Saint. C’est lui qui peut garder notre cœur et notre intelligence toujours enracinés dans le Christ Jésus pour que nous puissions agir à sa manière.

C’est pour cela qu’il est important de rappeler sans cesse que, ce que nous célébrons pendant ces fêtes de Noël, ce n’est pas seulement l’événement de la naissance de cet enfant, Jésus de Nazareth, il y a un peu plus de 2000 ans.  Nous célébrons la présence de Dieu au sein de toute la réalité humaine.  Nous célébrons le fait que nous sommes toutes et tous enfants de Dieu qui ne nous abandonne jamais. Une fois que nous aurons compris cela, nous vivrons en paix. Nous aurons la vraie joie qui ne vient pas nécessairement du fait de posséder plus de biens financiers et matériels, mais de la communion qui s’incarne dans la solidarité humaine, le partage et le respect de chaque personne perçue comme enfant de Dieu. 

Confions à celle qui a su être Mère de Dieu, tout ce qui est lourd dans notre vie, tout ce que nous ne comprenons pas ; tout ce qui se passe dans l’Eglise et dans le monde qui peut nous déstabiliser ou nous inquiéter. Que Notre-Dame veille sur nous, elle qui est notre Mère.

Oscar MUREKEZI, votre curé

C’est Noël !

Depuis le début du mois de décembre, nous avons assisté à un changement progressif des choses ! Il suffit de regarder tout le décor qu’il y a dans nos églises, nos maisons, mais aussi tout autour de nous, dans les magasins, dans nos rues, sur certaines places publiques : l’installation des crèches et des sapins illuminés, des lumières de diverses couleurs… Bref, toute cette effervescence montre qu’il y a quelque chose de neuf, une certaine fraicheur ! Tout cela, ce sont des signes de joie malgré les soucis et difficultés de la vie qui ne manquent jamais à s’inviter pour perturber nos vies ou celle des nôtres, mais la magie de Noël opère en chacune et chacun car elle nous fait dépasser nos préoccupations personnelles habituelles pour nous pousser et nous inciter à nous réjouir un instant !

Mais nous réjouir de quoi ? Nous réjouir de la surprise de Dieu pour les hommes que nous sommes, car Noël c’est Dieu qui fait la surprise à tout le monde : aux anges, aux   archanges, aux saints et à toute l’humanité. Dieu qu’on croyait très puissant, détenant tous les pouvoirs, régnant dans les cieux où il ne lui manque rien, où il prendrait plaisir à s’asseoir sur son trône immense d’où il dominerait toutes les créatures… Eh bien, par amour pour l’humanité ce Dieu quitte sa demeure et descend sur terre pour vivre avec et parmi les hommes ! Cette venue s’est réalisée il y a 2 millénaires déjà, dans cet enfant de la crèche ! C’est pour cela que Noël est une fête de la joie !

C’est le projet de Dieu et son désir à Lui, même si nous savons qu’il y a quelques personnes qui ont accepté de collaborer à (l’incarnation) la concrétisation de ce projet divin : C’est le cas de Marie qui a accepté de l’accueillir dans son sein, et Joseph qui a veillé sur Marie jusqu’à la naissance de l’Enfant Jésus et qui, par après, a bien pris soin des deux ! C’est clair, l’œuvre de salut de l’homme n’est pas que l’affaire de Dieu, l’homme a un rôle à jouer et ce n’est pas quantité négligeable !

Noël c’est cette venue de Jésus, l’Emmanuel, « Dieu avec nous » ; Jésus, « Le Seigneur sauve » ! Ces noms qui lui sont donnés montrent bien qu’il ne vient pas pour jouer le figurant ou comme un spectateur de ce qui se passe dans le monde. Il vient pour tout partager avec nous, acteur avec les hommes pour que leur vie devienne meilleure et de fait, avec Dieu, la vie des hommes qui l’accueillent dans leur vie ne peut que changer et devenir meilleure !

En d’autres mots, c’est Dieu qui vient en la personne de Jésus pour sauver tous les hommes et c’est une super bonne nouvelle car cet enfant que tous
les prophètes avaient annoncé et que Jean Baptiste avait révélé à son peuple, il vient instaurer le Royaume de Dieu, de paix, de justice et d’amour !
Oui, dans la crèche, il est si petit, si vulnérable et donne l’impression que c’est lui qui a totalement besoin de nous, mais « son message est fort et il transforme tout en beauté. Car Jésus croit en chacun de nous et en chacune
de nos possibilités. »

Mais pour bien vivre ce message de Noël, nous avons besoin de rectifier notre regard et notre mentalité parce que, pour que tout homme voit le salut de Dieu et s’en réjouisse, Dieu a besoin de nous aussi ! Pour cela, il faut d’abord reconnaitre sa présence aujourd’hui et d’en être les témoins auprès de tous ceux que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours : les exclus, les affamés, ceux qui ont besoin de quoi se vêtir et se nourrir, les prisonniers, les chômeurs… c’est par Lui, avec Lui et en Lui que le chemin d’une vie nouvelle reste ouverte à tout être humain de bonne volonté et assoiffé de justice divine.

Bien entendu, vous aurez déjà compris que pour y parvenir, nous devons en même temps nous laisser habiter et conduire par l’Esprit, accueillir l’Evangile et le vivre, recevoir le pain de l’Eucharistie que nous partageons et qui est une invitation à la communion, au partage, à la fraternité, à la solidarité humaine.

Puisse cet enfant de la crèche, Jésus-Christ, Lumière du monde et Prince de la paix donner à chacune et chacun dans nos communautés et dans le monde entier, un peu de sa lumière contagieuse et que nous sachions la partager et ainsi vivre l’expérience de sa force de salut !

Joyeux Noël à toutes et tous ; bonne et heureuse année 2023 à vous et à tous ceux qui vous sont chers.

Oscar MUREKEZI, votre curé