La messe dominicale, est-ce une OBLIGATION ?

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Chers paroissiens, chers lecteurs,

Dans la suite des réflexions que je vous partage depuis quelques semaines, voilà encore une question qui m’a été posée dernièrement par un jeune père de famille qui me parlait de la grosse difficulté chez-lui avec 3 enfants et leur maman de pouvoir s’organiser pour aller à la messe dominicale alors que l’envie ne manque pas, du moins en ce qui le concerne !

Voilà pour le moins quelque chose de surprenant ! Au moment où nous parlons souvent de la crise de la foi, parfois même avec certains jugements comme quoi la plupart de nos contemporains ne savent plus rien sur Dieu, par exemple les prières de base que chaque baptisé est sensé connaitre par cœur…j’ai été agréablement surpris par ce jeune papa qui, en me posant cette question, m’a laissé entrevoir qu’il se référait au premier des commandements de l’Eglise : « Les Dimanches les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Sainte Messe et de s’abstenir des œuvres serviles ». « Les fidèles sanctifieront les fêtes de préceptes » Qui aurait cru qu’il y pense ?

J’aimerais d’abord attirer votre attention sur le fait que l’usage du mot « obligatoire » n’est pas juste quand on parle de la messe ! C’est un mot à éviter parce que la messe n’est rien d’autre qu’une rencontre hebdomadaire avec le Christ et en Eglise et cette rencontre est nécessaire et indispensable, voire vitale pour le croyant ! Sans elle, il lui manque quelque chose d’essentiel. Dès lors, ce serait contradictoire si nous allions à la messe dominicale ou de fêtes de l’Eglise en le prenant comme une contrainte et donc en sentant le poids d’une certaine obligation.

La célébration de la messe est une longue tradition dans l’Eglise catholique car, depuis le dimanche de Pâques, jour de la résurrection du Christ, les chrétiens ont choisi ce premier jour de la semaine pour se rassembler. Pour rappel, le mot « dimanche » veut dire « Jour du Seigneur » et c’est le nom que les disciples de Jésus ont donné au jour de Pâques, jour de la Résurrection parce que ce jour- là ils ont découvert que Jésus était leur Seigneur et que ce jour était à la fois fondateur et inoubliable. « Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi… » (1Cor 15,17).

La rencontre dominicale est donc avant tout une rencontre d’amour avec le Christ ressuscité, dans un élan personnel et communautaire. Pour mieux comprendre, il faut envisager l’Eglise comme une famille de tous ceux qui croient au Christ et qui, dimanche après dimanche, se rassemblent pour écouter la parole de Dieu, célébrer l’Eucharistie, recevoir sa vie en communiant à son corps et à son sang pour être ensuite envoyés dans le monde comme témoins de l’Evangile.

Ainsi, aller à l’Eglise, chaque dimanche, c’est d’abord répondre à l’appel de Dieu pour célébrer le Christ ressuscité présent au milieu des siens et prier en union avec tous les chrétiens. Loin d’être une « obligation » c’est une exigence vitale : le baptisé a besoin de participer régulièrement à la célébration de la messe pour grandir dans la foi et être peu à peu transformé par le Christ lui-même.

Nous ne devons pas oublier que nous sommes un peuple en marche à la suite de Celui qui nous a tout donné par sa mort et sa résurrection ! Une fois par semaine, c’est-à-dire chaque dimanche, nous venons de lieux ou d’horizons différents pour se retrouver, chacune et chacun avec le poids de ce que nous avons vécu, mais nous y apportons aussi ce qui fait notre vie dans ce monde. Disons que comme une oasis dans le désert de nos vies humaines avec ses aléas et ses fragilités, loin d’être une obligation, la messe dominicale devient plutôt une source où nous allons puiser, nous abreuver et Celui même qui nous y accueille nous revigore et refait nos forces pour la route !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Vivre Lourde de chez soi : me découvrir comme un cadeau !

Lundi 24 août : fête de St Barthélemy (Jn 1,45-51)

Philippe rencontre Nathanaël et lui dit :
nous avons rencontré le Messie !
Viens et vois !
Jésus dit à Nathanaël : avant que Philippe t’appelle, je t’ai vu !
Et tu verras mieux encore : le ciel ouvert
et les anges monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme.

Voilà un extrait d’évangile qui nous rappelle notre vocation, l’appel que nous recevons d’abord en vertu de notre baptême.
Aujourd’hui, cela se concrétise à travers l’appel de Nathanaël, identifié habituellement à l’apôtre Barthelémy.
Dans ces versets, il est beaucoup question de VOIR, ce qui veut dire ici, vivre une rencontre marquante, décisive même, qui change notre vie. Une rencontre profonde avec Jésus, visage humain de Dieu.
Nathanaël se sent choisi, aimé d’une manière toute particulière et cela va changer sa vie.
Puisque nous sommes dans le cadre du pèlerinage, vous pensez sans doute à Marie qui reçoit la salutation inattendue d’un ange : Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi…
Marie découvre qu’elle est aimée de Dieu d’une manière unique, qu’elle est un cadeau aux yeux de Dieu. C’est un GRAND BONHEUR pour elle et elle va chanter son magnificat. Est-ce que je crois vraiment que Dieu me regarde comme un cadeau ?
Je te remercie, Seigneur, pour l’être étonnant que je suis ! (Ps.138,14) Est-ce que je peux vraiment croire et l’expérimenter comme dans le (( Viens et Vois » de l’évangile d’aujourd’hui ?
Bernadette de Lourdes disait de la belle Dame : Elle me regardait comme une personne ! L’Amour nous précède, c’est comme dans cette histoire :

Une maman se promenait un jour avec son garçon de 12 ans et elle lui : -tu sais, il y a bien plus de 12 ans que je t’aime !

Et le garçon de répondre :
mais ce n’est pas possible, je n’étais pas né !
et la maman de lui dire :
-oh si, déjà jeune-fille, j’aimais le garçon que j’aurais plus tard.

Allons plus loin. Car Marie, aimée et choisie par Dieu, va permettre au Fils de Dieu de prendre visage humain en Jésus de Nazareth. C’est les (( Ciel ouvert » dont parle l’évangile d’aujourd’hui.

Par son oui, Marie va permettre une nouvelle communication entre Dieu et nous. La vie de Marie va donner un fruit inattendu comme nous le disons dans le chapelet :

Et Jésus, ton enfant est béni.

La bonne nouvelle, c’est que Dieu a besoin de nous pour continuer à s’incarner, c’est-à-dire prendre chair dans notre monde. Tous et toutes, nous sommes appelés à « enfanter » Dieu. C’est ce que nous disons dans l’Ave Maria.

À la suite de Marie, nous devenons Eglise, avec la mission de rendre Jésus présent dans notre monde. St François d’Assise salue en Marie : « La Vierge devenue Eglise ». De même qu’elle a enfanté la Tête, elle enfante le Corps entier.

Et cerise sur le gâteau ou chemin de BONHEUR, voici un beau témoignage de Robert Hossein, artiste et converti, qui a créé un beau spectacle sur Jésus.

On lui a demandé un jour, dans une interview, s’il n’avait pas peur de trouver l’éternité un peu longue et il a répondu : Quand je serai libéré de l’espace et du temps, j’espère donner un bon coup de main au bon Dieu pour serrer contre mon cœur les plus humbles confrontés aux pires épreuves de la vie et les soulager comme Marie au pied de la croix. (Revue L’Invisible).

C’est magnifique ! Et cela rejoint la dernière phrase de l’Ave Maria : Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Autrement dit, nous prions pour que notre mort devienne une nouvelle naissance, c’est-à-dire une vie pleinement relationnelle avec tous. Cette présence et cette espérance sont des cadeaux qui nous viennent de l’Eglise « d’en-haut ». On appelle cela aussi la communion des saints.

André Vervier

Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante,
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom.
Son amour s’étend d’âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais

Chant (Taizé)

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnificat, magnificat, magnificat, anima mea.

Prière

Bienheureuse Vierge Marie,
nous te bénissons pour ta supplication humble et puissante.
Nous te consacrons ce moment de prière
et nous t’accueillons dans l’oratoire de notre cœur
comme mère et maîtresse de vie spirituelle.
Apprends-nous à y écouter et méditer la Parole de Dieu,
à la vivre et à nous mettre à son service.
Aide-nous à exulter et à rendre grâce
en toute circonstance pour le saint Nom de Dieu ;
à supplier et à intercéder avec compassion pour tous les hommes.
Assidus à la prière, réunis avec toi sous le regard du Père,
apprends-nous à lui demander, au nom de Jésus,
l’Esprit qui vient au secours de notre faiblesse.
Aide-nous à accueillir le don de l’oraison
comme amitié intime et profonde avec le Christ ;
à en témoigner par notre vie et à devenir les adorateurs
en esprit et en vérité que cherche le Père.

Ave Maria (version des Foyers de Charité)

Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce,
le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre les femmes et Jésus, ton enfant, est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu,
prie pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

Chant : Marie, tendresse des pauvres

Marie, tendresse des pauvres,
Marie, sagesse des faibles,
Marie, notre Mère, priez pour nous (bis)

Marie, lumière féconde,
Marie, prière du monde,
Marie, notre force, priez pour nous (bis)

Marie, promesse pour l’homme,
Marie, fontaine d’eau vive,
Marie, notre source, priez pour nous (bis)

Marie, présence d’un peuple,
Marie, visage d’Eglise,
Marie, notre reine, priez pour nous (bis)

Marie, parole de fête,
Marie, silence des humbles
Marie, notre route, priez pour nous (bis)

On peut aussi terminer en écoutant un Ave Maria, de Gounod par exemple.

André Vervier

Chers amis pèlerins,

Nous avons été heureux de vivre ensemble ce cheminement.
Lourdes vient à nous. Quel bonheur, quelle force.


Continuons notre route ensemble.
Dieu ne finit pas de nous accompagner.
Essayons d’accueillir chaque journée
comme un cadeau de Dieu
même si la vie ne va pas toujours de soi.

Nous restons proches et unis par l’amitié la prière.

Au plaisir de vous rencontrer

Baudouin Charpentier

Vivre Lourdes de chez soi : dimanche

Dimanche 23 août 2020 (Mt 16,13-20)

Comme à Lourdes, notre pèlerinage virtuel passe trop vite et nous voici déjà arrivés à l’avant-dernier jour dans ce lieu miraculeux et fécond.
Nous sommes tous en route pour découvrir au fond de nous-mêmes une réponse à la question : « Qui nous fera voir le bonheur ? ».

La Bonne Nouvelle, la Parole, notre nourriture, notre « pique-nique d’aujourd’hui » pour avancer dans notre découverte s’exprime sous la forme d’une autre interrogation.

« Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ».
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant! » (Mt 16, 13-16)

Après avoir accompli des miracles et parlé en paraboles pour expliquer à ses disciples ce qu’était le Royaume de Dieu, Jésus s’adresse à eux et les interroge.

Très habile, Jésus demande d’abord ce que disent les gens à son sujet avant de s’adresser personnellement à chacun : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ».
Jésus interpelle chacun.
A la place des disciples aurions-nous pu répondre sans un temps de réflexion ?

La réponse de Pierre ne se fait pas attendre, elle est directe et précise : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! ».
Une réponse aussi rapide et aussi lumineuse aurait-elle pu naître en lui et sortir de sa bouche si Pierre ne s’était pas laissé habiter au plus profond de lui-même ?

Cette révélation lui a été donnée, don du Père. C’est alors que Jésus le désigne « chef » de l’Église, la pierre sur laquelle notre Église est bâtie. Tout semble très beau et acquis!

Pourtant, au moment où Jésus commence à parler de ses souffrances et de sa mort prochaine, Pierre refuse de croire que le Fils de Dieu doit passer par ces épreuves. Il lui est inconcevable que Jésus doive souffrir et mourir alors qu’il est Fils de Dieu donc Dieu. Il est impossible que Dieu tombe si bas.
Est-il imaginable que Dieu s’abaisse à descendre avec nous au plus profond de notre humanité ?

Et, nous, aujourd’hui, sommes-nous si sûrs de croire vraiment dans ce Dieu si grand dans sa fragilité : Dieu né sur la paille d’une étable et mort, nu, sur le bois de la croix !
Pierre lui qui avait reconnu Jésus comme Fils du Dieu vivant s’est enfui quand il a vu son arrestation, quand il l’a vu torturé et tué. Il a même été jusqu’à trahir son ami.

Jésus nous invite à choisir une autre direction en quittant les mondanités empreintes de performance, de notoriété, de célébrité, de pouvoir, d’argent, d’orgueil…
Est-ce cette voie étroite, le chemin du bonheur ?

Et, nous, pèlerins de Lourdes, nous sommes là rassemblés devant la grotte… Nous aussi avec cette question : «  Et pour toi, qui suis-je ? ».

Cette grotte, lieu de rencontre et de rendez-vous entre l’Immaculée Conception et Bernadette, lieu qui nous attire, qui nous appelle, qui nous vivifie tellement, peut-elle nous inspirer là ou une réponse à la question posée par Jésus ?

Que nous soyons assis, debout ou à genoux, les yeux ouverts ou fermés face à cette antre de Lourdes, laissons-nous toucher, interpeler encore aujourd’hui par cet endroit que nous connaissons si bien et par ce qui s’y est vécu.

Rappelons-nous ! Lors de l’apparition du 25 février 1858, « Aquero » demande à Bernadette : «  Allez boire à la Fontaine et vous y laver ! ». Bernadette prend la direction du Gave où l’eau est limpide. Mais non, elle se trompe, ce n’est pas la bonne direction ! Elle a dû se retourner et avancer au fond de la grotte obscure, sale et hostile appelée «  grotte aux cochons ». C’est tout dire !
Obéissante, Bernadette fait demi-tour, se courbe et s’agenouille pour gratter la terre boueuse et essayer de trouver la fontaine. Elle but cette eau boueuse avec hésitation, se lava le visage et mangea l’herbe que la Vierge lui avait montrée. Comme les animaux de cet endroit, Bernadette a bu et mangé. Était-elle devenue folle ? En sortant de ce trou noir, elle fut la risée des curieux.

Simplement, Bernadette a suivi le chemin indiqué par Marie.

Grâce à cette obéissance et à la confiance de la petite bergère, une source d’eau pure a jailli dans ce creux ténébreux du rocher.

Cette eau nous abreuve depuis tant d’années, une eau vivifiante que nous buvons aujourd’hui et que nous rapportons en quantité dans nos bagages pour nos proches.

La Vierge a conduit Bernadette à la fontaine dans un endroit surprenant, improbable. Cette eau jaillissante ne nous fait-elle pas penser à la Source d’eau vive qu’est Jésus ?

Marie nous conduit toujours à la Source, à son fils Jésus, Fils du Dieu vivant qui nous rencontre dans nos obscurités, dans nos jours de doute, dans nos révoltes, dans nos souffrances parce que lui-même est allé jusque-là.

Alors, une question à se poser : Le bonheur est-il toujours là où nous croyons le trouver ou là où «  on » nous fait croire qu’il se trouve ?

Regardons encore la grotte de Massabielle ! N’est-elle pas ouverte comme le côté transpercé du Christ en croix d’où ont jailli l’eau et le sang, la vie et l’amour. Nous aimons entrer dans la grotte pour la toucher, pour y puiser force et vie, pour déposer nos prières, nos fardeaux comme nous pourrions entrer dans le côté ouvert de Jésus pour y puiser force et vie, pour y déposer nos prières et fardeaux.

Faisons silence, laissons notre cœur se dilater et écoutons la question que Jésus adresse à chacun : « Et pour toi, qui suis-je ? ».

Marinette Toutlemonde Anne-Marie Dupont

Intention de prière

Seigneur,
nous te rendons grâce
pour le oui de Bernadette.
Ce oui qui va bouleverser sa vie,
sa famille, Lourdes mais aussi l’Eglise.
Ce oui qui nous permet de vivre
un temps de pèlerinage
où nous goûtons
aux joies de la Parole
et de la fraternité.

Prière du Je vous salue Marie

Je vous salue, Marie pleine de grâces ;
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,
le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Prière : Surprise

C’est un Dieu d’improviste qui s’approche de nous
tantôt par d’étranges messages,
tantôt à travers les couleurs de chaque jour.

C’est un Dieu de discrétion qui manifeste sa présence aussi légèrement que le souffle ténu du vent et seulement à ceux dont le coeur est en alerte !

C’est un Dieu de compassion qui fréquente les lieux de souffrance
où les lèpres et les pouvoirs mauvais détruisent les êtres humains.

C’est un Dieu de pauvreté qui commence sur le sol et dans la paille,
qui marche dans la poussière et qui achève son chemin allongé dans la terre.

C’est un Dieu d’humanité qui prend corps et esprit d’homme
pour livrer au monde son amour qui sauve.

Vraiment notre Dieu est un Dieu surprise !

Chemins de Noël 2006

Chant : Regarde l’étoile (CCC Emmanuelle)

Si le vent des tentations s’élève,
Si tu heurtes le rocher des épreuves,
Si les flots de l’ambition t’entraînent,
Si l’orage des passions se déchaines

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Quand l’angoisse et les périls, le doute,
Quand la nuit du désespoir te recouvre,
Si devant la gravité de tes fautes,
La pensée du Jugement te tourmente:

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Si ton âme est envahie de colère,
Jalousie et trahison te submergent,
Si ton coeur est englouti dans le gouffre,
Emporté par les courants de tristesse

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Elle se lève sur la mer, elle éclaire,
Son éclat et ses rayons illuminent,
Sa lumière resplendit sur la Terre,
Dans les cieux et jusqu’au fond des abîmes

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Vivre Lourdes de chez soi : car rien n’est impossible à Dieu

samedi 22 août La Vierge Marie Reine

L’ange dit : «  Ne crains pas Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu. »
Inquiète, Marie demande : «  Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » et l’Ange de répondre : «  L’esprit Saint viendra sur toi. Car rien n’est impossible à Dieu. » (Luc 1, 26-38)

La confiance de la Vierge, c’est
… accepter de ne pas avoir toutes les réponses
… s’abandonner humblement malgré le doute et l’inconfort en gardant son jugement et sa liberté
… s’ouvrir à l’Amour et oser compter sur un soutien sans faille
… faire un pas sans savoir où cela va mener et, parfois, se lancer dans le vide
… avancer en sachant que Dieu nous guide sur un chemin qui est bon pour nous…
… la « base béton »» de toute relation

Chacun de nous traverse un jour ou l’autre une situation difficile et douloureuse où l’on prend conscience de notre parfaite impuissance. C’est alors qu’il faut faire ce que nous aimons le moins : accepter nos limites, lâcher prise et faire confiance. Telle est la voie royale pour laisser Dieu nous transformer et agir au cœur de nos vies.

Marie a eu une confiance aveugle dans la promesse de l’Ange, les mains ouvertes et offertes à son Créateur. Elle a accueilli le chemin que Dieu lui proposait sans argumenter ni négocier.

Au bord du lac de Tibériade, les disciples n’ont guère eu d’autre choix que de faire confiance. Incrédules devant cette foule à nourrir alors qu’ils ne disposaient que de si peu: 5 pains et 2 poissons. Et pourtant, Jésus fait merveille….

Ce miracle de la multiplication des pains à Tabga est celui que nous vivons chaque année en pèlerinage. Arrivés en gare de Lourdes avec pour bagages : enthousiasme parfois, fatigue souvent et interrogations ou appréhensions ; nous nous demandons

« Comment cela se fera-t-il ? » en voyant la foule de pèlerins venus chercher des réponses, des expériences, des amitiés. Et pourtant…. l’un prête ses mains, l’autre offre un sourire, celui-là abandonne ses soucis l’espace d’une semaine, celui- ci serre une main qu’il n’oubliera jamais,…. Ce n’était pas bien grand-chose mais à la grotte, le miracle opère toujours, on ne sait pas trop comment. Chacun s’en retourne rassasié bien au-delà de ses attentes.

Aujourd’hui, la fraternité de Massabielle se vit à distance mais Jésus ne cesse pas pour autant de nous souffler la paix et la force dont nous avons besoin pour avancer. Gardons cette confiance infinie, qui nous donne la certitude d’être dans les bras d’un Père qui nous aime. Avec Marie, marchons à l’école de la confiance.

Florence Otten

Prière : Confiance

Lorsque dans ta vie tout semble obscur, vide, sans sens
et que tu ne sais plus pourquoi tes mains bougent et ta langue parle.
Lorsque tu ne reconnais plus l’endroit où tu es,
ni le chemin où tu vas et que tes yeux ne voient plus d’horizon.

Alors, fais comme le petit enfant apeuré.
Avec une confiance absolue, il regarde son père et met sa main dans la sienne.

Toi, invoque le Seigneur avec foi, amour et humilité.

Son amour illuminera les beautés que tu ne vois plus. Celles qui depuis toujours brillent dans ton existence, en toi et autour de toi.

Alors, le chemin que tu dois parcourir te semblera tellement plus beau et plus facile

Hugues Saint-Cyr

Intention

Seigneur,
je viens vers toi les mains ouvertes avec un cœur simple et sincère.
Donne-moi la grâce d’accueillir ce que je vis
dans la certitude que tu es présent à mes côtés
et que tu m’aimes.
Donne la paix à ceux qui doutent et qui s’agitent en cherchant en vain un sens à leur souffrance.
Donne à chacun de nous de marcher dans la confiance.

Chant : Toi Notre-Dame

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Toi qui portes la vie
Toi qui portes la joie
Toi que touche l’esprit
Toi que touche la croix

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Toi qui donnes l’espoir
Toi qui gardes la foi
Toi qui passes la mort
Toi debout dans la joie

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Toi le cœur sur la main
Toi la joie pour les yeux
Toi le miel et le vin
Ô sourire de Dieu

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Quelles dispositions pour communier ?

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Feuillets du 21ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

« J’aurais aimé recevoir la communion mais cela fait longtemps que je ne suis plus allée à la messe à cause de la maladie. » Voilà ce que me disait dernièrement une paroissienne. Il a fallu que je donne une petite explication. Mais à côté de cette dame, je sais qu’il y en a d’autres qui se posent des questions concernant les dispositions pour communier.

Cela me rappelle aussi qu’il m’arrive parfois d’être abordé par certaines personnes pour me parler de la situation dans laquelle elles se retrouvent actuellement, une situation qu’elles n’ont pas voulue, mais dans laquelle elles sont tombées par malheur, indépendamment de leur volonté, exprimant le grand regret de ne pas pouvoir communier alors que le Christ leur manque beaucoup dans le pain de l’Eucharistie, le pain de vie !

Quand je pousse plus loin il y en a qui m’avouent que ce qu’ils redoutent le plus c’est le regard des autres parce qu’ils ont peur d’être jugés par les « bons fidèles » ! C’est vrai que nous pouvons être parfois intimidant à l’égard de certains de nos frères et sœurs en humanité : par notre regard, nos critiques, nos remarques maladroites… Tout cela parce qu’au lieu de les regarder avec le regard de Dieu Amour et miséricordieux, nous pensons être plus proches de Jésus que les autres et nous les regardons de façon très humaine, du haut de notre soi-disant sainteté, du haut de notre proximité avec Jésus et le ciel. Jusque dans nos services d’Eglise il nous arrive de juger les autres sur les apparences, sur leur vie et nous sommes vite prêts à les exclure de notre Eglise, ou du moins à leur en limiter l’accès et la participation sous prétexte qu’ils ne sont pas en règle avec l’Eglise oubliant par là que pour Jésus la pureté se trouve dans le cœur, dans la foi.

Concernant les dispositions requises pour communier, j’aimerais tout d’abord rappeler que l’Eucharistie est un des trois sacrements de l’unique initiation chrétienne par laquelle on devient chrétien : Le baptême, étant comme porte d’entrée dans la vie nouvelle en Christ, la Confirmation qui la ratifie et la consolide, puis l’Eucharistie qui accomplit l’initiation chrétienne et « nourrit sans cesse la foi ». Il faut donc être baptisé pour recevoir l’Eucharistie.

Jadis, on participait le plus souvent à la messe sans communier. Habituellement, on ne communiait qu’une fois par an, au moment de Pâques, après s’être confessé. D’où l’expression ancienne « faire ses Pâques » !

Aujourd’hui les choses ont changé. Il n’est plus nécessaire, comme autrefois, de se confesser avant de communier – sauf si l’on a commis une faute grave. On communie chaque fois que l’on participe à une messe, chacun selon son désir, au risque que la communion devienne une routine et que l’on reçoive le corps du Christ sans s’y être vraiment préparé. Heureusement que Jésus n’est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades. Ceci pour dire que nous sommes tous « spirituellement malades » à cause du péché, c’est-à-dire du manque délibéré d’amour envers Dieu ou encore envers le prochain.

Normalement, personne n’a le droit d’empêcher l’autre d’aller communier dans le sens où communier un acte de foi qui engage aussi notre conscience. Cependant, dans l’Evangile, Jésus nous dit : « si tu as quelque chose contre ton frère, va d’abord te réconcilier avec lui, ensuite tu viendras à l’autel. »

On doit donc implorer la miséricorde de Dieu avant de communier (c’est le début du rite pénitentiel au commencement de chaque messe) et, si l’on a commis une faute grave, recevoir le sacrement de réconciliation. Thomas et moi-même nous sommes à votre disposition chaque jour avant ou après les messes de semaine, sinon chaque vendredi de 17h00 à 18h00 à Notre Dame des Récollets il y a toujours un prêtre pour accueillir ceux qui désirent faire cette démarche de réconciliation.

Quant aux personnes affaiblies par la maladie et qui ne savent plus aller jusqu’à l’Eglise, le fait que vous ne savez plus aller à la messe ne doit pas être une raison de vous exclure de la table du partage du Pain de Vie. Si vous avez vraiment envie de communier, il y a toujours possibilité, il suffit qu’un de vos proches vienne à la messe avec une pyxide ou custode pour vous apporter la communion.

« Heureux sommes-nous d’être les invités au repas du Seigneur » ! Rendons-lui grâce pour ce don, source de vie et force pour la route pour nous qui sommes encore en chemin. Nous en avons besoin !

Oscar MUREKEZI, votre curé