C’EST l’AVENT !

Infos de la semaine

Feuillets du 1er dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers paroissiens, cher lecteur,

La Fête du Christ Roi de l’Univers que nous avons célébrée dimanche dernier marque la fin d’une année liturgique et l’entrée dans une nouvelle qui commence avec le temps de l’Avent. Je voudrais rappeler que pendant ce temps de quatre semaines, il nous est demandé de veiller dans la prière et d’exulter en exprimant nos louanges à Dieu dans l’attente de la grande fête de Noël. 

L’Avent est un temps pendant lequel la liturgie nous offre l’occasion d’être en compagnie des Prophètes de l’Ancien Testament en écoutant leurs prophéties, mais surtout en découvrant la profondeur de leurs oracles messianiques qui nous aident à méditer sur le mystère de l’Incarnation et de mieux le saisir.

L’Avent nous oriente vers l’avenir de Jésus. Mais quand les Ecritures saintes nous parlent des signes effrayants dans le ciel, puis des catastrophes qui vont s’abattre sur le monde, provoquant la pagaille et la désolation, on peut en conclure que la venue du Seigneur est effrayante ! Certains préfèreraient même dire peut-être que si c’est ainsi, autant qu’il reste où il est ! Un contraste donc entre le message apocalyptique et les paroles de Jésus qui nous demande de relever la tête quand nous verrons cela arriver !

En réalité Jésus nous invite à garder tout simplement le cap de notre foi. En effet, triple est sa venue : il est venu en notre monde il y a deux millénaires et c’est cet événement que nous rappelons en fêtant Noël ; puis Jésus mort et ressuscité vient chaque jour pour nous transmettre son Esprit. Enfin, nous attendons sa venue à la fin du monde ou, pour le dire autrement, au commencement d’un ère nouveau, un monde nouveau que Dieu prépare pour tous ses amis.

Donc tout ce qui est décrit d’effrayant qui doit précéder ce monde neuf nous ouvre plutôt à l’espoir à avoir car ce sera la déchéance définitive de notre monde de douleurs et de souffrance de toutes sortes pour céder la place au monde heureux de Dieu qui vient : redressons donc la tête et restons éveillés !

Il est question de savoir lire les signes des temps, de savoir recueillir tout ce qui est information et avoir le discernement quant à leur interprétation pour éviter de nous laisser égarer.  Cela peut s’avérer une tâche sans doute difficile et plus qui demanderait du temps de notre part, mais c’est une tâche nécessaire à faire : accepter de passer du temps à méditer la Parole de Dieu mais aussi et surtout accepter de passer du temps avec le Christ lui-même pour développer une relation d’amitié profonde : le rencontrer, le fréquenter, se laisser fortifier par son pain de vie…

Même dans nos relations humaines habituelles, le temps nous est nécessaire pour connaitre notre prochain et on n’y parvient que quand on se laisse prendre par lui, quand on s’en approche, qu’on lui pose des questions…c’est ainsi que s’établit une amitié profonde qui n’est pas théorique et superficielle ! C’est ce que dit la chanson : « On n’aime que ce que l’on connaît. »

De même pour nous chrétiens. Nous serions des menteurs si nous prétendions connaitre Jésus sans avoir créé avec lui au préalable cette amitié profonde, solide et soudée par le contact fréquent avec les Ecritures, les sacrements, la prière, la diaconie ou l’apostolat !

J’insiste là-dessus car ce n’est qu’avec cette amitié établie et vécue au quotidien avec le Christ que nous serons à mesure de le reconnaître, identifier ses signes, bien les interpréter et agir en conséquence.  

Confions-nous donc au Seigneur en cette fin du Temps Ordinaire pour bien commencer ce temps de l’Avent. Osons cette amitié avec Jésus car, nous dit-il, « mes paroles ne passeront pas. » Soyons sûrs que nous l’aurons toujours à nos côtés, mais surtout, faisons le pari de l’éternité afin de mieux vivre le présent. Seul le Christ restera. Ce que nous connaissons passera.

Je nous souhaite toutes et tous de goûter vraiment le temps de l’Avent : « Christ est venu, Christ est là, Christ reviendra. »

Belle montée vers Noël.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Fêtons le Christ Roi de l’Univers

Infos de la semaine

Feuillets de la fête du Christ Roi de l’Univers
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La fête du Christ Roi a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ. Elle a pris un sens différent avec la réforme du calendrier liturgique demandée par le Concile du Vatican II.

Elle n’est plus le dernier dimanche d’octobre, mais le dernier dimanche de l’année liturgique : elle devient ainsi comme le couronnement de l’année liturgique. Elle porte le titre de Solennité du Christ Roi de l’Univers.

Elle se trouve enrichie de lectures qui explicitent le sens et l’objet de la célébration. Elle nous donne l’occasion de revenir sur l’année écoulée pour nous demander si et comment le Christ a mieux régné dans nos vies et nous relance pour une nouvelle année.

En cette fête, la liturgie nous donne de contempler Jésus en croix exerçant sa royauté au profit du bon larron qui l’implore. Jésus, fils de David, est venu apporter la paix. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature et le premier-né d’entre les morts ». Il a en tout la primauté, car il a voulu tout réconcilier en faisant la paix par le sang de la croix. « Le Seigneur est Roi », chante le psalmiste. Il donne son pouvoir à un Fils d’homme, dit le prophète Daniel. Jésus Christ est le souverain de la terre, proclame le visionnaire de l’Apocalypse. « Ma royauté ne vient pas de ce monde », dit Jésus dans l’Evangile de Jean.

En ce jour, adorons le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité. Rendons grâce avec toute la Création pour toutes les facettes de son mystère qu’Il nous a laissé découvrir au long de l’année liturgique. Demandons-Lui pardon de ne pas l’avoir assez mis au centre de nos existences au long de l’année écoulée. Et donnons-nous à Lui pour que l’année qui s’ouvre nous aide à reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

Source : https://liturgie.catholique.fr

De retour dans notre U.P.

Infos de la semaine

Feuillets du 28ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Bien chers frères et sœurs, membres de l’Unité Pastorale Notre Dame du Magnificat,

Comme vous le saviez, juste après la fête de la Pentecôte, j’étais retourné dans mon pays d’origine, la République Démocratique du Congo. J’avais une difficulté avec les lois de la Belgique, concernant l’accueil des ressortissants étrangers. Bien que vous étiez loin de mes yeux pendant ce temps d’absence, vous avez été cependant toujours présents dans mon cœur et ma pensée, plus spécialement lors des inondations qui ont sinistré notre zone de Verviers.

Avec l’aide du Seigneur et rassuré par la prière et l’accompagnement de nombreux d’entre vous, la difficulté a été résolue et je suis maintenant en ordre. Cela a duré près de quatre mois. Je suis donc heureux de vous annoncer que je suis de retour parmi vous depuis le matin du mercredi 22 septembre, et je réside désormais dans le presbytère de Heusy. Je vous salue tous et toutes, au nom du Seigneur Jésus au service duquel nous nous sommes placés. Petit à petit, je suis en train de m’installer. Certains m’ont déjà témoigné de leur sympathie et m’ont exprimé leur joie de me voir revenir parmi vous lors de la célébration que j’ai présidée le dimanche 26 septembre dans l’église de Heusy et à celle du 03 octobre dernier qu’a présidé notre curé, dans le cadre de la rentrée ou début de la nouvelle année pastorale 2021-2022.

Je serai très ravi encore de vous rencontrer et vous saluer dans vos communautés respectives à partir de ce week-end lors duquel nous reprenons les célébrations selon l’horaire habituel. Puissions-nous ensemble, dès lors, nous mettre au service de veiller à la protection de notre maison commune tout en édifiant le Royaume de Dieu parmi les hommes.

Pour ceux qui le désirerait, je suis joignable au 0467 82 32 69.

Abbé André Vital LUKOJI.

Notre cheminement du 1er Septembre au 03 Octobre – Temps de prière et d’engagement !

Infos de la semaine

Feuillet du dimanche pour la création

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Comme je vous le disais dans le dernier bulletin paroissial, nous sommes à la fin de notre cheminement commencé le 1er Septembre dernier. Nous le clôturons avec une célébration pour la création à l’échelle mondiale. C’est un temps de prière pour remercier Dieu pour ses bienfaits et plus particulièrement pour le don de la terre qu’il nous a confiée ; mais en même temps nous lui demandons pardon pour notre part dans la détérioration de ce bien si précieux et nous lui demandons de nous accompagner dans nos nouvelles résolutions et nos engagements pour sa sauvegarde et sa protection.

Pour entrer tous ensemble dans cette dynamique, je vous propose la lecture du message commun du Pape François et du Patriarche Œcuménique Bartholomée pour la journée mondiale de prière pour la création :

« L’histoire de la création nous présente une vue panoramique du monde. Les Ecritures révèlent que, « au commencement », Dieu a voulu que l’humanité coopère à la préservation et à la protection de l’environnement naturel. Au début, comme on lit dans la Genèse, « il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’hommes pour cultiver le sol » (2, 5). La terre nous a été confiée comme un don et un héritage sublime, envers lequel chacun de nous partage la responsabilité jusqu’à ce que, « à la fin » tout, au ciel et sur la terre, soit restauré dans le Christ (cf. Ep 1, 10).

Notre dignité humaine et notre bien-être sont profondément liés au soin que nous portons à toute la création. Cependant, « entre-temps », l’histoire du monde présente un contexte très différent. Elle révèle la situation d’un délabrement moral où notre attitude et notre comportement envers la création obscurcissent notre vocation de coopérateurs de Dieu. Notre propension à rompre les écosystèmes fragiles et délicats du monde, notre désir insatiable de manipuler et de contrôler les ressources limitées de la planète, et notre avidité pour des profits illimités des marchés, tout cela nous a éloignés du but originel de la création.

  Nous ne respectons plus la nature comme un don partagé ; nous la regardons plutôt comme une grande possession privée. Nous ne nous associons plus à la nature dans le but de la maintenir ; nous dominons plutôt sur elle pour qu’elle soutienne nos propres constructions. Les conséquences de cette nouvelle vision du monde sont tragiques et durables.

L’environnement humain et l’environnement naturel sont détériorés ensemble, et cette détérioration de la planète pèse sur les plus vulnérables de ses habitants. L’impact du changement climatique touche, d’abord et surtout, ceux qui vivent dans la pauvreté dans tous les coins du globe. Notre obligation d’user avec responsabilité des biens de la terre implique la reconnaissance et le respect de tous les peuples et de toutes les créatures vivantes. L’appel urgent et le défi de sauvegarder la création sont une invitation à toute l’humanité à travailler pour le développement durable et intégral.

Par conséquent, unis par le même souci de la création de Dieu, et reconnaissant que la terre est un bien commun, nous invitons ardemment toutes les personnes de bonne volonté à observer un temps de prière pour l’environnement le 1er septembre. A cette occasion, nous souhaitons remercier le Créateur aimant pour le noble don de la création, et prendre l’engagement de la sauvegarder et de la préserver pour l’amour des générations futures. Après tout, nous savons que notre effort est vain si le Seigneur n’est pas à nos côtés (cf. Ps 126, 127), si la prière n’est pas au centre de notre réflexion et de notre célébration. En effet, un objectif de notre prière est de changer notre manière de percevoir le monde afin de changer notre relation avec le monde.

Le but de notre promesse est d’être courageux pour embrasser une simplicité et une solidarité plus grandes dans nos vies. Nous lançons un appel urgent à ceux qui ont des responsabilités sociales et économiques, aussi bien que politiques et culturelles, pour qu’ils entendent le cri de la terre et subviennent aux besoins des marginalisés, mais surtout afin qu’ils répondent à la demande de millions de personnes et appuient le consensus du monde entier pour guérir notre création blessée. Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de solution sincère et durable au défi de la crise écologique et du changement climatique sans une réponse concertée et collective, sans une responsabilité partagée et assumée, sans donner la priorité à la solidarité et au service ».

(Du Vatican et du Phanar, le 1er septembre 2017 Pape François et Patriarche Œcuménique Bartholomée)

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, curé

à travers les contraintes et les absurdités du monde actuel, ils organisent, sans plus attendre, les conditions de la vie qu’ils veulent

infos de la semaine

feuillets du 25ème dimanche du temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

« …à travers les contraintes et les absurdités du monde actuel, ils organisent, sans plus attendre, les conditions de la vie qu’ils veulent… » (Thomas d’Ansembourg, « Qui fuis-je, Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? p.192)

Découvrons autour de nous des initiatives positives qui travaillent à la protection de la nature et à une société plus solidaire. Nous y trouverons énergie, motivation et inspiration à partager sans modération !

Dans notre région, de nombreuses personnes agissent ensemble et font partie d’un réseau peu visible mais bien réel.

Plusieurs propositions pour vous aider dans cette réflexion : visiter des associations et des initiaves locales qui oeuvrent pour la justice sociale (en contactant par exemple Action Vivre Ensemble pour connaître les associations soutenues), la protection de la nature ou la transition, rencontrer un partenaire d’Entraide et Fraternité,…

On peut aussi réfléchir à partir des deux extraits de « Laudato Si » ci-dessous, sur les enjeux de justice et d’éthique dans les relations internationales et sur les actions menées,.

51. L’inégalité n’affecte pas seulement les individus, mais aussi des pays entiers, et oblige à penser à une éthique des relations internationales. Il y a, en effet, une vraie “dette écologique”, particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l’utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays. Les exportations de diverses matières premières pour satisfaire les marchés du Nord industrialisé ont causé des dommages locaux, comme la pollution par le mercure dans l’exploitation de l’or ou par le dioxyde de souffre dans l’exploitation du cuivre. (…)

52. La dette extérieure des pays pauvres s’est transformée en un instrument de contrôle, mais il n’en est pas de même avec la dette écologique. De diverses manières, les peuples en développement, où se trouvent les plus importantes réserves de la biosphère, continuent d’alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur avenir. (…) Il faut que les pays développés contribuent à solder cette dette (…) ».

Et le pape François nous invite à construire un monde meilleur 
(Laudato si n° 13)

 « L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune. Je souhaite saluer, encourager et remercier tous ceux qui, dans les secteurs les plus variés de l’activité humaine, travaillent pour assurer la sauvegarde de la maison que nous partageons. Ceux qui luttent avec vigueur pour affronter les conséquences dramatiques de la dégradation de l’environnement sur la vie des plus pauvres dans le monde, méritent une gratitude spéciale. Les jeunes nous réclament un changement. Ils se demandent comment il est possible de prétendre construire un avenir meilleur sans penser à la crise de l’environnement et aux souffrances des exclus ».