Sacristain, une mission dans et pour l’Eglise

infos de la semaine

feuillets du 16ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Personne laïque ou religieuse employée par la Fabrique d’église, responsable du bon déroulement de la célébration et responsable de la sacristie et du matériel nécessaire à l’entretien et aux célébrations.
Dans notre unité pastorale, nous comptons quatre sacristains dont un dessert deux églises. Il y a Marie-Francine pour Saint-Nicolas et l’Immaculée Conception, Patricia pour Marie-Médiatrice, Bruno aidé par son épouse pour Sainte-Julienne et Philippe pour Saint-Hubert. Yves, le sacristain de Saint- Nicolas et l’Immaculée Conception a été pensionné alors qu’il exerçait la fonction depuis 31 ans.

Petite rencontre avec Yves…

Yves, comment as-tu découvert cette mission ?

Suite à une rencontre avec le curé de l’époque Joseph Bodeson, j’ai découvert que cette mission pourrait peut-être me convenir et il m’a donné ma chance.

Qu’est-ce que tu as apprécié dans ce travail ?

D’abord les relations humaines, mon cercle social s’est agrandi grâce à des contacts fraternels. Être au service du Christ à travers le service de l’Eglise me permettait aussi de vivre différentes célébrations qui ont nourri ma foi et ma vie quotidienne.

Pour toi, quelles sont les qualités du sacristain ?

Être toujours disponible pour les différentes célébrations, être attentif aux petits détails, savoir s’adapter aux célébrants pour le culte, être à l’écoute des paroissiens, être accueillant et avoir de l’empathie envers les personnes, faire preuve d’imagination pour les aménagements du lieu.

Maintenant que ma mission se termine, je constate qu’elle m’a apporté équilibre, joie et spontanéité envers les autres et un équilibre pour moi-même. L’église est devenue un lieu de vie que j’ai découvert sous une autre facette. Ce métier m’a aussi permis de faire des rencontres inattendues. Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier toutes les personnes que j’ai rencontrées, avec qui parfois j’ai travaillé ou qui m’ont aidé. Je voudrais aussi remercier toutes les personnes qui m’ont manifesté leur sympathie suite à mon départ à la pension en m’offrant différents cadeaux dont une somme d’argent me permettant de financer à 57 % mon pèlerinage à Lourdes durant lequel je rendrai grâce pour ma carrière professionnelle et confierai à la Vierge Marie mon chemin futur.

Après cette rencontre avec Yves, je voudrais conclure cet édito en constatant que la mission de sacristain est essentielle même si les sacristains sont des personnes de l’ombre mais dont l’efficacité est bienvenue pour chacun, célébrants comme paroissiens.

                                                                                   Christian Ledy.

Prière pour l’été.

« Je Te remercie, ô Seigneur Dieu, pour ces vacances d’été.
Auxquelles Tu me donnes la joie, cette année encore, de profiter !

Ces vacances me sont salutaires,
Et elles le sont aussi pour ceux peuvent en prendre
En ces jours de détente totale,
Que Ta bonne Parole soit un réconfort pour moi, ô mon Dieu.

En ce moment propice,
J’ai juste envie d’être libre,
de cette liberté qui fait de chaque homme un vrai homme.

Libre de prier, de penser et d’agir
en dehors des horaires imposées,
loin du chaos de la ville,
plongé dans la beauté de la création.

Merci, Seigneur,
Pour tout ce que Tu as fait de beau et de bon.
Merci pour le repos
Que Tu m’accordes ces jours-ci !

Protège tous ceux qui, sur les routes,  en mer, et dans le ciel.
Partent à la recherche d’un peu de fraîcheur !

Amen ! »

« TOUT EST GRACE ! »

Infos de la semaine

Feuillet du 15ème dimanche du temps ordinaire
Marie-Médiatrice

Paroissiennes et paroissiens, chères lectrices et chers lecteurs,

 C’est depuis le vendredi 14 avril dernier qu’était tombé un communiqué du Vicariat Général annonçant que je serai relevé de mes fonctions de vicaire de l’unité pastorale au 31 juillet prochain et que l’abbé Deogratias était désigné pour me remplacer. Je félicite mon successeur et lui souhaite la bienvenue ainsi qu’un fructueux apostolat parmi vous.

Dura lex sed lex !

En effet, c’est depuis le mercredi 13 juillet 2022 que cette décision m’avait été annoncée ‘’ in live’’ et de vive voix par le Vicaire Général en personne. Je pense que ce n’est pas le moment de faire la chasse à la sorcière et chercher qui incriminer car cela ne servira à rien et ne changera pas la situation. Le vin est tiré, il ne reste qu’à le boire. Au moins, pour ma part, j’avais l’intime conviction que comme nous sommes dans l’Église, laquelle a pour mission prêcher la promotion humaine et prodiguer la Miséricorde du Seigneur, et surtout que celui qui m’annonçait la décision reconnaissait que je n’ai rien fait de grave, qu’en dépit de mes éventuels manquements, une seconde chance me serait accordée, mais hélas ! Pourtant, le Christ était venu chercher les pécheurs et non les justes.

A l’instar de certains de mes compatriotes, mon projet, en venant ici, était aussi de réaliser des études de troisième cycle que j’avais déjà amorcé à Kinshasa, que j’ai poursuivi à Madrid et que je comptais achever ici. Mais il s’est avéré qu’aucune des universités locales que j’ai sollicitées n’a retenu ma candidature. C’est ainsi que ce projet n’a jamais pu démarrer. Jusqu’à ce jour il me tient toujours à cœur.

Tout est grâce !

Au jour d’aujourd’hui je fais mienne cette célèbre parole de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, m’inscris dans la pensée du psalmiste et me dois de rendre grâce au Seigneur pour tout ce qui s’est passé. Tout concoure au bien de ceux qui aiment Dieu nous dit saint Paul (Rm 8,28).  L’édito que j’écris ce jour est sans doute le dernier. Je saisis cette opportunité pour rendre grâce à Dieu qui a permis que je vous rencontre et fasse un bout de chemin avec vous ; j’exprime ma profonde reconnaissance à Mgr Delville qui m’a ouvert la porte de son diocèse, à vous tous que j’ai connus tant au niveau diocésain, décanal que de l’unité pastorale . A toutes les personnes avec lesquelles j’ai collaboré de plus près, je dis MERCI de tout cœur.  J’apprécie à sa juste valeur tout ce que chacun de vous a apporté comme contribution dans l’exercice de mon ministère depuis le premier jour jusqu’au jour d’aujourd’hui. J’ai aimé et apprécié l’attention et la proximité que chacun de vous m’a témoigné depuis la nouvelle de la disparition de mon frère ainé dont je suis sans nouvelles jusqu’aujourd’hui. Je dis ma reconnaissance à tous ceux qui m’ont facilité le déplacement par leur disponibilité pour que je sois à temps sur les lieux des célébrations et/ou des réunions. D’autres ont veillé à ce que je ne manque de ce qui est nécessaire. Je leur exprime également ma reconnaissance.

A l’homme les projets du cœur, de Yahvé vient la réponse (Proverbes 16 ,1

 En intégrant l’unité pastorale, surtout à mon retour en septembre 2021, je pensais rester parmi vous pendant un certain nombre d’années. Cela ne sera plus possible et, désormais nous allons nous manquer. Je quitte non seulement l’unité pastorale mais aussi le diocèse de Liège. Le temps est passé très vite, on dirait un éclair : 2 ans, 5 mois, 3 semaines, 4 jours, soit du 6 février 2021 au 31 juillet 2023. Soutenu par le Seigneur, lui qui est venu pour servir et non être servi, j’ai la joie de noter que pendant ce temps, j’ai présidé 442 messes et concélébré à 91 ; j’ai célébré 75 funérailles avec ou sans eucharistie, conféré 18 baptêmes , uni 2 mariages.

A ce palmarès non exhaustif bien sûr, il convient d’ajouter les nombreuses premières des communions et professions de foi : une vingtaine d’onctions conférées aux malades dans les différentes formations médicales locales. Je n’oublie pas non plus les pensionnaires de nos différentes maisons de repos : le Parc, les Hêtres, la Barcarolle. Je garde une pensée particulière et un souvenir réconfortant pour la résidence du parc et les Hêtres où j’avais toujours vécu des célébrations nombreuses, participatives et assez bien animées. Pour tout cela je dis : « Calicem salutaris acipiam et nomen Domini invocabo ! » (J’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur).

Ce que je n’ai pu accomplir, le Christ, le Maître de la moisson, lui qui envoie des ouvriers à sa moisson le réalisera par ceux qui viendront après. Que me pardonnent celles et ceux qui ont eu l’une ou l’autre chose à me reprocher : mais si vous avez été édifié par mon ministère dans l’unité pastorale Notre-Dame du Magnificat, rendez grâce non pas à moi mais avec moi à Dieu !

Abbé André Vital LUKOJI NKUMBIKUMBI.

Un bilan avant les vacances

Infos de la semaine

Feuillets du 14ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Première année avec la nouvelle organisation des congés scolaireS et première année avec des conditions sanitaires « normales ».

Quelques nouvelles de « nos jeunes » paroissiens :

Dans la catéchèse de première communion, nous avons commencé l’organisation en 18 mois. Les enfants commencent en première primaire le parcours vers la première communion. Cette année, ils sont une cinquante d’enfants à se préparer à recevoir ce sacrement en 2024. Ils étaient également une cinquantaine à recevoir le sacrement en 2023.

Pour les professions de foi, ils étaient 48 cette année. Vous avez eu l’occasion de lire leurs aventures à la retraite le mois dernier dans cet édito.

Une vingtaine de jeunes se préparent à recevoir le sacrement de la confirmation au mois de novembre.

La jeunesse dans notre Unité Pastorale est donc bien présente.

Les messes des familles organisées le premier samedi du mois leur permettent de relier ce qu’ils « apprennent au caté » à la célébration de la messe. Ces célébrations sont ouvertes à tous, indépendamment de l’inscription en catéchèse. C’est à ce moment que les échanges sont les plus porteurs. La présence de toutes les générations est importante.

Quand on veut apprendre à un enfant à manger, à marcher, on lui montre comment faire et … il imite ce qu’il voit. Pourquoi ne pas reproduire ce modèle pour apprendre aux enfants à se nourrir du message du Christ et à les aider à marcher sur le chemin qu’Il nous propose.

Quelle serait la portée du message si les connaissances ne sont pas mises en pratique ? Ce serait comme si on demandait à un entraîneur d’expliquer une tactique de jeu mais qu’aucun match n’est jamais joué… à un artiste de composer un texte ou un morceau de musique sans pouvoir le montrer en public.

L’ordonnance épiscopale qui organise la catéchèse (promulguée par Monseigneur Delville le 16 mars 2018 à la cathédrale de Liège) rappelle l’importance de cette vie en communauté.

La catéchèse ne concerne pas que les enfants en chemin vers un sacrement. La catéchèse c’est « …faire continuellement résonner l’annonce de sa Pâque (sa = du Seigneur) dans le cœur de chaque homme, pour que sa vie soit transformée… » (Directoire pour la catéchèse, article numéro 55, éditions Mame/Cerf, 2020).

Il est donc important que tout le monde se sente concerné. Le partage d’expérience permet aussi aux « plus jeunes dans la foi » d’en apprendre tous les jours sur le bonheur de vivre en communauté chrétienne. C’est aussi pour cela que certaines célébrations seront vécues en communauté. Cela permet à tous, de tous les « clochers », de se retrouver et d’échanger. Certaines célébrations seront donc uniques pour un week-end pour permettre de se retrouver autour d’un évènement pastoral important. Ce sera l’occasion parfois d’organiser différemment les célébrations avec des activités proposées avant ou après.

N’ayons pas peur de nous laisser surprendre. Comme le dit Yannick Noah dans sa chanson « Ose », « presque rien, juste un pas et venir plus près. D’autres liens, d’autres voies, au moins essayer ».

J’espère que vous aurez l’occasion de profiter de quelques jours de congés et que ces vacances vous permettront de vous ressourcer auprès de ceux que vous aimez.

Bel été

Isabelle

C’est l’été, rechargeons les batteries !

Chers paroissiens, chers Lecteurs

Infos de la semaine

Feuillets du 13ème dimanche du temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

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En cette fin d’année scolaire, c’est le temps de reprendre souffle ! Que ce soit ceux et celles qui peuvent et comptent partir, que soit ceux qui ne savent pas le faire pour diverses raisons, tout le monde se réjouit quand même de cette période estivale dans laquelle nous entrons, une saison qui, dans notre société au rythme parfois vertigineux, permet à plus d’un de décompresser et de vivre un autre rapport à l’espace et au temps.

Pendant cet été, nous aurons certainement besoin d’intérioriser les événements vécus tout au long de cette année scolaire que nous venons de boucler. Nous l’avons vécu différemment, avec beaucoup de satisfactions pour certains, mais aussi avec des mauvais souvenirs, regrets pour d’autres pour diverses raisons. Cet été tombe à pic surtout pour ceux qui ont été éprouvé de quelque manière que ce soit parce qu’il va les aider, j’espère, à assimiler tout ce qu’il y a eu de difficile à vivre, à tamiser tout ce que ces moments de douleur ou de frustration ont déposé en eux, afin de retrouver une certaine clarté spirituelle dont nous avons tous besoin ! Oui, dans tous ces événements, si sombres et éprouvants soient-ils, nous avons besoin de sentir un peu de soleil intérieur et voir un peu de lumière qui nous vient de la présence accompagnatrice de celui qui a vaincu la mort et qui continue de briller parmi nous.

Pour cela, « L’été est propice à davantage de disponibilité, de gratuité dans les activités, dans les relations, dans le regard sur l’environnement. N’est-ce pas aussi l’occasion de se laisser toucher par la beauté ? »

Parlant de la beauté, il y a deux ans, je rendais visite à l’un de mes filleuls qui était très content de me revoir parce que le confinement ne permettait pas des rencontres et il a eu l’idée de me faire visiter sa nouvelle chambre et son décor.   J’ai été frappé par le nombre de photos et images collés aux murs.  Une de ces images a attiré mon attention et je me suis approché pour la contempler : il s’agit de Jean de La Fontaine. Mon filleul m’a demandé si moi aussi je le trouvais beau !

Pensant par la suite à ce temps de vacances d’été, pour ceux qui n’ont pas encore d’idées de ce à quoi ils vont s’adonner, pourquoi ne pas en profiter pour faire « des expériences artistiques » qui sont une invitation « à un regard contemplatif, à l’accueil de la puissance créatrice manifestée dans les diverses expressions artistiques. Un chemin qui nous ouvre à plus grand que nous-mêmes et peut conduire à la prière et à la louange !  Car la louange est avant tout confession de la grandeur de Dieu ; au-delà de ses dons elle chante Dieu pour ce qu’Il est. Elle peut jaillir devant la beauté d’un paysage ou d’une œuvre, mais aussi dans la rencontre, dans la prière avec l’Ecriture, dans le regard sur les évènements où Dieu est à l’œuvre en toute chose …et même dans l’épreuve, comme dans le texte de Daniel, donnant à voir trois jeunes gens, louant et bénissant le Seigneur, au milieu des flammes ! » (Marie-Elise Courmont, Revue Vie Chrétienne N°18, juillet 2013)

Nous nous réjouissons donc de ces vacances en pensant aux voyages que nous allons faire peut-être, aux surprises et découvertes qui nous attendent, aux amis que nous allons rencontrer…, et tout cela est bon, mais comme chaque année, n’oublions pas les membres de notre communauté paroissiale qui n’ont pas le cœur à cela. Je vous invite à avoir avec moi une pensée toute particulière à toutes les familles et personnes que nous connaissons ou pas qui ont vécu quelque chose d’inattendu qui est venu perturbé leur vie : la perte d’un être cher, la maladie, la perte d’emploi, la séparation ou le divorce, la violence ou l’agression… avec tous les questionnements et souffrances qui en découlent

Face à de telles situations, permettez-moi de rejoindre Albert CAMUS quand il dit que « la souffrance use l’espoir et la foi », et Henri X quand il affirme que « la souffrance en soi est une absurdité » mais ce dernier précise aussi que « c’est seulement l’homme dans la souffrance qui peut prendre de la valeur ou se défaire ».

Pour moi cela revient à dire que « lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre », mais à condition d’apprendre désormais à regarder et lire sous un autre angle les événements qui nous arrivent. En ce moment-là, on réalisera que « le monde est rempli à la fois de souffrances et de victoires sur la souffrance. » (Helen KELLER)

Bon courage donc à vous tous qui avez connu des moments éprouvants et moins réjouissants. Je ne cesserai pas de vous confier au Seigneur dans mon humble
prière quotidienne

Bonnes vacances à toutes et tous, faites-en bon usage, profitez-en bien au maximum et au plaisir de vous revoir prochainement en super forme ! En communion de prière dans le Christ, notre frère et notre Sauveur, tous unis à la Vierge Marie.


Oscar MUREKEZI, votre curé

LA PEUR, UN FREIN A LA FOI

Infos de la semaine

Feuillets du 12ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice

Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chères paroissiennes, chers paroissiens,

En initiant son ministère pétrinien sur la place saint Pierre voici bientôt 45 ans, le 22 octobre 1978, saint Jean Paul II martelait de sa voix puissante « N’ayez pas peur !». N’ayez pas peur d’ouvrir la porte de votre cœur au Christ, n’ayez pas peur de venir à sa suite, n’ayez pas d’ouvrir les frontières des États, d’ouvrir les systèmes politiques et économiques, ainsi que les vastes domaines de la culture, du développement et de la civilisation. Le Pape d’alors demandait à l’humanité de ne pas avoir peur d’ouvrir la porte au Christ, à sa puissance salvatrice.

Aujourd’hui, si souvent l’homme ignore, dans les profondeurs de son esprit et de son cœur les enseignements qui peuvent le conduire sur un bon chemin. Si souvent il est incertain du sens de sa vie sur cette terre. Il est envahi par le doute qui se transforme en désespoir. Le Christ qui a les paroles de la vie éternelle parle aujourd’hui à l’homme d’aujourd’hui. Il veut aider tous ceux qui veulent le suivre et le servir. A travers l’évangile de ce dimanche la voix du Pape continue à raisonner dans les cœurs et les pensées des hommes.

Éviter la peur c’est s’encourager à la surmonter. L’homme ne doit pas avoir peur parce qu’il a été racheté par Dieu, car Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. C’est Lui la lumière de la rédemption qui nourrit l’espérance et estompe de la peur. Choisir le Christ et lui seul est l’action la plus importante de notre vie et engagement chrétien depuis le baptême.

L’union à Dieu est une grâce permettant de traverser l’adversité, le doute, la peur, en misant sur la confiance en Dieu. Il nous faut remplacer la vielle tunique de la peur pour la remplacer par les habits de lumière, la remplacer par une autre crainte, la crainte filiale de Dieu, celle des fidèles qui craignent profondément de lui déplaire à cause de ce qu’il est, notre Dieu, et à cause de ce qu’on lui doit, le salut et la vie éternelle avec lui. Selon Jean Paul II la crainte de Dieu est le début de la sagesse. C’est cette sagesse qui nous permet de se dépasser, surmonter et traverser la peur. S’abandonner
entièrement à Dieu est une assurance certaine dans notre vie de tous les jours, une certitude dans les aléas de la vie, notre référence dans les moments difficiles. Il demande de ne pas nous en faire pour savoir ce que nous mangerons ou nous nous vêtirons, de ne pas nous inquiéter du lendemain, le lendemain s’inquiétera de lui-même et à chaque jour suffit sa peine. Cherchez d’abord le Royaume et sa justice et tout cela vous sera donné par surcroit.

L’union à Dieu dans l’adversité est une grâce de Dieu toujours accordée que toutes les grâces, elle est accueillie humblement de notre propre liberté et notre réponse confiante. La peur illustre la condition humaine depuis le péché originel. L’histoire de l’Incarnation s’ouvre par l’invitation à bannir la peur, le Christ ainsi que les saintes écritures invitent également à bannir la peur.

Abbé André Vital LUKOJI.