L’espérance quand tout dit le contraire

Infos de la semaine

Feuillets du 7 septembre 2025
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne


Le 14 septembre, nous irons ensemble au sanctuaire de Banneux, dans le
cadre de l’année jubilaire placée sous le signe des “pèlerins d’espérance”.
Je voudrais saisir l’occasion pour parler de cette espérance qui vient de
Dieu et qui nous aide à tenir bon même quand tout semble dire le
contraire. 
Nous avons souvent l’impression que rien ne change dans notre vie de foi :
nous communions régulièrement, mais le cœur n’est pas toujours
bouleversé. Nous revenons à la confession pour avouer les mêmes fautes.
Nous prions avec ferveur pour une personne que nous aimons, ou pour
nous-mêmes, mais il semble que rien ne se passe. Au début, nous
pouvons encore l’accueillir comme un appel à persévérer ; mais avec le
temps, le doute finit par s’installer : un vrai changement est-il encore
possible ? 
En effet, quand la pratique demande des efforts mais que le fruit ne semble
ni visible ni ressenti, le découragement n’est jamais loin. Peu à peu,
l’enthousiasme s’effrite, la prière quotidienne devient une routine plutôt
qu’un élan du cœur, et la messe finit par n’être plus qu’un devoir ou une
habitude sociale. Humainement, c’est compréhensible, mais c’est aussi
préoccupant.
Le danger est bien réel : au lieu de venir à Dieu comme des affamés et des
assoiffés, mendiants de sa grâce et de son secours, nous risquons de
devenir insensibles aux motions de l’Esprit. Dieu peut frapper à la porte,
mais nous ne l’entendons plus. Nous sommes trop résignés ou trop
découragés pour lui ouvrir. Alors, comment rester éveillés au milieu de
cette nuit spirituelle ?  La réponse est simple : prier ardemment Dieu pour
la grâce de l’espérance.
L’espérance chrétienne est une force de Dieu, infusée dans nos cœurs.
Elle fait que, face aux difficultés, à la sécheresse de la prière ou aux
faiblesses qui reviennent sans cesse, le cœur ne se décourage pas. Au
contraire, ces épreuves mêmes le conduisent vers un désir plus grand de
Dieu, vers davantage de vérité, d’humilité et une soif plus ardente de sa
présence.
Cela signifie que nous pouvons garder la tranquille certitude que Dieu agit,
même si nous ne le voyons pas et ne le ressentons pas. Comme une
semence enfouie sous terre qui agit en profondeur, le Seigneur est à
l’œuvre dans le secret de notre cœur. C’est pourquoi nous continuons à

nous présenter à lui dans les sacrements, dans la prière, dans la fidélité du
quotidien, même dans la sécheresse.
C’est cela, être “pèlerin d’espérance” : avancer même quand le chemin
paraît long, marcher même quand la fatigue se fait sentir, tout en gardant
les yeux fixés sur le Ressuscité. L’espérance ne consiste pas à nier nos
difficultés, mais à croire que le Seigneur est fidèle à ses promesses et qu’il
est toujours à l’œuvre en nous, même quand tout semble le contredire.
Alors, dimanche prochain, partons ensemble, pèlerins d’espérance, vers
Banneux. Ayons confiance : chaque pas que nous faisons est un pas vers
la miséricorde de Dieu, vers une vie nouvelle, vers la paix que Lui seul peut
donner. Que ce pèlerinage soit non seulement une sortie conviviale, mais
aussi un signe visible de notre désir de garder l’espérance vivante.
P. Jad-Élia Nassif


Bonne rentrée

Infos de la semaine

Feuillets des 30 et 31 août 2025
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Après deux mois de vacances d’été, il est temps maintenant d’oublier un peu toutes ces choses qu’on ne peut se permettre que pendant les vacances afin de donner toute la place aux activités scolaires, à nos engagements professionnels et pastoraux. Je vous souhaite à tous une bonne rentrée dans tous les secteurs de votre vie quotidienne. Je vous souhaite aussi une bonne rentrée pastorale sur le chemin de l’Evangile.

J’aimerais saisir cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes engagées dans différents secteurs d’activités pastorales qui font que nous donnions vie à nos paroisses, à notre Unité Pastorale : les différentes équipes (L’Equipe pastorale, l’Equipe Catéchétique, les engagés dans la catéchèse (Annonce de la foi), les membres de « Rive Nouvelle » (pastorale du deuil), les visiteurs de malades, les animateurs de réunions de prière et de partage de la parole, les lecteurs, les Sacristains(tines), les chorales et musiciens, les fleuristes, les plieuses du feuillet paroissial et du feuillet de chants, les Conseils de Fabrique d’église, ceux qui nettoient bénévolement nos églises, ceux qui ouvrent nos églises chaque matin  et ferment le soir, la Conférences de Saint Vincent de Paul, les membres de l’ASBL de l’UP et d’autres ASBL des œuvres paroissiales, l’Organe d’Administration de l’ASBL de l’Unité pastorale, l’Aumônier des mouvements de jeunesse, les chefs d’Unités et les animateurs, bref,   vous tous qui, de près ou de loin, êtes attentifs et disponibles pour accueillir, écouter et accompagner nos frères et sœurs  qui ont besoin de nous et de notre sollicitude de diverses manières.

Tout en vous remerciant pour le bon travail que vous faites et tout le temps que vous y consacrez généreusement chaque année, j’en profite pour rappeler que nous sommes tous partenaires puisque, au bout du compte, nous avons le même objectif : nous voulons et cherchons tout ce qui nous ferait mieux vivre en tant que communauté chrétienne en donnant vie à cette communauté qui est la nôtre en communion avec l’Eglise diocésaine !

Nous sommes donc tous au service de nos frères et sœurs, c’est à-dire au service de l’Eglise du Seigneur dont nous sommes appelés tous à être les pierres vivantes. Donc notre mission consiste à aller les rejoindre là où ils nous attendent mais aussi là où ils en sont dans l’espoir que nous soyons pour eux des porteurs de la Bonne Nouvelle par rapport à leur situation et aux questions qu’ils se posent.

Je reconnais que dans notre façon de faire et d’agir, il peut y avoir parfois de petites maladresses, de petits malentendus ou de petites erreurs ; il peut y avoir des oublis ou le manque de discernement… mais sans aucune intention de nuire. C’est pour cela que je me permets de vous inviter à être indulgents, pardonner et faire preuve de tolérance pour encourager et soutenir tous ces bénévoles dans leurs missions malgré tout. 

Il en va de même dans nos collaborations les uns avec les autres : étant donné que nous ne sommes ni en compétitivité ni en rivalité, essayons d’y mettre un peu plus de bienveillance, ayons un peu plus d’estime mutuelle pour ne pas décourager et pousser certains à la porte de sortie alors qu’ils s’engagent et font comme ils peuvent en donnant le meilleur d’eux-mêmes pour le bien de tous.

Avec cette rentrée dans la nouvelle année scolaire et pastorale, que chacun puisse se dire « je ne retournerai pas à mes pratiques du passé, je ne rentrerai pas dans mes habitudes. Je vais entrer en lutte, je vais entrer en amour, je vais entrer en douceur, je vais entrer en miséricorde et en sourire, je vais entrer en clarté, je vais entrer en courage. Je vais entrer en Evangile encore une fois. C’est ma rentrée : viens avec moi, Seigneur ! » (Charles Singer)

Quand on parle d’engagement pour répondre à un appel, un besoin réel, il y en a qui se trouvent facilement des excuses. Je voudrais rappeler que ces excuses ne sont pas valables pour le Christ. En fait, notre Seigneur ne demande qu’un peu de générosité de votre part, un peu de bonne volonté, un peu de temps ou de disponibilité pour travailler dans sa vigne ! Il ne demande que ça et le reste, il s’en occupera lui-même : n’est-ce pas de lui que viendra la moisson ? Bref, dans cette mission qui est la nôtre, comme le dit bien Martin Luther King : « Si tu ne peux pas être la route, sois le sentier. Si tu ne peux pas être arbre, sois buisson. Si tu ne peux pas être soleil, sois étoile ».

Il me plaît enfin de vous rappeler que partout dans notre diocèse et dans le monde, l’Année jubilaire sous le thème de « Pèlerins d’espérance » bat son plein. C’est une invitation aux chrétiens Catholiques du monde entier à se mettre en route afin de faire de cette année 2025 un temps de grâce pour nourrir et fortifier l’espérance des communautés chrétiennes. Même si en ce début du mois de septembre nous tendons vers sa fin, nous disposons encore de suffisamment de temps pour pouvoir entrer nous aussi dans cette dynamique au niveau de notre Unité pastorale. C’est pour cela que nous vous donnons rendez-vous le Dimanche 14 Septembre prochain à 09h30 à l’église de Saint Hubert à Heusy !

Nous commencerons cette journée avec un temps de convivialité et nous poursuivrons avec une messe qui sera vécue autrement ! Nous aurons d’abord la 1ère partie qui, partant du logo de l’Année Sainte et de l’évangile de la tempête apaisée (Mc 4,35-41), consistera à d’échanger sur le thème du Jubilé, ce qui permettra d’en arriver au cœur des tempêtes du monde et de nos vies pour nous faire « Mendiants d’espérance » et nous ancrer dans l’espérance qui nous vient de la victoire de Jésus sur le mal et sur la mort. La 2ème partie sera purement Eucharistique et à la fin, sur le parvis de l’église, nous procéderons à l’envoi des pèlerins à Banneux où se poursuivra la journée avec d’autres activités prévues pour tout le monde tout l’après-midi pour enfin clôturer à 17h00. Vous trouverez le programme détaillé dans ce feuillet.

Que l’Esprit du Seigneur nous habite tous et nous accompagne tout au long de cette nouvelle année qui s’ouvre devant nous !

Bonne rentrée et bonne année pastorale à toutes et tous !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Rafraichissement cultu(r)el

Infos de la semaine

Feuillets des 23 et 24 août 2025
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Ce vendredi, nous pourrons profiter d’un de nos derniers congés liés à une fête catholique. Je veux bien sûr parler de l’Assomption.
De nombreux lieux pas très loin de chez nous, sont consacrés à la Vierge Marie.
Dans notre Unité Pastorale, les deux églises pourront fêter leur Sainte Patronne.
Le jeudi 14 août à 16h à l’Immaculée Conception de Mangombroux et le vendredi 15 août à 10h à Marie-Médiatrice.
Dans les éditos des années précédentes, je vous parlais des fêtes liées à Marie ou de l’explication des noms des deux églises de notre Unité Pastorale.
Cette année, pour ne pas me répéter, je vous propose de découvrir les deux Saints qui seront fêtés ces deux prochains dimanches.
17 août : Saint Hyacinthe.
Hyacinthe naît en Silésie vers 1190.
Prêtre et chanoine de Cracovie, il rencontre saint Dominique à Rome qui vient de fonder le nouvel Ordre des Prêcheurs. Il est alors désigné pour aller établir l’Ordre dominicain en son pays natal.
Il avait une grande réputation de prédicateur, de missionnaire et aussi de faiseur de miracles.
Des témoins rapportaient à son sujet des prodiges étonnants comme la traversée de la Vistule, accompagné de son frère dominicain Ceslas. Il utilisait son manteau comme embarcation alors qu’il portait l’Eucharistie et une statue de la Vierge Marie.
Différentes histoires parlent aussi d’une fuite de Kiev devant les Tartares lors de laquelle il emporta le Saint Sacrement et une statue de la Vierge.
Il est représenté avec deux attributs : un calice dans une main et une statue de la Vierge dans l’autre.
Il serait mort le 15 août 1257, mais le 15 août étant la fête de l’Assomption, il est fêté le 17 août.
Il est invoqué contre les noyades et les périls de l’eau.
Si certains d’entre vous vont à Lourdes, sa statue serait présente sur la rampe du côté de la porte Saint-Joseph dans le sanctuaire de Notre Dame de Lourdes. Merci de mener l’enquête pour moi…24 août : Saint Bartholomée.
Bartholomée ou Barthélémy est l’un des douze apôtres choisi par Jésus. Les textes bibliques reprenant l’histoire du choix des apôtres mentionnant son prénom peuvent être retrouvés dans les trois Evangiles synoptiques (Mt 10:2-3; Mc 3:16-19 et Lc 6:13-16). Dans l’Evangile de Saint Jean, Barthélémy n’en fait pas partie.
Sa vie est peu connue. Il serait parti évangéliser après la Pentecôte du côté des Indes orientales, la Mésopotamie ou la Perse.
Il serait mort en martyr en Arménie et y aurait laissé un exemplaire de l’Evangile selon Saint Matthieu en hébreux.
Il aurait subi de nombreuses souffrances avant d’être écorché vif.
Il peut être représenté avec plusieurs attributs : la dépouille de sa peau, le couteau qui a servi au supplice et/ou un livre représentant l’Evangile.
Il est invoqué pour ceux qui souffrent de maladie de peau.
Il est le Saint Patron des bouchers et des métiers en rapport avec le cuir ou qui utilisent des outils de coupe.
Il est présent dans la fresque représentant le Jugement Dernier de Michel Ange en plein centre de la peinture. Elle se trouve sur le mur de la chapelle Sixtine à Rome.
(sources : « Jour du Seigneur » et diverses lectures).
A bientôt
Isabelle Lamblotte
Assistante paroissiale

Rafraichissement cultu(r)el

Infos de la semaine


Ce vendredi, nous pourrons profiter d’un de nos derniers congés liés à une fête catholique. Je veux bien sûr parler de l’Assomption.
De nombreux lieux pas très loin de chez nous, sont consacrés à la Vierge Marie.
Dans notre Unité Pastorale, les deux églises pourront fêter leur Sainte Patronne.
Le jeudi 14 août à 16h à l’Immaculée Conception de Mangombroux et le vendredi 15 août à 10h à Marie-Médiatrice.
Dans les éditos des années précédentes, je vous parlais des fêtes liées à Marie ou de l’explication des noms des deux églises de notre Unité Pastorale.
Cette année, pour ne pas me répéter, je vous propose de découvrir les deux Saints qui seront fêtés ces deux prochains dimanches.
17 août : Saint Hyacinthe.
Hyacinthe naît en Silésie vers 1190.
Prêtre et chanoine de Cracovie, il rencontre saint Dominique à Rome qui vient de fonder le nouvel Ordre des Prêcheurs. Il est alors désigné pour aller établir l’Ordre dominicain en son pays natal.
Il avait une grande réputation de prédicateur, de missionnaire et aussi de faiseur de miracles.
Des témoins rapportaient à son sujet des prodiges étonnants comme la traversée de la Vistule, accompagné de son frère dominicain Ceslas. Il utilisait son manteau comme embarcation alors qu’il portait l’Eucharistie et une statue de la Vierge Marie.
Différentes histoires parlent aussi d’une fuite de Kiev devant les Tartares lors de laquelle il emporta le Saint Sacrement et une statue de la Vierge.
Il est représenté avec deux attributs : un calice dans une main et une statue de la Vierge dans l’autre.
Il serait mort le 15 août 1257, mais le 15 août étant la fête de l’Assomption, il est fêté le 17 août.
Il est invoqué contre les noyades et les périls de l’eau.
Si certains d’entre vous vont à Lourdes, sa statue serait présente sur la rampe du côté de la porte Saint-Joseph dans le sanctuaire de Notre Dame de Lourdes. Merci de mener l’enquête pour moi…
24 août : Saint Bartholomée.
Bartholomée ou Barthélémy est l’un des douze apôtres choisi par Jésus. Les textes bibliques reprenant l’histoire du choix des apôtres mentionnant son prénom peuvent être retrouvés dans les trois Evangiles synoptiques (Mt 10:2-3; Mc 3:16-19 et Lc 6:13-16). Dans l’Evangile de Saint Jean, Barthélémy n’en fait pas partie.
Sa vie est peu connue. Il serait parti évangéliser après la Pentecôte du côté des Indes orientales, la Mésopotamie ou la Perse.
Il serait mort en martyr en Arménie et y aurait laissé un exemplaire de l’Evangile selon Saint Matthieu en hébreux.
Il aurait subi de nombreuses souffrances avant d’être écorché vif.
Il peut être représenté avec plusieurs attributs : la dépouille de sa peau, le couteau qui a servi au supplice et/ou un livre représentant l’Evangile.
Il est invoqué pour ceux qui souffrent de maladie de peau.
Il est le Saint Patron des bouchers et des métiers en rapport avec le cuir ou qui utilisent des outils de coupe.
Il est présent dans la fresque représentant le Jugement Dernier de Michel Ange en plein centre de la peinture. Elle se trouve sur le mur de la chapelle Sixtine à Rome.
(sources : « Jour du Seigneur » et diverses lectures).
A bientôt
Isabelle Lamblotte
Assistante paroissiale

FÊTONS LES SAINTS APÔTRES PIERRE ET PAUL

Infos de la semaine

Feuillet des 28 et 29 juin : Saints Pierre et Paul apôtres
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Nous voici à la fin de cette année scolaire que nous bouclons en fêtant deux grandes figures dans la vie de l’église naissante, Saints Pierre et Paul, et puis par la suite, deux grandes figures dont le témoignage de vie missionnaire et apostolique a marqué et fortifié la vie de l’Eglise universelle jusqu’aujourd’hui. Mais, qui sont vraiment ces deux hommes pour l’Eglise et pour nous aujourd’hui ?

Bien qu’ils soient les deux piliers de l’Eglise, Pierre et Paul sont deux hommes complètement différents mais dont le dénominateur commun est le même amour du Christ qui a animé leurs vies, ce qui leur a valu aussi de mourir martyrisés pour leur foi tous les deux à Rome.  A l’époque de Constantin, on a érigé deux basiliques sur le lieu de leur martyre à Rome.

Ceux qui ont eu l’occasion de faire un pèlerinage à Rome ont certainement vu leurs statues monumentales notamment à la basilique Saint-Pierre et sur la Place Saint Pierre pour garde vive leur mémoire ; Pierre représentant les douze Apôtres que Jésus s’étaient choisis durant son ministère terrestre et Paul tous ceux qui furent appelés par la suite à être les témoins du Christ. Ces statues sont importantes car Pierre et Paul sont les saints patrons de Rome. Les pèlerinages aux tombeaux de saint Pierre et saint Paul ont fait partie de la vie de l’Église et se continuent aujourd’hui. Il y en a qui ne le savent pas, normalement à tous les cinq ans les évêques doivent faire ce pèlerinage qu’on appelle « Ad limina Apostolorum » – littéralement « Au seuil des basiliques des apôtres » – pour montrer qu’ils se rattachent directement à ces deux colonnes de l’Église et que, comme eux, ils sont prêts à donner leur vie pour le Christ, à être « offerts en sacrifice » (2 Timothée 4, 6).

Deux figures très différentes aussi parce que quand il a été appelé, Pierre était un pêcheur qui passait ses journées entre les rames et les filets ; un simple pêcheur de Galilée, sans doute sans aucune autre culture que celle que l’on pouvait recevoir en écoutant les enseignements donnés au cours des services liturgiques à la synagogue du village. Quant à Paul, tout en étant Juif, il était aussi citoyen romain de par sa naissance. Né à Tarse, Il est un jeune juif très cultivé. Il avait reçu la meilleure formation intellectuelle qu’on pouvait alors recevoir.

Il faut aussi souligner le fait que Pierre avait vécu avec le Christ durant toute la durée du ministère public de Celui-ci, mais Paul n’avait rencontré le Christ que sur le chemin de Damas, dans une vision, alors qu’il allait persécuter les Chrétiens.  Paul avait un tempérament fougueux, et n’était pas d’un commerce facile ; Pierre, avec sa grande spontanéité, qui lui faisait faire bien des gaffes, avait aussi la simplicité qui en faisait un chef que l’on ne craignait pas. 

Lorsqu’ils partirent en mission, Pierre s’adressa aux juifs, Paul aux païens. Et quand leurs chemins se sont croisés, ils discutèrent de façon vive.  Pierre et Paul eurent leurs moments de friction et d’explication et surent diverger d’opinions mais ils restèrent toujours unis dans l’amour du même Christ que l’un et l’autre aima jusqu’à accepter la mort du martyre.   

Comme quoi la foi n’est pas une simple attitude intérieure du cœur, encore moins un simple acquiescement de l’esprit.  Elle doit se dire.  Et elle doit se dire aussi bien en paroles qu’en actes. En réponse à la question de Jésus, Pierre confesse de bouche sa divinité : « Tu es le Messie, le fils du Dieu vivant. »  Plus tard il confessera Jésus par toute sa vie et, finalement, par sa mort.

Pierre et Paul étaient donc deux personnes des plus différentes, mais ils se sentaient frères, comme dans une famille unie, où on discute souvent mais où on s’aime toujours. Cependant la familiarité qui les liait ne provenait pas des inclinations naturelles, mais du Seigneur. Il ne nous demande pas de nous plaire, mais de nous aimer. C’est lui qui nous unit, sans nous uniformiser. Il nous unit dans nos différences. Disons que comme au temps de Pierre et Paul, le Seigneur compte sur notre foi et c’est sur cette foi qu’il veut continuer à construire et faire vivre son Eglise. En tant qu’adultes baptisés et confirmés, avec l’intercession de Pierre et Paul, nous pouvons demander au Seigneur de ranimer notre foi pour en être les témoins crédibles dans le monde d’aujourd’hui.

Mais ayons aussi une pensée à tous les ministres ordonnés. Par cette ordination, ils acceptent de  devenir serviteurs de la Parole, ministres de l’Eucharistie (Prêtres), des sacrements et serviteurs du peuple de Dieu. Comme Pierre et Paul, ils sont appelés à être témoins de ce qu’ils prêchent. Ils participent à la mission du Christ qui est de donner Dieu au monde et le monde à Dieu. Je sais que bien souvent la peur de ne pas être à la hauteur freine notre ardeur et notre élan missionnaires. Grosse erreur de perspective ! Ce n’est pas sur nous-mêmes qu’il faut compter, mais sur Jésus. À nous de lui faire suffisamment confiance et de le laisser agir en nous.

Que ce temps d’été, de vacances et de repos pour certains nous aide à nous rappeler que le Seigneur souhaite sans cesse entrer dans notre vie pour en être le Maître pour toujours comme celle de Pierre et Paul. Puissions-nous lui ouvrir la porte de notre cœur pour qu’il entre et règne en nous au point de dire comme Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! » (Gal 2,20)

Bonnes vacances à ceux qui comptent en prendre !

Oscar MUREKEZI, votre curé