« LE TEMPS ORDINAIRE » !Pourquoi cette appellation ?

Infos de la semaine

Feuillet du 17e dimanche du temps ordinaire

Immaculée conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier j’ai rappelé que nous étions au 15ème dimanche dans la période liturgique dite « Ordinaire » de l’année. A la sortie de la messe, quelqu’un m’a demandé pourquoi on appelle ce temps « Ordinaire » ! Je lui ai expliqué brièvement parce qu’il était pressé de rentrer, mais je voyais qu’il restait sur sa faim, et en plus de cela, il a lâché quelques mots comme quoi cette appellation prête à confusion parce qu’elle donne l’impression que c’est un temps sans importance qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt et auquel on accorderait peu d’intérêt, un peu comme quelque chose d’habituel sans la moindre nouveauté, bref, quelque chose qui n’apporte rien aux gens…

A chaque fois que des questions pareilles me sont posées, je me dis que la personne qui m’interpelle n’est peut-être pas la seule à chercher à savoir. C’est pour cette raison que je profite de cette occasion pour aborder le sujet en espérant d’y apporter un peu d’éclaircissements.

Tout d’abord, je ne me suis pas trompé de terme, nous sommes dans une période liturgique dite « Ordinaire ». Dimanche dernier nous étions effectivement à la quinzième semaine du Temps Ordinaire qui est un temps pour forger nos habitudes, notre caractère, nos vertus. Les fêtes et solennités sont là pour renforcer notre foi et continuer notre chemin. La vie est ainsi faite de chemins ordinaires et parsemée de fêtes afin de reprendre souffle, nous revivifier et repartir de plus belle.

Le temps ordinaire, parfois appelé temps de l’Église, est un temps liturgique représentant une fraction de l’année liturgique catholique. Il se déploie à 2 périodes distinctes de l’année liturgique. En effet, entre le baptême du Seigneur et le mercredi des Cendres, puis entre la Pentecôte et l’Avent, se déroule le temps dit « Ordinaire », au sens d’habituel (ordinarius) familier, proche du déroulement quotidien de l’existence. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités

Ensuite, pour en découvrir tout le sens et toute la portée, découvrons ce qu’en dit Paul De Clerck, Curé d’une paroisse bruxelloise, professeur honoraire de l’Institut Catholique de Paris : « Est ordinaire, dans le langage courant, une chose dont on se sert habituellement, quotidiennement, à la différence de réalités extra-ordinaires, comme le sont les fêtes, qui « sortent de l’ordinaire ». « D’ordinaire » signifie : habituellement, à la différence de ce qui est plus particulier, spécifique, réservé à telle catégorie de personnes ou à telle circonstance plus exceptionnelle.

Dans l’usage liturgique, qui nous intéresse plus particulièrement ici, le Temps ordinaire désigne les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Ces derniers comportent des particularités (pas de Gloria en Carême ; Alleluia au Temps pascal, etc.), alors que durant le Temps ordinaire on célèbre la liturgie « normale », si l’on peut dire, sans particularité. Même si l’on fait bien évidemment la différence entre la semaine et les dimanches !

C’est en ce sens-là que l’on parle aussi de « l’Ordinaire de la messe », c’est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort. Le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif. Il ne faudrait pas y voir une disqualification ; quelqu’un n’a-t-il pas écrit un Éloge du quotidien ? (Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998)

Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts » !

Chaque dimanche nous est servi un plateau à trois lectures bibliques, et durant la semaine on parcourt, au long de trois années (A,B,C), les richesses des livres bibliques que l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre durant les temps forts. La couleur liturgique du Temps ordinaire est d’ailleurs le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance, en nos existences, des richesses semées au printemps pascal. Le temps de l’Église.

Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien. » ([1] Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998.)

Très bon et fructueux « Temps Ordinaire » à toutes et tous !

A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

« LE TEMPS ORDINAIRE » ! Pourquoi cette appellation ?

Infos de la semaine

Feuillet du 16e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier j’ai rappelé que nous étions au 15ème dimanche dans la période liturgique dite « Ordinaire » de l’année. A la sortie de la messe, quelqu’un m’a demandé pourquoi on appelle ce temps « Ordinaire » ! Je lui ai expliqué brièvement parce qu’il était pressé de rentrer, mais je voyais qu’il restait sur sa faim, et en plus de cela, il a lâché quelques mots comme quoi cette appellation prête à confusion parce qu’elle donne l’impression que c’est un temps sans importance qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt et auquel on accorderait peu d’intérêt, un peu comme quelque chose d’habituel sans la moindre nouveauté, bref, quelque chose qui n’apporte rien aux gens…

A chaque fois que des questions pareilles me sont posées, je me dis que la personne qui m’interpelle n’est peut-être pas la seule à chercher à savoir. C’est pour cette raison que je profite de cette occasion pour aborder le sujet en espérant d’y apporter un peu d’éclaircissements.

Tout d’abord, je ne me suis pas trompé de terme, nous sommes dans une période liturgique dite « Ordinaire ». Dimanche dernier nous étions effectivement à la quinzième semaine du Temps Ordinaire qui est un temps pour forger nos habitudes, notre caractère, nos vertus. Les fêtes et solennités sont là pour renforcer notre foi et continuer notre chemin. La vie est ainsi faite de chemins ordinaires et parsemée de fêtes afin de reprendre souffle, nous revivifier et repartir de plus belle.

Le temps ordinaire, parfois appelé temps de l’Église, est un temps liturgique représentant une fraction de l’année liturgique catholique. Il se déploie à 2 périodes distinctes de l’année liturgique. En effet, entre le baptême du Seigneur et le mercredi des Cendres, puis entre la Pentecôte et l’Avent, se déroule le temps dit « Ordinaire », au sens d’habituel (ordinarius) familier, proche du déroulement quotidien de l’existence. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités

Ensuite, pour en découvrir tout le sens et toute la portée, découvrons ce qu’en dit Paul De Clerck, Curé d’une paroisse bruxelloise, professeur honoraire de l’Institut Catholique de Paris : « Est ordinaire, dans le langage courant, une chose dont on se sert habituellement, quotidiennement, à la différence de réalités extra-ordinaires, comme le sont les fêtes, qui « sortent de l’ordinaire ». « D’ordinaire » signifie : habituellement, à la différence de ce qui est plus particulier, spécifique, réservé à telle catégorie de personnes ou à telle circonstance plus exceptionnelle.

Dans l’usage liturgique, qui nous intéresse plus particulièrement ici, le Temps ordinaire désigne les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Ces derniers comportent des particularités (pas de Gloria en Carême ; Alleluia au Temps pascal, etc.), alors que durant le Temps ordinaire on célèbre la liturgie « normale », si l’on peut dire, sans particularité. Même si l’on fait bien évidemment la différence entre la semaine et les dimanches !

C’est en ce sens-là que l’on parle aussi de « l’Ordinaire de la messe », c’est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort. Le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif. Il ne faudrait pas y voir une disqualification ; quelqu’un n’a-t-il pas écrit un Éloge du quotidien ? (Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998)

Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts » !

Chaque dimanche nous est servi un plateau à trois lectures bibliques, et durant la semaine on parcourt, au long de trois années (A,B,C), les richesses des livres bibliques que l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre durant les temps forts. La couleur liturgique du Temps ordinaire est d’ailleurs le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance, en nos existences, des richesses semées au printemps pascal. Le temps de l’Église.

Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien. » ([1] Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998.)

Très bon et fructueux « Temps Ordinaire » à toutes et tous !

A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

C’est le temps des vacances, des voyages, du temps libre… ALORS ÉCOUTE…

Infos de la semaine

Feuillet du 15e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Écoute, au milieu des tempêtes, des flots en furie, des chaleurs écrasantes, le frémissement doux et paisible d’une terre où naît et grandit la vie d’une source, d’une graine qui germe, de quelques cellules qui appellent un être à la vie…
Et toi peut-être, si tu es femme, ou avec ta collaboration, si tu es homme, écoute la vie d’un homme qui va naître… Mais, quoi qu’il en soit, écoute au plus profond de toi-même, au milieu de tes tempêtes ou de tes lassitudes ou de tes sommeils, écoute la vie qui te fait être.

Écoute le vent qui pousse les nuages pour la pluie de la vie ; le vent qui fait frissonner les arbres sous la poussée de la vie ; le vent qui fait frémir ton corps, ton corps vivant de plaisir, de bonheur, de désirs.

Écoute les cimes des montagnes et les vagues de la mer, écoute les creux des gorges profondes et les grottes au centre de la terre… Écoute-les t’inviter à découvrir, en toi et en tous tes frères, les hauteurs que l’homme peut atteindre et les profondeurs de sa conscience et de son cœur.

Écoute les pierres des monuments que tu visites. Elles te disent l’histoire des hommes et des femmes, tes frères et sœurs.
Elles te parlent d’amour et de haine, de foi et de prière et de désespoirs, de paix et de guerre, de fraternité et de violence… Elles te disent l’histoire de notre humanité : celle d’hier et d’aujourd’hui.

Écoute les chansons, les rythmes et les cris de ces pays que tu ne connais pas… même si tu crois les connaître. Pays d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres spiritualités. Ils te disent toutes les beautés et les richesses de notre humanité, de TON humanité.
Ils t’invitent à la joie, à la fête, mais aussi à la solidarité, au respect, au combat pour le respect de l’homme.

Écoute, si tu restes chez toi, tous ceux-là qui passent, qui visitent, qui se détendent. Ils t’apportent un air frais venu d’ailleurs ; ils te disent que vaste est la planète. Donne-leur ton sourire, laisse-les t’approcher : c’est ainsi que se bâtit la paix, la fraternité, l’amitié, la rencontre.

Écoute et remercie et chante la vie. Laisse monter en toi la louange, la prière, la reconnaissance. Écoute en toi ce chant, cette prière qui te dit que tu es pétri de matière, de terre… mais aussi d’Esprit.
C’est l’Esprit qui chante en toi. Et l’Esprit, c’est la vie. Écoute l’Esprit qui te dit ta transcendance.
Refuse l’absurde du néant pour accueillir en toi le Mystère de la vie.

OUI, ÉCOUTE…

Les 10 commandements des vacances.

1. La météo de la charité : avant tout, se reposer la question du ” poids d’amour ” que comporteront mes vacances. C’est la programma-on essentielle afin que les vacances ne se muent en ” monstre d’égoïsme ” camoufler en détentes.

2. Dieu dans ses valises : Voir « si Dieu est dans la valise ». Le plus commode, c’est d’emporter avec soi une petite Bible ; ou une vie de saint ; ou, pourquoi pas, un
petit ouvrage de théologie ; en tout cas le missel mensuel. On pourrait y ajouter ces signes qui aident à franchir l’invisible : chapelet ; petite icône ; crucifix.

3. Une route dans la foi : la foi est mon lien avec Dieu. Garder donc Dieu dans son cœur à tout moment du voyage. Pas seulement cinq minutes dans les brumes du
sommeil.

4. Fuir les lieux sans Dieu : il y a bien des lieux maudits et pervers à éviter. Il faut avoir le courage de ne pas aller à ses soirées louches ou peu sûres. Il faut donc bien choisir ses amis de vacances pour ne pas se mettre dans des situations ambiguës, des promiscuités malsaines, dans des « états seconds ».

5. Des moments pour Dieu seul  : les vacances sont comme un long dimanche, un étalement du repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets.

6. Ne pas manquer la messe : bas les masques ! Trop de prétextes pour ” ne pas avoir eu le temps « ce dimanche » : les horaires de train, d’avion, les ballades en
montagnes, les pays sans église. Prétextes !

7. Contempler : Pas seulement multiplier les payements sans contact ! Il faut rentrer en contact avec la Beauté de la nature : « Dieu n’est que dans la campagne », disait
un célèbre citadin athée. Beauté dans l’art. Beauté inépuisable des êtres humains.

8. Témoigner : Pourquoi pas ? En vacances, on ne se contente pas de ” rester ” chrétien. Il faut le susciter chez les autres.

9. Servir : En vacances, nous aimons nous faire servir. Parfois, d’une manière tyrannique. Parce qu’on paye. Or, Dieu s’est fait homme non pour être servi mais pour servir. La route vers Lui suit le même chemin.

10. Se réjouir : si les vacances sont une anticipation du repos éternel, ce dimanche sans fin, elles se doivent d’être joyeuses. Que de gens reviennent des vacances rouges d’insatisfactions. Le chrétien se réjouit de tout parce que sa joie est d’abord en Dieu. Il se réjouit même des vacances des autres quand lui-même reste au travail. Le chrétien est un générateur de joie. Au retour, mieux que les fières photos des exploits touristiques, puissions nous livrer le témoignage d’un cœur plus joyeux d’avoir eu des vacances en et avec Dieu.

Christian Ledy

C’est le temps des vacances, des voyages, du temps libre… ALORS ÉCOUTE…

Infos de la semaine

Feuillet du 14e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Écoute, au milieu des tempêtes, des flots en furie, des chaleurs écrasantes, le frémissement doux et paisible d’une terre où naît et grandit la vie d’une source, d’une graine qui germe, de quelques cellules qui appellent un être à la vie…
Et toi peut-être, si tu es femme, ou avec ta collaboration, si tu es homme, écoute la vie d’un homme qui va naître… Mais, quoi qu’il en soit, écoute au plus profond de toi-même, au milieu de tes tempêtes ou de tes lassitudes ou de tes sommeils, écoute la vie qui te fait être.

Écoute le vent qui pousse les nuages pour la pluie de la vie ; le vent qui fait frissonner les arbres sous la poussée de la vie ; le vent qui fait frémir ton corps, ton corps vivant de plaisir, de bonheur, de désirs.

Écoute les cimes des montagnes et les vagues de la mer, écoute les creux des gorges profondes et les grottes au centre de la terre… Écoute-les t’inviter à découvrir, en toi et en tous tes frères, les hauteurs que l’homme peut atteindre et les profondeurs de sa conscience et de son cœur.

Écoute les pierres des monuments que tu visites. Elles te disent l’histoire des hommes et des femmes, tes frères et sœurs.
Elles te parlent d’amour et de haine, de foi et de prière et de désespoirs, de paix et de guerre, de fraternité et de violence… Elles te disent l’histoire de notre humanité : celle d’hier et d’aujourd’hui.

Écoute les chansons, les rythmes et les cris de ces pays que tu ne connais pas… même si tu crois les connaître. Pays d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres spiritualités. Ils te disent toutes les beautés et les richesses de notre humanité, de TON humanité.
Ils t’invitent à la joie, à la fête, mais aussi à la solidarité, au respect, au combat pour le respect de l’homme.

Écoute, si tu restes chez toi, tous ceux-là qui passent, qui visitent, qui se détendent. Ils t’apportent un air frais venu d’ailleurs ; ils te disent que vaste est la planète. Donne-leur ton sourire, laisse-les t’approcher : c’est ainsi que se bâtit la paix, la fraternité, l’amitié, la rencontre.

Écoute et remercie et chante la vie. Laisse monter en toi la louange, la prière, la reconnaissance. Écoute en toi ce chant, cette prière qui te dit que tu es pétri de matière, de terre… mais aussi d’Esprit.
C’est l’Esprit qui chante en toi. Et l’Esprit, c’est la vie. Écoute l’Esprit qui te dit ta transcendance.
Refuse l’absurde du néant pour accueillir en toi le Mystère de la vie.

OUI, ÉCOUTE…

Les 10 commandements des vacances.

1. La météo de la charité : avant tout, se reposer la question du ” poids d’amour ” que comporteront mes vacances. C’est la programma-on essentielle afin que les vacances ne se muent en ” monstre d’égoïsme ” camoufler en détentes.

2. Dieu dans ses valises : Voir « si Dieu est dans la valise ». Le plus commode, c’est d’emporter avec soi une petite Bible ; ou une vie de saint ; ou, pourquoi pas, un
petit ouvrage de théologie ; en tout cas le missel mensuel. On pourrait y ajouter ces signes qui aident à franchir l’invisible : chapelet ; petite icône ; crucifix.

3. Une route dans la foi : la foi est mon lien avec Dieu. Garder donc Dieu dans son cœur à tout moment du voyage. Pas seulement cinq minutes dans les brumes du
sommeil.

4. Fuir les lieux sans Dieu : il y a bien des lieux maudits et pervers à éviter. Il faut avoir le courage de ne pas aller à ses soirées louches ou peu sûres. Il faut donc bien choisir ses amis de vacances pour ne pas se mettre dans des situations ambiguës, des promiscuités malsaines, dans des « états seconds ».

5. Des moments pour Dieu seul  : les vacances sont comme un long dimanche, un étalement du repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets.

6. Ne pas manquer la messe : bas les masques ! Trop de prétextes pour ” ne pas avoir eu le temps « ce dimanche » : les horaires de train, d’avion, les ballades en
montagnes, les pays sans église. Prétextes !

7. Contempler : Pas seulement multiplier les payements sans contact ! Il faut rentrer en contact avec la Beauté de la nature : « Dieu n’est que dans la campagne », disait
un célèbre citadin athée. Beauté dans l’art. Beauté inépuisable des êtres humains.

8. Témoigner : Pourquoi pas ? En vacances, on ne se contente pas de ” rester ” chrétien. Il faut le susciter chez les autres.

9. Servir : En vacances, nous aimons nous faire servir. Parfois, d’une manière tyrannique. Parce qu’on paye. Or, Dieu s’est fait homme non pour être servi mais pour servir. La route vers Lui suit le même chemin.

10. Se réjouir : si les vacances sont une anticipation du repos éternel, ce dimanche sans fin, elles se doivent d’être joyeuses. Que de gens reviennent des vacances rouges d’insatisfactions. Le chrétien se réjouit de tout parce que sa joie est d’abord en Dieu. Il se réjouit même des vacances des autres quand lui-même reste au travail. Le chrétien est un générateur de joie. Au retour, mieux que les fières photos des exploits touristiques, puissions nous livrer le témoignage d’un cœur plus joyeux d’avoir eu des vacances en et avec Dieu.

Christian Ledy

Pause, arrêt, congés : 3 mots pour prendre le temps

Infos de la semaine

Feuillet du 13e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La fin de l’année scolaire marque la fin de beaucoup d’activités tant du côté des enfants que du côté des parents. Les mois de juillet-août sont donc aussi un moment où la pastorale s’adapte à ce nouveau rythme le temps de l’été. Vous trouverez dans ce feuillet, l’horaire des messes pour les deux prochains mois.

Les vacances, c’est un moment qui permet de se ressourcer, de prendre le temps de se poser. Cependant n’oublions pas que le temps ne s’arrête pas pour autant et que certaines personnes déjà démunies pendant l’année pourraient l’être encore plus avec moins de personnes pour les aider, leur rendre visite, … Chacun ayant droit à des vacances, certaines structures d’aide fonctionnent elles aussi à un autre rythme. Pensons à eux lorsque nous les croisons dans les hôpitaux et les maisons de repos par exemple.

A la recherche sur internet de sujet de lectures, j’ai découvert ce texte que je vous partage. Et si Dieu partait en vacances ? Il n’est plus à son bureau mais est-il pour autant en vacances ?

« Dieu est parti en vacances… Au Paradis, tous les Saints s’affolent, les demandes ne cessent d’affluer, mais voilà : Dieu est parti en vacances sans laisser ses coordonnées ! Il a coupé son téléphone portable et ne répond même plus aux mails… Mais où donc est-il allé cette année ? – Auprès de cette jeune femme enceinte que son compagnon vient de quitter.

– Chez l’enfant qui passe un mois chez papa, un mois chez maman et qui s’adapte tant bien que mal à sa nouvelle vie.

– Ecouter la souffrance de cet homme, qui a dû dire « adieu » à sa femme, tombée accidentellement en montagne.

– Au détour d’une rue, rencontrer des jeunes qui n’ont d’autre horizon que la grisaille du quartier.

– Dans un presbytère, aider ce prêtre à retrouver joie et espérance dans sa mission. – Soutenir cette maman débordée par ses trois enfants en bas âge.

– Au chevet de cette dame à qui l’on vient d’annoncer une maladie incurable.

– Consoler les parents d’un jeune accidenté de la route.

– Prendre soin de cet homme qui vient de voir mourir son frère.

– Visiter la personne âgée dont les enfants sont partis pour tout l’été.

– Redonner confiance à des paroissiens en souffrance.

– Aider les parents de cette handicapée à reprendre des forces.

– Encourager l’étudiante angoissée par sa prochaine rentrée.

– Prendre soin de cette famille endettée qui n’aura pas le loisir de voyager. Mais aussi dans le silence des retraites, la joie toute simple des familles réunies, la spontanéité des pique-niques en montagne, la pauvreté de chaque église dépeuplée, les moments d’amitié partagée … Voilà… Si nous voulons le rencontrer, nous savons où le trouver ! (auteur trouvé : Odile) »

Pour celles et ceux qui auront la chance de « changer d’air » ou tout simplement de profiter de nos belles régions, j’espère que ce temps d’accalmie pourra vous être profitable.

Si vous cherchez des lieux de visites en famille, de nombreux sites religieux vous ouvrent leurs portes dans la région. Les églises peuvent être un lieu de fraîcheur, calme et repos tant physique que spirituel.

Des carnets ont été édités par le service diocésain « Annoncer l’Evangile » qui vous permettent de découvrir en famille des sites comme Banneux ou Moresnet par exemple. Vous pouvez trouver ces carnets gratuitement à l’accueil de ses sites ou les retrouver sur le site internet du vicariat (https://annoncerlevangile.be/accueil-de-la-catechese/outils-de-la-catechese/en-famille-a-la-decouverte/).

Belle période estivale à toutes et tous

Isabelle Lamblotte