Ensemble vivons une nouvelle année.

Infos de la semaine

Feuillet du premier dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La semaine dernière, nous avons fêté le Christ Roi. Cette fête clôturait l’année liturgique B. Une nouvelle année s’offre à nous et ce sont les lectures de l’année liturgique C qui nous aideront à cheminer. Comme chaque année, c’est le temps fort de l’avent qui commence cette nouvelle année nous conduisant tout droit vers la fête de la Noël. Durant ces quatre semaines nous sommes encouragés à être attentifs aux personnes les plus vulnérables de notre société. Comme chaque année l’organisme Action vivre ensemble soutient notre réflexion pour une société plus équitable. Le thème de cette année se focalise sur le fait que la pauvreté nuit gravement à la santé mentale. L a pauvreté augmente par trois le risque de développer de l’anxiété et de la dépression. La santé mentale nécessite d’agir de façon structurelle sur les inégalités rencontrées par les personnes marginalisées en partie par notre société. Elle relève donc d’une responsabilité collective et politique. Des pistes de changements se dégagent pour une approche globale de la santé mentale, plus de moyens financiers sont nécessaires, une politique de prévention, une amélioration des conditions de vie doivent être mis en place. Action vivre ensemble insiste pour que nous changions notre regard par rapport à ces personnes souvent livrées à elles-mêmes. Dans les évangiles, nous voyons que Jésus a une sensibilité particulière pour les malades physiques et mentaux, ce qui le distingue des autres rabbins de son temps. Dans l’évangile de Saint- Mathieu, nous lisons à propos de Jésus : « Sa renommée se répandit dans toute la Syrie, et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de différents genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques et Il les guérissait. (Mt 4,24) » Parmi les septante deux organisations aidées, deux organisations verviétoises ont été sélectionnées : il s’agit de «l’illettrisme Osons En Parler » et « la voix des sans papiers de Verviers» (association différente de celle de Louis).

Cette nouvelle année sera aussi une année sainte proclamée par le Pape  François, elle débutera officiellement le 24 décembre 2024 pour se terminer en décembre 2025. Elle aura comme thème : Pèlerins d’espérance. Nous pourrons nous mettre en route sur un chemin d’espérance chrétienne nourrissant notre foi en la vie éternelle qui nous est promise. La réflexion sur notre vie chrétienne, le partage, le renouvellement de notre foi seront omniprésents pendant cette période. L’institution de l’année sainte est une pratique vieille de 725 ans, elle a été instaurée par le pape Boniface VIII en 1300. Tous les 25 ans, l’Eglise catholique invite ses fidèles à une « Année Jubilaire » aussi connue sous le nom d’Année Sainte. L’année jubilaire est marquée par ces différentes caractéristiques : Indulgence Plénière, Ouverture de la Porte Sainte, Appel à la Conversion et à la Réconciliation, Thèmes Spécifiques et Pèlerinage. Entre trente et quarante millions de pèlerins sont attendus à Rome pour vivre plus de trente-cinq événements divers. Dans notre Unité Pastorale, notre Doyenné et Diocèse nous serons invités à nous associer à différents événements qui sont en préparation pour l’instant. Cette année sainte s’offre aux personnes de toutes générations et de différents horizons ayant l’envie de remettre la foi au centre de leur vie.

Que cette période d’Avent soit une période de conversion nous permettant de nourrir notre foi en attirant notre attention sur les personnes les plus fragilisées de notre société. Que notre générosité puisse aussi s’exprimer dans une prière fervente pour la paix et la justice. Nous pourrons alors entrer dans la joie de la nativité de Jésus qui chaque année nous est rappelée, nous est offerte nous donnant la possibilité de vivre un moment de trêve dans nos vies conditionnées par notre monde tellement agité. Bonne période d’Avent à tous.

Christian Ledy.

L’Avent, le présent et l’après…

Infos de la semaine

feuillets de la fête du Christ Roi de l’Univers
Immaculée Conception
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Le mois de décembre approche, et avec lui se déploient, tout autour de nous, les marchés de Noël, empreints de charme et d’enchantement. Les boutiques se parent de leurs plus beaux habits de fête, tandis que les grandes places s’illuminent de mille feux et de splendides décorations. Captivés par cette féerie, nos pensées se tournent naturellement vers Noël qui s’annonce.

Cependant, si nous savons dépasser l’aspect commercial et socio-culturel de ces manifestations festives, la splendeur de ces tableaux se révèle comme un reflet de la disposition de notre cœur et de notre esprit en l’attente de la venue du Seigneur. C’est pourquoi, avant de nous laisser emporter par les réjouissances des cadeaux, des repas copieux et des célébrations, l’Église nous convie à un temps de préparation intérieure : l’Avent.

Le temps de l’Avent s’ouvre le quatrième dimanche précédant Noël — qui cette année tombe le 1er décembre — et marque l’entrée dans une nouvelle année liturgique. Tirant son origine du latin adventus, l’Avent signifie la « venue » ou l’« avènement ». L’Église distingue trois venues du Christ : il est venu dans notre histoire il y a plus de deux mille ans, il vient aujourd’hui dans nos vies et dans nos cœurs, et il viendra, à la fin des temps, juger les vivants et les morts.

Cette saison sacrée se présente ainsi comme un pont entre le passé, le présent et l’avenir. Elle nous invite à nous tourner vers l’espérance des générations qui attendaient le Sauveur du monde, à revivre la joie de sa première venue et de son règne actuel au sein de son Église, et à nous préparer à son retour glorieux lors de sa Seconde Venue. Quand cela adviendra-t-il ? Nul ne le sait (cf. Mt 24,36). 

Cette préparation à l’avènement du Christ offre un contraste saisissant avec la culture contemporaine. Tandis que le monde s’abandonne au consumérisme et au matérialisme, nous sommes invités, à l’approche de Noël, à contempler l’humilité, le détachement et la conversion du cœur. En d’autres termes, il s’agit d’un véritable retournement : des créatures vers leur Créateur, du péché vers la grâce, et d’une vie centrée sur soi vers une vie centrée sur le Christ et son Évangile.

Cependant, la conversion à laquelle l’Avent nous convie revêt un caractère particulier : celui de l’espérance joyeuse. Nous savons déjà comment l’histoire s’est accomplie en Jésus de Nazareth, et nous savons également comment elle se conclura : par le triomphe éclatant de Dieu et du bien, « lorsque tout sera soumis au Fils (…) [afin que] Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 28).  Ce qui demeure inconnu, en revanche, c’est de quel côté nous nous trouverons au jour du jugement : serons-nous parmi « les brebis » ou « les boucs » (cf. Mt 25, 31-33) ?

Ainsi, la préparation à Noël se doit d’être à la fois joyeuse et exigeante. Il ne s’agit pas d’adopter une attitude morose, d’éviter les festivités anticipées, ni d’être désagréable envers ceux qui nous adressent leurs vœux de fin d’année durant l’Avent. « Chantons Noël » autant qu’il nous plaira, à condition de ne pas négliger l’engagement dans le jeûne et la prière, la prière.

Certes, l’Avent n’est pas un jeûne rigoureux comme le Carême, mais cela ne signifie pas qu’il doit être une période sans retenue ou un moment purement pratique pour finaliser les cadeaux, parfaire les décorations de nos maisons ou réussir nos bûches de Noël. Ces activités sont bonnes, mais elles ne doivent pas être priorisée. Une célébration de Noël dépourvue de sa richesse spirituelle peut offrir une joie véritable. Pour goûter pleinement la fête à venir, il nous faut préparer aussi bien notre corps que notre esprit à accueillir la joie du Seigneur.

L’Avent est le temps propice pour secouer notre torpeur spirituelle. Préparons dès à présent nos résolutions pour cette nouvelle année liturgique : quels engagements prendrons-nous pour nourrir notre vie spirituelle ? De quoi devons-nous nous détacher afin de permettre au Christ de prendre la première place dans notre cœur ? Quelles actions entreprendrons-nous pour nourrir et enrichir la charité en nous ? Écartons tout ce qui nous sépare de Dieu et revenons à Lui avec un cœur sincère. Nous ignorons quand viendra le jour du Seigneur. Saisissons ce temps de grâce qui nous est donné pour nous préparer à accueillir Celui qui est venu, qui vient et qui viendra. 

Jad-Elia Nassif

TE DEUM : Prions pour la monarchie

Infos de la semaine

Feuillets du 33e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Il est de tradition en Belgique de chanter deux fois par an le « Te Deum ».

Tout d’abord le 21 juillet, jour de la fête nationale et une deuxième fois le 15 novembre, jour de la fête du Roi.

Ce chant est chanté en latin dans de nombreuses églises de Belgique.

Je vous propose quelques mots d’explication, fruit de mes recherches personnelles afin de pouvoir comprendre la célébration dans nos églises de la fête du Roi.

Fête du Roi

La » fête du roi » ou encore parfois appelée « fête de la dynastie » (appellation utilisée lors de la Régence du Prince Charles) est célébrée depuis 1866. A l’époque, en l’honneur des premiers rois de Belgique, le 15 novembre est choisi pour le saint patron célébré ce jour : Saint Léopold.

Sous le règne d’Albert 1er, la date de cette célébration avait été changée pour le 26 novembre, jour de la Saint Albert à l’époque. Le décès de la maman du roi le 26 novembre 1912 a contribué à rétablir la date du 15 novembre qui depuis n’a pas été changée par les souverains successifs.

Un peu d’histoire…

D’après Wikipedia, une légende de la fin du VIIIème siècle voudrait que le Te Deum ait été spontanément composé et chanté par trois saints la nuit du baptême de saint Augustin (354-430).

Au XVIIème et XVIIIème siècle, la politique va interférer dans la proclamation de l’hymne. A cette époque, chanter le Te Deum était fait pour honorer le souverain régnant.

L’hymne

Le mot « Te Deum » pour commencer n’est pas son nom complet. Il faut lui ajouter un mot supplémentaire que l’on retrouve dans les premières paroles du chant.

Te Deum laudamus, en français : « A toi Dieu, notre louange » ou « Nous te louons, ô Dieu ».

C’est un hymne qui aurait été composé vers la fin du IVème siècle. Il peut être chanté aux différentes célébrations marquées par une action de grâce comme lors d’une fête nationale, aux naissances princières,…

Le lien avec la liturgie

Composé de 19 couplets, l’hymne est une prière à notre Seigneur.

Le troisième couplet se retrouve dans nos célébrations dominicales.

Il correspond à une partie du Sanctus :
« Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers ; Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire » (Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ).

Le 15 novembre, nous avons donc chanté un hymne à notre Seigneur et prié pour notre monarchie.

Notre Roi se doit d’être à l’écoute de son peuple, ce qui lui permet de participer au mieux à l’élaboration des lois qui gouvernent notre pays.

En ces temps où nous sommes tous préoccupés par la création d’un nouveau gouvernement, nous pouvons prier pour que le Roi et les personnes qui seront choisies travaillent de la meilleur façon possible pour le bien commun de tous.

Les petit plus…

Le 15 novembre est aussi célébré chez nos voisins germanophones. C’est le jour de la fête de la communauté germanophone.

Pour notre Unité Pastorale, c’est aussi un jour de fête. C’est le jour de l’anniversaire de notre curé Oscar. Nous pouvons aussi offrir une petite prière au Seigneur à son intention pour que sa mission pastorale porte encore beaucoup de fruits chez nous.

Isabelle Lamblotte

LES SACREMENTS de l’initiation chrétienne. Deux personnes se mettent en chemin !

Infos de la semaine

Feuillets du 32e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Nous sommes habitués à recevoir les demandes de parents qui souhaitent faire baptiser leurs enfants, et la particularité de notre Unité pastorale à avoir une forte demande de baptême des enfants est une grâce. Certains diraient que cela parait un peu contradictoire : d’une part le fait qu’on ne cesse jamais d’avoir des nouveaux membres de l’Eglise par le baptême, et d’autre part, le douloureux constat du bon nombre de départ à la Maison du Père de nos ainés, les piliers de nos paroisses et leurs places qui restent vides dans nos églises !

A l’occasion des rencontres de préparation des baptêmes des petits enfants, nous nous posons la question avec les parents et les célébrants découvrent les difficultés de certains qui nous révèlent la complexité de la gestion de leur agenda d’obligations familiales et professionnelles.

Bien entendu, nous sommes conscients que tout le monde est bousculé par le rythme vertigineux du quotidien, mais nous rappelons quand même qu’« on ne nait pas chrétien, on le devient » et une fois qu’on l’est devenu, normalement on n’est censé le rester toute la vie. Mais il faut en même temps préciser que cela ne peut être possible que si les parents eux-mêmes se souviennent d’abord que le baptême de leur enfant n’est pas qu’une formabilité, c’est-à-dire quelque chose qu’on fait juste pour être en ordre par rapport à la tradition familiale…, mais qu’ils ont pris un engagement de soutenir, de guider et d’aider leur enfant à évoluer, à grandir dans la foi, porté par la grâce de son baptême.

Cela suppose ensuite que les parents acceptent de mettre dans leur agenda des moments de permettre à leur enfant d’entendre encore parler de Dieu ou de Jésus, et comme les enfants grandissent vite, qu’ils l’aident à trouver des réponses claires sur les questions essentielles qu’il se pose sur la foi, sur l’Eglise, et sur la vie de baptisé (de disciple du Christ). 

Mais le baptême n’est pas qu’une affaire de bébés que les parents engagent dans l’aventure de la foi sans leur consentement ! Le baptême d’adultes existe aussi. En effet, chaque année, à la cathédrale Saint Paul à Liège, lors de ce qu’on appelle « l’appel décisif » en vue du baptême, notre évêque reçoit un bon nombre d’adultes qui se sont préalablement mis en chemin et cet appel décisif est la dernière ligne droite pour leur baptême.

Cette année, dans notre Unité pastorale, nous avons la chance d’avoir deux jeunes adultes qui ont aussi manifesté le désir d’être baptisés. Mais pour les adultes, ils font un cheminement particulier et c’est pour cela que pour eux on dit qu’ils se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne qui sont le Baptême, la Confirmation et la 1ère Communion (Eucharistie). « Les sacrements de l’initiation chrétienne font des hommes et des femmes qui les reçoivent dans la foi, des chrétiens et des chrétiennes avec une conscience d’appartenance ecclésiale bien trempée. C’est une plongée dans la vie du Christ et dans celle de l’Église son sacrement. »

Le mot « Baptême » vient du verbe grec qui signifie « plonger, immerger. » Marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. Devenu chrétien, il peut vivre selon l’Esprit de Dieu.

Recevoir la Confirmation, c’est confirmer le don de l’Esprit saint reçu au baptême. Devenu chrétien par le Baptême, le confirmé devient promesse d’une vie enracinée en Christ. En recevant ce sacrement, le chrétien répond à l’amour que Dieu lui porte et s’engage à en être le témoin.  

Enfin, recevoir l’Eucharistie (Première communion), c’est recevoir pour la première fois le corps du Christ sous la forme d’une hostie consacrée par le prêtre. La communion crée une relation intime et personnelle au Christ en nous nourrissant de sa Parole et de sa vie. Voilà pourquoi, à l’origine, ces trois sacrements étaient célébrés en un unique moment, au terme du chemin catéchuménal, normalement pendant la veillée pascale. C’est ainsi qu’était scellé le parcours de formation et d’insertion graduelle dans la communauté chrétienne, qui pouvait parfois durer quelques années. On avançait pas à pas pour arriver au baptême, puis à la confirmation et à l’Eucharistie.

En ce Dimanche à 11h00 à Sainte Julienne, après avoir reçu une première annonce du Dieu vivant et manifesté un début de foi au Christ sauveur, nous accueillerons deux personnes pour leur entrée en catéchuménat. C’est une étape de grande importance parce que, dans cette première rencontre publique, les candidats au baptême s’ouvrent à l’Eglise de leur intention, et l’Eglise, accomplissant sa mission apostolique, reçoit ceux qui veulent en devenir membres ; Dieu leur accorde largement sa grâce tandis qu’ils expriment publiquement leur désir, et que l’Eglise donne le signe de leur accueil et d’une première consécration.

Tout en manifestant notre joie pour leur appel et le chemin qu’ils commencent, portons-les dans notre prière fraternelle pour qu’ils parviennent au terme de leur cheminement sans entrave et reçoivent les sacrements de l’initiation chrétienne et deviennent membres du corps du Christ à part entière.  

Oscar MUREKEZI, votre curé.

D’après diverses sources, notamment :
-Rituel de l’Initiation chrétienne des adultes
-Notes de cours de Théologie sacramentaire et liturgie

La mise en place de ministères institués dans le diocèse de Liège

Infos de la semaine

Les célébrations de la Toussaint et de la commémoration des défunts

Toussaint

Jeu 31 oct 16h00 :Imm. Conception
Ve 1er nov 11h00 :Marie-Médiatrice

Commémoration des défunts (remise des croix de l’année)
Ve 1er nov 18h00 :Saint-Nicolas (pour les dfts de l’Imm. Conception et St-Nicolas)
Jeu 2 nov 18h00 :Saint-Hubert (pour les dfts de M-Médiatrice, Ste-Julienne et St-Hubert)

Bénédiction des tombes au cimetière de Heusy et Stembert
Vendredi 1er novembre de 14 à 15h30

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

C’est le 17 septembre 2024, jour de la fête de Saint Lambert que notre évêque Jean-Pierre Delville institue les trois ministères laïques ouverts aux hommes et aux femmes par le pape François : ministères de la parole, de la prière communautaire et de l’évangélisation (en d’autres mots les ministères de lecteurs, d’acolytes et de catéchistes). Ils offrent aux laïques l’occasion d’exercer différentes responsabilités dans l’Eglise aux côtés des ministres ordonnés tout en approfondissant leur foi en répondant à l’appel du Seigneur et de l’Eglise. Nous passons donc d’une Eglise ministérielle (les ordonnés) à une Eglise pluri-ministérielle, c’est un des fruits du synode des évêques sur la synodalité. Chaque baptisé est invité à participer à construire une Eglise trouvant sa cohérence et son sens dans cette merveilleuse diversité qui la compose. La création des ministères institués est une reconnaissance de la place des laïcs hommes et femmes dans l’Eglise ; comme pour tout ministère on parle de service. Accepter de devenir ministre institué suppose que la personne reconnaisse un appel que Dieu lui adresse par le biais de frères et de sœurs, dans une communauté ecclésiale, c’est donc une vocation. Celle-ci est conférée à vie comme pour les ministères ordonnés. Ces ministères sont liés à des fonctions qui sont régies par la lettre de mission qui précise la durée, les échéances, des responsabilités circonscrites dans le temps. Ces ministères sont exercés bénévolement et requièrent une formation pour acquérir connaissances et compétences dans les domaines qui leur sont propres.

Le ministère de la parole de Dieu.

Celui-ci implique explicitement une compétence pour annoncer la Parole de Dieu sous ses différentes formes et aussi avoir la capacité d’expliquer l’Ecriture Sainte dans des cercles bibliques, lectio divina, groupes de prière ou de catéchèse.

Le ministère de la prière communautaire.

Ce ministère implique prioritairement une compétence pour aider chrétiennes et chrétiens à prier ce n’est donc pas simplement servir la messe. Promouvoir la liturgie des heures, animer des équipes de piété mariale, des veillées de prière auprès d’un défunt, offrir un cadre porteur dans les églises et autres lieux visités par des touristes, se réunir dans l’adoration ou la louange, porter la communion aux malades…Dans son rapport à la liturgie c’est en particulier lors de l’Eucharistie qu’il pourra aider prêtres et diacres en servant la messe, en distribuant la communion.

Le ministre de l’évangélisation. (Catéchèse)

Ce ministre aura une âme missionnaire, il est envoyé aux périphéries, lieux de la première annonce. Sa mission se vivra dans la proximité avec les milieux précarisés, SDF, migrants. Il sera également appelé à trouver des méthodes nouvelles et audacieuses d’annoncer l’évangile qui lui permettront de susciter, réveiller la foi dans le cœur de ceux qui n’en ressentent plus le besoin.

En conclusion : la reconnaissance des ministères institués entraîne une habilitation qui n’est pas une promotion mais bien un service. Il s’agit de reconnaître les besoins de l’Eglise d’aujourd’hui. S’ils servent la parole de Dieu c’est pour la rendre accessible et lisible par tous ; s’ils favorisent la prière c’est pour qu’elle soit vécue ensemble ; s’ils évangélisent c’est pour faire connaître la bonté du Père et le chemin vers lui avec son Fils Jésus.

Christian Ledy.

Ps : ce document s’inspire d’un document réalisé par un groupe de travail de notre diocèse et publié le 17 septembre 2024.