La prière peut-elle véritablement changer les choses?

Infos de la semaine

Feuillet du 30e dimanche du temps ordinaire


Saint-Hubert

De nos jours, il est devenu courant de considérer la prière comme un acte inutile ou un effort futile. Selon une enquête du Pew Research Center publiée en août 2024, seulement 11% des Belges affirment prier quotidiennement. Avons-nous tort de douter de l’efficacité ou de la nécessité de la prière? Voilà dejà un an que l’Église prie pour la paix dans le monde, mais la situation semble se détériorer. Les prières continuent de résonner dans les églises, et les bougies veillent inlassablement dans les sanctuaires. Pourtant, les épreuves de la vie, la maladie et la mort n’épargnent pas les croyants. Le sort de l’homme ne serait-il pas déjà scellé, dans l’idée que ce qui doit arriver, arrivera? Un être humain, imparfait et limité, pourrait-il vraiment infléchir le plan d’un Dieu infini et parfait? Alors, à quoi bon prier?

Le doute au sujet de la prière s’intensifie dans le cercle catholique, surtout parmi les jeunes. Pourtant, les Écritures Saintes témoignent de l’importance majeure de celle-ci, tant au niveau collectif qu’individuel. Jésus-Christ lui-même promet : « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » (Mt 21,22). Et l’apôtre Jacques nous rappelle que « la prière fervente du juste a une grande efficacité » (Jc 5,16). Mais alors, pourquoi nos prières ne semblent-elles pas toujours exaucées selon nos attentes et nos désirs ?
En effet, cette impression découle d’un double malentendu: une mauvaise conception de Dieu dans son rapport à la prière, et une interprétation erronée de son plan divin pour la création.

La première chose à corriger sera donc notre manière de nous adresser à Dieu dans la prière. Jésus nous met en garde contre une approche magique de celle-ci, où l’on pense qu’en prononçant la bonne formule, en faisant les bons gestes ou en récitant de longues prières, on obtiendra de Dieu ce que l’on souhaite (cf. Mt 6,7). Dieu n’est pas « un génie de la lampe » ni un commerçant qui fait des transactions, mais « notre Père ». Il répond à nos prières comme un parent aimant répond aux besoins de son enfant.

En effet, notre Père, Dieu, sait déjà ce dont nous avons besoin (cf. Matthieu 6,8). Si nous lui demandons un œuf, il ne nous donnera pas un scorpion (Lc 11,12). Souvent le problème est que nous demandons des scorpions et nous sommes scandalisés de ne pas les recevoir (cf. Jc 4,3). Comme un parent aimant, Dieu refuse à son enfant ce qui pourrait lui nuire. Le fait que pas tous nos désirs sont exaucés ne fait pas preuve d’un Dieu indifférent, mais plutôt celle d’un Père qui nous aime et qui cherche notre véritable bien. Cette action de Dieu est pédagogique : elle nous appelle à grandir en persévérance et en confiance.
Comprendre la prière dans cette relation « parent-enfant » dissipe plusieurs objections et frustrations courantes liées à la prière.

Le second malentendu concernant la prière est lié à une vision fataliste du plan de Dieu pour l’humanité. En d’autres termes, le plan divin est considéré comme fixe et immuable, et notre destin semble implacable : que nous priions ou non, Dieu nous donnera simplement ce qu’il y a de mieux. Alors pourquoi prier ? C’est une mauvaise compréhension de la vision chrétienne du plan divin! En effet, « Dieu nous a créés sans nous ; mais il n’a pas voulu nous sauver sans nous », nous dit saint Augustin. En tant que Père, Dieu désire impliquer ses enfants dans le plan divin et le processus décisionnel afin qu’ils apprennent à voir les choses de l’intérieur. « Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? » (Gn 18,17).

Dieu nous révèle son plan précisément pour nous apprendre à négocier avec lui et à intercéder pour ceux qui en ont le plus besoin. Cela n’implique pas que Dieu opte pour un plan sous-optimal, mais montre plutôt que la grandeur du plan divin est de faire de nous de puissants intercesseurs spirituels.

Nous voyons cette intercession puissante tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament, prenons par exemple ce passage de Job 42, 8-9: « Mon serviteur Job priera pour vous, et c’est par égard pour lui seul que je ne vous traiterai pas selon votre folie, car vous n’avez pas parlé de moi avec droiture, comme l’a fait mon serviteur Job. Éliphaz de Téman, Bildad de Chouah et Tsophar de Naama allèrent faire ce que le Seigneur leur avait ordonné, et le Seigneur eut égard à la prière de Job ». Il est clair que le salut de ces trois personnes est la conséquence des prières de leur ami Job. Et cela ne serait arrivé si Job s’était contenté de dire : « à quoi bon prier pour eux, Dieu fera ce qu’il fera ».

En conclusion, Dieu désire notre prière (Lc 18,1 ; Mt 26,41) ; il souhaite que nous communiquions avec lui (Jn 16,24), que nous négocions (Gn 18,22-33) et que nous luttions avec Lui dans la prière (Gn 32,28). Nous ne sommes pas appelés à être de simples observateurs passifs de son plan divin. Nous avons tendance à prier comme des suppliants ou des spectateurs. Cependant, Dieu nous enseigne qu’il est notre Père et que nous sommes ses enfants et ses héritiers, et « que ce qui est à Lui est aussi à nous » (Lc 15:31). Il veut que nous comprenions son plan divin, que nous lui posions des questions et même que nous exprimions nos objections. Cela montre notre intérêt pour ses actions et notre engagement envers l’affaire familiale qui, dans ce cas, implique la création toute entière.

* Cet éditorial s’inspire de l’article de Joe Heschmeyer, “What Difference Does Prayer Make?”, publié sur catholic.com le 17 mars 2021.

Jad-Elia Nassif, Vicaire

Les professions de foi à Banneux

Infos de la semaine

Feuillet du 29e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Comme nous en avons pris l’habitude depuis quelques années, la première rencontre des jeunes qui se mettent en chemin pour préparer leur profession de foi s’est déroulée à Banneux.

Nous y étions ce dimanche 13 octobre avec une quarantaine de jeunes.

Nous avions voté pour du beau temps et il était de la partie.

A 10h, les jeunes sont arrivées à Banneux. Nous y avions loué la Shabann pour toute la journée.

Première activité : le Bingo Brise-glace. Ce jeu permet aux jeunes d’apprendre à se connaître. Tous ne se connaissent pas et viennent des cinq églises de notre Unité Pastorale. Par une série de petites questions (aime les chats, a les yeux bleus, aime lire, …) il faut arriver à créer une ligne (Bingo) en complétant par le prénom de la personne. Tous ont joué le jeu en essayant de remplir toutes les cases de la grille, sans se limiter à une seule ligne.

Par petite équipe, nous sommes partis à la découverte du site de Banneux.

Grâce au carnet édité par le service du Vicariat diocésain « Annoncer l’Evangile », les jeunes ont pu découvrir une grande partie du site en commençant par l’histoire de Mariette Beco suivi du passage à la source, le chemin des chapelles… pour nous ramener à la Shabann.

Chaque étape était accompagnée par la découverte d’un texte biblique et d’une proposition de réflexion ainsi qu’une prière.

Après le repas de midi, de petites scénettes autour de texte de la Bible ont été préparées par petits groupes. Tous participaient à l’élaboration de la représentation dont les personnages principaux étaient Pierre, Paul, Abraham et Marie de Magdala.

Chaque équipe a pu profiter d’un petit moment de préparation avant de présenter les pièces devant les autres groupes.

Deux invités étaient venus nous rejoindre début d’après-midi : notre curé Oscar et notre vicaire Jad-Elia. Ils ont pu rencontrer les jeunes, l’équipe de profession de foi et découvrir avec bonheur les petites représentations.

Après toutes ses découvertes, un bon goûter façon « auberge espagnole » a été partagé. Chacun avait apporté un biscuit, un fruit, un gâteau, … qui ont été mis en commun et permis à tous de changer ses habitudes en mangeant la part qu’un autre avait apporté.

A quatre heures, nous sommes allés à la messe célébrée à la chapelle des messages. Nous avions invité les parents à nous y rejoindre pour vivre ensemble la célébration de clôture des pèlerinages. Avec beaucoup de respect, les jeunes y ont participé en suivant les chants dans les carnets prévus à cet effet.

Chacun est reparti heureux de la journée avec un chapelet béni par notre curé et le carnet de découverte du site. Certains ont déjà manifesté l’envie de refaire la visite en famille.

Réjouissons-nous de voir une quarantaine de jeunes qui choisissent de continuer leur cheminement de chrétiens.

Pour l’heureuse équipe de profession de foi,

Isabelle Lamblotte

MESSE DES FAMILLES et CENTENAIRE, UN WEEK-END DANS UNE AMBIANCE BON ENFANT !

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Feuillet du 28e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Vous avez constaté qu’il n’y avait que deux messes le week-end dernier, mais ceux qui ont pu se rendre à Marie-Médiatrice et/ou à l’Immaculée-Conception à Mangombroux ne vont pas me contredire si je dis que ce fut un week-end riche en émotions qui s’est passé dans une ambiance bon enfant ! 

Tout a bien commencé le samedi soir à Marie-Médiatrice avec la 1ère Messe des Familles de cette année, où une bonne Soixantaine d’enfants et jeunes accompagnés de leurs parents avaient répondu à ce rendez-vous ! La célébration s’est vécue sous le thème de la « Rentrée » ! Oui, avec la nouvelle année qui s’ouvre devant eux, c’est merveilleux de se rassembler pour offrir au Seigneur la joie des enfants d’avoir retrouvé leur école, leurs amis et ceux qui y travaillent. Merveilleux aussi de lui offrir leur joie de retrouver leur église et tout ce qu’ils vont découvrir et vivre dans leur cheminement du catéchisme en vue de leurs communions dans les mois à venir.  

Bref, au cours de la messe, comme signe ou geste symbolique pour montrer le désir de tous de vivre cette nouvelle année scolaire à l’école, au catéchisme, et dans d’autres activités para-scolaires, en compagnie de Jésus, le désir aussi de solliciter son aide et la force d’avancer quand cela s’avèrera difficile pour certains, les enfants ont présenté leur cartables, sacs à dos, leurs foulards des mouvements de jeunesse… pour les faire bénir.

Pour moi, cette bénédiction est aussi une manière de rappeler que le Seigneur Dieu, de qui vient toutes choses et vers qui tout converge, reste avec nous à chaque instant de notre vie, c’est Lui qui nous aide à la rendre plus belle quand nous restons à son écoute de manière constante malgré les sollicitations diverses de ce monde qui ont souvent tendance à prendre le dessus au risque de nous le faire oublier complètement.

A la fin de messe et en repartant, certains n’ont pas hésité à exprimer leur satisfaction et reconnaissance pour ce qu’ils venaient de vivre dans cette messe.

Le lendemain dimanche 06 octobre, c’était la messe de clôture des festivités du centenaire de l’église de l’Immaculée-Conception à Mangombroux. Cette messe a été présidée par le chanoine Lambert WERS qui représentait notre évêque qui s’était excusé de ne pas pouvoir y participer. Nous avons tous apprécié l’aspect solennel et le déroulement liturgique bien soignée avec une belle animation musicale par le groupe Ballade, et puis dans sa prédication l’abbé Wers a pris tout son temps pour nous aider à nous nourrir de la parole de Dieu (les textes de la solennité de l’Immaculée-Conception) en rappelant chaque fois avec insistance que cette parole de Dieu n’est pas caduque, mais une parole vivante aujourd’hui, une parole à confronter aux événements du moment, pas pour nous défiler, mais pour trouver une ligne de conduite digne des baptisés qui n’ont pas peur de témoigner de ce qui les fait vivre.

A la fin de la messe, Mr YVENS Claude nous a fait un exposé intéressant de l’historique de l’église de l’Immaculée-Conception, de la simple petite chapelle à la belle église que nous voyons aujourd’hui. Tout ne s’est pas fait en une journée, mais étape par étape, il y a eu du travail, de l’abnégation et du sacrifice des uns des autres : chapelain, curé, paroissiens, bienfaiteurs, donateurs…raison pour laquelle au cours de la messe nous n’avons pas manqué à offrir une prière en leur mémoire et leur intention.

L’après-midi était réservé aux retrouvailles, le partage et la convivialité. Après un apéro offert généreusement à tout le monde présent, tous ceux qui avaient réservé ont eu droit à un délicieux repas dans une ambiance festive et, pour clôturer la fête, il était prévu un concert donné par trois des groupes musicaux (Ballade, Jabal et Magnificat Melody) de notre Unité pastorale qui ont agréablement égayé la soirée avec une participation inespérée des paroissiens et autres venus d’ailleurs.

Pendant les trois jours de festivités de ce centenaire, s’il y a quelque chose qui a marqué les esprits, c’est la présence impressionnante des jeunes qui, sous la houlette du comité organisateur des œuvres paroissiales de Mangombroux, se sont dépensés sans compter non seulement pour les préparatifs mais aussi pour le service et tout ce qu’il fallait mettre en œuvre pour la réussite du centenaire. Bravo à eux, et à ceux qui disent toujours qu’on ne voit pas les jeunes, il faut plutôt se demander si on leur fait suffisamment confiance pour les solliciter et les impliquer dans nos organisations ! J’en profite pour préciser que le fait de ne pas les voir à la messe ne fait pas d’eux des anti-église. Il faut plutôt voir si nous les intéressons à d’autres manières ou possibilités de faire Eglise autrement avec eux ! Un tout grand merci à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de ces fêtes.

Tous ensemble, ceux qui ont pu y participer et ceux qui n’y étaient pas pour diverses raisons, rendons grâce à notre Dieu pour ces œuvres merveilleuses qui nous font vivre en Eglise. Et en ce mois du Rosaire, demandons l’intercession de la Vierge-Marie, l’Immaculée-Conception, pour que toutes nos familles, tous les jeunes et enfants de nos Unité pastorale retrouvent la joie de l’Evangile et restent fidèles à la foi de leur baptême.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Immaculée Conception—Mangombroux: Fêtons notre église centenaire

Infos de la semaine

Feuillet de la messe du centenaire


Immaculée Conception

6 octobre 2024, jour de fête pour toute la paroisse de l’Immaculée Conception ! La Fête Paroissiale revêtait cette année un éclat tout particulier puisqu’elle permettait de fêter un centenaire. Quand vous entrez dans l’église du côté de l’ancien presbytère, vous ne pouvez pas manquer la pierre gravée qui a été scellée à côté de l’escalier. On y lit I.H.S. (pour Iesus Hominum Salvator – Jésus Sauveur de l’Humanité) et une date : 1924.

Il y a 100 ans, le 23 mars 1924, fut posée la première pierre de la nouvelle église de Mangombroux. Avant cela, il y avait bien eu une chapelle avenue Reine Astrid mais elle était devenue beaucoup trop petite pour accueillir tous les fidèles d’un village en pleine expansion. L’abbé Fernand Fettweis, chapelain depuis 1910, avait mis 14 ans à trouver le terrain (donné par la famille Darimont), les soutiens et les fonds nécessaires pour offrir à Mangombroux une église digne de ce nom. A force d’opiniâtreté, il avait réussi la mission qu’il s’était imposée.

Les autres dates importantes de la création de la paroisse sont le dimanche 19 avril 1925 (quand la nouvelle église fut bénie par le représentant de l’évêque de Liège), le 18 juin 1925 (bénédiction de la cloche de l’église) et le 2 septembre 1927, quand les limites de la nouvelle paroisse furent publiées au Moniteur Belge. Deux ans plus tard, Fernand Fettweis (dont une pierre rappelle le souvenir dans la nef latérale) devait renoncer à sa fonction de curé, épuisé par la tâche qu’il avait accomplie. Il décéda le 28 mars 1930, non sans avoir encore réussi à installer un bel autel en pierre (le premier autel avait été prêté par la paroisse de Sainte-Julienne !) un an auparavant.

Chaque curé apporta ensuite sa contribution au patrimoine de la paroisse : Armand Tonelle fit construire la grotte Notre-Dame de Lourdes et aménager la salle L’Ensemble, Joseph Lesenfants transforma profondément l’intérieur de l’église en rebouchant la rosace du chœur et en simplifiant l’ornementation, Francis Renson fut un soutien indéfectible des mouvements de jeunesse qui purent se construire de beaux locaux… et Henri Hennet fit rouvrir la rosace du chœur. Mais pourquoi donc la fête paroissiale se déroule-t-elle en octobre ? Probablement parce que l’autel renferme des reliques des saints Beningi et Sabbatius, fêtés tous les deux le 11 octobre.

Maintenant, sortez de l’église et regardez-la de côté. Avez-vous remarqué les bordures d’avant-toit peintes en blanc ? Les trois flèches élèvent votre regard vers le clocher de l’église, comme si l’architecte avait voulu aider chaque paroissien à s’élever vers le Seigneur ! (toutes ces informations sont tirées du nouveau livre ‘Mangombroux – 100 ans – 7 siècles’, en vente au profit des œuvres paroissiales durant le premier week-end d’octobre)

Claude Yvens

La visite du Pape François, un cadeau à la Belgique.

Infos de la semaine

Feuillet pour la messe du Pape


Sainte-Julienne

Ce voyage sera-t-il un sursaut pour l’Eglise en Belgique ? Alexis Brouhns, coordinateur national pour la visite du pape dit ceci « C’est un événement énorme pour le pays et pour l’Eglise de Belgique. C’est l’occasion de démontrer que la communauté catholique de Belgique est bien vivante avec ses écoles, ses mouvements de jeunesse, ses volontaires. » Cette visite, dont le coût d’organisation est considérable, est à voir comme « un investissement pour le futur. » « ça va redonner du sens à des gens en quête de sens et démontrer à la communauté catholique en Belgique que le pape mobilise encore et que cet idéal évangélique dont il est le premier représentant a encore du sens pour tout le monde. »                     

Cette visite a été initiée par la remise d’une invitation par le couple royal en 2023, l’invitation aussi de la KU Leuven et UCLouvain qui fêtent leur 600ème anniversaire. Lors de cette visite une place importante est donnée à la jeunesse, les écoles secondaires catholiques ont réalisé des banderoles couvertes de messages qui orneront les barrières de sécurité. Un festival Hope Happening devrait rassembler plusieurs milliers de jeunes dans l’esprit des JMJ. En toute discrétion, par respect pour les victimes d’abus, le saint père accueillera une délégation de quinze personnes à qui il donnera la parole. Depuis plus ou moins une semaine, quel plaisir de voir les médias radio et télévisés s’agiter, les entendre parler du monde catholique dans des sujets divers comme par exemple le programme de la visite, l’évolution des catholiques en Belgique, la vocation du prêtre, la place de la femme dans l’Eglise, la pédocriminalité qui a noirci l’image de l’Eglise… L’enthousiasme augmente aussi dans nos UP, des écrans géants apparaissent dans nos églises pour pouvoir suivre la messe du dimanche et faire communauté avec les personnes qui seront à Bruxelles. Que l’on soit concernés ou pas, la visite du pape est au cœur de nos conversations.

La devise « En route avec Espérance » choisie pour la visite du Pape François en Belgique résonne comme un appel au renouveau et à l’optimisme. L’Église catholique en Belgique est une communauté en mouvement, active, au service du bien commun et engagée dans un dialogue constructif avec toutes les composantes de la société. La communauté des fidèles chemine « avec Espérance », c’est-à-dire avec confiance et joie. L’Espérance dans la tradition chrétienne est une force qui propulse vers l’avant, qui réconforte et qui inspire. Elle invite chaque personne à envisager un avenir meilleur, où chacun est acteur de changement et de réconciliation.

Le logo illustre ce cheminement avec, en toile de fond, la carte de la Belgique. Le Pape François chemine au milieu des fidèles de tous âges et de toutes origines. Il les encourage à contribuer à un monde plus juste et à participer à la vie et à l’avenir de l’Eglise.

Nous savons que cette visite ne va pas révolutionner le monde catholique de Belgique mais espérons que celle-ci puisse nous donner une espérance renouvelée et qu’un souffle nouveau nous montre des voies novatrices ou pistes à explorer. Que le saint père au travers des différents échanges vécus avec des personnes de milieux diversifiés puissent apprécier la foi qui règne dans notre pays et qu’elle soit pour lui un moyen de nourrir sa réflexion sur le futur de l’Eglise.

Christian Ledy.

Prière de Monseigneur Terlinden.

Seigneur notre Dieu,

Tu confies au successeur de l’apôtre Pierre la mission d’affermir ton peuple dans la foi et de servir son unité.


Nous te rendons grâce pour la visite du Pape François dans notre pays et nous te prions de veiller sur lui. Que ton Esprit Saint le guide et l’assiste.

Que ce même Esprit, nous t’en prions, soit donné en abondance à ton Eglise en Belgique.
Qu’elle y trouve un nouvel élan.


Que ses fidèles accueillent la joie de l’Evangile et l’annoncent par leurs paroles et leurs actes. Qu’ils soient particulièrement attentifs à manifester ta miséricorde auprès de leurs sœurs et frères souffrants.

Toi qui veilles avec tendresse sur tous les peuples, regarde notre pays.
Donne à ses habitants de chercher ensemble le bien commun et la justice.
Qu’ils travaillent à la paix dans le monde en reconnaissant en tout être humain une sœur, un frère.

Inspire les enseignants, chercheurs et étudiants dans la recherche de la vérité et de la sagesse.
Que leur savoir soit mis au service de la dignité humaine et de la sauvegarde de notre maison commune.

Vierge Marie, Siège de la Sagesse et Mère de la Miséricorde, veille sur tes enfants qui vont se rassembler autour de leur pasteur le Pape François.
Et donne-nous à la suite de Jésus ton Fils, de nous mettre en route avec Espérance ! Amen.

+ Luc Terlinden
Archevêque de Malines-Bruxelles