Infos de la semaine

Feuillet du 20e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers lecteurs,

Depuis le début du mois d’août vous avez peut-être remarqué que dans la prière universelle une des intentions est pour le monde politique. Dans sa vidéo mensuelle de prière, le Pape François demande aux fidèles de prier pour que les dirigeants politiques travaillent «au service de leur peuple » et donnent «la priorité aux plus pauvres ».

Augustine Asta – Cité du Vatican

La publication du message vidéo diffusé par le Réseau Mondial de Prière du Pape, dévoilant les intentions de prière du Saint-Père pour le mois d’août, est consacrée aux dirigeants politiques. Le Pape François propose donc aux fidèles de prier pour que ces hommes et ces femmes « soient au service de leur peuple » mais aussi « qu’ils œuvrent en faveur du développement humain intégral et du bien commun, tout en se souciant de ceux qui ont perdu leur emploi et en donnant la priorité aux plus pauvres ».

Une politique de la charité

Reprenant les propos de Paul VI, l’évêque de Rome rappelle que «la politique est l’une des formes les plus élevées de la charité, parce qu’elle recherche le bien commun ». C’est pourquoi le Pape plaide pour « non pas de la politique politicienne » mais pour « une politique qui est à l’écoute de la réalité, qui est au service des pauvres, et non pour une politique qui est enfermée dans de grands bâtiments avec de longs couloirs ». Il ajoute qu’il ne sera possible de « progresser vers la fraternité universelle » qu’à travers « une bonne politique ». Car assure-t-il si «la politique n’a pas bonne réputation : corruption, scandales, éloignement de la vie quotidienne des gens, elle est beaucoup plus noble ».

 La vidéo du Pape appelle donc tous les fidèles à dépasser l’individualisme au profit d’un plus grand ensemble, à savoir le peuple.

Pour terminer, le Souverain pontife invite également les chrétiens catholiques du monde entier à remercier les « nombreux hommes politiques qui accomplissent leur tâche, avec le désir de servir et non d’être au pouvoir, et pour tous les efforts qu’ils déploient en faveur du bien commun ».

Il suffit d’allumer notre poste de télévision au moment des informations pour se rendre compte de l’importance positive ou négative qu’a la vie politique au travers du monde, nous pouvons alors mieux comprendre la préoccupation du souverain pontife qui est lui-même à la tête de l’état du Vatican. Dans notre pays, des hommes et des femmes politiques se concertent pour former des entités capables de gérer le pays pour le bien de ses habitants. Bientôt nous devront élire les dirigeants de nos communes. Dès maintenant nous pouvons nous tourner vers l’Esprit Saint, qu’il nous inspire pour faire de bons choix et qu’il inspire ceux qui ont une responsabilité à l’exercer dans le souci du bien commun et du bien de notre mère terre.

Christian Ledy.

Seigneur,

Je Te remercie pour toutes les personnes engagées en politique.
Par l’intercession du Saint Esprit, je Te confie tout spécialement nos dirigeants, leur famille et leurs équipes. Libère-les des pressions qu’ils subissent chaque jour des médias, des lobbies, de l’argent et de l’opinion publique. Qu’aidés par ton Esprit Saint, ils réalisent ta volonté dans leur fonction, leurs décisions et leurs engagements sans douter d’eux-mêmes et des dons que Tu leur as donnés. Qu’ils gardent le souci de protéger toute ta Création en sachant toujours gérer les priorités avec justice et vérité dans le respect de la personne humaine et du bien commun. Que ton Amour leur donne l’amour des autres comme d’eux-mêmes. Enfin, qu’ils soient conscients de ta Présence à leurs côtés et qu’ils avancent toujours avec Toi courageusement et fidèlement.


 Amen.



Un peu de rafraîchissement culturel

Infos de la semaine

Feuillet du 19e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Je profite de ce mois d’août pour présenter un peu les différents saints qui seront célébrés lors des prochaines eucharisties dominicales.
Par ces chaudes journées que nous vivons pour l’instant, rafraîchissons-nous la mémoire…

Le 4 août : Saint Jean-Marie Vianney

Il est connu sous la désignation de « curé d’Ars ».
C’est très jeune qu’il s’est senti appelé. Il demandera à son père de l’inscrire au séminaire pour devenir prêtre vers l’âge de 18 ans. Il refusera pour le garder à la ferme puis finira par accepter quelques années plus tard.
Il est ordonné prêtre en 1815 et nommé curé d’Ars en 1817.
La plupart de son ministère, il le passera dans un confessionnal jusqu’à 20h par jour…
Il décède en 1859 d’épuisement à l’âge de 73 ans.
Il sera canonisé en 1925.
Il est proclamé comme le Saint patron des prêtres et des responsables pastoraux en 1929.

Le 11 août : Sainte Claire d’Assises
Son nom de naissance est Claire Offreduccio. Elle est née à Assise en 1193.
Elle entend parler de François qui prêche déjà dans la région. Elle va tout faire pour le rencontrer contre l’avis des « hommes » de sa famille.
A ses 18 ans, le jour des Rameaux, elle fait sa profession de foi religieuse devant François d’Assise et à sa demande, elle va fonder le deuxième ordre franciscains « l’ordre des Pauvres dames » ou « clarisses ».
L’ordre va s’installer au couvent Saint Damien d’Assise. Un bon nombre de ses proches y compris sa maman et ses deux sœurs viendront l’y rejoindre.
Elle décède en 1253 et sera canonisée en 1255.
Elle est proclamée protectrice de la télévision en 1958

Pourquoi des œufs à Sainte Claire pour avoir du beau temps ? Voici l’explication avancée par le média Cathobel dans une publication du 11 août 2023 :
« Cette tradition remonte à la fin du Moyen Âge : un franciscain du XIVe siècle, Barthélémy de Pise, raconte que des marins, pris dans une grosse tempête au large de l’Italie ont invoqué sainte Claire, dont le prénom évoque la lumière, et ont été sauvés. Plusieurs ex-voto, représentant des bateaux, des marins et des grosses vagues, remerciant la sainte, sont connus à plusieurs endroits en Italie. Depuis lors, on demande la prière de sainte Claire pour obtenir le beau temps lors de circonstances particulières : un mariage, un camp scout, une réunion de famille.
Cette prière s’accompagne souvent d’une démarche concrète : on offre des oeufs à un couvent de clarisses, afin qu’elles se joignent à l’intercession des fidèles.
Pourquoi des oeufs ? Jusqu’au concile Vatican II, les clarisses ne mangeaient pas de viande, sauf à Noël. Alors pour faire une offrande à l’occasion d’une demande de prière, on leur portait des œufs. »

Le 15 août : fête de l’Assomption de la Vierge Marie
C’est la fête de la montée au ciel de Marie, appelée par Dieu auprès de lui au moment de sa mort. Elle reçoit ce don immense de Dieu pour ressusciter avant la fin des temps.
Dans notre Unité Pastorale, les deux églises dédiées à Marie accueilleront une célébration de son Assomption.

Le mercredi 14 août à 16h en l’église de l’Immaculée Conception de Mangombroux. L’Immaculée Conception fait référence à un des dogmes de Marie : « conçue sans le péché originel ».

Le jeudi 15 août à 10h en l’église de Marie-Médiatrice aux Hougnes.
Marie-Médiatrice marque plutôt une qualité de Marie, non-reconnue comme un dogme à l’heure actuelle. Elle est l’illustration de l’union étroite entre Dieu et les hommes. Une main tournée vers le Ciel et une main tournée vers le monde. Elle est représentée  dans l’église juste à côté de la croix, pour marquer sa qualité de médiatrice.

Bon mois d’août,

Isabelle Lamblotte

« LE TEMPS ORDINAIRE » !Pourquoi cette appellation ?

Infos de la semaine

Feuillet du 17e dimanche du temps ordinaire

Immaculée conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier j’ai rappelé que nous étions au 15ème dimanche dans la période liturgique dite « Ordinaire » de l’année. A la sortie de la messe, quelqu’un m’a demandé pourquoi on appelle ce temps « Ordinaire » ! Je lui ai expliqué brièvement parce qu’il était pressé de rentrer, mais je voyais qu’il restait sur sa faim, et en plus de cela, il a lâché quelques mots comme quoi cette appellation prête à confusion parce qu’elle donne l’impression que c’est un temps sans importance qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt et auquel on accorderait peu d’intérêt, un peu comme quelque chose d’habituel sans la moindre nouveauté, bref, quelque chose qui n’apporte rien aux gens…

A chaque fois que des questions pareilles me sont posées, je me dis que la personne qui m’interpelle n’est peut-être pas la seule à chercher à savoir. C’est pour cette raison que je profite de cette occasion pour aborder le sujet en espérant d’y apporter un peu d’éclaircissements.

Tout d’abord, je ne me suis pas trompé de terme, nous sommes dans une période liturgique dite « Ordinaire ». Dimanche dernier nous étions effectivement à la quinzième semaine du Temps Ordinaire qui est un temps pour forger nos habitudes, notre caractère, nos vertus. Les fêtes et solennités sont là pour renforcer notre foi et continuer notre chemin. La vie est ainsi faite de chemins ordinaires et parsemée de fêtes afin de reprendre souffle, nous revivifier et repartir de plus belle.

Le temps ordinaire, parfois appelé temps de l’Église, est un temps liturgique représentant une fraction de l’année liturgique catholique. Il se déploie à 2 périodes distinctes de l’année liturgique. En effet, entre le baptême du Seigneur et le mercredi des Cendres, puis entre la Pentecôte et l’Avent, se déroule le temps dit « Ordinaire », au sens d’habituel (ordinarius) familier, proche du déroulement quotidien de l’existence. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités

Ensuite, pour en découvrir tout le sens et toute la portée, découvrons ce qu’en dit Paul De Clerck, Curé d’une paroisse bruxelloise, professeur honoraire de l’Institut Catholique de Paris : « Est ordinaire, dans le langage courant, une chose dont on se sert habituellement, quotidiennement, à la différence de réalités extra-ordinaires, comme le sont les fêtes, qui « sortent de l’ordinaire ». « D’ordinaire » signifie : habituellement, à la différence de ce qui est plus particulier, spécifique, réservé à telle catégorie de personnes ou à telle circonstance plus exceptionnelle.

Dans l’usage liturgique, qui nous intéresse plus particulièrement ici, le Temps ordinaire désigne les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Ces derniers comportent des particularités (pas de Gloria en Carême ; Alleluia au Temps pascal, etc.), alors que durant le Temps ordinaire on célèbre la liturgie « normale », si l’on peut dire, sans particularité. Même si l’on fait bien évidemment la différence entre la semaine et les dimanches !

C’est en ce sens-là que l’on parle aussi de « l’Ordinaire de la messe », c’est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort. Le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif. Il ne faudrait pas y voir une disqualification ; quelqu’un n’a-t-il pas écrit un Éloge du quotidien ? (Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998)

Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts » !

Chaque dimanche nous est servi un plateau à trois lectures bibliques, et durant la semaine on parcourt, au long de trois années (A,B,C), les richesses des livres bibliques que l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre durant les temps forts. La couleur liturgique du Temps ordinaire est d’ailleurs le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance, en nos existences, des richesses semées au printemps pascal. Le temps de l’Église.

Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien. » ([1] Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998.)

Très bon et fructueux « Temps Ordinaire » à toutes et tous !

A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

« LE TEMPS ORDINAIRE » ! Pourquoi cette appellation ?

Infos de la semaine

Feuillet du 16e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier j’ai rappelé que nous étions au 15ème dimanche dans la période liturgique dite « Ordinaire » de l’année. A la sortie de la messe, quelqu’un m’a demandé pourquoi on appelle ce temps « Ordinaire » ! Je lui ai expliqué brièvement parce qu’il était pressé de rentrer, mais je voyais qu’il restait sur sa faim, et en plus de cela, il a lâché quelques mots comme quoi cette appellation prête à confusion parce qu’elle donne l’impression que c’est un temps sans importance qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt et auquel on accorderait peu d’intérêt, un peu comme quelque chose d’habituel sans la moindre nouveauté, bref, quelque chose qui n’apporte rien aux gens…

A chaque fois que des questions pareilles me sont posées, je me dis que la personne qui m’interpelle n’est peut-être pas la seule à chercher à savoir. C’est pour cette raison que je profite de cette occasion pour aborder le sujet en espérant d’y apporter un peu d’éclaircissements.

Tout d’abord, je ne me suis pas trompé de terme, nous sommes dans une période liturgique dite « Ordinaire ». Dimanche dernier nous étions effectivement à la quinzième semaine du Temps Ordinaire qui est un temps pour forger nos habitudes, notre caractère, nos vertus. Les fêtes et solennités sont là pour renforcer notre foi et continuer notre chemin. La vie est ainsi faite de chemins ordinaires et parsemée de fêtes afin de reprendre souffle, nous revivifier et repartir de plus belle.

Le temps ordinaire, parfois appelé temps de l’Église, est un temps liturgique représentant une fraction de l’année liturgique catholique. Il se déploie à 2 périodes distinctes de l’année liturgique. En effet, entre le baptême du Seigneur et le mercredi des Cendres, puis entre la Pentecôte et l’Avent, se déroule le temps dit « Ordinaire », au sens d’habituel (ordinarius) familier, proche du déroulement quotidien de l’existence. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités

Ensuite, pour en découvrir tout le sens et toute la portée, découvrons ce qu’en dit Paul De Clerck, Curé d’une paroisse bruxelloise, professeur honoraire de l’Institut Catholique de Paris : « Est ordinaire, dans le langage courant, une chose dont on se sert habituellement, quotidiennement, à la différence de réalités extra-ordinaires, comme le sont les fêtes, qui « sortent de l’ordinaire ». « D’ordinaire » signifie : habituellement, à la différence de ce qui est plus particulier, spécifique, réservé à telle catégorie de personnes ou à telle circonstance plus exceptionnelle.

Dans l’usage liturgique, qui nous intéresse plus particulièrement ici, le Temps ordinaire désigne les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Ces derniers comportent des particularités (pas de Gloria en Carême ; Alleluia au Temps pascal, etc.), alors que durant le Temps ordinaire on célèbre la liturgie « normale », si l’on peut dire, sans particularité. Même si l’on fait bien évidemment la différence entre la semaine et les dimanches !

C’est en ce sens-là que l’on parle aussi de « l’Ordinaire de la messe », c’est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort. Le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif. Il ne faudrait pas y voir une disqualification ; quelqu’un n’a-t-il pas écrit un Éloge du quotidien ? (Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998)

Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts » !

Chaque dimanche nous est servi un plateau à trois lectures bibliques, et durant la semaine on parcourt, au long de trois années (A,B,C), les richesses des livres bibliques que l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre durant les temps forts. La couleur liturgique du Temps ordinaire est d’ailleurs le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance, en nos existences, des richesses semées au printemps pascal. Le temps de l’Église.

Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien. » ([1] Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998.)

Très bon et fructueux « Temps Ordinaire » à toutes et tous !

A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

C’est le temps des vacances, des voyages, du temps libre… ALORS ÉCOUTE…

Infos de la semaine

Feuillet du 15e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Écoute, au milieu des tempêtes, des flots en furie, des chaleurs écrasantes, le frémissement doux et paisible d’une terre où naît et grandit la vie d’une source, d’une graine qui germe, de quelques cellules qui appellent un être à la vie…
Et toi peut-être, si tu es femme, ou avec ta collaboration, si tu es homme, écoute la vie d’un homme qui va naître… Mais, quoi qu’il en soit, écoute au plus profond de toi-même, au milieu de tes tempêtes ou de tes lassitudes ou de tes sommeils, écoute la vie qui te fait être.

Écoute le vent qui pousse les nuages pour la pluie de la vie ; le vent qui fait frissonner les arbres sous la poussée de la vie ; le vent qui fait frémir ton corps, ton corps vivant de plaisir, de bonheur, de désirs.

Écoute les cimes des montagnes et les vagues de la mer, écoute les creux des gorges profondes et les grottes au centre de la terre… Écoute-les t’inviter à découvrir, en toi et en tous tes frères, les hauteurs que l’homme peut atteindre et les profondeurs de sa conscience et de son cœur.

Écoute les pierres des monuments que tu visites. Elles te disent l’histoire des hommes et des femmes, tes frères et sœurs.
Elles te parlent d’amour et de haine, de foi et de prière et de désespoirs, de paix et de guerre, de fraternité et de violence… Elles te disent l’histoire de notre humanité : celle d’hier et d’aujourd’hui.

Écoute les chansons, les rythmes et les cris de ces pays que tu ne connais pas… même si tu crois les connaître. Pays d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres spiritualités. Ils te disent toutes les beautés et les richesses de notre humanité, de TON humanité.
Ils t’invitent à la joie, à la fête, mais aussi à la solidarité, au respect, au combat pour le respect de l’homme.

Écoute, si tu restes chez toi, tous ceux-là qui passent, qui visitent, qui se détendent. Ils t’apportent un air frais venu d’ailleurs ; ils te disent que vaste est la planète. Donne-leur ton sourire, laisse-les t’approcher : c’est ainsi que se bâtit la paix, la fraternité, l’amitié, la rencontre.

Écoute et remercie et chante la vie. Laisse monter en toi la louange, la prière, la reconnaissance. Écoute en toi ce chant, cette prière qui te dit que tu es pétri de matière, de terre… mais aussi d’Esprit.
C’est l’Esprit qui chante en toi. Et l’Esprit, c’est la vie. Écoute l’Esprit qui te dit ta transcendance.
Refuse l’absurde du néant pour accueillir en toi le Mystère de la vie.

OUI, ÉCOUTE…

Les 10 commandements des vacances.

1. La météo de la charité : avant tout, se reposer la question du ” poids d’amour ” que comporteront mes vacances. C’est la programma-on essentielle afin que les vacances ne se muent en ” monstre d’égoïsme ” camoufler en détentes.

2. Dieu dans ses valises : Voir « si Dieu est dans la valise ». Le plus commode, c’est d’emporter avec soi une petite Bible ; ou une vie de saint ; ou, pourquoi pas, un
petit ouvrage de théologie ; en tout cas le missel mensuel. On pourrait y ajouter ces signes qui aident à franchir l’invisible : chapelet ; petite icône ; crucifix.

3. Une route dans la foi : la foi est mon lien avec Dieu. Garder donc Dieu dans son cœur à tout moment du voyage. Pas seulement cinq minutes dans les brumes du
sommeil.

4. Fuir les lieux sans Dieu : il y a bien des lieux maudits et pervers à éviter. Il faut avoir le courage de ne pas aller à ses soirées louches ou peu sûres. Il faut donc bien choisir ses amis de vacances pour ne pas se mettre dans des situations ambiguës, des promiscuités malsaines, dans des « états seconds ».

5. Des moments pour Dieu seul  : les vacances sont comme un long dimanche, un étalement du repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets.

6. Ne pas manquer la messe : bas les masques ! Trop de prétextes pour ” ne pas avoir eu le temps « ce dimanche » : les horaires de train, d’avion, les ballades en
montagnes, les pays sans église. Prétextes !

7. Contempler : Pas seulement multiplier les payements sans contact ! Il faut rentrer en contact avec la Beauté de la nature : « Dieu n’est que dans la campagne », disait
un célèbre citadin athée. Beauté dans l’art. Beauté inépuisable des êtres humains.

8. Témoigner : Pourquoi pas ? En vacances, on ne se contente pas de ” rester ” chrétien. Il faut le susciter chez les autres.

9. Servir : En vacances, nous aimons nous faire servir. Parfois, d’une manière tyrannique. Parce qu’on paye. Or, Dieu s’est fait homme non pour être servi mais pour servir. La route vers Lui suit le même chemin.

10. Se réjouir : si les vacances sont une anticipation du repos éternel, ce dimanche sans fin, elles se doivent d’être joyeuses. Que de gens reviennent des vacances rouges d’insatisfactions. Le chrétien se réjouit de tout parce que sa joie est d’abord en Dieu. Il se réjouit même des vacances des autres quand lui-même reste au travail. Le chrétien est un générateur de joie. Au retour, mieux que les fières photos des exploits touristiques, puissions nous livrer le témoignage d’un cœur plus joyeux d’avoir eu des vacances en et avec Dieu.

Christian Ledy