C’est le temps des vacances, des voyages, du temps libre… ALORS ÉCOUTE…

Infos de la semaine

Feuillet du 14e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Écoute, au milieu des tempêtes, des flots en furie, des chaleurs écrasantes, le frémissement doux et paisible d’une terre où naît et grandit la vie d’une source, d’une graine qui germe, de quelques cellules qui appellent un être à la vie…
Et toi peut-être, si tu es femme, ou avec ta collaboration, si tu es homme, écoute la vie d’un homme qui va naître… Mais, quoi qu’il en soit, écoute au plus profond de toi-même, au milieu de tes tempêtes ou de tes lassitudes ou de tes sommeils, écoute la vie qui te fait être.

Écoute le vent qui pousse les nuages pour la pluie de la vie ; le vent qui fait frissonner les arbres sous la poussée de la vie ; le vent qui fait frémir ton corps, ton corps vivant de plaisir, de bonheur, de désirs.

Écoute les cimes des montagnes et les vagues de la mer, écoute les creux des gorges profondes et les grottes au centre de la terre… Écoute-les t’inviter à découvrir, en toi et en tous tes frères, les hauteurs que l’homme peut atteindre et les profondeurs de sa conscience et de son cœur.

Écoute les pierres des monuments que tu visites. Elles te disent l’histoire des hommes et des femmes, tes frères et sœurs.
Elles te parlent d’amour et de haine, de foi et de prière et de désespoirs, de paix et de guerre, de fraternité et de violence… Elles te disent l’histoire de notre humanité : celle d’hier et d’aujourd’hui.

Écoute les chansons, les rythmes et les cris de ces pays que tu ne connais pas… même si tu crois les connaître. Pays d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres spiritualités. Ils te disent toutes les beautés et les richesses de notre humanité, de TON humanité.
Ils t’invitent à la joie, à la fête, mais aussi à la solidarité, au respect, au combat pour le respect de l’homme.

Écoute, si tu restes chez toi, tous ceux-là qui passent, qui visitent, qui se détendent. Ils t’apportent un air frais venu d’ailleurs ; ils te disent que vaste est la planète. Donne-leur ton sourire, laisse-les t’approcher : c’est ainsi que se bâtit la paix, la fraternité, l’amitié, la rencontre.

Écoute et remercie et chante la vie. Laisse monter en toi la louange, la prière, la reconnaissance. Écoute en toi ce chant, cette prière qui te dit que tu es pétri de matière, de terre… mais aussi d’Esprit.
C’est l’Esprit qui chante en toi. Et l’Esprit, c’est la vie. Écoute l’Esprit qui te dit ta transcendance.
Refuse l’absurde du néant pour accueillir en toi le Mystère de la vie.

OUI, ÉCOUTE…

Les 10 commandements des vacances.

1. La météo de la charité : avant tout, se reposer la question du ” poids d’amour ” que comporteront mes vacances. C’est la programma-on essentielle afin que les vacances ne se muent en ” monstre d’égoïsme ” camoufler en détentes.

2. Dieu dans ses valises : Voir « si Dieu est dans la valise ». Le plus commode, c’est d’emporter avec soi une petite Bible ; ou une vie de saint ; ou, pourquoi pas, un
petit ouvrage de théologie ; en tout cas le missel mensuel. On pourrait y ajouter ces signes qui aident à franchir l’invisible : chapelet ; petite icône ; crucifix.

3. Une route dans la foi : la foi est mon lien avec Dieu. Garder donc Dieu dans son cœur à tout moment du voyage. Pas seulement cinq minutes dans les brumes du
sommeil.

4. Fuir les lieux sans Dieu : il y a bien des lieux maudits et pervers à éviter. Il faut avoir le courage de ne pas aller à ses soirées louches ou peu sûres. Il faut donc bien choisir ses amis de vacances pour ne pas se mettre dans des situations ambiguës, des promiscuités malsaines, dans des « états seconds ».

5. Des moments pour Dieu seul  : les vacances sont comme un long dimanche, un étalement du repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets.

6. Ne pas manquer la messe : bas les masques ! Trop de prétextes pour ” ne pas avoir eu le temps « ce dimanche » : les horaires de train, d’avion, les ballades en
montagnes, les pays sans église. Prétextes !

7. Contempler : Pas seulement multiplier les payements sans contact ! Il faut rentrer en contact avec la Beauté de la nature : « Dieu n’est que dans la campagne », disait
un célèbre citadin athée. Beauté dans l’art. Beauté inépuisable des êtres humains.

8. Témoigner : Pourquoi pas ? En vacances, on ne se contente pas de ” rester ” chrétien. Il faut le susciter chez les autres.

9. Servir : En vacances, nous aimons nous faire servir. Parfois, d’une manière tyrannique. Parce qu’on paye. Or, Dieu s’est fait homme non pour être servi mais pour servir. La route vers Lui suit le même chemin.

10. Se réjouir : si les vacances sont une anticipation du repos éternel, ce dimanche sans fin, elles se doivent d’être joyeuses. Que de gens reviennent des vacances rouges d’insatisfactions. Le chrétien se réjouit de tout parce que sa joie est d’abord en Dieu. Il se réjouit même des vacances des autres quand lui-même reste au travail. Le chrétien est un générateur de joie. Au retour, mieux que les fières photos des exploits touristiques, puissions nous livrer le témoignage d’un cœur plus joyeux d’avoir eu des vacances en et avec Dieu.

Christian Ledy

Pause, arrêt, congés : 3 mots pour prendre le temps

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Feuillet du 13e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La fin de l’année scolaire marque la fin de beaucoup d’activités tant du côté des enfants que du côté des parents. Les mois de juillet-août sont donc aussi un moment où la pastorale s’adapte à ce nouveau rythme le temps de l’été. Vous trouverez dans ce feuillet, l’horaire des messes pour les deux prochains mois.

Les vacances, c’est un moment qui permet de se ressourcer, de prendre le temps de se poser. Cependant n’oublions pas que le temps ne s’arrête pas pour autant et que certaines personnes déjà démunies pendant l’année pourraient l’être encore plus avec moins de personnes pour les aider, leur rendre visite, … Chacun ayant droit à des vacances, certaines structures d’aide fonctionnent elles aussi à un autre rythme. Pensons à eux lorsque nous les croisons dans les hôpitaux et les maisons de repos par exemple.

A la recherche sur internet de sujet de lectures, j’ai découvert ce texte que je vous partage. Et si Dieu partait en vacances ? Il n’est plus à son bureau mais est-il pour autant en vacances ?

« Dieu est parti en vacances… Au Paradis, tous les Saints s’affolent, les demandes ne cessent d’affluer, mais voilà : Dieu est parti en vacances sans laisser ses coordonnées ! Il a coupé son téléphone portable et ne répond même plus aux mails… Mais où donc est-il allé cette année ? – Auprès de cette jeune femme enceinte que son compagnon vient de quitter.

– Chez l’enfant qui passe un mois chez papa, un mois chez maman et qui s’adapte tant bien que mal à sa nouvelle vie.

– Ecouter la souffrance de cet homme, qui a dû dire « adieu » à sa femme, tombée accidentellement en montagne.

– Au détour d’une rue, rencontrer des jeunes qui n’ont d’autre horizon que la grisaille du quartier.

– Dans un presbytère, aider ce prêtre à retrouver joie et espérance dans sa mission. – Soutenir cette maman débordée par ses trois enfants en bas âge.

– Au chevet de cette dame à qui l’on vient d’annoncer une maladie incurable.

– Consoler les parents d’un jeune accidenté de la route.

– Prendre soin de cet homme qui vient de voir mourir son frère.

– Visiter la personne âgée dont les enfants sont partis pour tout l’été.

– Redonner confiance à des paroissiens en souffrance.

– Aider les parents de cette handicapée à reprendre des forces.

– Encourager l’étudiante angoissée par sa prochaine rentrée.

– Prendre soin de cette famille endettée qui n’aura pas le loisir de voyager. Mais aussi dans le silence des retraites, la joie toute simple des familles réunies, la spontanéité des pique-niques en montagne, la pauvreté de chaque église dépeuplée, les moments d’amitié partagée … Voilà… Si nous voulons le rencontrer, nous savons où le trouver ! (auteur trouvé : Odile) »

Pour celles et ceux qui auront la chance de « changer d’air » ou tout simplement de profiter de nos belles régions, j’espère que ce temps d’accalmie pourra vous être profitable.

Si vous cherchez des lieux de visites en famille, de nombreux sites religieux vous ouvrent leurs portes dans la région. Les églises peuvent être un lieu de fraîcheur, calme et repos tant physique que spirituel.

Des carnets ont été édités par le service diocésain « Annoncer l’Evangile » qui vous permettent de découvrir en famille des sites comme Banneux ou Moresnet par exemple. Vous pouvez trouver ces carnets gratuitement à l’accueil de ses sites ou les retrouver sur le site internet du vicariat (https://annoncerlevangile.be/accueil-de-la-catechese/outils-de-la-catechese/en-famille-a-la-decouverte/).

Belle période estivale à toutes et tous

Isabelle Lamblotte

MA PROFONDE GRATITUDE A TOUS LES BENEVOLES !

Infos de la semaine

Feuillet du 12e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens,

Chers lecteurs et amis de l’UP Notre Dame du Magnificat,

Nous voilà à la fin de l’année-scolaire, une année que nous aurons vécu chacun différemment et du coup, une année qui peut être décevante pour certains et satisfaisante pour d’autres selon les attentes des uns et des autres. Comme à chaque fin d’année, j’en profite pour exprimer ma sympathie à ceux et celles qui avaient hâte qu’elle termine vite pour oublier leur échec ou déception afin de rebondir et repartir du bon pied !

Vous le savez bien, c’est le moment des bilans pour les entreprises et le secteur privé, voir des avancées et objectifs atteints et s’en féliciter ou des choses à améliorer et stratégies à adopter un avenir rassurant et prometteur. Pastoralement nous pouvons aussi en dire quelque chose ! Certaines choses ne se sont peut-être pas bien passées comme nous l’aurions souhaité, mais nous pouvons quand même nous réjouir de quelques petits germes de vie dans nos communautés au travers des activités accomplies généreusement dans nos responsabilités et missions variées, dans des moments de rencontre et de partage de toutes sortes que nous avons eus.

Je tiens à exprimer particulièrement ma profonde gratitude à tous les bénévoles engagés dans différents volets de l’action pastorale dans notre Unité pastorales, ainsi que tous ceux et celles qui travaillent dans l’ombre en acceptant de consacrer un peu de leur temps et savoir-faire pour s’occuper de petites choses au service de nos communautés paroissiales et pour le bien de tous: je salue très chaleureusement tous les membres des Equipes existantes dans notre UP, j’apprécie et suis reconnaissant pour le travail qu’accomplissent les uns et les autres : les Conseils de fabrique d’Eglise, les Equipes -Relais, les animateurs catéchétiques (1ère Communion, Profession de Foi, Confirmation, les accompagnateurs des catéchumènes pour le baptême d’adultes), l’Equipe Rive Nouvelle de la pastorale du deuil, les Visiteurs de malades, l’Equipe catéchétique (chargée du bon déroulement de la catéchèse dans notre UP ainsi que des questions liées à la catéchèse en trouvant des pistes de solutions) , les sacristains (tines), l’Equipe de lecteurs de la Parole de Dieu pendant les messes, les chorales, chantres et groupes musicaux pour l’animation musicale de nos liturgies , ceux qui se soucient du décor floral, ceux qui nettoient l’Eglise,  ceux qui ouvrent nos églises le matin et referment le soir pour que celles-ci restent toujours ouvertes, ceux qui se chargent de la réalisation du feuillet de chants, ceux qui plient le feuillet de chants et le petit bulletin paroissial, les ASBL des Œuvres paroissiales, l’Organe d’Administration de l’ASBL de l’Unité pastorale (chargé des finances pour la gestion de l’action pastorale de l’Unité pastorale), l’Equipe pastorale…

Un tout grand merci pour votre engagement et votre contribution pour la vie de nos communautés, une mission qui nous concerne tous, prêtres et laïcs pour le bien de tous.

Mais je dois aussi avouer que certaines de nos équipes s’essoufflent et que d’autres ont besoin d’être un peu étoffées. Pour d’autres domaines pastoraux, nous n’avons plus rien du tout. C’est le cas par exemple pour l’Equipe baptême qui se chargerait d’accueillir les parents et préparer avec eux le baptême de leurs enfants. Face à une forte demande que nous avons pour le moment, ce sont les célébrants (Notre diacre Christian LEDY et moi-même seulement) qui doivent se débrouiller pour l’accueil et la préparation avec les parents et j’avoue que nous sommes souvent débordés et devons se couper en quatre pour y arriver !

Nous manquons aussi cruellement l’existence d’une Equipe liturgique, ne fût-ce que pour la préparation des grandes fêtes liturgiques ou la Messe des Familles qui a lieu chaque 1er samedi du mois à Marie-Médiatrice. Là aussi en toute honnêteté, c’est l’Equipe pastorale (déjà préoccupée par différents autres soucis pastoraux) qui s’en occupe, souvent à la dernière minute par faute de temps.

Nous avons donc besoin de vous si vous avez un peu de temps, soit pour renforcer, soit pour relancer ou mettre sur pied l’une ou l’autre Equipe. La vie de l’Unité pastorale est entre vos mains. Je vous encourage à profiter de ces vacances d’été pour penser sérieusement, chacune et chacun, à sa part d’engagement et sa contribution pour la redynamisation et la survie de nos paroisses.

L’été est une période fort attendue chaque année. Il y en a même qui meurent d’impatience d’y arriver. La liste de ce qu’ils vont pourvoir faire est dressée : petits travaux chez-soi, partir à la mer ou à l’étranger sous d’autres cieux, lectures, balades, des rencontres amicales, sportives, artistiques… Chacun peut trouver son compte et son bonheur dans les limites du possible : on respire, on savoure, on contemple la nature et sa beauté, on en profite ! Nous ne le disons pas suffisamment assez : pour moi ce sont là autant de merveilles qui disent Dieu toujours à l’œuvre dans sa création. Ayons le courage d’en témoigner pour le bien de tous, surtout auprès de ceux et celles qui traversent des moments difficiles actuellement.

Enfin, vous savez aussi que même si ce sont les vacances nous ne fermons pas boutique quant à la célébration des messes ! J’attirerais votre attention sur les messes dominicales. Nous allégeons l’horaire habituel en adoptant celui d’été auquel vous êtes habitués je suppose : Dans toutes les cinq paroisses, une messe un samedi/dimanche sur deux et une messe chaque quinzaine en semaine aux jours et heures habituels.

Que ce soit ceux et celles qui partent ou ceux et celles qui ne l’envisagent pas cette année pour diverses raisons, nous serons amenés à nous croiser certainement, mais l’Equipe Pastorale et moi-même vous donnons déjà rendez-vous pour vivre ensemble un temps de retrouvailles, de partage, d’échange et de convivialité après l’Eucharistie qui nous rassemblera le samedi 21 septembre 2024 à 17h45 dans l’Eglise de Marie-Médiatrice. Ce sera une occasion de marquer notre rentrée officielle dans la nouvelle année scolaire 2024-2025.

D’ici là, portez-vous bien toutes et tous, je ne cesserai pas de vous confier au Seigneur dans mon humble prière de tous les jours. Bonnes vacances, faites-en bon usage, profitez-en bien au maximum et au plaisir de vous revoir prochainement en super forme !

En communion de prière dans le Christ, notre frère et Sauveur, tous unis à la Vierge Marie, Notre Dame du Magnificat.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Dieu un artisan infatigable de paix.

Infos de la semaine

Feuillet du 11e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La semaine passée, le 6 juin, une grande partie du monde rendait hommage à ceux qui s’étaient battus pour la liberté. En regardant et en écoutant le témoignage de certains combattants ou certains de leur famille, une question me vint à l’esprit : quelle est la place de Dieu dans un moment aussi affreux ? Plusieurs images nourrissent ma réflexion ; un prêtre célébrant la messe sur le pont d’un bateau de guerre, Jésus prince de la paix est présent auprès de ces hommes prêts à donner leur vie pour la liberté du monde. Un autre nous montre une bible offerte par sa maman alors qu’il partait faire la guerre avec beaucoup d’émotions il nous disait elle a été à mes côtés chaque jour. Un autre témoignait : « Nous étions dans les barges et en approchant de la plage, nous priions et nous récitions les psaumes. » La place de Dieu dans les conflits que nous connaissons encore aujourd’hui en Ukraine, en Israël est une place qui nous permet d’espérer en un autre monde, une vie meilleure. La place de Dieu est celle de l’espoir et de la créativité aboutissant à des processus de paix. Mais Dieu est avant tout au milieu de la souffrance, au cœur même des traumatismes et des tragédies de notre monde. Dieu est aux côtés de ceux qui souffrent et Il entend leurs cris. L’histoire nous montre que c’est souvent dans les ténèbres les plus écrasantes que Dieu fait briller la lumière la plus radieuse. Nous pouvons penser à la cellule sombre d’Auschwitz de Saint Maximilien Kolbe se sacrifiant pour sauver la vie de son codétenu. Au cœur de l’horreur Dieu répond en faisant briller un rayon d’amour. Un des plus grands désirs de Dieu pour l’homme est la paix car Il veut notre bonheur et celui-ci est impossible si la guerre est présente. Jésus après sa résurrection a dit à ses apôtres comme Il nous le dit aujourd’hui : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne » (Jn 14, 27) Il rappelait alors la volonté de son Père pour chacun de nous : paix, communion les uns avec les autres et bonheur. Espérons que notre prière personnelle ou communautaire puisse nourrir et fasse grandir l’espoir d’une paix prochaine, notamment pout l’Ukraine et pour Israël.

                                                                             Christian Ledy

La prière du Pape pour la paix

Seigneur Dieu de la paix, écoute notre prière !
Nous avons essayé tant de fois et pendant tant d’années de résoudre nos conflits par nos propres pouvoirs et par la force de nos bras. Combien de moments d’hostilité et de ténèbres avons-nous vécus ? Quelle quantité de sang a été versée ? Combien de vies ont été brisées ? Combien d’espoirs ont été enterrés ?… Mais nos efforts ont été vains.
Maintenant, Seigneur, viens à notre aide ! Accorde-nous la paix, enseigne-nous la paix ; guide nos pas sur le chemin de la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs, et donne-nous le courage de dire : « Plus jamais la guerre ! » ; « Avec la guerre, tout est perdu ». Distille dans nos cœurs le courage de prendre des mesures concrètes pour parvenir à la paix.
Seigneur, Dieu d’Abraham, Dieu des prophètes, Dieu d’amour, tu nous as créés et tu nous appelles à vivre comme frères et sœurs. Donne-nous chaque jour la force d’être des instruments de paix ; permets-nous de voir tous ceux qui croisent notre chemin comme notre frère ou notre sœur. Rends-nous sensibles à l’appel de nos citoyens qui nous exhortent à transformer nos armes de guerre en instruments de paix, notre inquiétude en confiance et nos querelles en pardon.
Garde vivante en nous la flamme de l’espérance, afin qu’avec de la patience et de la persévérance, nous puissions opter pour le dialogue et la réconciliation. De cette façon, que la paix triomphe enfin et que les mots « division », « haine » et « guerre » soient bannis du cœur de chaque homme et de chaque femme. Seigneur, désamorce la violence de nos langues et de nos mains. Renouvelle nos cœurs et nos esprits, afin que le mot qui nous rassemble toujours soit « frère », et que notre mode de vie soit toujours celui de : Shalom, Paix, Salaam !
Amen.

LA GRÂCE DE L’EUCHARISTIE ET SES EFFETS DANS NOS VIES.

Infos de la semaine

Feuillet du 10e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers frères, sœurs, et amis dans le Christ, après les temps forts du Carême et de Pâques 2024 et les grandes fêtes liturgiques qui les suivent (la Sainte Trinité, le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, et le Sacré-Cœur de Jésus), nous reprenons et revivons les « Dimanches du Temps ordinaire » dans sa seconde partie. Ce Temps dit Ordinaire nous rappelle que, tout au long du déroulement de l’histoire de l’humanité, le salut de Dieu et la Vie de Jésus se déploient toujours dans nos vies, dans nos relations, dans la Communauté ecclésiale, et dans notre monde. C’est pourquoi ce Temps ordinaire nous aide plus à vivre dans sa diversité et ses multiples dimensions le Commandement de notre Seigneur Jésus Christ. Ce Commandement, c’est l’amour que nous sommes appelés à vivre authentiquement en aimant Dieu par-dessus tout et plus que tout, et en aimant nos frères et sœurs humains comme nous voudrions être aimés ou mieux comme Jésus nous a aimés (Jean 15, 12-14 ; Luc 10, 25-28, Matthieu 22, 34-40, Marc 12, 28-34 ; Matthieu 7, 12 ; Luc 6, 31. 36-38) et il réalise tous les autres commandements, toutes les lois, et tous les conseils et préceptes religieux et moraux.

Pour vivre réellement, concrètement, et authentiquement, ce Commandement de l’Amour dans nos différents états de vie, nous avions médité sur « l’Exemple des saints » c’est-à-dire sur « comment la vie et l’expérience, les épreuves et les convictions, les vertus et les conseils, des saints nous servent de modèle et d’inspiration pour progresse sur ce chemin de la perfection. (Cf. Edito 5ème Dimanche du Temps ordinaire B 2024 / Dimanche le 04 février 2024). Toutefois, nous nous rappelions aussi le rôle nécessaire et fondamentale de la grâce de Dieu pour y avancer et y parvenir. Le Saint-Sacrement dans lequel nous adorons et recevons Jésus réellement présent dans son Corps et son Sang (célébré Dimanche passe le 02/06/2024), et le Sacré-Cœur de Jésus qui a tant aimé le Monde (célébré Vendredi passé le 07/06/2024), nous ont inondés de cette grâce de Dieu. Ravivons dans notre conscience chrétienne « le Rôle de la Grâce de Dieu en Jésus Christ et ses effets »dans nos vies chrétiennes réelles et concrètes en méditant sur ce sublime texte :

« Lecture de Saint Thomas d’Aquin pour l’office du Corps du Christ. Le mystère de l’Eucharistie. » :

« Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s’est fait homme. En outre, ce qu’il a pris de nous, il nous l’a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l’autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui ; et il a répandu son sang pour qu’il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d’un lamentable esclavage, nous serions purifiés de tous nos péchés. Et pour que nous gardions toujours la mémoire d’un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin.

Banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur ! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l’on ne nous propose plus, comme dans l’ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ? Aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci : il efface les péchés, accroît les vertus et comble l’âme surabondamment de tous les dons spirituels !

Il est offert dans l’Église pour les vivants et pour les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le salut de tous. Enfin, personne n’est capable d’exprimer les délices de ce sacrement, puisqu’on y goûte la douceur spirituelle à sa source et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable, que le Christ a montré dans sa passion.

Il voulait que l’immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C’est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu’il allait passer de ce monde à son Père, il institua ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa passion, l’accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il laissa ce sacrement comme réconfort incomparable. »

Chers frères et sœurs dans le Christ, comme le résume magnifiquement la théologie chrétienne : la grâce de Dieu rencontre l’effort de l’homme pour réaliser le salut de l’homme. La grâce de Dieu et l’effort de l’homme vont ensemble car « la grâce ne supprime pas la nature mais plutôt la perfectionne » quand l’homme s’ouvre et accueille librement et humblement la grâce et le salut de Dieu. Que la grâce de Dieu en Jésus le Vivant nous aide à vivre authentiquement la foi, l’espérance, et la charité, tout au long de nos jours, en vrais imitateurs et imitatrices de Jésus Christ.

Abbé Déogratias Bahizi, vicaire.