Bonne rentrée !

Infos de la semaine

Feuillet du 23e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Fini le temps de vacances, de dispersion et de repos pour certains ! C’est la rentrée scolaire qui va de pair avec la reprise des activités au rythme normal et habituel.  Nous avons là donc une nouvelle occasion pour se repositionner et penser à ce qui pourrait mieux nous faire vivre en tant que communauté chrétienne, à la hauteur de nos moyens bien entendu, mais aussi selon l’implication et l’engagement de tout un chacun, selon nos charismes, notre savoir-faire, notre disponibilité…

Nous avons la chance d’avoir encore quelques bénévoles qui aident le curé et l’Equipe pastorale dans leur noble mission d’incarner la vie ecclésiale dans des communautés paroissiales de l’Unité Pastorale qui leur est confiée, mais en ce début d’année, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que les équipes existantes de bénévoles s’essoufflent ! Elles ont besoin d’être renforcées, étoffées avec du sang neuf ! Je vous encourage à y être attentifs et à vous manifester sans peur et sans complexe pour répondre aux appels qui seront adressés à certains d’entre vous !

Je dis bien « sans peur et sans complexe » parce que je reste convaincu que Jésus nous accompagne dans notre mission. « Je suis avec vous tous les jours… » ! Donc nous ne sommes pas seuls. Il a promis à ses disciples, ceux d’hier et d’aujourd’hui, qu’il serait avec eux jusqu’à la fin des temps, et pour moi ceci devrait nous donner confiance et nous motiver encore davantage : il s’agit d’une présence active ! Jésus est avec nous, et il veut aider à transmettre son amour et sa sollicitude à nos frères et sœurs en humanité par notre engagement, par nos gestes et paroles. En réalité, si nous sommes passionnés par le Christ, tout est une question de nous rendre disponible pour le service ou la mission que l’église nous confie, Lui, il fait le reste, c’est lui-même qui poursuit son œuvre de salut à laquelle il nous associe au travers de notre humble engagement !

Mais il y a aussi un grand avantage à nous engager, c’est-à-dire aller à la rencontre des autres, être avec les autres pour une mission, une responsabilité précise, car Jésus est présent dans l’Église là où deux ou trois sont réunis en son nom. Je dirais que nous sommes avec lui au degré que nous sommes unis à l’Église. Autrement dit, en vous engageant davantage dans votre communauté locale, vous vous rapprochez encore davantage de Jésus.

Je tiens à rappeler aussi que nos communautés « sont un foyer de vie chrétienne où s’exerce la responsabilité des baptisés » ; ce qui veut dire que chaque communauté, avec un visage différent, « tient son existence de la capacité de ses membres à faire Eglise et la faire vivre là où ils vivent ». Cela veut dire que cette nouvelle année est pour vous. Dans vos attentes et aspirations, elle ne pourra être une année réussie sans vous : soyons donc tous généreux de l’amour que Dieu nous donne.

Permettez-moi de conclure en vous donnant aussi quelques nouvelles : nous sommes en attente du nouveau vicaire de notre Unité Pastorale. Avant de vous en dire plus, d’abord un petit mot concernant le vicaire sortant, Monsieur l’abbé Deogratias BAHIZI.

Pour rappel, il avait été nommé comme Vicaire à temps plein chez nous parce que, d’après l’information de l’Evêché, il allait être plus dans l’Unité Pastorale et participer pleinement à l’action pastorale d’ensemble tout en finalisant tranquillement sa Thèse de Doctorat en vue de sa défense en juin dernier. Voilà comment les choses avaient été envisagées initialement à sa nomination.

Mais quelques temps après son arrivée dans l’Unité pastorale, il a eu quelques contraintes académiques qu’il n’avait pas prévues. C’est à partir de ce moment-là qu’il a été très clair en disant qu’il allait donner priorité à ses études, ce qu’on peut comprendre.

Donc, là où nous nous attendions par exemple qu’il allait avoir le temps pour accueillir de temps en temps les parents qui demandent le baptême de leurs enfants, préparer avec eux et baptiser ces enfants ou recevoir quelques couples qui se préparent au mariage, préparer avec eux et célébrer le sacrement de mariage… il n’en avait pas le temps. Pas de temps pour aller donner le sacrement des malades ; impossible de participer à l’une ou l’autre réunion, et puis certains ont pu constater aussi qu’il lui arrivait de ne pas être présent dans quelques activités où il était pourtant programmé… Quand il le pouvait, il célébrait quelques funérailles, la messe de semaine le mardi à Mangombroux une semaine sur deux, puis les messes dominicales, mais là aussi, il s’arrangeait souvent pour se faire remplacer, surtout le samedi soir parce qu’il n’était pas là.

Il en avait informé l’Evêché tout en lui demandant d’être déchargé de sa mission dans notre Unité Pastorale afin de retourner vivre à Leuven et se consacrer pleinement à ses études et c’est dans ces circonstances que, de commun accord avec son Evêque du Rwanda, l’Evêché l’a laissé partir fin juin dernier.

Je tenais à vous donner ces informations parce qu’il y en a qui s’amusent à raconter des ragots inventés de toutes pièces à ce sujet dans l’objectif décrédibiliser le curé et son Equipe pastorale. Je crois que quand on n’est pas en possession de toutes les informations sur un sujet aussi sensible comme celui-ci, il est plus sage et préférable de s’abstenir de toutes formes de calomnies.

Nous sommes donc en attente d’un nouveau vicaire ! La bonne nouvelle est que l’Evêché vient de nous en trouver un, le Père Jad-Elia NASSIF que j’ai eu la joie d’accueillir dernièrement pour faire un peu connaissance. J’en ai profité pour lui faire visiter nos 5 églises et le presbytère de Heusy qu’il occupera pendant ses jours de présence dans l’Unité pastorale où il ne sera que du jeudi matin au dimanche soir selon l’accord passé avec l’Evêché.

Tout ce que je peux vous dire est qu’il est jeune, souriant…, et qu’il a hâte de venir chez nous. Vous aurez le temps de le découvrir vous-mêmes. 

Malheureusement, il ne viendra que début octobre, ce qui veut dire que nous sommes dans l’obligation de continuer à fonctionner avec l’horaire d’été qui permet à un seul prêtre d’assurer les messes dominicales, un samedi/dimanche sur deux pour toutes les paroisses jusqu’à son arrivée. Soyez donc encore un peu patients !

Je souhaite à toutes et tous une bonne rentrée sur le chemin de l’Evangile et que l’Esprit du Seigneur nous habite tous et nous accompagne chaque jour tout au long de cette nouvelle année scolaire qui s’ouvre devant nous.

Oscar MUREKEZI, votre curé

Infos de la semaine

Feuillet du 20e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers lecteurs,

Depuis le début du mois d’août vous avez peut-être remarqué que dans la prière universelle une des intentions est pour le monde politique. Dans sa vidéo mensuelle de prière, le Pape François demande aux fidèles de prier pour que les dirigeants politiques travaillent «au service de leur peuple » et donnent «la priorité aux plus pauvres ».

Augustine Asta – Cité du Vatican

La publication du message vidéo diffusé par le Réseau Mondial de Prière du Pape, dévoilant les intentions de prière du Saint-Père pour le mois d’août, est consacrée aux dirigeants politiques. Le Pape François propose donc aux fidèles de prier pour que ces hommes et ces femmes « soient au service de leur peuple » mais aussi « qu’ils œuvrent en faveur du développement humain intégral et du bien commun, tout en se souciant de ceux qui ont perdu leur emploi et en donnant la priorité aux plus pauvres ».

Une politique de la charité

Reprenant les propos de Paul VI, l’évêque de Rome rappelle que «la politique est l’une des formes les plus élevées de la charité, parce qu’elle recherche le bien commun ». C’est pourquoi le Pape plaide pour « non pas de la politique politicienne » mais pour « une politique qui est à l’écoute de la réalité, qui est au service des pauvres, et non pour une politique qui est enfermée dans de grands bâtiments avec de longs couloirs ». Il ajoute qu’il ne sera possible de « progresser vers la fraternité universelle » qu’à travers « une bonne politique ». Car assure-t-il si «la politique n’a pas bonne réputation : corruption, scandales, éloignement de la vie quotidienne des gens, elle est beaucoup plus noble ».

 La vidéo du Pape appelle donc tous les fidèles à dépasser l’individualisme au profit d’un plus grand ensemble, à savoir le peuple.

Pour terminer, le Souverain pontife invite également les chrétiens catholiques du monde entier à remercier les « nombreux hommes politiques qui accomplissent leur tâche, avec le désir de servir et non d’être au pouvoir, et pour tous les efforts qu’ils déploient en faveur du bien commun ».

Il suffit d’allumer notre poste de télévision au moment des informations pour se rendre compte de l’importance positive ou négative qu’a la vie politique au travers du monde, nous pouvons alors mieux comprendre la préoccupation du souverain pontife qui est lui-même à la tête de l’état du Vatican. Dans notre pays, des hommes et des femmes politiques se concertent pour former des entités capables de gérer le pays pour le bien de ses habitants. Bientôt nous devront élire les dirigeants de nos communes. Dès maintenant nous pouvons nous tourner vers l’Esprit Saint, qu’il nous inspire pour faire de bons choix et qu’il inspire ceux qui ont une responsabilité à l’exercer dans le souci du bien commun et du bien de notre mère terre.

Christian Ledy.

Seigneur,

Je Te remercie pour toutes les personnes engagées en politique.
Par l’intercession du Saint Esprit, je Te confie tout spécialement nos dirigeants, leur famille et leurs équipes. Libère-les des pressions qu’ils subissent chaque jour des médias, des lobbies, de l’argent et de l’opinion publique. Qu’aidés par ton Esprit Saint, ils réalisent ta volonté dans leur fonction, leurs décisions et leurs engagements sans douter d’eux-mêmes et des dons que Tu leur as donnés. Qu’ils gardent le souci de protéger toute ta Création en sachant toujours gérer les priorités avec justice et vérité dans le respect de la personne humaine et du bien commun. Que ton Amour leur donne l’amour des autres comme d’eux-mêmes. Enfin, qu’ils soient conscients de ta Présence à leurs côtés et qu’ils avancent toujours avec Toi courageusement et fidèlement.


 Amen.



Un peu de rafraîchissement culturel

Infos de la semaine

Feuillet du 19e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Je profite de ce mois d’août pour présenter un peu les différents saints qui seront célébrés lors des prochaines eucharisties dominicales.
Par ces chaudes journées que nous vivons pour l’instant, rafraîchissons-nous la mémoire…

Le 4 août : Saint Jean-Marie Vianney

Il est connu sous la désignation de « curé d’Ars ».
C’est très jeune qu’il s’est senti appelé. Il demandera à son père de l’inscrire au séminaire pour devenir prêtre vers l’âge de 18 ans. Il refusera pour le garder à la ferme puis finira par accepter quelques années plus tard.
Il est ordonné prêtre en 1815 et nommé curé d’Ars en 1817.
La plupart de son ministère, il le passera dans un confessionnal jusqu’à 20h par jour…
Il décède en 1859 d’épuisement à l’âge de 73 ans.
Il sera canonisé en 1925.
Il est proclamé comme le Saint patron des prêtres et des responsables pastoraux en 1929.

Le 11 août : Sainte Claire d’Assises
Son nom de naissance est Claire Offreduccio. Elle est née à Assise en 1193.
Elle entend parler de François qui prêche déjà dans la région. Elle va tout faire pour le rencontrer contre l’avis des « hommes » de sa famille.
A ses 18 ans, le jour des Rameaux, elle fait sa profession de foi religieuse devant François d’Assise et à sa demande, elle va fonder le deuxième ordre franciscains « l’ordre des Pauvres dames » ou « clarisses ».
L’ordre va s’installer au couvent Saint Damien d’Assise. Un bon nombre de ses proches y compris sa maman et ses deux sœurs viendront l’y rejoindre.
Elle décède en 1253 et sera canonisée en 1255.
Elle est proclamée protectrice de la télévision en 1958

Pourquoi des œufs à Sainte Claire pour avoir du beau temps ? Voici l’explication avancée par le média Cathobel dans une publication du 11 août 2023 :
« Cette tradition remonte à la fin du Moyen Âge : un franciscain du XIVe siècle, Barthélémy de Pise, raconte que des marins, pris dans une grosse tempête au large de l’Italie ont invoqué sainte Claire, dont le prénom évoque la lumière, et ont été sauvés. Plusieurs ex-voto, représentant des bateaux, des marins et des grosses vagues, remerciant la sainte, sont connus à plusieurs endroits en Italie. Depuis lors, on demande la prière de sainte Claire pour obtenir le beau temps lors de circonstances particulières : un mariage, un camp scout, une réunion de famille.
Cette prière s’accompagne souvent d’une démarche concrète : on offre des oeufs à un couvent de clarisses, afin qu’elles se joignent à l’intercession des fidèles.
Pourquoi des oeufs ? Jusqu’au concile Vatican II, les clarisses ne mangeaient pas de viande, sauf à Noël. Alors pour faire une offrande à l’occasion d’une demande de prière, on leur portait des œufs. »

Le 15 août : fête de l’Assomption de la Vierge Marie
C’est la fête de la montée au ciel de Marie, appelée par Dieu auprès de lui au moment de sa mort. Elle reçoit ce don immense de Dieu pour ressusciter avant la fin des temps.
Dans notre Unité Pastorale, les deux églises dédiées à Marie accueilleront une célébration de son Assomption.

Le mercredi 14 août à 16h en l’église de l’Immaculée Conception de Mangombroux. L’Immaculée Conception fait référence à un des dogmes de Marie : « conçue sans le péché originel ».

Le jeudi 15 août à 10h en l’église de Marie-Médiatrice aux Hougnes.
Marie-Médiatrice marque plutôt une qualité de Marie, non-reconnue comme un dogme à l’heure actuelle. Elle est l’illustration de l’union étroite entre Dieu et les hommes. Une main tournée vers le Ciel et une main tournée vers le monde. Elle est représentée  dans l’église juste à côté de la croix, pour marquer sa qualité de médiatrice.

Bon mois d’août,

Isabelle Lamblotte

« LE TEMPS ORDINAIRE » !Pourquoi cette appellation ?

Infos de la semaine

Feuillet du 17e dimanche du temps ordinaire

Immaculée conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier j’ai rappelé que nous étions au 15ème dimanche dans la période liturgique dite « Ordinaire » de l’année. A la sortie de la messe, quelqu’un m’a demandé pourquoi on appelle ce temps « Ordinaire » ! Je lui ai expliqué brièvement parce qu’il était pressé de rentrer, mais je voyais qu’il restait sur sa faim, et en plus de cela, il a lâché quelques mots comme quoi cette appellation prête à confusion parce qu’elle donne l’impression que c’est un temps sans importance qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt et auquel on accorderait peu d’intérêt, un peu comme quelque chose d’habituel sans la moindre nouveauté, bref, quelque chose qui n’apporte rien aux gens…

A chaque fois que des questions pareilles me sont posées, je me dis que la personne qui m’interpelle n’est peut-être pas la seule à chercher à savoir. C’est pour cette raison que je profite de cette occasion pour aborder le sujet en espérant d’y apporter un peu d’éclaircissements.

Tout d’abord, je ne me suis pas trompé de terme, nous sommes dans une période liturgique dite « Ordinaire ». Dimanche dernier nous étions effectivement à la quinzième semaine du Temps Ordinaire qui est un temps pour forger nos habitudes, notre caractère, nos vertus. Les fêtes et solennités sont là pour renforcer notre foi et continuer notre chemin. La vie est ainsi faite de chemins ordinaires et parsemée de fêtes afin de reprendre souffle, nous revivifier et repartir de plus belle.

Le temps ordinaire, parfois appelé temps de l’Église, est un temps liturgique représentant une fraction de l’année liturgique catholique. Il se déploie à 2 périodes distinctes de l’année liturgique. En effet, entre le baptême du Seigneur et le mercredi des Cendres, puis entre la Pentecôte et l’Avent, se déroule le temps dit « Ordinaire », au sens d’habituel (ordinarius) familier, proche du déroulement quotidien de l’existence. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités

Ensuite, pour en découvrir tout le sens et toute la portée, découvrons ce qu’en dit Paul De Clerck, Curé d’une paroisse bruxelloise, professeur honoraire de l’Institut Catholique de Paris : « Est ordinaire, dans le langage courant, une chose dont on se sert habituellement, quotidiennement, à la différence de réalités extra-ordinaires, comme le sont les fêtes, qui « sortent de l’ordinaire ». « D’ordinaire » signifie : habituellement, à la différence de ce qui est plus particulier, spécifique, réservé à telle catégorie de personnes ou à telle circonstance plus exceptionnelle.

Dans l’usage liturgique, qui nous intéresse plus particulièrement ici, le Temps ordinaire désigne les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Ces derniers comportent des particularités (pas de Gloria en Carême ; Alleluia au Temps pascal, etc.), alors que durant le Temps ordinaire on célèbre la liturgie « normale », si l’on peut dire, sans particularité. Même si l’on fait bien évidemment la différence entre la semaine et les dimanches !

C’est en ce sens-là que l’on parle aussi de « l’Ordinaire de la messe », c’est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort. Le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif. Il ne faudrait pas y voir une disqualification ; quelqu’un n’a-t-il pas écrit un Éloge du quotidien ? (Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998)

Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts » !

Chaque dimanche nous est servi un plateau à trois lectures bibliques, et durant la semaine on parcourt, au long de trois années (A,B,C), les richesses des livres bibliques que l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre durant les temps forts. La couleur liturgique du Temps ordinaire est d’ailleurs le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance, en nos existences, des richesses semées au printemps pascal. Le temps de l’Église.

Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien. » ([1] Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998.)

Très bon et fructueux « Temps Ordinaire » à toutes et tous !

A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

« LE TEMPS ORDINAIRE » ! Pourquoi cette appellation ?

Infos de la semaine

Feuillet du 16e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dimanche dernier j’ai rappelé que nous étions au 15ème dimanche dans la période liturgique dite « Ordinaire » de l’année. A la sortie de la messe, quelqu’un m’a demandé pourquoi on appelle ce temps « Ordinaire » ! Je lui ai expliqué brièvement parce qu’il était pressé de rentrer, mais je voyais qu’il restait sur sa faim, et en plus de cela, il a lâché quelques mots comme quoi cette appellation prête à confusion parce qu’elle donne l’impression que c’est un temps sans importance qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt et auquel on accorderait peu d’intérêt, un peu comme quelque chose d’habituel sans la moindre nouveauté, bref, quelque chose qui n’apporte rien aux gens…

A chaque fois que des questions pareilles me sont posées, je me dis que la personne qui m’interpelle n’est peut-être pas la seule à chercher à savoir. C’est pour cette raison que je profite de cette occasion pour aborder le sujet en espérant d’y apporter un peu d’éclaircissements.

Tout d’abord, je ne me suis pas trompé de terme, nous sommes dans une période liturgique dite « Ordinaire ». Dimanche dernier nous étions effectivement à la quinzième semaine du Temps Ordinaire qui est un temps pour forger nos habitudes, notre caractère, nos vertus. Les fêtes et solennités sont là pour renforcer notre foi et continuer notre chemin. La vie est ainsi faite de chemins ordinaires et parsemée de fêtes afin de reprendre souffle, nous revivifier et repartir de plus belle.

Le temps ordinaire, parfois appelé temps de l’Église, est un temps liturgique représentant une fraction de l’année liturgique catholique. Il se déploie à 2 périodes distinctes de l’année liturgique. En effet, entre le baptême du Seigneur et le mercredi des Cendres, puis entre la Pentecôte et l’Avent, se déroule le temps dit « Ordinaire », au sens d’habituel (ordinarius) familier, proche du déroulement quotidien de l’existence. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités

Ensuite, pour en découvrir tout le sens et toute la portée, découvrons ce qu’en dit Paul De Clerck, Curé d’une paroisse bruxelloise, professeur honoraire de l’Institut Catholique de Paris : « Est ordinaire, dans le langage courant, une chose dont on se sert habituellement, quotidiennement, à la différence de réalités extra-ordinaires, comme le sont les fêtes, qui « sortent de l’ordinaire ». « D’ordinaire » signifie : habituellement, à la différence de ce qui est plus particulier, spécifique, réservé à telle catégorie de personnes ou à telle circonstance plus exceptionnelle.

Dans l’usage liturgique, qui nous intéresse plus particulièrement ici, le Temps ordinaire désigne les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Ces derniers comportent des particularités (pas de Gloria en Carême ; Alleluia au Temps pascal, etc.), alors que durant le Temps ordinaire on célèbre la liturgie « normale », si l’on peut dire, sans particularité. Même si l’on fait bien évidemment la différence entre la semaine et les dimanches !

C’est en ce sens-là que l’on parle aussi de « l’Ordinaire de la messe », c’est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort. Le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif. Il ne faudrait pas y voir une disqualification ; quelqu’un n’a-t-il pas écrit un Éloge du quotidien ? (Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998)

Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts » !

Chaque dimanche nous est servi un plateau à trois lectures bibliques, et durant la semaine on parcourt, au long de trois années (A,B,C), les richesses des livres bibliques que l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre durant les temps forts. La couleur liturgique du Temps ordinaire est d’ailleurs le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance, en nos existences, des richesses semées au printemps pascal. Le temps de l’Église.

Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien. » ([1] Tzvetan Todorov, Éloge du quotidien, 1998.)

Très bon et fructueux « Temps Ordinaire » à toutes et tous !

A. Oscar MUREKEZI, votre Curé