Du nouveau pour la Pastorale du Deuil. « Accompagner la solitude et offrir un chemin vers la paix ! »

Infos de la semaine

Feuillets du 2e dimanche de l’Avent
Marie-Médiatrice
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Sainte-Julienne

Chers paroissiens, chers lecteurs

Tout au long de l’année, nous accueillons de nombreuses familles et personnes touchées par le deuil dans notre Unité pastorale. Ensemble avec notre équipe « Rive Nouvelle » qui œuvre dans la pastorale du deuil, nous faisons de notre mieux pour accueillir et accompagner ces familles au moment du deuil, pendant et après les funérailles ! Mais il faut avouer qu’après la célébration des funérailles, un bon nombre de personnes nous font part de leur désir d’avoir un espace précis et régulier permettant à ceux et celles qui le désirent de pouvoir libérer la parole.

Vous savez, face au mystère de la vie et de la mort, notre foi nous invite à l’espérance, mais les chemins du deuil peuvent parfois sembler solitaires et lourds à porter. Dans notre unité pastorale, nous sommes chaque jour témoins des nombreuses formes de solitude qui touchent nos frères et sœurs, et l’une d’entre elle est l’isolement social ressenti face au deuil. Ces moments d’épreuves, peuvent être adoucis par une écoute bienveillante, de la compassion ou encore par le soutien de pairs.

Providentiellement, juste au moment où mon Equipe pastorale et moi-même étions en train d’y réfléchir pour essayer de trouver une réponse à donner face à ce besoin notoire et criant au sein de nos communautés paroissiales, nous avons été contactés par Madame Maureen BOULANGER qui nous a proposé son aide. Non seulement elle est paroissienne, donc, quelqu’un de chez-nous, mais aussi « Thanadoula », professionnelle et fondatrice du projet.

Le Chemin des Lycoris ». 

Qu’est-ce qu’une « Thanadoula ? » Ce terme issu du grec « Thanatos » -la mort et « Doula » – la servante, désigne le professionnel qui apporte un soutien moral dans les situations de fin de vie et de deuil. Donc son projet rejoint parfaitement ce que nous cherchions désespérément à mettre en œuvre pour continuer d’assurer cet accompagnement des personnes et familles endeuillés, un besoin réel et tant désiré dans notre Unité Pastorale. C’est pour cela, nous soutenons totalement Maureen et son projet et nous sommes disposés à l’aider pour démarrer sans tarder et dans les meilleures conditions possibles.

Pour que cela soit clair pour tout le monde, Maureen est là pour les familles – les proches et les individus confrontés à des situations de fin de vie ou de deuil que ça soit d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un collègue, d’un voisin, … Elle vous accompagne de façon personnalisée afin de vivre ce cheminement dans l’écoute, la bienveillance et l’empathie.

Ensemble, vous progresserez au travers de partages, de réflexions, d’évocations, d’outils, « d’exercices » … afin de rendre votre chemin plus serein. Au-delà des consultations individuelles, elle propose de vous rencontrer chaque mois lors de soirées/après-midis de partages entre endeuillés dans un local prêté par l’unité pastorale.

« Thé en paix » : des soirées / après-midi pour apaiser les cœurs endeuillés

Ce nom joue avec les mots, « Tu es en paix » qui fait allusion au défunt et le fait que l’objectif premier de ces moments est « de partager un thé/café en petit groupe pour chercher une certaine forme d’apaisement » pour les proches en deuil. Ces espaces collectifs que sont les « Thé en paix » sont des rencontres uniques et intimes entre vivants où la parole se libère sur le sujet de la mort et du deuil.

Le deuil est une expérience à la fois universelle et un chemin unique pour chaque individu. Lors de ces rencontres, les participants peuvent partager leurs histoires, ce qui permet d’alléger la charge émotionnelle et de valider les émotions ressenties.

Ces rendez-vous, permettent aussi de créer des liens entre mortels. Savoir que d’autres partagent les mêmes questions, les mêmes peurs, ou vivent des expériences similaires, crée un sentiment de solidarité et de compréhension mutuelle.

Participer à un « Thé en paix », c’est s’octroyer un moment de bienveillance où il est possible de parler librement de ses émotions, de poser des questions ou simplement d’écouter.

Le Chemin des Lycoris, porté par Maureen, a pour mission d’honorer ces moments avec profondeur et respect.

Pour qui ? : Les « Thés en paix », sont ouverts à tous, de 16 à 110 ans.

Quand ? : La première date est le 17 décembre de 19h00 à 20h30.

 ? : Au presbytère d’Heusy, rue de la Maison Communale 2, 4802 Heusy.

A quel prix ? : La participation est libre et se veut accessible à tous, mais pour une question d’organisation il est préférable de communiquer votre présence au 0499/ 19.23.28

Pour la suite, même si les dates vous seront chaque fois rappelées dans le feuillet paroissial et sur le site de l’Unité pastorale, sachez d’ores et déjà que ce sera le 3ème mardi des mois pairs, de 19h à 20h30 et de 14h à 15h30 les mois impairs.

Ensemble, ouvrons un chemin vers la lumière, même au cœur de nos ombres.

Oscar MUREKEZI, votre curé

Ensemble vivons une nouvelle année.

Infos de la semaine

Feuillet du premier dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La semaine dernière, nous avons fêté le Christ Roi. Cette fête clôturait l’année liturgique B. Une nouvelle année s’offre à nous et ce sont les lectures de l’année liturgique C qui nous aideront à cheminer. Comme chaque année, c’est le temps fort de l’avent qui commence cette nouvelle année nous conduisant tout droit vers la fête de la Noël. Durant ces quatre semaines nous sommes encouragés à être attentifs aux personnes les plus vulnérables de notre société. Comme chaque année l’organisme Action vivre ensemble soutient notre réflexion pour une société plus équitable. Le thème de cette année se focalise sur le fait que la pauvreté nuit gravement à la santé mentale. L a pauvreté augmente par trois le risque de développer de l’anxiété et de la dépression. La santé mentale nécessite d’agir de façon structurelle sur les inégalités rencontrées par les personnes marginalisées en partie par notre société. Elle relève donc d’une responsabilité collective et politique. Des pistes de changements se dégagent pour une approche globale de la santé mentale, plus de moyens financiers sont nécessaires, une politique de prévention, une amélioration des conditions de vie doivent être mis en place. Action vivre ensemble insiste pour que nous changions notre regard par rapport à ces personnes souvent livrées à elles-mêmes. Dans les évangiles, nous voyons que Jésus a une sensibilité particulière pour les malades physiques et mentaux, ce qui le distingue des autres rabbins de son temps. Dans l’évangile de Saint- Mathieu, nous lisons à propos de Jésus : « Sa renommée se répandit dans toute la Syrie, et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de différents genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques et Il les guérissait. (Mt 4,24) » Parmi les septante deux organisations aidées, deux organisations verviétoises ont été sélectionnées : il s’agit de «l’illettrisme Osons En Parler » et « la voix des sans papiers de Verviers» (association différente de celle de Louis).

Cette nouvelle année sera aussi une année sainte proclamée par le Pape  François, elle débutera officiellement le 24 décembre 2024 pour se terminer en décembre 2025. Elle aura comme thème : Pèlerins d’espérance. Nous pourrons nous mettre en route sur un chemin d’espérance chrétienne nourrissant notre foi en la vie éternelle qui nous est promise. La réflexion sur notre vie chrétienne, le partage, le renouvellement de notre foi seront omniprésents pendant cette période. L’institution de l’année sainte est une pratique vieille de 725 ans, elle a été instaurée par le pape Boniface VIII en 1300. Tous les 25 ans, l’Eglise catholique invite ses fidèles à une « Année Jubilaire » aussi connue sous le nom d’Année Sainte. L’année jubilaire est marquée par ces différentes caractéristiques : Indulgence Plénière, Ouverture de la Porte Sainte, Appel à la Conversion et à la Réconciliation, Thèmes Spécifiques et Pèlerinage. Entre trente et quarante millions de pèlerins sont attendus à Rome pour vivre plus de trente-cinq événements divers. Dans notre Unité Pastorale, notre Doyenné et Diocèse nous serons invités à nous associer à différents événements qui sont en préparation pour l’instant. Cette année sainte s’offre aux personnes de toutes générations et de différents horizons ayant l’envie de remettre la foi au centre de leur vie.

Que cette période d’Avent soit une période de conversion nous permettant de nourrir notre foi en attirant notre attention sur les personnes les plus fragilisées de notre société. Que notre générosité puisse aussi s’exprimer dans une prière fervente pour la paix et la justice. Nous pourrons alors entrer dans la joie de la nativité de Jésus qui chaque année nous est rappelée, nous est offerte nous donnant la possibilité de vivre un moment de trêve dans nos vies conditionnées par notre monde tellement agité. Bonne période d’Avent à tous.

Christian Ledy.

L’Avent, le présent et l’après…

Infos de la semaine

feuillets de la fête du Christ Roi de l’Univers
Immaculée Conception
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Le mois de décembre approche, et avec lui se déploient, tout autour de nous, les marchés de Noël, empreints de charme et d’enchantement. Les boutiques se parent de leurs plus beaux habits de fête, tandis que les grandes places s’illuminent de mille feux et de splendides décorations. Captivés par cette féerie, nos pensées se tournent naturellement vers Noël qui s’annonce.

Cependant, si nous savons dépasser l’aspect commercial et socio-culturel de ces manifestations festives, la splendeur de ces tableaux se révèle comme un reflet de la disposition de notre cœur et de notre esprit en l’attente de la venue du Seigneur. C’est pourquoi, avant de nous laisser emporter par les réjouissances des cadeaux, des repas copieux et des célébrations, l’Église nous convie à un temps de préparation intérieure : l’Avent.

Le temps de l’Avent s’ouvre le quatrième dimanche précédant Noël — qui cette année tombe le 1er décembre — et marque l’entrée dans une nouvelle année liturgique. Tirant son origine du latin adventus, l’Avent signifie la « venue » ou l’« avènement ». L’Église distingue trois venues du Christ : il est venu dans notre histoire il y a plus de deux mille ans, il vient aujourd’hui dans nos vies et dans nos cœurs, et il viendra, à la fin des temps, juger les vivants et les morts.

Cette saison sacrée se présente ainsi comme un pont entre le passé, le présent et l’avenir. Elle nous invite à nous tourner vers l’espérance des générations qui attendaient le Sauveur du monde, à revivre la joie de sa première venue et de son règne actuel au sein de son Église, et à nous préparer à son retour glorieux lors de sa Seconde Venue. Quand cela adviendra-t-il ? Nul ne le sait (cf. Mt 24,36). 

Cette préparation à l’avènement du Christ offre un contraste saisissant avec la culture contemporaine. Tandis que le monde s’abandonne au consumérisme et au matérialisme, nous sommes invités, à l’approche de Noël, à contempler l’humilité, le détachement et la conversion du cœur. En d’autres termes, il s’agit d’un véritable retournement : des créatures vers leur Créateur, du péché vers la grâce, et d’une vie centrée sur soi vers une vie centrée sur le Christ et son Évangile.

Cependant, la conversion à laquelle l’Avent nous convie revêt un caractère particulier : celui de l’espérance joyeuse. Nous savons déjà comment l’histoire s’est accomplie en Jésus de Nazareth, et nous savons également comment elle se conclura : par le triomphe éclatant de Dieu et du bien, « lorsque tout sera soumis au Fils (…) [afin que] Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 28).  Ce qui demeure inconnu, en revanche, c’est de quel côté nous nous trouverons au jour du jugement : serons-nous parmi « les brebis » ou « les boucs » (cf. Mt 25, 31-33) ?

Ainsi, la préparation à Noël se doit d’être à la fois joyeuse et exigeante. Il ne s’agit pas d’adopter une attitude morose, d’éviter les festivités anticipées, ni d’être désagréable envers ceux qui nous adressent leurs vœux de fin d’année durant l’Avent. « Chantons Noël » autant qu’il nous plaira, à condition de ne pas négliger l’engagement dans le jeûne et la prière, la prière.

Certes, l’Avent n’est pas un jeûne rigoureux comme le Carême, mais cela ne signifie pas qu’il doit être une période sans retenue ou un moment purement pratique pour finaliser les cadeaux, parfaire les décorations de nos maisons ou réussir nos bûches de Noël. Ces activités sont bonnes, mais elles ne doivent pas être priorisée. Une célébration de Noël dépourvue de sa richesse spirituelle peut offrir une joie véritable. Pour goûter pleinement la fête à venir, il nous faut préparer aussi bien notre corps que notre esprit à accueillir la joie du Seigneur.

L’Avent est le temps propice pour secouer notre torpeur spirituelle. Préparons dès à présent nos résolutions pour cette nouvelle année liturgique : quels engagements prendrons-nous pour nourrir notre vie spirituelle ? De quoi devons-nous nous détacher afin de permettre au Christ de prendre la première place dans notre cœur ? Quelles actions entreprendrons-nous pour nourrir et enrichir la charité en nous ? Écartons tout ce qui nous sépare de Dieu et revenons à Lui avec un cœur sincère. Nous ignorons quand viendra le jour du Seigneur. Saisissons ce temps de grâce qui nous est donné pour nous préparer à accueillir Celui qui est venu, qui vient et qui viendra. 

Jad-Elia Nassif

TE DEUM : Prions pour la monarchie

Infos de la semaine

Feuillets du 33e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Il est de tradition en Belgique de chanter deux fois par an le « Te Deum ».

Tout d’abord le 21 juillet, jour de la fête nationale et une deuxième fois le 15 novembre, jour de la fête du Roi.

Ce chant est chanté en latin dans de nombreuses églises de Belgique.

Je vous propose quelques mots d’explication, fruit de mes recherches personnelles afin de pouvoir comprendre la célébration dans nos églises de la fête du Roi.

Fête du Roi

La » fête du roi » ou encore parfois appelée « fête de la dynastie » (appellation utilisée lors de la Régence du Prince Charles) est célébrée depuis 1866. A l’époque, en l’honneur des premiers rois de Belgique, le 15 novembre est choisi pour le saint patron célébré ce jour : Saint Léopold.

Sous le règne d’Albert 1er, la date de cette célébration avait été changée pour le 26 novembre, jour de la Saint Albert à l’époque. Le décès de la maman du roi le 26 novembre 1912 a contribué à rétablir la date du 15 novembre qui depuis n’a pas été changée par les souverains successifs.

Un peu d’histoire…

D’après Wikipedia, une légende de la fin du VIIIème siècle voudrait que le Te Deum ait été spontanément composé et chanté par trois saints la nuit du baptême de saint Augustin (354-430).

Au XVIIème et XVIIIème siècle, la politique va interférer dans la proclamation de l’hymne. A cette époque, chanter le Te Deum était fait pour honorer le souverain régnant.

L’hymne

Le mot « Te Deum » pour commencer n’est pas son nom complet. Il faut lui ajouter un mot supplémentaire que l’on retrouve dans les premières paroles du chant.

Te Deum laudamus, en français : « A toi Dieu, notre louange » ou « Nous te louons, ô Dieu ».

C’est un hymne qui aurait été composé vers la fin du IVème siècle. Il peut être chanté aux différentes célébrations marquées par une action de grâce comme lors d’une fête nationale, aux naissances princières,…

Le lien avec la liturgie

Composé de 19 couplets, l’hymne est une prière à notre Seigneur.

Le troisième couplet se retrouve dans nos célébrations dominicales.

Il correspond à une partie du Sanctus :
« Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers ; Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire » (Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ).

Le 15 novembre, nous avons donc chanté un hymne à notre Seigneur et prié pour notre monarchie.

Notre Roi se doit d’être à l’écoute de son peuple, ce qui lui permet de participer au mieux à l’élaboration des lois qui gouvernent notre pays.

En ces temps où nous sommes tous préoccupés par la création d’un nouveau gouvernement, nous pouvons prier pour que le Roi et les personnes qui seront choisies travaillent de la meilleur façon possible pour le bien commun de tous.

Les petit plus…

Le 15 novembre est aussi célébré chez nos voisins germanophones. C’est le jour de la fête de la communauté germanophone.

Pour notre Unité Pastorale, c’est aussi un jour de fête. C’est le jour de l’anniversaire de notre curé Oscar. Nous pouvons aussi offrir une petite prière au Seigneur à son intention pour que sa mission pastorale porte encore beaucoup de fruits chez nous.

Isabelle Lamblotte

LES SACREMENTS de l’initiation chrétienne. Deux personnes se mettent en chemin !

Infos de la semaine

Feuillets du 32e dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Nous sommes habitués à recevoir les demandes de parents qui souhaitent faire baptiser leurs enfants, et la particularité de notre Unité pastorale à avoir une forte demande de baptême des enfants est une grâce. Certains diraient que cela parait un peu contradictoire : d’une part le fait qu’on ne cesse jamais d’avoir des nouveaux membres de l’Eglise par le baptême, et d’autre part, le douloureux constat du bon nombre de départ à la Maison du Père de nos ainés, les piliers de nos paroisses et leurs places qui restent vides dans nos églises !

A l’occasion des rencontres de préparation des baptêmes des petits enfants, nous nous posons la question avec les parents et les célébrants découvrent les difficultés de certains qui nous révèlent la complexité de la gestion de leur agenda d’obligations familiales et professionnelles.

Bien entendu, nous sommes conscients que tout le monde est bousculé par le rythme vertigineux du quotidien, mais nous rappelons quand même qu’« on ne nait pas chrétien, on le devient » et une fois qu’on l’est devenu, normalement on n’est censé le rester toute la vie. Mais il faut en même temps préciser que cela ne peut être possible que si les parents eux-mêmes se souviennent d’abord que le baptême de leur enfant n’est pas qu’une formabilité, c’est-à-dire quelque chose qu’on fait juste pour être en ordre par rapport à la tradition familiale…, mais qu’ils ont pris un engagement de soutenir, de guider et d’aider leur enfant à évoluer, à grandir dans la foi, porté par la grâce de son baptême.

Cela suppose ensuite que les parents acceptent de mettre dans leur agenda des moments de permettre à leur enfant d’entendre encore parler de Dieu ou de Jésus, et comme les enfants grandissent vite, qu’ils l’aident à trouver des réponses claires sur les questions essentielles qu’il se pose sur la foi, sur l’Eglise, et sur la vie de baptisé (de disciple du Christ). 

Mais le baptême n’est pas qu’une affaire de bébés que les parents engagent dans l’aventure de la foi sans leur consentement ! Le baptême d’adultes existe aussi. En effet, chaque année, à la cathédrale Saint Paul à Liège, lors de ce qu’on appelle « l’appel décisif » en vue du baptême, notre évêque reçoit un bon nombre d’adultes qui se sont préalablement mis en chemin et cet appel décisif est la dernière ligne droite pour leur baptême.

Cette année, dans notre Unité pastorale, nous avons la chance d’avoir deux jeunes adultes qui ont aussi manifesté le désir d’être baptisés. Mais pour les adultes, ils font un cheminement particulier et c’est pour cela que pour eux on dit qu’ils se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne qui sont le Baptême, la Confirmation et la 1ère Communion (Eucharistie). « Les sacrements de l’initiation chrétienne font des hommes et des femmes qui les reçoivent dans la foi, des chrétiens et des chrétiennes avec une conscience d’appartenance ecclésiale bien trempée. C’est une plongée dans la vie du Christ et dans celle de l’Église son sacrement. »

Le mot « Baptême » vient du verbe grec qui signifie « plonger, immerger. » Marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. Devenu chrétien, il peut vivre selon l’Esprit de Dieu.

Recevoir la Confirmation, c’est confirmer le don de l’Esprit saint reçu au baptême. Devenu chrétien par le Baptême, le confirmé devient promesse d’une vie enracinée en Christ. En recevant ce sacrement, le chrétien répond à l’amour que Dieu lui porte et s’engage à en être le témoin.  

Enfin, recevoir l’Eucharistie (Première communion), c’est recevoir pour la première fois le corps du Christ sous la forme d’une hostie consacrée par le prêtre. La communion crée une relation intime et personnelle au Christ en nous nourrissant de sa Parole et de sa vie. Voilà pourquoi, à l’origine, ces trois sacrements étaient célébrés en un unique moment, au terme du chemin catéchuménal, normalement pendant la veillée pascale. C’est ainsi qu’était scellé le parcours de formation et d’insertion graduelle dans la communauté chrétienne, qui pouvait parfois durer quelques années. On avançait pas à pas pour arriver au baptême, puis à la confirmation et à l’Eucharistie.

En ce Dimanche à 11h00 à Sainte Julienne, après avoir reçu une première annonce du Dieu vivant et manifesté un début de foi au Christ sauveur, nous accueillerons deux personnes pour leur entrée en catéchuménat. C’est une étape de grande importance parce que, dans cette première rencontre publique, les candidats au baptême s’ouvrent à l’Eglise de leur intention, et l’Eglise, accomplissant sa mission apostolique, reçoit ceux qui veulent en devenir membres ; Dieu leur accorde largement sa grâce tandis qu’ils expriment publiquement leur désir, et que l’Eglise donne le signe de leur accueil et d’une première consécration.

Tout en manifestant notre joie pour leur appel et le chemin qu’ils commencent, portons-les dans notre prière fraternelle pour qu’ils parviennent au terme de leur cheminement sans entrave et reçoivent les sacrements de l’initiation chrétienne et deviennent membres du corps du Christ à part entière.  

Oscar MUREKEZI, votre curé.

D’après diverses sources, notamment :
-Rituel de l’Initiation chrétienne des adultes
-Notes de cours de Théologie sacramentaire et liturgie