Avec Noël, quelque chose commence…

Infos de la semaine

Messe de Noël à Marie-Médiatrice

A Noël, Dieu vient habiter notre monde très réel avec ses diversités belles ou moins belles. A Noël Dieu vient à la rencontre d’un monde humain et il n’y a rien de plus humain qu’une famille. La crèche c’est une famille, l’humble symbole de toute la famille humaine faite de mamans, papas, de grands-parents, de personnes seules, de personnes aimées ou délaissées, d’enfants, de jeunes, tous dans de multiples choix de vie.

Comme Marie et Joseph nous avons pris du temps pour préparer cette naissance dans des moments prévus ou pas, dans des moments joyeux ou pas. Nous avons fait preuve de patience profitant de ce temps pour ouvrir notre cœur à l’Emmanuel, un enfant tout innocent né dans la simplicité d’une étable et parmi de petites gens. La naissance d’un enfant est signe d’espérance, on ne sait pas ce que sera sa vie mais maintenant nous savons que lui Jésus est venu pour faire régner l’amour et sauver le monde pour que chaque femme et chaque homme jouissent du bonheur absolu de rencontrer Dieu son Père par qui il a été créé.

 Avec Noël, quelque chose commence…

Jusqu’à présent, on nous a dit : L’essentiel est d’être le premier partout… Il faut être parmi les forts, ceux qui dirigent… Il faut utiliser la puissance pour s’imposer et marquer son temps et son entourage… Avec Noël, quelque chose d’autre commence, car Dieu naît au milieu des odeurs d’une étable, Il n’a d’autre puissance que la tendresse. Il n’a d’autre désir que se faire petit et servir.

Jusqu’à présent on nous a dit : L’essentiel est de posséder, d’augmenter son confort, de multiplier les objets comme pour combler un vide. Il faut acheter, amasser et placer son argent, car on ne sait jamais… Les temps sont incertains. Avec Noël, quelque chose d’autre commence, car Dieu naît dans la nudité et il nous dit que la seule richesse, c’est le cœur de l’homme, son monde intérieur et ses rêves.

Jusqu’à présent on nous a dit : Certains sont plus capables que d’autres et sont nés pour être chefs… Certains sont doués, d’autres pas… Certains sont nés pour être dominés… La fin justifie les moyens et il ne faut pas hésiter à meurtrir l’homme s’il faut sauvegarder l’ordre… Avec Noël, quelque chose d’autre commence, car Dieu naît au milieu des opprimés, de ceux qui n’ont pas droit à la parole et Il nous dit que tout homme est précieux puisqu’il est de la chair de Dieu.

Charles Singer.

Je voudrais vous souhaiter une belle et heureuse fête de Noël. Que la paix et la joie règnent dans vos maisons, que vos cœurs soient illuminés par l’étoile de Noël pour que chacun puisse rayonner de l’Amour de Dieu.

Christian Ledy.

Cherche la lumière et trouve Emmanuel

Infos de la semaine

Feuillets du 4ème dimanche de l’Avent
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

4ème dimanche de l’Avent et 4ème bougie allumée.
Notre cheminement vers Noël touche à sa fin. Pour les enfants, plus que 6 dodos avant la fête et les cadeaux. Mais de quels cadeaux parle-t-on ? Quel est ce cadeau que nous recevrons la semaine prochaine ?

Dans la chronique du début de l’Avent, je vous proposais de réfléchir sur la possibilité que la crèche qui accueille l’enfant Jésus soit notre cœur. Ce lieu si secret dans lequel le Seigneur a sa place pour nous chrétiens.

Quand on s’apprête à recevoir quelqu’un chez soi, on se prépare. On dresse une belle table, on sort le service du dimanche, on allume les lumières et parfois on ajoute des bougies sur la table. On met nos habits du dimanche qui brillent, les dames sortent leurs beaux bijoux souvent bien brillants. On se pare de lumière pour recevoir nos invités.

Pendant le temps de l’avent, nous nous sommes préparés ensemble à recevoir l’arrivée de Jésus dans nos vies en allumant chaque semaine une bougie de la couronne de l’Avent. De dimanche en dimanche cette couronne est devenue de plus en plus lumineuse. Nous sommes arrivés au terme de ce temps ce temps d’attente. Jésus va trouver sa place dans la crèche, dans notre crèche.

Dimanche dernier, la lumière de Bethleem est arrivée depuis la terre sainte jusqu’Eupen grâce à un relai de scouts du monde entier.

Ce dimanche, le doyenné de Verviers se réunit à l’église Saint-Remacle dès 17H45 pour une réflexion et un partage autour de cette flamme de la paix. Cette célébration permettra à chacun de vivre un moment fort. A la fin de ce moment de partage, le verre de vin chaud ou le chocolat chaud vous sera offert. Nous sommes invités à venir avec une bougie (dans un bocal pour qu’elle soit à l’abri du vent) et pourrons ainsi repartir avec cette flamme allumée par une autre allumée par une autre allumée par une autre… allumée en terre sainte. . Ce sera à notre tour de la repartager autour de nous et de la laisser briller à la maison pour symboliser cette arrivée de la lumière dans nos vies.

La lumière que nous portons est symbolisée par cette bougie mais nous pouvons aussi apporter une lumière par nos gestes de chaque jour. Faire plaisir à quelqu’un, offrir un cadeau, partager un moment important, … permet d’allumer une lumière dans le regard de la personne. Cette lumière pourra aussi être repartagée par la personne qui fera plaisir à quelqu’un d’autre.

Toutes ces réflexions me font penser à une expérience réalisée en catéchèse. On allume une allumette, puis une deuxième avec la première, une troisième avec la deuxième et ainsi de suite. Les flammes ne faiblissent pas mais toutes ensemble, la lumière est plus forte et plus belle. Essayons de multiplier ces petites lumières pour que nous puissions les rendre plus brillantes et plus grandes grâce aux actes de chacun de nous.

« Où vas-tu bergères où vas-tu ? Venez accourez, Hosanna, Dieu est avec nous ! Le fils de Dieu pour nous s’est fait homme. Emmanuel est son nom et c’est une étoile dans la nuit de nos silences… Oh quelle Douce et Sainte nuit… »

Je ne vous fait pas votre play-list de Noël, mais peut-être arriverez-vous à reconnaître certains airs connus que vous chanterez la semaine prochaine…

Isabelle Lamblotte

L’AVENT, UN TEMPS MARIAL PAR EXCELLENCE

infos de la semaine

Feuillet du 3ème dimanche de l’Avent
Saint-Hubert

Nous voici déjà au troisième dimanche de l’Avent. Dans la joie nous avançons à la rencontre du Seigneur Jésus qui vient. Cette brève période de quatre semaines résume la très longue histoire de la marche entre Dieu et les hommes, histoire ponctuée d’autant de rebondissements et ruptures de relations, mieux d’alliances entre eux. Durant le temps de l’Avent, la liturgie célèbre fréquemment et d’une manière particulière la bienheureuse Vierge Marie. Pour preuve, nous avons célébré, la semaine qui s’achève, la fête de l’Immaculée conception et un certain nombre des évangiles de la férie privilégiée de l’Avent ne manquera de souligner le rôle combien important de celle-ci dans l’avènement et la naissance du Sauveur.

L’Avent est un temps essentiellement marial. Si le début de l’Avent célèbre l’attente du retour du Christ, la fin du monde, la Parousie, tout en insistant que Dieu est fidèle en ses voies, elle indique aussi que cette attente du retour du Christ se vit également avec Marie. Pour tous les chrétiens, l’Avent est la période qui précède Noël, et rappelle donc l’époque  où la Vierge Marie attendait l’enfant Jésus. Le temps de l’Avent précise bien que Marie, comme toute mère, a attendu la naissance de Jésus, plus encore qu’elle a vécu cette expérience humaine à la fois si courante et si extraordinaire, d’une femme    portant un enfant dans son ventre.

Pendant l’Avent, la figure de la Vierge Marie, confortée par la solennité de son Immaculée conception, l’évangile de l’Annonciation avec saint Luc, l’Annonce faite à Joseph selon Matthieu et bien d’autres épisodes, se trouve au centre des événements et font d’elle une actrice majeure   et relève l’attitude de foi et d’humilité dont Marie de Nazareth fit preuve en adhérant totalement et avec empressement au plan du salut de Dieu. Marie est présente dans les événements de grâce qui précédèrent la naissance du sauveur.

Par son Immaculé conception, le mystère de Marie illumine l’Avent. La Vierge est l’accompagnatrice idéale durant le temps de l’Avent, parce qu’avec elle l’attente de Jésus Christ se fait plus ardente, plus passionnée, plus charnelle aussi. En effet, avec Marie, l’espérance est d’avantage qu’un sentiment ou qu’une conviction : elle a les traits d’une personne.

Il y a plus : avec saint Joseph et saint Jean Baptiste, la Vierge Marie est le personnage des Évangiles qui opère la jonction entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Marie a un pied dans la première Alliance, et un pied dans la Nouvelle. Cette position privilégiée de Marie est riche d’enseignements pour les dévots de la Mère du Christ et fait d’elle la porte d’entrée du Fils éternel dans notre humanité.

Le Sauveur n’est pas un corps étranger greffé sur l’humanité. Il est l’un de nous. Et cette parenté, c’est à la Vierge que nous la devons. Grace à elle, qui fut sa mère selon la chair, Jésus est un homme assumant pleinement notre condition.

Vivre le temps de l’Avent avec Marie suppose au préalable de ne pas mettre le Christ au boisseau de Marie. Ce temps de l’Avent  est certes marquée par la figure de Marie mais il n’est pas réductible à elle   à cause du mystère central  de Noël. Pour vivre le temps de l’Avent avec Marie, il faut accepter de comprendre le chemin qu’elle a parcouru dans ce temps-là : un chemin de foi et d’humilité d’un côté, un chemin de disponibilité et de partage de l’autre. Ce sont là quelques qualités que nous pouvons imiter .

Marie, toi qui faisais corps avec ton peuple dans son attente du Messie

Toi qui a vécu cette attente dans ton jeune cœur de femme

Toi qui a répondu ‘’oui’’ au projet que le Seigneur voulait réaliser par toi

C’est de ton corps naîtra l’enfant Saint, le Fils de Dieu.

Me voici pour apprendre de toi à faire ‘’corps’’ avec le monde d’aujourd’hui

Que je laisse crier en moi ses souffrances, ses attentes, ses espoirs.

Et, si un appel précis m’est signifié, donne-moi de dire ‘’oui’’ comme toi

Pour laisser advenir le règne de ton Fils Jésus dans ce monde.

Bonne préparation à tous avec Marie.

Abbé André Vital LUKOJI.

L’AVENT, EST-CE DE LA ROUTINE ?

Feuillet du 2ème dimanche de l’Avent

Infos de la semaine

Horaire des messes pour janvier et février

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Dernièrement quelqu’un m’a demandé pourquoi chaque année l’Eglise ramène toujours les mêmes choses, les mêmes histoires, les mêmes paroles… bref « il n’y a aucune nouveauté dans votre vielle Eglise » me disait-il !

J’en ai déduit que pour cette personne, même ce temps de l’Avent que nous avons commencé dimanche dernier c’est de la routine. Il peut y avoir pas mal d’autres qui pensent comme elle sans le crier dessus le toit !

Pourtant, si l’Eglise nous propose ce temps d’Avent, c’est qu’il a toute son importance. Nous savons tous qu’avec l’Avent l’Eglise nous invite à tourner nos regards vers le Christ qui vient à Noël, mais cette fête de Noël elle-même nous rappelle la première venue du Christ dans notre monde, l’« EMMANUEL », « DIEU AVEC NOUS » d’où toute cette effervescence et ces réjouissances. Nous nous savons aimés de Dieu à ce point ; un Dieu qui se fait si petit, si humble et si pauvre, bref, un Dieu qui se fait l’un de nous !

Mais l’Eglise, peuple de Dieu en marche, se soucie de tous ses enfants, la communauté des baptisés. En effet, notre monde étant ce qu’il est, il nous impose son rythme et ses divers modes. Malgré nous, chacun essaie tant bien que mal de suivre ce rythme au risque de finir par oublier ce qui est essentiel pour nous et notre vie. Nous vivons dans une forme d’insouciance, sans penser à rien d’autres que la gestion du train-train du quotidien.

Bien entendu, ni le Christ lui-même ni l’Eglise ne nous imposent une vie où nous serions totalement déconnectés du monde et de la vie de tous les jours avec toutes ses composantes : le travail, les obligations familiales et professionnelles qui nous incombent, les loisirs et les moments de détente…, tout cela est nécessaire pour notre équilibre humain.

Seulement, ce que fait l’Eglise c’est d’éveiller notre conscience et orienter nos regards vers une autre réalité : Noël, c’est Jésus qui est venu au monde, mais le même Jésus continue de venir dans notre vie de tous les jours avant son grand retour dans la gloire, de façon surprenante et inattendue, car personne ne connait ni l’heure ni le jour.

Prsonnellement je dirais que peu importe quand, le plus important est d’éviter d’être trop accaparé par nos autres préoccupations et ne pas le voir, l’accueillir et bien sûr faire de Lui notre compagnon de tous les jours parce que justement il est là chaque jour. Mais il faut absolument ouvrir aussi les yeux de notre cœur pour le voir, d’abord dans la prière qui nous ouvre à une relation intime avec lui ; ce qui nous permet aussi de rester dans sa proximité !

Ensuite, il y a toute une série de questions à se poser : En tant que baptisé, qu’est-ce que je fais de mon baptême qui m’a configuré au Christ ? Et si je reconnais Jésus qui se donne à moi dans sa Parole et dans le pain de l’Eucharistie, est-ce que je le laisse vraiment transformer ma vie ? Est-ce que je le laisse vraiment changer le regard que je porte sur les autres ? Est-ce que cela me permet d’abord de reconnaitre son visage par exemple dans celui d’une personne malade, une personne qui a faim, une personne en prison etc… ensuite, me laisser émouvoir et poser des gestes concrets de la solidarité humaine dont elles ont besoin et qu’elles attendent de moi ?

Voilà, le temps de  l’Avent, ce n’est pas de la routine ! L’Avent nous prépare non seulement à Noël, mais au retour glorieux du Christ et donc à la rencontre ultime avec Lui. L’Eglise nous invite à cette vigilance pour ne pas être surpris par ce retour du Seigneur tout en spécifiant que la meilleure manière de vivre cette vigilance c’est de laisser le Christ habiter notre temps et nos journées, puis avoir l’humilité d’agir avec lui et par sa grâce sur tout ce qui doit changer dans notre vie, notamment en rejetant toutes les formes d’égoïsme et d’indifférence, mais aussi en renonçant à tous les comportements qui ont tendance à nous détourner de Dieu et des autres.

Bon temps d’Avent à toutes et tous.

Oscar MUREKEZI, votre Curé