C’est NOËL : JOIE pour les hommes. Dieu se fait don !  

Infos de la semaine

Feuillet du 4ème dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Cela se voit partout où l’on passe pour le moment, c’est l’effervescence des fêtes de fin d’année. Même si nous sommes toujours confrontés à la pandémie avec des mesures sanitaires restrictives qui vont avec, on pense au repas familial, aux petits cadeaux à donner, aux réunions familiales en petit comité… Bref, c’est Noël et c’est toujours comme cela à Noël. C’est la joie, le partage, la convivialité.

Mais pour nous chrétiens, Noël nous mène au delà de cet aspect festif car nous nous imprégnons de ce que nous célébrons. Noël nous offre chaque année l’opportunité de rendre grâce au Seigneur pour son amour et ses merveilles pour les hommes que nous sommes. Oui, en cet enfant de Bethléem c’est Dieu qui quitte son ciel pour venir habiter parmi nous, avec nous pour nous dire de vive voix combien il nous aime !

Oui, l’enfant de la crèche à Bethléem vient nous révéler l’image de Dieu qui se fait petit pour être accessible et proche de nous. Mais il vient aussi nous révéler que ce sont aussi les petites choses de notre vie qui sont le chemin privilégié pour le rencontrer.

Selon les critères humains, il est vrai que cet enfant n’a rien qui correspond aux noms qui lui sont donnés dans les Ecritures, des noms tels que Merveilleux conseiller, Dieu fort, Prince de la paix, Sauveur, Messie, Seigneur…, des noms qui évoquent ou laissent plutôt entendre la force, la puissance et la gloire.  C’est un enfant, un nouveau-né, petit, emmailloté et couché dans une mangeoire.  Cela souligne plutôt sa simplicité, mais aussi sa fragilité, sa vulnérabilité !

Mais en le contemplant avec les yeux de la Foi, nous sommes invités à découvrir en lui le vrai visage de Dieu ! C’est important car le vrai Dieu ne correspond pas toujours à l’image que nous nous sommes forgée de Lui ! Dieu a été toujours considéré comme habitant un univers très lointain, « très loin dans les cieux » ! Mais dans cet enfant de Bethléem, c’est « Dieu qui a voulu devenir semblable à nous, prenant ce qui est nôtre et nous donnant tout ce qui est sien. C’est cela le message de Noël, Dieu avec nous, Dieu pour nous. »

Une fois que nous avons compris cela et que nous sommes habités par cette conviction, tout change dans notre vie car nous prenons conscience que, peu importe les difficultés et les épreuves de la vie, nous ne sommes pas seuls sur nos chemins humains, il y a quelqu’un, seul capable de me donner la force d’avancer encore, quelqu’un qui avance avec moi, pas à pas, à mon rythme ! Avec la fête de Noël la source de notre joie est alors la sensation de cette présence aimante et accompagnatrice de Dieu : la peur disparait pour laisser éclater ma joie.

Disons finalement que la joie de Noël c’est celle d’une humanité visitée par Dieu, la joie de l’alliance nouvelle qui nous permet de vivre en communion avec Lui et nos frères. 

Il y en a qui vont échanger les cadeaux de Noël parce qu’ils peuvent se le permettre et on est d’accord que tout cadeau généreusement donné fait toujours plaisir, mais il faut le savoir, c’est pour imiter Dieu qui se fait don à l’humanité dans cet enfant de la crèche que Noël est devenu la fête des dons !  En même temps, n’oublions jamais que le vrai don consiste à nous donner les uns pour les autres, donner quelque chose de nous-mêmes, donner de notre temps pour Dieu et pour les plus mal pris que nous, nos frères qui ont besoin de nous…

Parlant du partage justement, je sais qu’en ce temps de Noël vous avez été beaucoup sollicités pour soutenir les associations qui luttent contre la précarité qui touche certains de nos concitoyens, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler aussi le combat que je mène dans mon village de Rusumo, au Rwanda, en collaboration avec le curé de la paroisse pour venir en aide aux jeunes filles, précocement mères célibataires et laissées pour compte. Nous nous battons pour leur formation et leur réinsertion sociale. Dans le cadre de Noël de partage, je propose chaque année que la collecte des messes de Noël soit réservée à cette cause. Pour ceux qui souhaiteraient faire un don de soutien, voici le numéro de compte dont vous pouvez vous servir : BE67 0355 6098 4787 au nom d’Oscar MUREKEZI, avec comme communication : « Solidarité avec Rusumo. » Déjà un tout grand merci pour elles.

Avec Marie, les bergers et les anges, le cœur en fête, émerveillons-nous de ce cadeau que Dieu nous fait en la personne de son Fils, puis à sa suite, apprenons à aimer, à soutenir, à consoler, à accompagner, à soigner, à éduquer, à pardonner… !

Joyeux Noël à toutes et tous et tous mes bons vœux du Nouvel An 2022

Oscar MUREKEZI, Votre Curé.

8 décembre : fête de l’Immaculée Conception

Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Frères et sœurs, cher(e)s lecteurs(-trices),

Le temps de l’Avent nous fait sortir de nous-mêmes pour nous engager dans les préparatifs de la fête de Noël qui approche. Une note caractérise ce troisième dimanche à savoir la joie de l’attente. La venue du Christ prend toute sa place dans cette attente et ces préparatifs. Au fur et à mesure que le temps de l’Avent se déroule, la joie domine et nous fait contempler l’arrivée du pèlerinage, la joie d’un monde en harmonie entre les hommes et avec Dieu.

Dans cette ligne de préparation à la fête, nous avons la joie de célébrer le 8 décembre la solennité de l’Immaculée Conception. Si celle-ci est la dénomination de l’une des cinq paroisses de notre Unité pastorale, elle est surtout un dogme de l’Eglise catholique.

Dans le christianisme, un dogme est une expression de la foi proclamée solennellement par l’Eglise…  Les instances qui peuvent proclamer un dogme sont les conciles, un concile avec le Pape, ou le Pape seul. Au cours de l’histoire de l’Eglise, les deux dogmes mariaux ont été définis par des Papes seuls. C’est le cas de l’Immaculée Conception (8.12.1854) par Pie IX et l’Assomption (01.11.1950) par Pie XII.

L’immaculée Conception de la Vierge Marie est érigée en dogme dans l’Eglise catholique. Autrement dit, elle est une affirmation fondamentale, incontestable et intangible de la foi, révélée par Dieu et qui engage tous les fidèles. Elle signifie que la Vierge Marie a été, par les mérites de son Fils, conçue exempte du péché originel. Il ne faut cependant pas la confondre avec la naissance virginale du Christ, ni la virginité perpétuelle de Marie. L’Immaculée Conception est célébrée le 8 décembre, jour traditionnel de la fête de la conception de Notre Dame, neuf mois avant la fête de sa nativité.

Cette fête nous donne l’occasion, avant de célébrer la fête de Noël et nous pencher sur le berceau de l’Enfant-Diu, de prendre un bain de pureté et de fraîcheur.

Avec Jean Baptiste qui nous appelle non seulement à la repentance et au bon sens, ayons une attention envers les démunis et défavorisés de notre monde actuel, ayons un regard attentif autour de nous et partageons.

Abbé André Vital LUKOJI

C’EST l’AVENT !

Infos de la semaine

Feuillets du 1er dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers paroissiens, cher lecteur,

La Fête du Christ Roi de l’Univers que nous avons célébrée dimanche dernier marque la fin d’une année liturgique et l’entrée dans une nouvelle qui commence avec le temps de l’Avent. Je voudrais rappeler que pendant ce temps de quatre semaines, il nous est demandé de veiller dans la prière et d’exulter en exprimant nos louanges à Dieu dans l’attente de la grande fête de Noël. 

L’Avent est un temps pendant lequel la liturgie nous offre l’occasion d’être en compagnie des Prophètes de l’Ancien Testament en écoutant leurs prophéties, mais surtout en découvrant la profondeur de leurs oracles messianiques qui nous aident à méditer sur le mystère de l’Incarnation et de mieux le saisir.

L’Avent nous oriente vers l’avenir de Jésus. Mais quand les Ecritures saintes nous parlent des signes effrayants dans le ciel, puis des catastrophes qui vont s’abattre sur le monde, provoquant la pagaille et la désolation, on peut en conclure que la venue du Seigneur est effrayante ! Certains préfèreraient même dire peut-être que si c’est ainsi, autant qu’il reste où il est ! Un contraste donc entre le message apocalyptique et les paroles de Jésus qui nous demande de relever la tête quand nous verrons cela arriver !

En réalité Jésus nous invite à garder tout simplement le cap de notre foi. En effet, triple est sa venue : il est venu en notre monde il y a deux millénaires et c’est cet événement que nous rappelons en fêtant Noël ; puis Jésus mort et ressuscité vient chaque jour pour nous transmettre son Esprit. Enfin, nous attendons sa venue à la fin du monde ou, pour le dire autrement, au commencement d’un ère nouveau, un monde nouveau que Dieu prépare pour tous ses amis.

Donc tout ce qui est décrit d’effrayant qui doit précéder ce monde neuf nous ouvre plutôt à l’espoir à avoir car ce sera la déchéance définitive de notre monde de douleurs et de souffrance de toutes sortes pour céder la place au monde heureux de Dieu qui vient : redressons donc la tête et restons éveillés !

Il est question de savoir lire les signes des temps, de savoir recueillir tout ce qui est information et avoir le discernement quant à leur interprétation pour éviter de nous laisser égarer.  Cela peut s’avérer une tâche sans doute difficile et plus qui demanderait du temps de notre part, mais c’est une tâche nécessaire à faire : accepter de passer du temps à méditer la Parole de Dieu mais aussi et surtout accepter de passer du temps avec le Christ lui-même pour développer une relation d’amitié profonde : le rencontrer, le fréquenter, se laisser fortifier par son pain de vie…

Même dans nos relations humaines habituelles, le temps nous est nécessaire pour connaitre notre prochain et on n’y parvient que quand on se laisse prendre par lui, quand on s’en approche, qu’on lui pose des questions…c’est ainsi que s’établit une amitié profonde qui n’est pas théorique et superficielle ! C’est ce que dit la chanson : « On n’aime que ce que l’on connaît. »

De même pour nous chrétiens. Nous serions des menteurs si nous prétendions connaitre Jésus sans avoir créé avec lui au préalable cette amitié profonde, solide et soudée par le contact fréquent avec les Ecritures, les sacrements, la prière, la diaconie ou l’apostolat !

J’insiste là-dessus car ce n’est qu’avec cette amitié établie et vécue au quotidien avec le Christ que nous serons à mesure de le reconnaître, identifier ses signes, bien les interpréter et agir en conséquence.  

Confions-nous donc au Seigneur en cette fin du Temps Ordinaire pour bien commencer ce temps de l’Avent. Osons cette amitié avec Jésus car, nous dit-il, « mes paroles ne passeront pas. » Soyons sûrs que nous l’aurons toujours à nos côtés, mais surtout, faisons le pari de l’éternité afin de mieux vivre le présent. Seul le Christ restera. Ce que nous connaissons passera.

Je nous souhaite toutes et tous de goûter vraiment le temps de l’Avent : « Christ est venu, Christ est là, Christ reviendra. »

Belle montée vers Noël.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Fêtons le Christ Roi de l’Univers

Infos de la semaine

Feuillets de la fête du Christ Roi de l’Univers
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

La fête du Christ Roi a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ. Elle a pris un sens différent avec la réforme du calendrier liturgique demandée par le Concile du Vatican II.

Elle n’est plus le dernier dimanche d’octobre, mais le dernier dimanche de l’année liturgique : elle devient ainsi comme le couronnement de l’année liturgique. Elle porte le titre de Solennité du Christ Roi de l’Univers.

Elle se trouve enrichie de lectures qui explicitent le sens et l’objet de la célébration. Elle nous donne l’occasion de revenir sur l’année écoulée pour nous demander si et comment le Christ a mieux régné dans nos vies et nous relance pour une nouvelle année.

En cette fête, la liturgie nous donne de contempler Jésus en croix exerçant sa royauté au profit du bon larron qui l’implore. Jésus, fils de David, est venu apporter la paix. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature et le premier-né d’entre les morts ». Il a en tout la primauté, car il a voulu tout réconcilier en faisant la paix par le sang de la croix. « Le Seigneur est Roi », chante le psalmiste. Il donne son pouvoir à un Fils d’homme, dit le prophète Daniel. Jésus Christ est le souverain de la terre, proclame le visionnaire de l’Apocalypse. « Ma royauté ne vient pas de ce monde », dit Jésus dans l’Evangile de Jean.

En ce jour, adorons le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité. Rendons grâce avec toute la Création pour toutes les facettes de son mystère qu’Il nous a laissé découvrir au long de l’année liturgique. Demandons-Lui pardon de ne pas l’avoir assez mis au centre de nos existences au long de l’année écoulée. Et donnons-nous à Lui pour que l’année qui s’ouvre nous aide à reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

Source : https://liturgie.catholique.fr