Feuillets du deuxième dimanche de carême
Immaculée Conception
Marie Médiatrice
Saint-Nicolas
St-Hubert
Sainte-Julienne
La lettre pastorale de Carême de notre évêque
Nous sommes entrés dans le temps du Carême depuis ce 14 février.
Comme chaque année à cette période, notre évêque Jean-Pierre Delville, a écrit sa lettre pastorale de Carême. Afin de permettre à chacun et chacune de se mettre ensemble sur le chemin vers Pâques, vous en trouverez ci-dessous l’introduction.
« Chers Frères et Sœurs,
Le pape François, dans son encyclique Laudato si’, écrit : « Tout est lié, et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité » (LS 240). C’est pourquoi il ajoute : « Une écologie intégrale implique de consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le Créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée » (LS 225).
L’écologie intégrale débouche ainsi sur une spiritualité intégrale, qui lie le « moi », le
« nous », « Dieu » et la « création ».
Pour illustrer ces liens entre « moi », « nous », « Dieu » et la « création », le professeur Fabien Revol, qui intervenait à la session de formation permanente de notre diocèse de Liège les 23-24 janvier 2024, nous a parlé du tétraèdre. Le tétraèdre est un solide en forme de pyramide composé de quatre triangles et de quatre sommets. Dans le tétraèdre, chaque sommet est en relation avec les trois autres grâce aux six arêtes. Chacun de nous est appelé à vivre ce tétraèdre en mettant en relation dans sa vie : le « moi », le « nous », « Dieu » et la « création ». C’est un chemin de conversion que je propose pour notre carême : comment mettre en relation dans ma vie « moi », « nous », « Dieu » et « la création » ?
À la réflexion, ces quatre sommets du tétraèdre se retrouvent dans l’évangile du mercredi des Cendres (Mt 6, 1-18), qui nous invite à jeûner, à donner, à prier et à respecter la création.
Jeûner se réfère au « moi » car le jeûne implique une démarche personnelle dont je suis responsable. Cela implique une démarche de sobriété, de retenue, de contrôle de ma nourriture et de contrôle de mes activités.
Donner se réfère au « nous », car il s’agit de donner une part de nos biens en faveur de ceux qui en ont besoin ou de consacrer du temps à ceux qui demandent de l’aide.
Prier se réfère à « Dieu », car il s’agit de lui demander son aide et de le remercier pour tout ce qu’il nous offre.
Respecter la création est le cadre de ces attitudes : il s’agit de respecter la nourriture que l’on consomme ou dont on jeûne, l’argent que l’on possède ou que l’on donne, la maison où l’on se retire pour prier, le parfum qu’on met sur sa tête et l’eau dont on se lave le visage pour mieux jeûner. »
Jean-Pierre Delville, Introduction de l’acta n°1, 2024
Si vous le souhaitez, vous pouvez la lire et la télécharger au complet sur le site internet du diocèse de Liège (www.evechedeliege.be) ainsi que le dessin à découper pour vous aider à visualiser.
Dans ce document, vous trouverez l’explication des quatre sommets (moi – nous – Dieu -création) et des six relations (nous et moi – Dieu et moi – la création et moi – Dieu et nous – Dieu et la création – la création et nous) qui existent. Notre évêque les développe à la lumière des lectures bibliques du carême de cette année.
Bon carême à toutes et tous,
Isabelle