De retour dans notre U.P.

Infos de la semaine

Feuillets du 28ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Bien chers frères et sœurs, membres de l’Unité Pastorale Notre Dame du Magnificat,

Comme vous le saviez, juste après la fête de la Pentecôte, j’étais retourné dans mon pays d’origine, la République Démocratique du Congo. J’avais une difficulté avec les lois de la Belgique, concernant l’accueil des ressortissants étrangers. Bien que vous étiez loin de mes yeux pendant ce temps d’absence, vous avez été cependant toujours présents dans mon cœur et ma pensée, plus spécialement lors des inondations qui ont sinistré notre zone de Verviers.

Avec l’aide du Seigneur et rassuré par la prière et l’accompagnement de nombreux d’entre vous, la difficulté a été résolue et je suis maintenant en ordre. Cela a duré près de quatre mois. Je suis donc heureux de vous annoncer que je suis de retour parmi vous depuis le matin du mercredi 22 septembre, et je réside désormais dans le presbytère de Heusy. Je vous salue tous et toutes, au nom du Seigneur Jésus au service duquel nous nous sommes placés. Petit à petit, je suis en train de m’installer. Certains m’ont déjà témoigné de leur sympathie et m’ont exprimé leur joie de me voir revenir parmi vous lors de la célébration que j’ai présidée le dimanche 26 septembre dans l’église de Heusy et à celle du 03 octobre dernier qu’a présidé notre curé, dans le cadre de la rentrée ou début de la nouvelle année pastorale 2021-2022.

Je serai très ravi encore de vous rencontrer et vous saluer dans vos communautés respectives à partir de ce week-end lors duquel nous reprenons les célébrations selon l’horaire habituel. Puissions-nous ensemble, dès lors, nous mettre au service de veiller à la protection de notre maison commune tout en édifiant le Royaume de Dieu parmi les hommes.

Pour ceux qui le désirerait, je suis joignable au 0467 82 32 69.

Abbé André Vital LUKOJI.

Notre cheminement du 1er Septembre au 03 Octobre – Temps de prière et d’engagement !

Infos de la semaine

Feuillet du dimanche pour la création

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Comme je vous le disais dans le dernier bulletin paroissial, nous sommes à la fin de notre cheminement commencé le 1er Septembre dernier. Nous le clôturons avec une célébration pour la création à l’échelle mondiale. C’est un temps de prière pour remercier Dieu pour ses bienfaits et plus particulièrement pour le don de la terre qu’il nous a confiée ; mais en même temps nous lui demandons pardon pour notre part dans la détérioration de ce bien si précieux et nous lui demandons de nous accompagner dans nos nouvelles résolutions et nos engagements pour sa sauvegarde et sa protection.

Pour entrer tous ensemble dans cette dynamique, je vous propose la lecture du message commun du Pape François et du Patriarche Œcuménique Bartholomée pour la journée mondiale de prière pour la création :

« L’histoire de la création nous présente une vue panoramique du monde. Les Ecritures révèlent que, « au commencement », Dieu a voulu que l’humanité coopère à la préservation et à la protection de l’environnement naturel. Au début, comme on lit dans la Genèse, « il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’hommes pour cultiver le sol » (2, 5). La terre nous a été confiée comme un don et un héritage sublime, envers lequel chacun de nous partage la responsabilité jusqu’à ce que, « à la fin » tout, au ciel et sur la terre, soit restauré dans le Christ (cf. Ep 1, 10).

Notre dignité humaine et notre bien-être sont profondément liés au soin que nous portons à toute la création. Cependant, « entre-temps », l’histoire du monde présente un contexte très différent. Elle révèle la situation d’un délabrement moral où notre attitude et notre comportement envers la création obscurcissent notre vocation de coopérateurs de Dieu. Notre propension à rompre les écosystèmes fragiles et délicats du monde, notre désir insatiable de manipuler et de contrôler les ressources limitées de la planète, et notre avidité pour des profits illimités des marchés, tout cela nous a éloignés du but originel de la création.

  Nous ne respectons plus la nature comme un don partagé ; nous la regardons plutôt comme une grande possession privée. Nous ne nous associons plus à la nature dans le but de la maintenir ; nous dominons plutôt sur elle pour qu’elle soutienne nos propres constructions. Les conséquences de cette nouvelle vision du monde sont tragiques et durables.

L’environnement humain et l’environnement naturel sont détériorés ensemble, et cette détérioration de la planète pèse sur les plus vulnérables de ses habitants. L’impact du changement climatique touche, d’abord et surtout, ceux qui vivent dans la pauvreté dans tous les coins du globe. Notre obligation d’user avec responsabilité des biens de la terre implique la reconnaissance et le respect de tous les peuples et de toutes les créatures vivantes. L’appel urgent et le défi de sauvegarder la création sont une invitation à toute l’humanité à travailler pour le développement durable et intégral.

Par conséquent, unis par le même souci de la création de Dieu, et reconnaissant que la terre est un bien commun, nous invitons ardemment toutes les personnes de bonne volonté à observer un temps de prière pour l’environnement le 1er septembre. A cette occasion, nous souhaitons remercier le Créateur aimant pour le noble don de la création, et prendre l’engagement de la sauvegarder et de la préserver pour l’amour des générations futures. Après tout, nous savons que notre effort est vain si le Seigneur n’est pas à nos côtés (cf. Ps 126, 127), si la prière n’est pas au centre de notre réflexion et de notre célébration. En effet, un objectif de notre prière est de changer notre manière de percevoir le monde afin de changer notre relation avec le monde.

Le but de notre promesse est d’être courageux pour embrasser une simplicité et une solidarité plus grandes dans nos vies. Nous lançons un appel urgent à ceux qui ont des responsabilités sociales et économiques, aussi bien que politiques et culturelles, pour qu’ils entendent le cri de la terre et subviennent aux besoins des marginalisés, mais surtout afin qu’ils répondent à la demande de millions de personnes et appuient le consensus du monde entier pour guérir notre création blessée. Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de solution sincère et durable au défi de la crise écologique et du changement climatique sans une réponse concertée et collective, sans une responsabilité partagée et assumée, sans donner la priorité à la solidarité et au service ».

(Du Vatican et du Phanar, le 1er septembre 2017 Pape François et Patriarche Œcuménique Bartholomée)

Pour vous,

Oscar MUREKEZI, curé

à travers les contraintes et les absurdités du monde actuel, ils organisent, sans plus attendre, les conditions de la vie qu’ils veulent

infos de la semaine

feuillets du 25ème dimanche du temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

« …à travers les contraintes et les absurdités du monde actuel, ils organisent, sans plus attendre, les conditions de la vie qu’ils veulent… » (Thomas d’Ansembourg, « Qui fuis-je, Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? p.192)

Découvrons autour de nous des initiatives positives qui travaillent à la protection de la nature et à une société plus solidaire. Nous y trouverons énergie, motivation et inspiration à partager sans modération !

Dans notre région, de nombreuses personnes agissent ensemble et font partie d’un réseau peu visible mais bien réel.

Plusieurs propositions pour vous aider dans cette réflexion : visiter des associations et des initiaves locales qui oeuvrent pour la justice sociale (en contactant par exemple Action Vivre Ensemble pour connaître les associations soutenues), la protection de la nature ou la transition, rencontrer un partenaire d’Entraide et Fraternité,…

On peut aussi réfléchir à partir des deux extraits de « Laudato Si » ci-dessous, sur les enjeux de justice et d’éthique dans les relations internationales et sur les actions menées,.

51. L’inégalité n’affecte pas seulement les individus, mais aussi des pays entiers, et oblige à penser à une éthique des relations internationales. Il y a, en effet, une vraie “dette écologique”, particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l’utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays. Les exportations de diverses matières premières pour satisfaire les marchés du Nord industrialisé ont causé des dommages locaux, comme la pollution par le mercure dans l’exploitation de l’or ou par le dioxyde de souffre dans l’exploitation du cuivre. (…)

52. La dette extérieure des pays pauvres s’est transformée en un instrument de contrôle, mais il n’en est pas de même avec la dette écologique. De diverses manières, les peuples en développement, où se trouvent les plus importantes réserves de la biosphère, continuent d’alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur avenir. (…) Il faut que les pays développés contribuent à solder cette dette (…) ».

Et le pape François nous invite à construire un monde meilleur 
(Laudato si n° 13)

 « L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune. Je souhaite saluer, encourager et remercier tous ceux qui, dans les secteurs les plus variés de l’activité humaine, travaillent pour assurer la sauvegarde de la maison que nous partageons. Ceux qui luttent avec vigueur pour affronter les conséquences dramatiques de la dégradation de l’environnement sur la vie des plus pauvres dans le monde, méritent une gratitude spéciale. Les jeunes nous réclament un changement. Ils se demandent comment il est possible de prétendre construire un avenir meilleur sans penser à la crise de l’environnement et aux souffrances des exclus ».

Quelle terre laissons-nous à nos enfants? 

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Feuillet du 24ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert

Quelle terre laissons-nous à nos enfants ?

Nous rêvons d’un monde meilleur (étape 1) et nous émerveillons devant les splendeurs de la Création (étape 2). Mais nous savons aujourd’hui que la nature et l’humanité même sont en danger du fait de l’action – et de l’inaction – de l’être humain. Exprimons nos craintes et nos émotions, prenons conscience de l’importance des défis à relever, cherchons à comprendre ce qui est en jeu, pour mieux « rebondir » et ne pas nous laisser gagner par le découragement.

Il importe de souligner la gravité des inégalités sociales, les menaces qu’elles représentent (populisme, violence) et les liens entre les dimensions écologique et sociale de la crise actuelle :

· d’une, part, c’est le même système économico-politique qui est à l’origine de la destruction de l’environnement et du creusement inédit des inégalités sociales, au nom de la croissance et du droit au profit.

· d’autre part, comme le souligne Philippe Lamberts, député belge à l’Europe, « à partir du moment où la croissance économique n’est plus possible dans les limites écologiques de la planète, la question de la distribution devient centrale ». Autrement dit, tant qu’on pouvait faire croire qu’il était possible d’augmenter indéfiniment la taille du gâteau pour que les plus pauvres en profitent, la question du partage des richesses pouvait paraître secondaire, puisqu’il y avait toujours cette légende du « ruissellement » des richesses des classes supérieures sur les populations les moins riches. Si le gâteau ne peut plus augmenter, nous ne pouvons pas échapper à la question de l’équité de son partage.

·  enfin, face à la crise écologique, riches et pauvres ne sont pas égaux, qu’il s’agisse des conséquences ou des mesures à prendre. Ce sont les plus pauvres qui vivent dans les environnements les plus dégradés et pollués. C’est entre autre parmi cette population plus pauvre que l’on retrouve le plus de personnes sinistrées dans la vallée de la Vesdre.

En cela, le défi écologique actuel est tout autant politique qu’individuel. Nos nécessaires gestes quotidiens ne font pas le poids face à l’inertie criminelle de nos gouvernants qui continuent à faire prévaloir l’économie du profit immédiat sur la survie de l’humanité et du vivant sur notre planète. On le voit depuis quelques mois : les populations, à travers le monde, se révoltent et leurs manifestations sont souvent réprimées dans la violence.

Du pape François : « Dieu qui nous appelle à un engagement généreux, et à tout donner, nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il ». Laudato si’, n°245 « Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance » Laudato si’, n°244

« Rêver – Imaginer »

Infos de la semaine

Feuillet du 22ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception et Saint-Hubert

Notre maison commune est en péril, l’environnement humain et l’environnement naturel se dégradent ensemble. Il n’y a pas deux crises séparées, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. (Pape François, Laudato Si)

La semaine dernière, nous vous avions annoncé que le diocèse de Liège allait vivre un temps pour la création, du 1er septembre au 4 octobre.

Lors du dernier dimanche de ce temps pour la création, le 3 octobre, la célébration sera particulièrement axée sur ce thème.

Afin de vous aider à entrer pleinement dans ce cheminement, nous vous proposerons chaque semaine, une nouvelle étape.

« Rêver – imaginer »

Pape François, Laudato Si § 160 « Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? »

Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire. Quand nous nous interrogeons sur le monde que nous voulons laisser, nous parlons surtout de son orientation générale, de son sens, de ses valeurs. Si cette question de fond n’est pas prise en compte, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. Mais si cette question est posée avec courage, elle nous conduit inexorablement à d’autres interrogations très directes : pour quoi passons-nous en ce monde, pour quoi venons- nous à cette vie, pour quoi travaillons-nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-elle besoin de nous ? Il ne suffit plus de dire que nous devons nous préoccuper des générations futures. Il est nécessaire de réaliser que ce qui est en jeu, c’est notre propre dignité. Nous sommes, nous-mêmes, les premiers à avoir intérêt à laisser une planète habitable à l’humanité qui nous succédera. C’est un drame pour nous-mêmes, parce que cela met en crise le sens de notre propre passage sur cette terre.

Pape François, Laudato Si §14 : « Beaucoup d’efforts pour chercher des solutions concrètes à la crise environnementale échouent souvent, non seulement à cause de l’opposition des puissants, mais aussi par manque d’intérêt de la part des autres. Les attitudes qui obstruent les chemins de solutions, même parmi les croyants, vont de la négation du problème jusqu’à l’indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle dans les solutions techniques. »

Sur base de ces deux extraits de l’encyclique Laudato Si (Loué sois-tu) du pape François de 2015, les différents partenaires de « Eco-église » nous proposent de réfléchir sur DEMAIN. Nous vivons dans un monde, pays, quartier, rue, école, …

Durant cette semaine, nous vous invitons à observer le monde, votre pays, votre quartier, votre rue… et à rêver, à imaginer ce que vous aimeriez qu’il(elle)s soi(en)t dans 10 ans. Nous vous invitons à dessiner, à écrire votre rêve et, si vous le souhaitez, à apporter votre création à la prochaine messe dominicale. Imaginer seul un changement peut parfois être décourageant. Voir que d’autres le souhaitent aussi peut multiplier les énergies et aider à amorcer le changement. Comme dit le proverbe : « Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin ».

Chaque étape hebdomadaire est symbolisée par une phrase. Cette semaine, c’est la phrase d’ouverture du numéro 160 :

« Quelle terre voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? »