LA GRÂCE DE L’EUCHARISTIE ET SES EFFETS DANS NOS VIES.

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Feuillet du 10e dimanche du temps ordinaire

Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers frères, sœurs, et amis dans le Christ, après les temps forts du Carême et de Pâques 2024 et les grandes fêtes liturgiques qui les suivent (la Sainte Trinité, le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, et le Sacré-Cœur de Jésus), nous reprenons et revivons les « Dimanches du Temps ordinaire » dans sa seconde partie. Ce Temps dit Ordinaire nous rappelle que, tout au long du déroulement de l’histoire de l’humanité, le salut de Dieu et la Vie de Jésus se déploient toujours dans nos vies, dans nos relations, dans la Communauté ecclésiale, et dans notre monde. C’est pourquoi ce Temps ordinaire nous aide plus à vivre dans sa diversité et ses multiples dimensions le Commandement de notre Seigneur Jésus Christ. Ce Commandement, c’est l’amour que nous sommes appelés à vivre authentiquement en aimant Dieu par-dessus tout et plus que tout, et en aimant nos frères et sœurs humains comme nous voudrions être aimés ou mieux comme Jésus nous a aimés (Jean 15, 12-14 ; Luc 10, 25-28, Matthieu 22, 34-40, Marc 12, 28-34 ; Matthieu 7, 12 ; Luc 6, 31. 36-38) et il réalise tous les autres commandements, toutes les lois, et tous les conseils et préceptes religieux et moraux.

Pour vivre réellement, concrètement, et authentiquement, ce Commandement de l’Amour dans nos différents états de vie, nous avions médité sur « l’Exemple des saints » c’est-à-dire sur « comment la vie et l’expérience, les épreuves et les convictions, les vertus et les conseils, des saints nous servent de modèle et d’inspiration pour progresse sur ce chemin de la perfection. (Cf. Edito 5ème Dimanche du Temps ordinaire B 2024 / Dimanche le 04 février 2024). Toutefois, nous nous rappelions aussi le rôle nécessaire et fondamentale de la grâce de Dieu pour y avancer et y parvenir. Le Saint-Sacrement dans lequel nous adorons et recevons Jésus réellement présent dans son Corps et son Sang (célébré Dimanche passe le 02/06/2024), et le Sacré-Cœur de Jésus qui a tant aimé le Monde (célébré Vendredi passé le 07/06/2024), nous ont inondés de cette grâce de Dieu. Ravivons dans notre conscience chrétienne « le Rôle de la Grâce de Dieu en Jésus Christ et ses effets »dans nos vies chrétiennes réelles et concrètes en méditant sur ce sublime texte :

« Lecture de Saint Thomas d’Aquin pour l’office du Corps du Christ. Le mystère de l’Eucharistie. » :

« Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s’est fait homme. En outre, ce qu’il a pris de nous, il nous l’a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l’autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui ; et il a répandu son sang pour qu’il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d’un lamentable esclavage, nous serions purifiés de tous nos péchés. Et pour que nous gardions toujours la mémoire d’un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin.

Banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur ! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l’on ne nous propose plus, comme dans l’ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ? Aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci : il efface les péchés, accroît les vertus et comble l’âme surabondamment de tous les dons spirituels !

Il est offert dans l’Église pour les vivants et pour les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le salut de tous. Enfin, personne n’est capable d’exprimer les délices de ce sacrement, puisqu’on y goûte la douceur spirituelle à sa source et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable, que le Christ a montré dans sa passion.

Il voulait que l’immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C’est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu’il allait passer de ce monde à son Père, il institua ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa passion, l’accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il laissa ce sacrement comme réconfort incomparable. »

Chers frères et sœurs dans le Christ, comme le résume magnifiquement la théologie chrétienne : la grâce de Dieu rencontre l’effort de l’homme pour réaliser le salut de l’homme. La grâce de Dieu et l’effort de l’homme vont ensemble car « la grâce ne supprime pas la nature mais plutôt la perfectionne » quand l’homme s’ouvre et accueille librement et humblement la grâce et le salut de Dieu. Que la grâce de Dieu en Jésus le Vivant nous aide à vivre authentiquement la foi, l’espérance, et la charité, tout au long de nos jours, en vrais imitateurs et imitatrices de Jésus Christ.

Abbé Déogratias Bahizi, vicaire.