Dans le cadre du soixantième anniversaire de la restauration
du diaconat permanent, se déroulait à Rome du jeudi
20 février au dimanche 23 février 2025 le pèlerinage des
diacres du monde entier. Ils venaient de plus de cent pays
différents. Cette démarche s’inscrivait aussi dans le cadre
de l’année jubilaire de l’espérance ; soyons pèlerins d’espérance.
Plus de quatre mille diacres accompagnés certains
de leur épouse, de même que les veuves des diacres
participaient à ce grand moment de rassemblement mais surtout à ce grand moment
de prière.
Témoins de l’amour du Christ par leur service de la charité et de la Parole de Dieu, ils
viennent puiser à Rome l’espérance du Christ pour retourner partager cette espérance
dans leurs différentes missions, particulièrement auprès des personnes les
plus démunies. Malheureusement le « Serviteur des serviteurs de Dieu », le Pape
François, ne sera pas présent : il est hospitalisé depuis une semaine à l’hôpital Gemelli
de Rome. Il est remplacé par le pro-préfet du dicastère pour l’Évangélisation,
Mgr Rino Fisichella, qui célèbrera la messe de clôture dans la basilique Saint Pierre.
Durant cette célébrations vingt-huit diacres venus des quatre continents seront ordonnés
nous montrant qu’aujourd’hui encore le Seigneur appelle. Comme le dit Mgr
Rino Fisichella, le diacre a pour mission de relever le défi de l’évangélisation à notre
époque, il est nécessaire de savoir revêtir le langage de la foi avec les vêtements de
l’espérance. « Prophètes » parce qu’ils sont appelés à réconforter « semeurs d’espérance
» en tant que chrétiens, avec la « responsabilité » de « maintenir vivante
» cette espérance qui « permet à la communauté de voir une issue » et une « solution
» aux « difficultés » et aux moments de souffrance. Le Pape appelle les diacres à
servir, trois aspects de leur service est rappelé « De fidèles collaborateurs…au service
du peuple de Dieu… sous la conduite de l’Esprit Saint… »
Le Carême
Ce voyage de retour vers le Christ a commencé mercredi passé par l’imposition des
cendres et emprunte « trois grandes voies » : l’aumône, la prière et le jeûne. « Il ne
s’agit pas de rites extérieurs, prévient François, mais de gestes qui doivent exprimer
un renouvellement du coeur ».
L’aumône n’est « pas un geste rapide pour se donner
bonne conscience, mais c’est le fait de toucher
de ses mains et de ses larmes la souffrance des
pauvres ».
La prière n’est « pas un rituel, mais un dialogue de
vérité et d’amour avec le Père ».
Le jeûne n’est « pas un simple renoncement, mais
un geste fort pour rappeler à notre coeur ce qui compte et ce qui passe ».
Autrement dit, « l’aumône, la charité, manifestera notre compassion envers ceux qui
sont dans le besoin, nous aidera à revenir aux autres » ; la prière « donnera voix à
notre désir intime de rencontrer le Père, en nous faisant revenir à Lui » ; le jeûne
« sera le gymnase spirituel pour renoncer joyeusement à ce qui est superflu et qui
nous encombre, pour devenir intérieurement plus libres et revenir à la vérité de nousmêmes
».
Cette année nous soutenons le Pérou un pays méga divers avec des habitats allant
des plaines arides de la région côtière du Pacifique à l’ouest aux sommets des montagnes
des Andes s’étendant du nord au sud-est du pays à la forêt tropicale du bassin
amazonien à l’est avec le fleuve Amazone.
Bon carême à tous portons-nous les uns les autres dans la prière pour qu’ensemble
nous puissions aussi partager la joie de Pâques.
Ledy Christian.