L’Apocalypse…, malgré les tribulations présentes, Dieu est souverain et son plan s’accomplira. »
« Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville. »
(Apocalypse de saint Jean 22, 12-14)
L’Apocalypse de saint Jean, dernier livre du Nouveau Testament, est souvent perçue comme un texte apocalyptique plein de visions terrifiantes et de jugements divins. Cependant, au-delà de ses images dramatiques, il porte un message profond d’espérance pour les chrétiens. Il est écrit dans un contexte de persécution, offrant une promesse de rédemption et de victoire finale sur le mal. L’Apocalypse assure aux croyants que, malgré les tribulations présentes, Dieu est souverain et son plan s’accomplira. Ainsi l’Apocalypse encourage les fidèles à persévérer dans la foi, en leur rappelant que les souffrances actuelles ne sont que temporaires face à la gloire éternelle promise. En somme, l’Apocalypse de saint Jean est un texte qui, tout en décrivant des temps difficiles, réaffirme la certitude de l’espérance chrétienne de la victoire du bien sur le mal. Disons que « la Parole que Dieu nous a adressée en ce dimanche éveille en nos cœurs le désir de sa présence, de sa vie, de son amour. L’exemple d’Etienne (1er lecture) nous dit la force que peut avoir la foi dans une vie, jusqu’au témoignage suprême du martyre… C’est l’occasion de nous demander quelle st notre foi, et jusqu’où nous sommes capables d’aller, dans nos choix, pour le Seigneur… Avec les paroles de Jean dans l’Apocalypse (2e lecture), c’est toute une dimension de notre prière qui est soulignée : notre attente du retour du Christ.
Lorsque nous prions le Seigneur, au moment de l’anamnèse, en lui disant, « Viens, Seigneur Jésus », est-ce que nous le désirons vraiment ? Qu’est-ce que cela change dans notre manière de vire, de penser, d’aimer les autres ?
« Car c’est bien d’amour qu’il s’agit, comme Jésus le rappelle dans l’Evangile. On ne peut désirer le Seigneur qu’en désirant aimer comme lui ; c’est pourquoi l’Eucharistie, qui nous donne son amour, est à vivre tout au long de la semaine, pour partager cet amour à tous ceux que nous rencontrons sur nos chemins… Et cela, nous ne pouvons le faire qu’avec la force de son Esprit. Cette semaine, dans la prière, demandons avec insistance l’Esprit Saint. »
Seigneur, mon Dieu, je ne sais pas où je vais Seigneur, mon Dieu, je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir avec certitude où elle aboutira. Je ne me connais pas vraiment moi-même et, si je crois sincèrement suivre ta volonté, cela ne veut pas dire que je m’y conforme. Je crois cependant que mon désir de te plaire te plaît. J’espère avoir ce désir au cœur en tout ce que je fais, et ne jamais rien faire à l’avenir sans ce désir. En agissant ainsi, je sais que tu me conduiras sur la bonne route, même si je ne la connais pas moi-même. Je te ferai donc toujours confiance, même quand j’aurai l’impression que je me suis perdu et que je marche à l’ombre de la mort. Je n’aurai nulle crainte car tu es toujours avec moi et jamais tu ne me laisseras seul dans le péril. » Thomas MERTON, cistercien (1915-1968)
Oscar MUREKEZI, votre curé