Voici le jour que fit le Seigneur : Et si Pâques changeait notre regard?

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Feuillets du 4 et 5 avril 2026
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Saint-Hubert
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Chers frères et sœurs,

Chaque année, Pâques revient avec ses mots familiers : résurrection, vie, espérance. Mais que signifie réellement cette fête dans nos vies concrètes ?

Car, soyons honnêtes, notre quotidien ne ressemble pas toujours à un matin de résurrection. Fatigue, tensions, inquiétudes, situations bloquées… Beaucoup d’entre nous avancent avec le sentiment que certaines choses ne changent pas, ou plus.

C’est précisément là que Pâques prend tout son sens.

La résurrection du Christ n’est pas une belle idée réservée à la liturgie. Elle vient questionner notre manière de regarder ce que nous vivons. Face à une relation abîmée, croyons-nous encore qu’un chemin est possible ? Dans un contexte tendu, choisissons-nous d’alimenter le conflit ou d’ouvrir un espace de paix ? Devant l’usure du quotidien, continuons-nous à poser des gestes simples d’amour ?

Pâques ne supprime pas les difficultés, mais elle déplace le regard. Elle nous invite à reconnaître que quelque chose peut renaître, même là où nous n’y croyions plus.

Dans un monde marqué par l’incertitude et parfois la dureté, cette espérance n’a rien d’évident. Elle demande un choix. Celui de ne pas céder au découragement. Celui de croire que le bien a encore une place. Celui d’agir, à notre mesure, pour que la vie l’emporte.

Finalement, la question de Pâques est peut-être celle-ci :

où, dans ma vie aujourd’hui, suis-je appelé à croire qu’un renouveau est possible ?

Cet appel ne fait pas de bruit. Il passe par des gestes simples : pardonner, écouter, persévérer, aimer malgré tout.

C’est là que la résurrection devient concrète.

Que cette fête de Pâques ne reste pas seulement un souvenir ou une tradition, mais qu’elle devienne, pour chacun de nous, une manière nouvelle d’habiter le quotidien.

Carla Cérami