Octobre le mois du Rosaire.

Infos de la semaine

Feuillets du 26ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Septembre se termine et octobre ouvre les portes au mois du rosaire. Bien que prié depuis bien longtemps, le pape Léon XIII en 1883 a officialisé cette tradition. Le rosaire est une prière méditée qui s’articule autour de moments remarquables de la vie de Jésus, ce sont les mystères. Il y a quatre types de mystères, les mystères joyeux qui sont des épisodes de la vie de Jésus à Nazareth, les mystères lumineux c’est la vie publique de Jésus, les mystères douloureux ont rapport avec la passion de Jésus et enfin les mystères glorieux sont des moments vécus de la résurrection de Jésus jusqu’au couronnement de Marie. Les différents mystères se partagent les sept jours de la semaine et chaque mystère comporte cinq épisodes de la vie de Jésus. Chaque épisode nous apporte un fruit de sainteté faisant le lien entre la vie de Jésus et nos vies c’est ce qui crée la richesse du rosaire pour chacun de nous.

Lundi et samedi ce sont les cinq mystères joyeux : l’annonciation qui nous rappelle l’humilité ; la visitation qui nous parle de la charité envers le prochain ; la nativité nous invitant à la pauvreté du cœur ; la présentation de Jésus au temple nous montrant l’obéissance et la pureté ; le recouvrement de Jésus au temple qui nous conduit à la recherche de Dieu en toute chose. A chaque mystère correspond une dizaine du chapelet.

Mardi et vendredi ce sont les cinq mystères douloureux : l’agonie de Jésus dont le fruit est la contrition de nos péchés ; la flagellation pour la mortification de nos sens ; le couronnement d’épines pour la lutte contre l’orgueil et la gloire du monde ; le portement de la croix dont le fruit est la patience dans l’épreuve ; la crucifixion pour la soif de conversion des pécheurs. 

Mercredi et dimanche ce sont les cinq mystères glorieux : la résurrection nous invitant à demander la foi ; l’ascension c’est l’espérance du ciel ; la pentecôte c’est l’effusion de l’Esprit Saint ; l’assomption c’est la grâce d’aller au ciel ; le couronnement de Marie nous rappelle que c’est la plus grande dévotion envers elle.  Les dimanches de carême on préfèrera prier les mystères douloureux et les dimanches de l’avent les mystères joyeux.

Jeudi ce sont les cinq mystères lumineux : le baptême dont le fruit est celui de notre propre baptême ; les noces de Cana nous donnant la confiance dans l’intercession de Marie ; l’annonce du Royaume nous prodiguant l’état de grâce et de conversion ; la transfiguration dont le fruit est la paix de l’âme ; l’institution de l’eucharistie qui nous guide vers une union parfaite avec Jésus.

Avant de prier chaque dizaine on peut ajouter une intention par exemple pour soi, pour ceux qui ont de l’influence dans le monde, pour notre famille, pour ceux qui souffrent physiquement, pour les vocations etc…Pour prier le chapelet il faut une vingtaine de minutes, si on lit les textes bibliques propres au rosaire il faut un quart d’heure de plus soit trente-cinq minutes alors pourquoi ne pas transformer des moments stériles de notre journée, de notre semaine en temps féconds ? Il suffit de se lancer et de se laisser porter par l’amour de Marie. Certains dans notre unité pastorale le font régulièrement Le premier samedi du mois, à 16h, à la chapelle Saint-Pierre de l’église Marie-Médiatrice. Nous le récitons devant la statue de la Vierge de Fatima. C’est une Vierge pèlerine qui va de maison en maison.

Pourquoi le premier samedi du mois ? Lors d’une apparition à Fatima, la Vierge avait demandé à Sœur Lucie la récitation du rosaire le premier samedi du mois. Cela se fait dans beaucoup d’églises du monde. 

Christian Ledy.

Entrons dans la générosité de Dieu

Infos de la semaine

pas de feuillets de messe pour cette semaine

Frères et sœurs dans le Christ, aujourd’hui, dans notre Unité pastorale Magnificat, avec la célébration de la rentrée pastorale pour l’année 2023-2024, nous faisons un nouveau départ. Un nouveau départ, oui, car comme chrétiens, et frères et sœurs de Jésus, nous nous savons pèlerins sur cette terre où nous cheminons à travers cette existence terrestre marquée par la finitude, le regard et le cœur tournés vers l’éternité bienheureuse vers laquelle nous tendons, à laquelle Dieu nous convie, nous invite. D’ailleurs, la vie chrétienne en tant que telle est toujours un nouveau départ, un ensemble ou une série de nouveaux départs, …, les horizons de notre destination restant toujours au-delà du purement terrestre, en Dieu, au Ciel !

L’équipe pastorale de notre unité pastorale a trouvé mieux de situer ce nouveau départ dans cette perspective pleine d’espérance et d’optimisme chrétiens : « Un nouveau départ : entrons dans la générosité de Dieu. » A méditer profondément sur ce thème, on découvre tout le programme de l’existence chrétienne et la raison d’être même de tout croyant qui essaie de vivre fidèlement sa vocation, son appel.

« Entrer dans la générosité de Dieu » c’est accepter et laisser cette générosité marquer, imbiber, remplir et inonder nos vies, nos cœurs, nos existences, nos familles, nos paroisses, et nos communautés chrétiennes, souvent marqués par l’habitude, la lassitude, les imperfections inhérentes à la condition humaine, le mal, lé péché, et parfois même l’indifférence !

« Entrer dans la générosité de Dieu », un thème de rentrée pastorale qui vient aussi à point nommé car depuis quelques semaines, dans l’Evangile selon saint Matthieu, Jésus souligne les éléments essentiels qui doivent caractériser la vie communautaire chrétienne, authentique, et fructueuse : la foi et l’espérance, la vérité et la charité, la correction fraternelle et le pardon, le service et l’humilité, et surtout le don de soi. Si notre unité pastorale essaie de son mieux de vivre sincèrement ces éléments, elle grandira dans l’unité entendue comme union, dans la communication des biens venant de Dieu (sa Vie, sa Parole, ses Bienfaits et ses Sacrements) et croîtra dans la communion. C’est ce que nous attendons les uns des autres en Eglise, surtout lors de nos moments de grâce comme lors de la joie spirituelle de notre appel, lors de notre décision d’être chrétien, mais aussi lors de nos moments de fragilité, de difficultés et d’épreuves ! C’est ce que notre Unité pastorale s’engage à vivre pour cette année pastorale 2023-2024 comme réalité vécue et comme témoignage en Eglise et dans le monde de notre temps. Ainsi, et seulement ainsi, elle sera véritablement une Communauté chrétienne. Union, communion, communication, communauté : des réalités profondes dont nous sommes appelés à redécouvrir la profondeur, la richesse et la mission.

« Entrer dans la générosité de Dieu » requiert aussi l’ouverture de l’esprit et du cœur aux réalités du monde et aux attentes des personnes concrètes de notre monde sans compromettre la fidélité à l’Evangile de Jésus et à la foi qui nous vient des apôtres. C’est pourquoi en entrant dans cette générosité de Dieu, nous devons avoir à l’esprit que notre cap se situe dans les horizons de ce que le Credo nous enseigne sur l’Eglise, non en tant qu’institution humainement implantée dans le monde mais en tant que réalité mystique, spirituelle, appelée à traverser les siècles de l’histoire et à entrer dans l’éternité bienheureuse de l’éon futur, Eglise appelée à être une, sainte, catholique et apostolique. La fidélité à cet article de la foi, dans sa profondeur et sa largeur, dans sa hauteur et sa destination, est capitale. Voilà le témoignage que non seulement le monde attend de nous chrétiens, mais surtout le témoignage que Jésus attend de nous chrétiens (disciples de Jésus appelé Christ, Chrestos en grec), ses disciples, ses frères et sœurs, et surtout ses amis. Car ce « nouveau départ en entrant dans la générosité de Dieu » nous mènera en fin de compte dans la vie éternelle qui est aussi la réalisation complète et définitive de cette même « générosité de Dieu ».

Abbé Déogratias Bahizi, vicaire

AVEC SAINT LAMBERT, NOTRE DIOCESE EST EN FÊTE

Infos de la semaine

Feuillets du 24ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception

Marie-Médiatrice
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Sainte-Julienne

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Cette année le saint patron de notre diocèse « Saint Lambert » le 17 septembre tombe un dimanche. Comme liturgiquement cette fête a des lectures qui lui sont propres et qui sont différentes de celles de dimanche, ceux qui œuvrent dans la liturgie ont voulu savoir si la fête doit être célébrée ou pas dans toutes les paroisses du diocèse, et si elle a priorité sur le dimanche !

En accord avec les liturgistes diocésains, notre Evêque a tenu à préciser bien entendu que dans la cathédrale Saint Paul cette célébration de Saint Lambert a statut de solennité. Cela vaut aussi pour toutes les églises qui lui sont dédiées partout dans notre diocèse : elles sont tenues de le célébrer.

Quant aux autres paroisses, la priorité est donnée à la célébration du dimanche et nous serons au 24ème Dimanche du Temps Ordinaire. Mais, notre Evêque a aussi autorisé les paroisses qui le désirent à célébrer Saint Lambert car il trouve que ce serait non seulement une des manières de faire connaitre le saint patron de notre diocèse, mais aussi de s’associer aux festivités de la Cathédrale autour de l’Evêque.

Puisqu’on en parle justement, qui est saint Lambert ? Que savez-vous de lui ?

Saint Lambert, dit « Saint Lambert de Tongres » est né autour de l’an 640, à Maastricht en Hollande dans une famille chrétienne noble établie à Maastricht, et à cette époque Maastricht est devenu le chef-lieu du diocèse de Tongres-Maastricht qui faisait partie du royaume des Mérovingiens et plus particulièrement de sa partie appelée Austrasie.

Adolescent, Lambert est recommandé par son père à Théodard, évêque de Tongres-Maastricht. Sous sa tutelle, Lambert recevra une éducation à la cour royale mérovingienne.

Lorsque Théodard est assassiné (entre 669 et 675), Lambert est proposé au Roi Childéric II pour occuper le siège épiscopal vacant. Malgré son jeune âge, Lambert devient alors à la cour un personnage influent, peut-être même comme l’un des conseillers les plus écoutés de Childéric II.

Quand le roi Childéric II est assassiné à son tour en 673, Lambert perdit sa charge épiscopale au profit d’un partisan d’Ebroïn, nouveau maître du lieu et trouve refuge au monastère de Stavelot où il restera 7 ans, donc jusqu’à ce que la mort d’Ebroïn lui permette de reprendre l’administration de son diocèse vers 681.

Au sujet de son séjour à Stavelot, on raconte cet épisode : une nuit d’hiver, alors que les religieux priaient dans le chœur, Mgr l’Evêque, Lambert, renversa accidentellement un banc dont la chute dérangea la communauté. Dans l’obscurité, l’abbé du Monastère ordonna au coupable d’aller prier, nu-pieds, dehors, devant la croix du parvis. Les moines chantèrent les longues matines, puis se rendirent au chauffoir avant de regagner leur lit. On remarqua l’absence de l’évêque. L’abbé l’envoya chercher et l’on vit entrer Lambert, couvert de neige, qui avait prié deux heures durant, agenouillé dehors. L’abbé s’excusa : « C’est à moi de vous remercier, lui dit saint Lambert d’un air joyeux. Vous m’avez permis, comme le veut saint Paul, de servir Dieu dans la nudité et la froidure !! » (2 Corinthiens 11. 27) 

Très peu de renseignements filtrent sur sa carrière sacerdotale ; mais par contre, ce qui est connu est qu’il remplissait scrupuleusement tous ses devoirs pastoraux, et qu’il visitait fréquemment les villes et les monastères, distribuant partout la parole évangélique. Son zèle pour le Salut des âmes allait de pair avec sa ferveur dans la prière et la simplicité austère de ses habitudes.

Une autre chose à dire aussi est que Lambert a été l’apôtre de la Taxandrie, c’est-à-dire de la Campine, alors encore en grande partie païenne. Il est donc en quelque sorte le père de la civilisation dans une bonne partie de la Belgique. Il semble avoir couru plus d’une fois des dangers de la part des habitants de cette sauvage contrée ; mais, à force de douceur et de charité, il parvint à les gagner à la vraie Foi. 

Quant à son administration épiscopale, elle ne cessa d’être pénible. L’église de Maastricht était, comme la plupart des églises à cette époque, à la merci de tous les violents qui convoitaient ses biens, et déjà le prédécesseur de Saint Lambert avait péri victime des déprédateurs qu’il allait dénoncer au roi. Sous Lambert, le brigandage continua… 

Il existe des divergences quant aux raisons qui ont mené à son assassinat, mais on semble s’accorder sur le fait que Saint Lambert regagna Maastricht à la mort d’Ebroïn et il connut une fin tragique, assassiné par des amateurs de biens d’Église, empêchant son escorte de répandre le sang pour le défendre. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage et le hameau grandit jusqu’à devenir la ville de Liège. 140 églises portent son nom en Belgique, comme quoi, « le sang des martyres est semence des chrétiens ! »

Saint Lambert, priez pour nous, pour que nous soyons aujourd’hui, nous aussi, des hommes et des femmes témoins de cette solidité inébranlable dans notre foi peu importe les circonstances et tempêtes de de la vie !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Sources :

Godefroid Kurth, Biographie nationale T. IX pp. 143 et suiv.
publiée par l’Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1897.

Dis-moi, c’est quoi une messe des familles ?

Infos de la semaine

Feuillets du 23ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Fête patronale de Marie-Médiatrice

Le mois de septembre est synonyme de reprise dans beaucoup de domaines.

La vie de notre communauté pastorale reprend également.

Ce premier week-end, l’habitude de la messe des familles du premier samedi du mois a recommencé.

On entend parler de la messe des familles, mais c’est quoi ?

Je vous propose d’en découvrir quelques aspects avec ce jeu de questions-réponses.

Pourquoi une messe des familles ?

C’est une célébration qui est construite pour être accessible aux plus jeunes.

Si vous savez y être un peu plus tôt, vous aurez l’occasion d’apprendre les chants ou de savoir comment la célébration du jour a été construite.

Où et quand ?

Elles se déroulent principalement les premiers samedis du mois à 17h45.

Généralement c’est à l’église de Marie-Médiatrice.

Elles peuvent aussi se dérouler dans d’autres églises comme à Saint-Hubert le 5 novembre (attention un dimanche) ou à Saint-Nicolas le 2 décembre. Quand le calendrier le permet, on essaye de faire coïncider le calendrier de l’église avec des festivités locales.

Les grandes fêtes comme Noël et Pâques sont organisées à l’église Sainte-Julienne qui nous permet d’accueillir un plus grand nombre de fidèles.

Qu’est ce qui est différent ?

C’est une célébration pour laquelle de petits aménagements sont mis en place.

On privilégiera la compréhension des gestes posés en lien avec les lectures du jour.

Des moments dans la célébration sont aménagés pour réexpliquer le sens de certains gestes ou certains mots.

Pour cela, différents canaux sont utilisés comme le Power Point qui permet d’exprimer, par exemple, l’Evangile en images ou en projetant une petite vidéo.

Le soutien musical y est spécialement conçu pour un jeune public.

Uniquement « la catéchèse » ?

C’est une proposition dans les différents chemins de catéchèse. Il y a donc forcément des enfants qui se préparent à un sacrement ou à la profession de foi.

Ce n’est pas réservé à la catéchèse.

Les aînés dans la foi peuvent montrer l’exemple aux plus jeunes et les soutenir dans leur cheminement.

Pour les parents, se sentir soutenu par la communauté est très porteur.

Il est toujours plus facile de montrer l’exemple à ses enfants quand on peut leur montrer qu’il n’y a pas qu’eux qui font comme ça.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous rejoindre à la prochaine messe des familles qui aura lieu le 7 octobre à l’église de Marie-Médiatrice.

Isabelle Lamblotte

Jésus,
toi qui as été un enfant comme moi,
toi qui as appris tant de choses
en regardant Joseph, en écoutant Marie,

Donne-moi un cœur curieux et attentif,
Un cœur joyeux d’apprendre et de comprendre.

Donne-moi de vrais amis pour partager,

De bons professeurs pour me guider.

Donne-moi la joie d’être toujours avec toi,
A l’école, à la maison, où que je sois.

A LA SUITE DE MARIE, FAISONS NOTRE CHEMIN !

 

Infos de la semaine

Feuillets du 20ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Nous venons de vivre une semaine mariale avec la fête de l’Assomption de Marie célébrée le 15 août, particulièrement dans notre diocèse de Liège avec les grosses festivités et l’affluence de pèlerins venant des quatre coins de la Belgique et d’ailleurs sur le site de la Vierge des pauvres à Banneux sans oublier celles de Liège en Outre-Meuse autour de la Vierge Noire !

C’est toujours une immense joie de se rassembler en grand nombre pour fêter notre Maman du ciel et admirer ce qui fait la grandeur de cette « humble servante du Seigneur », mais il y a plus que cette admiration. Nous regardons bien sûr le chemin parcouru par Marie pour en arriver à ce couronnement, c’est -à-dire, Marie parvenue au bout du chemin et après s’être endormie dans la paix, est assumée pleinement par celui même à qui elle a donné la vie, son Fils Jésus, « Premier né d’entre les mort »  en la préservant de la dégradation du tombeau et en l’appelant pour siéger et partager la Gloire du Père qui l’avait choisie, du Fils et de l’Esprit qui l’avait couverte de son ombre pour qu’elle tombe enceinte et mette au monde le Sauveur du monde !

Tout cela est bon, mais en contemplant la vierge Marie, une occasion nous est donnée pour nous demander comment nous pouvons, nous aussi, devenir grand aux yeux de Dieu pour pouvoir partager la même gloire et la même vie en plénitude parce que nous avons été créés pour cela, c’est-à-dire appelés à entrer dans un monde nouveau où toute larme cessera et où le mal et la mort auront définitivement disparu ! Marie nous montre donc le terme de notre chemin humain, le terme de notre vie, mais en même temps elle nous montre le chemin et nous donne aussi quelques indications pour la marche !

Tout d’abord, Marie nous invite à comprendre qu’elle, la « pleine de grâces » « la choisie entre toutes les femmes », n’a pas été épargnée par les méandres et péripéties de la vie, y compris la mort ! Mais le secret de Marie est qu’elle a expérimenté au plus profond d’elle-même l’amour de Dieu, qui nous rejoint chacun. Elle l’a accueilli en elle et s’est laissée transformer par lui. Cet amour l’a transfigurée et a mis en elle la confiance, la paix intérieure, la joie, l’espérance, le courage de tenir bon et de persévérer dans les épreuves particulièrement chaque fois que son fils était rejeté par ceux qui ne voulaient pas accueillir son message et son enseignement nouveau, ou encore à l’heure de son arrestation injuste et arbitraire avant de subir la passion et la mort !

Qu’en est-il pour nous aujourd’hui ? Comment accueillons-nous et vivons-nous ce qui nous arrive de moins réjouissant dans notre vie personnelle, celle des nôtres ou des situations qui nous dépassent et qui nous font douter ? Quelle est notre attitude face à cela ?

En tout cas, Marie nous invite à l’amour, à la confiance dans le quotidien. La vie éternelle n’est pas simplement cette vie promise après la mort, c’est déjà la qualité de vie qui nous est donnée de vivre dès ici-bas.  Elle nous invite à faire, nous aussi, cette expérience de transformation intérieure, liée à l’accueil quotidien de l’amour de Dieu pour nous, même si nous ne comprenons pas toujours tout ce qui nous arrive !

Ensuite, malgré ce privilège d’avoir été choisie et bénie entre toutes les femmes, Marie aurait pu désormais se mettre à l’écart, hors de la mêlée et regarder de haut désormais toutes les autres femmes, voire même tous les autres êtres humains ! Non, au contraire, toujours fidèle à elle-même, aussitôt après l’annonce du message et son « oui » c’est -à-dire mettre de côté ses projets personnels qu’elle avait et envisageait de faire et choisir d’accueillir et faire la volonté de Dieu, elle parcourt les montagnes pour aller se mettre au service de sa cousine Elisabeth enceinte de six mois, en plus une femme avancée en âge ! Marie avait compris qu’elle était fatiguée et fragile, qu’elle avait besoin de son aide et ainsi elle nous enseigne que pour être une bonne et fidèle servante du Seigneur -bon et fidèle serviteur du Seigneur- nous devons avant tout accepter de l’être pour nos frères et sœurs en humanités, particulièrement ceux et celles qui ont le plus besoin de nous ! 

Bien entendu, tout cela ne sera possible qu’en acceptant de devenir pauvre ou à le rester pour accueillir le don de Dieu, tout en précisant que notre pauvreté comme celle de Marie est non seulement une ouverture à la volonté de Dieu mais aussi et une disponibilité totale celle-ci.

Enfin, souvenons-nous toujours qu’en tant que notre maman du ciel et Mère de l’Eglise, Marie a un rôle unique qui lui est particulier à savoir celui de rester toujours toute tournée vers ses enfants de la terre encore en chemin que nous sommes ! Nous pouvons donc solliciter sans modération son intercession pour nous, faire appel à elle et recourir à elle sans crainte chaque fois que nous avons besoin de son secours et son aide maternels. Elle est toujours à l’écoute et attentive à nos appels !

Puissions-nous, par l’intermédiaire de notre Dame de l’Assomption et du Magnificat, devenir nous aussi des serviteurs joyeux de l’amour non seulement par nos paroles mais aussi par nos actes et en vérité, car c’est en aimant les autres que nous aimons réellement Dieu.

Oscar MUREKEZI, votre Curé.