Feuillets du 25 et 26 avril 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne
En ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, nous célébrons la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. La vocation est comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous.
Le Pape Léon XIV invite toute l’Église – et en particulier les jeunes – à redécouvrir la vocation comme une expérience profondément intérieure, enracinée dans la rencontre personnelle avec Dieu. Au cœur de son message émerge une image forte et suggestive : Jésus comme le « beau pasteur », celui qui attire et transforme la vie de ceux qui le suivent. « La vie est vraiment belle si on le suit », affirme le Pape, soulignant que la vocation n’est pas une imposition, mais « un projet d’amour et de bonheur ».
Le chemin de la beauté. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit, c’est un chemin de beauté qui s’ouvre à nous. Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Cette relation se construit dans la prière et le silence et elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer. Il est nécessaire et urgent de créer des contextes favorables afin que ce projet puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir.
Connaissance réciproque. « Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour ». Il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentique. Chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.
Confiance. De la connaissance naît la confiance, essentielle tant pour accueillir la vocation que pour persévérer dans celle-ci. Pensons à saint Joseph qui, malgré le mystère inattendu de la maternité de la Vierge, s’en remet au rêve divin. « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “oui”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani » Dieu ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres, mais vient dissiper toutes nos ténèbres par sa lumière ce qui permet à notre vocation de mûrir.
Maturation. La vocation s’intègre dans un processus dynamique de maturation, favorisé par l’intimité avec le Seigneur : rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation. Celle-ci n’est donc pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe lors de notre vie humaine. Cultivons notre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtons-nous, écoutons, confions-nous : de cette manière, le don de notre vocation mûrira, nous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.
Nb : Cet édito a été rédigé en m’inspirant de la lettre du Pape Léon XIV « La découverte intérieure du don de Dieu ».
Ledy Christian.