Quelles dispositions pour communier ?

Infos de la semaine

Feuillets du 21ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

« J’aurais aimé recevoir la communion mais cela fait longtemps que je ne suis plus allée à la messe à cause de la maladie. » Voilà ce que me disait dernièrement une paroissienne. Il a fallu que je donne une petite explication. Mais à côté de cette dame, je sais qu’il y en a d’autres qui se posent des questions concernant les dispositions pour communier.

Cela me rappelle aussi qu’il m’arrive parfois d’être abordé par certaines personnes pour me parler de la situation dans laquelle elles se retrouvent actuellement, une situation qu’elles n’ont pas voulue, mais dans laquelle elles sont tombées par malheur, indépendamment de leur volonté, exprimant le grand regret de ne pas pouvoir communier alors que le Christ leur manque beaucoup dans le pain de l’Eucharistie, le pain de vie !

Quand je pousse plus loin il y en a qui m’avouent que ce qu’ils redoutent le plus c’est le regard des autres parce qu’ils ont peur d’être jugés par les « bons fidèles » ! C’est vrai que nous pouvons être parfois intimidant à l’égard de certains de nos frères et sœurs en humanité : par notre regard, nos critiques, nos remarques maladroites… Tout cela parce qu’au lieu de les regarder avec le regard de Dieu Amour et miséricordieux, nous pensons être plus proches de Jésus que les autres et nous les regardons de façon très humaine, du haut de notre soi-disant sainteté, du haut de notre proximité avec Jésus et le ciel. Jusque dans nos services d’Eglise il nous arrive de juger les autres sur les apparences, sur leur vie et nous sommes vite prêts à les exclure de notre Eglise, ou du moins à leur en limiter l’accès et la participation sous prétexte qu’ils ne sont pas en règle avec l’Eglise oubliant par là que pour Jésus la pureté se trouve dans le cœur, dans la foi.

Concernant les dispositions requises pour communier, j’aimerais tout d’abord rappeler que l’Eucharistie est un des trois sacrements de l’unique initiation chrétienne par laquelle on devient chrétien : Le baptême, étant comme porte d’entrée dans la vie nouvelle en Christ, la Confirmation qui la ratifie et la consolide, puis l’Eucharistie qui accomplit l’initiation chrétienne et « nourrit sans cesse la foi ». Il faut donc être baptisé pour recevoir l’Eucharistie.

Jadis, on participait le plus souvent à la messe sans communier. Habituellement, on ne communiait qu’une fois par an, au moment de Pâques, après s’être confessé. D’où l’expression ancienne « faire ses Pâques » !

Aujourd’hui les choses ont changé. Il n’est plus nécessaire, comme autrefois, de se confesser avant de communier – sauf si l’on a commis une faute grave. On communie chaque fois que l’on participe à une messe, chacun selon son désir, au risque que la communion devienne une routine et que l’on reçoive le corps du Christ sans s’y être vraiment préparé. Heureusement que Jésus n’est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades. Ceci pour dire que nous sommes tous « spirituellement malades » à cause du péché, c’est-à-dire du manque délibéré d’amour envers Dieu ou encore envers le prochain.

Normalement, personne n’a le droit d’empêcher l’autre d’aller communier dans le sens où communier un acte de foi qui engage aussi notre conscience. Cependant, dans l’Evangile, Jésus nous dit : « si tu as quelque chose contre ton frère, va d’abord te réconcilier avec lui, ensuite tu viendras à l’autel. »

On doit donc implorer la miséricorde de Dieu avant de communier (c’est le début du rite pénitentiel au commencement de chaque messe) et, si l’on a commis une faute grave, recevoir le sacrement de réconciliation. Thomas et moi-même nous sommes à votre disposition chaque jour avant ou après les messes de semaine, sinon chaque vendredi de 17h00 à 18h00 à Notre Dame des Récollets il y a toujours un prêtre pour accueillir ceux qui désirent faire cette démarche de réconciliation.

Quant aux personnes affaiblies par la maladie et qui ne savent plus aller jusqu’à l’Eglise, le fait que vous ne savez plus aller à la messe ne doit pas être une raison de vous exclure de la table du partage du Pain de Vie. Si vous avez vraiment envie de communier, il y a toujours possibilité, il suffit qu’un de vos proches vienne à la messe avec une pyxide ou custode pour vous apporter la communion.

« Heureux sommes-nous d’être les invités au repas du Seigneur » ! Rendons-lui grâce pour ce don, source de vie et force pour la route pour nous qui sommes encore en chemin. Nous en avons besoin !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Vivre Lourdes de chez soi : l’anagramme du nom de Marie forme le mot aimer … tout un programme

Vendredi 21 août : Mt 22, 34-40

Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt 22,34-40)

Le premier commandement qui nous est rappelé ici est d’aimer Dieu de tout son cœur et c’est bien ce que nous essayons de faire à Lourdes en communauté et dans des moments plus personnels. C’est pour nous un moment propice pour nous tourner plus résolument vers Dieu.

Mais ce qui me touche particulièrement ici c’est que le texte nous dit que nous sommes pareillement invités à réécouter toujours plus le Christ qui nous dit par sa Parole :

« Tu aimeras ton prochain COMME toi-même »

S’il y a bien un lieu où le mot aimer prend un caractère très concret c’est lors de notre pèlerinage. Tous ces gestes échangés, ces paroles dites et reçues, nous font percevoir le Bonheur.

Comme nous le rappelle le refrain d’une chanson du Mouvement Eucharistique des Jeunes chantée lors de nos rassemblements « Le bonheur d’être ensemble et de croire en l’amour… L’amour du Dieu lumière, Dieu soleil levant »… est vraiment vécu à Lourdes.

Cette année le pèlerinage sera virtuel mais ce qui sera bien réel c’est le chemin parcouru, c’est l’amour partagé.

Nous entendons souvent une phrase qui ressemble un peu par sa structure à celle que nous méditons aujourd’hui « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites le vous-même pour eux ». Cela conduit déjà à une relation sereine.

Mais ici, Jésus va beaucoup plus loin, il est moins question « de faire » que « d’être ». Comme nous pouvons lire dans la Bible : « Si nous aimons c’est parce que Dieu le premier nous a aimé. », nous sommes donc en situation d’être aimés. C’est cela qui nous rend vraiment heureux

Marie nous invite à faire ce chemin en étant apparue à Bernadette.

La famille Soubirous n’était certes pas la plus aimée de Lourdes et Bernadette toute jeune qu’elle était a dû le ressentir très fortement, très durement.

Mais Marie a su lui faire comprendre qu’elle était infiniment aimée de Dieu quelle que soit sa condition de vie, telle qu’elle était. Bernadette ne dit-elle pas : « Si elle en avait trouvé une plus ignorante que moi, c’est elle qu’elle aurait prise ». Cette phrase ne traduit pas chez elle l’amertume d’être mal perçue par la Vierge mais bien la joie d’avoir été choisie.

Savoir que l’on est aimé et apprendre à s’aimer soi-même est le programme de toute une vie. Parce que cela est parfois difficile, parce que l’on se dit que ce n’est pas pour nous, parce que la vie est trop dure, les épreuves trop nombreuses.

Mais un Bonheur nous est promis, nous ne sommes pas seuls. Il y a Dieu, il y a tous ceux qui nous entourent et tous ceux que nous avons eu l’occasion de rencontrer à Lourdes et qui pensent à nous.

Alors suivons Marie qui nous montre le Christ. Souvenons-nous de ces instants vécus quand, à travers un frère ou une sœur, durant un moment de prière ou tout simplement dans le silence nous avons perçu cet Amour que nous sommes appelés à partager.

Marie-Hélène Dubois

Faisons silence quelques instants et prions.

Intention de Prière

Seigneur, je veux tout simplement me tenir devant toi. (silence)
Je souhaite te parler comme à un ami. (silence)
Je veux te partager mes rencontres. (silence)
Je te confie ceux que j’aime et qui m’aiment. (silence)
Aide-moi aussi à ouvrir mon cœur
à ce que j’ai du mal à aimer. (silence)

Béni sois-tu.

 

Prière du « Je te salue Marie »

Je te salue Marie pleine de grâce.
Le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus ton enfant est béni.
Saint Marie mère de Dieu prie pour nous, pécheurs
Maintenant et à l’heure de la mort.

Amen

 

Prière : La joie est prière, force et amour

Dieu aime celui qui donne avec joie.
La meilleure manière de montrer notre gratitude
envers Dieu et les gens,
c’est d’accepter tout avec joie.
Etre heureux avec lui maintenant, cela veut dire :
Aimer comme il aime.
Aider comme il aide.
Donner comme il donne.
Servir comme il sert.
Sauver comme il sauve.
Etre avec lui 24 heures par jour.
Le toucher (…) dans les pauvres et dans ceux qui souffrent.
Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour.
C’est le don de l’Esprit, une participation à la joie de Jésus vivant dans l’âme.
Gardons dans nos cœurs la joie de l’Amour de Dieu
et partageons cette joie de nous aimer les uns les autres,
comme il aime chacun de nous.

Mère Teresa

Chant : A l’image de ton amour.

Seigneur Jésus, tu nous as dit :
« Je vous laisse un commandement nouveau :
Mes amis, aimez-vous les uns les autres.
Écoutez mes paroles et vous vivrez ».

Devant la haine, le mépris, la guerre,
devant les injustices, les détresses,
au milieu de notre indifférence,
Ô Jésus, rappelle-nous ta Parole !

Fais-nous semer ton Évangile,
fais de nous des artisans d’unité,
fais de nous des témoins de ton pardon,
à l’image de ton amour.

Tu as versé ton sang sur une croix,
pour tous les hommes de toutes les races.
Apprends-nous à nous réconcilier,
car nous sommes tous enfants d’un même Père.

Fais-nous semer ton Évangile,
fais de nous des artisans d’unité,
fais de nous des témoins de ton pardon,
à l’image de ton amour.

Vivre Lourdes de chez soi : Heureux vous les pauvres

Jeudi 20 août St Bernard (Luc 6, 17…26)

Regardant alors ses disciples, Jésus dit : « Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant : vous rirez !  » (Lc 6,20-21)

En ce 20 août, nous fêtons saint Bernard (1090-1153) : il a choisi volontairement la pauvreté radicale pour suivre Jésus et a fondé une communauté de moines qu’on appelle cisterciens ou trappistes. Il voulait que les moines prennent au sérieux le vœu de pauvreté et qu’ils travaillent de leurs mains pour gagner leur vie. C’est ainsi qu’ils trouveraient le vrai bonheur. Saint Bernard avait pris au sérieux la parole de Jésus : ‘Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous !’ De nombreux moines emboitèrent le pas à saint Bernard, jusqu’aujourd’hui. C’est pourquoi l’Église fait mémoire de lui dans le monde entier. Saint Bernard aimait beaucoup la Vierge Marie. Il est cité comme un des auteurs du Salve Regina, le chant à Marie, qui termine la journée dans l’office du soir.

Jésus en effet avait vu, au début de sa vie publique, qu’il était suivi par de nombreuses personnes malades ou souffrantes et qu’elles trouvaient en lui la guérison. C’est pourquoi il les proclame heureuses ! En effet, il a constaté qu’avec lui et sa force de guérison, les pauvres et les personnes tristes trouvaient de la considération, de la consolation et de la guérison. Même si ces personnes ne s’y attendaient pas, elles ressortaient grandies de leur rencontre avec Jésus.

Aujourd’hui, nous aussi sommes comme les pauvres de l’époque de Jésus. La pandémie nous prive de notre pèlerinage à Lourdes et nous oblige à nous isoler et à rester chez nous. En ce sens nous sommes tous des pauvres. Nous aimerions nous retrouver ensemble pour prier et pour fraterniser, mais nous ne le pouvons pas. Nous sommes pauvres de pèlerinage, nous avons faim de prière, nous pleurons dans notre solitude. Mais nous ne sommes pas si seuls : nous sommes avec Jésus, qui nous encourage malgré notre situation parfois pénible. À nous aussi, Jésus dit : « Le royaume de Dieu est à vous ! » et « Vous serez rassasiés, vous rirez ». Même si nous sommes pauvres de rencontres, le Seigneur est à nos côtés ! Il nous rassasie de sa présence invisible, même si nous sommes enfermés dans nos quatre murs.

Telle est pour nous la joie de ce jour : le Christ nous donne une joie à partir de nos manques et de nos pauvretés. ‘Qui nous fera voir le bonheur ?’, dit notre thème d’année à Lourdes ! Jésus nous fait voir le bonheur à partir de notre situation de désir et d’attente.

Bernadette Soubirous, quand elle a eu les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, a trouvé le bonheur à partir de sa situation de pauvreté. Elle vivait dans une famille pauvre. Elle voulait aider sa famille en cherchant à récolter du bois mort à la rivière. C’est là que la Vierge Marie lui est apparue. Après les premières apparitions, Bernadette a été accompagnée de nombreuses personnes malades qui priaient Marie pour être guéries. Ainsi ont commencé les guérisons de Lourdes. Bernadette, dans sa pauvreté, a créé un mouvement de guérisons et de foi autour de Marie. Cette solidarité et cette communion dans la souffrance ont débouché sur la guérison et sur la foi.

Nous aussi, sachons partager nos souffrances et nos faiblesses : nous en recevrons des forces nouvelles et la guérison de l’âme, par l’intercession de la vierge Marie et par la grâce de Jésus-Christ. Nous pouvons nous appuyer sur les saints qui nous ont précédés : sainte Bernadette et Saint Bernard. N’oublions que saint Bernard était le saint patron de sainte Bernadette ! Très vraisemblablement, elle le connaissait et elle s’inspira de lui. Laissons-nous porter à notre tour par leur prière et leur témoignage pour tirer de notre pauvreté la source de la vraie joie !

Jean-Pierre Delville

Intention de prière

Prions pour ceux qui vivent une pauvreté
ou une fragilité,
spécialement suite à la crise du coronavirus.
Qu’ils trouvent dans la communauté chrétienne
et dans la grâce du Christ
une solidarité qui les aide à reprendre pied
et à trouver le vrai bonheur.
Prions le Seigneur.

Prière : Le chant de Bernadette

Sainte Bernadette, petite bergère,
ton visage traverse les époques
et réconforte les cœurs blessés et torturés.

En toi l’Evangile s’est mis à fredonner
un air de béatitudes.
Heureux les pauvres, heureux les miséricordieux,
heureux les cœurs doux, purs et simples.
Ton chant est devenu le nôtre,
et comme le monde a besoin d’être réenchanté !

D’où te sont venus ces accords si mélodieux ?
Quel est ton secret ?

De cette rencontre avec Marie,
de votre complicité ?
De ta proximité avec Jésus-Christ,
et ton intense vie spirituelle de prière ?

Et tu ne cesses d’attirer à toi
les cabossés de la vie, les déglingués,
les malmenés de l’existence.
Ne les voyez-vous pas, à Lourdes,
porteurs de cette lumière à bout de bras,
venant de tous les coins du monde ?
Ils portent l’espérance du Christ ressuscité
comme une promesse d’avenir et de bonheur.

Bernadette toi qui as l’oreille du Ciel,
entends nos prières, reçois nos cris,
soutiens nos projets, affermis en nous l’espérance.

Accompagne-nous sur un chemin d’amour et de tendresse.

Baudouin Charpentier

Chercher avec toi dans nos vies

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Puisque tu chantes avec nous
Magnificat, Vierge Marie
Permets la Pâque sur nos pas
Nous ferons tout ce qu’il dira

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Puisque tu souffres avec nous
Gethsémani, Vierge Marie
Soutiens nos croix de l’aujourd’hui
Entre tes mains, voici ma vie

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Puisque tu demeures avec nous
Pour l’Angélus, Vierge Marie
Guide nos pas dans l’inconnu
Car tu es celle qui a cru

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Vivre Lourdes de chez soi : Tous embauchés dans la vigne du bonheur

Mercredi 19 août (Mt 20,1-16)

Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” (Matthieu 20, 1-4)

« Allez, vous aussi, à ma vigne ! » Quelle belle invitation, Seigneur, tu nous lances, là ! Tu nous envoies dans ce lieu qui, dans le langage biblique, est le riche symbole de ton amour pour son peuple et qui évoque ton Royaume.

Oui, chers amis, le Seigneur nous invite à être témoins de son Amour et artisans de son Royaume. Oui, nous ! Tels que nous sommes… avec nos doutes, avec nos lenteurs, avec nos difficultés, avec nos maladresses, avec nos étroitesses d’esprit, …

Oui, nous ! Il nous invite… en nous faisant confiance ! Il connaît notre capital-amour, celui que nous sommes prêts à mettre en jeu pour lui… et pour nos frères. Le Royaume de Dieu sera d’autant plus visible que notre témoignage sera engagé, vrai, humble et bienveillant !

Et pas seulement nous ! Il invite aussi tous les laissés-pour-compte ! Aussi tous ces hommes et femmes sans travail, sans santé, sans patrie, sans foi, ni loi, rejetés comme objets inutiles ou personnes qui ne servent plus à rien ou qui sont indésirables… Et aussi tous ces jeunes sans avenir et ces vieux oubliés là, au soir même de leur vie. Le Seigneur vient donner sa chance à chacun, qui qu’il soit ! Avec le Seigneur, le salut est pour tous !

Mais ce travail a ses exigences ! Les conditions de travail ne sont pas toujours faciles… Dans les vignes, travailler une heure en fin d’après-midi est beaucoup moins éprouvant que de travailler en plein soleil de midi. Néanmoins, à chacun est promis un salaire ! A chacun est promis le même salaire !

Tout comme travailler à la venue de son Règne ne va pas de soi, non plus. Etre artisan du Royaume de Dieu nécessite l’audace d’aller à contre-courant de la société actuelle et la force de rencontrer les exigences de l’Evangile. Désirons-nous vraiment accepter l’alliance qu’il nous propose ? Sommes-nous prêts à transmettre son message et à en témoigner ? Sommes-nous capables d’accueillir tous nos frères…, même ceux qui n’ont pas un comportement exemplaire ou ceux qui ne pratiquent pas régulièrement ? A chacun est promis le même salaire !

Et c’est là que ça coince… c’est à ce moment-là qu’intervient l’étroitesse de nos cœurs : celle qui juge, celle qui évalue l’autre, celle qui compare, … et nous voudrions même parfois enfermer Dieu dans cette «  justice », dans notre «  justice » !

« Etre juste, ce n’est pas donner la même chose à tout le monde, c’est donner la même chance à tout le monde ». Avec le Seigneur, il n’y a pas de calcul de mérite… il y a juste la volonté de donner à chacun la chance de nourrir sa famille chaque jour et de sauver le plus grand nombre.

La logique du Seigneur n’est pas la logique des hommes. Là où l’homme pense calcul, comparaison, jugement et mérite, le Seigneur pense bienveillance, fraternité et universalité ! Le Royaume où nous sommes tous invités à travailler est celui où les laissés-pour-compte reçoivent ce dont ils ont besoin et où les autres, loin d’être jaloux, se réjouissent de ce que chacun puisse vivre dignement.

Je suis séduite par cette logique bouleversante du Seigneur… et j’aime son invitation permanente à changer notre regard et à élargir notre cœur. A l’exemple de Bernadette Soubirous, en mettant nos pieds dans ses sabots, nous pouvons entrer très facilement dans cette fraternité humble et bienveillante et cette logique renversante où tous, jeunes et moins jeunes, bien portants et moins valides, les exemplaires et les imparfaits, … reçoivent ce dont ils ont besoin pour être heureux !

La fraternité, la convivialité, le partage avec les uns et les autres… La proximité du Seigneur… La simplicité et la confiance de Bernadette… Le regard attentionné de Marie… Voilà ce qui recharge chaque année nos batteries et nous comble tous !

Gaby Pinckers


Poursuivons notre pèlerinage en nous sachant dans la vigne du Seigneur, en compagnie de tous ces artisans qui rendent le Royaume de Dieu plus proche…

Faisons silence quelques instants et prions.

Intention de prière

Seigneur, je viens vers toi,
avec mes lenteurs et mes difficultés…
Toi, tu me fais confiance et tu m’appelles
à venir travailler dans ta vigne…
Seigneur, je viens vers toi
avec mes étroitesses d’esprit et mes jugements…
Toi, tu donnes à tous, sans compter…
Apprends-moi, Seigneur,
ta justice qui va jusqu’à l’amour et la gratuité.
Apprends-moi à surmonter les rivalités,
les jalousies et les divergences d’opinion.
Apprends-moi à accueillir -avec bienveillance-
tous ceux qui, comme moi, travaillent à ta vigne.
Apprends-moi à me réjouir de la réussite et du bonheur de l’autre.
Elargis mon cœur, Seigneur,
pour que je puisse poser sur mes frères et sœurs
le regard de bonté et de paix qui est le tien. Amen.

(GP)

Prière du Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen

Prière : qui nous fera voir le bonheur ?

Bernadette,
toi qui as été « regardée comme une personne » par la Dame, accompagne-nous dans la vigne du bonheur… Apprends-nous à nous laisser regarder par ceux qui nous valorisent et aide-nous à nous émerveiller de toutes les belles personnes qui nous entourent…

Marie, toi qui as été toujours disponible à la volonté de Dieu,
accompagne-nous dans la vigne du bonheur…
Apprends-nous à accueillir les appels du Seigneur et à y répondre joyeusement…

Seigneur, tu m’accueilles avec mes peines,
mes difficultés et mes joies, tu m’aimes tel que je suis
et tu me donnes la Vie en abondance.
Ta Parole m’éclaire.
Tu mets sur ma route des témoins de ton Amour qui me guident.
Ah, qu’il est bon d’être dans ta vigne.
C’est ça le bonheur, merci, Seigneur !

(GP)

La première en chemin, Marie (V 565)

La première en chemin, Marie, tu nous entraines
à risquer notre oui aux imprévus de Dieu.
Et voici qu’est semé en argile incertaine de notre humanité,
Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Marche avec nous Marie
sur nos chemins de foi.
Ils sont chemins vers Dieu,
ils sont chemins vers Dieu.

La première en chemin, en hâte, tu t’élances,
Prophète de Celui qui a pris corps en Toi.
La Parole a surgi, tu es sa résonance
et tu franchis des maux pour en porter la voix.

Marche avec nous Marie
au chemin de l’annonce.
Ils sont chemins vers Dieu,
ils sont chemins vers Dieu.

Vivre Lourdes de chez soi : Se dépouiller en vue du Royaume de Dieu

Mardi 18 août Sainte Hélène

« Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Je vous le répète : Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Matthieu 19, 23-24).

Voilà une aventure insolite qui commence pour nous.

Bienvenue à chacun d’entre vous, comme vous êtes, avec ce que vous vivez, votre passé, vos réussites, vos échecs, vos faux pas, vos joies. Dieu nous aime tellement :

« Je t’ai gravée sur les paumes de mes mains » (Isaïe 49, 16).

Rappelez-vous souvent ceci : l’histoire entre Dieu et nous est le fruit d’une rencontre ; c’est une longue amitié scellée à jamais car Dieu ne reprend jamais sa parole. Nous n’avons rien à mériter, tout est grâce, tout nous est donné.

Et nous en sommes tellement heureux que nous voulons nourrir cette amitié avec le Seigneur car elle nous porte, elle nous fait vivre.

À moi personnellement elle me donne de la joie, de l’enthousiasme et une réelle espérance pour traverser les épreuves et les coups durs.

Mais nous savons aussi qu’il faut de l’humilité pour avoir part à l’Amour de Dieu, pour entrer dans le Royaume des Cieux. Si on est riche de soi-même, si nous avons le gros cou en raison de nos réussites, si nous sommes convaincus de nos idées, si nous faisons preuve de condescendance, alors nous sommes encore bien incapables d’être dignes d’entrer dans le Royaume de Dieu. Nous en sommes éloignés car il nous faut faire preuve d’ouverture, d’accueil, de disponibilité, d’écoute, de bienveillance. Sans cela, peine perdue.

N’est-ce pas d’ailleurs notre expérience de tous les jours et la condition pour créer du lien, gagner la confiance des autres, entrer en amitié ?

Aussi avons-nous décidé de laisser derrière nous un peu de notre confort, de nos certitudes, de notre suffisance pour nous mettre au diapason de l’Amour de Dieu et vivre cette aventure de pèlerinage sur les pas de Bernadette Soubirous.

A chaque fois que nous vivons cette expérience à Lourdes quelque chose d’ineffaçable vibre en nous comme si nous touchions le bonheur du bout des doigts. Nous pressentons que nous vivons des moments privilégiés par la rencontre avec les autres, l’intimité avec le Seigneur, la tendresse de Marie.

Il n’y a pas de recette au bonheur, mais il est souvent la portée de notre main. Il est plus dans la qualité que dans la quantité. Il est davantage dans l’unité que dans l’éparpillement. Il se révèle dans la vérité bien plus que dans les faux-semblants, dans le don de soi bien davantage que dans le « chacun pour soi ».

Bernadette Soubirous ne nous montre-t-elle pas ce chemin du bonheur ?

On ne peut pas dire que Bernadette ait eu au départ toutes les chances pour réussir dans la vie. Son origine sociale, la fragilité de sa santé, le regard des autres auraient pu l’handicaper à vie. Malgré tout cela, par la force de son caractère, l’éducation reçue, sa confiance dans le Seigneur, le sens du respect des autres, elle atteint un sommet de vie réussie. On parlerait aujourd’hui chez elle d’une belle capacité de résilience.

Nous avons désormais commencé notre pèlerinage. Quel bonheur !

A Lourdes, le sourire de Marie nous fait signe à nouveau. La grotte de Massabielle est le lieu de rendez-vous. Par Marie, Dieu parle à notre cœur.

Baudouin

Faisons silence quelques instants et prions.

Intention de prière

Seigneur je me confie à toi.
Tu es un Dieu de patience et de miséricorde.
Tu sais ce que je suis et ce que je vis.
Je ne suis pas meilleur que les autres
mais je viens avec tout mon amour pour toi.
Que ces jours de prière et de communion nous apportent à tous paix et bénédiction. Garde mon âme auprès de toi.
Protège ceux qui me sont chers.
Et donne-moi encore l’enthousiasme,
la jeunesse de la foi et l’esprit missionnaire
à la manière de sainte Hélène, mère de Constantin.
Béni sois-tu.

Prière du Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen

Prière : Qui me fera voir le bonheur ?

Qui me fera voir le bonheur ? écrit le psalmiste.
Il n’y a pas de recette au bonheur. « Chacun sa route, chacun son chemin ». « Sur notre route nous avons nos moments de doute nous marchons sans savoir vers où ».
« Moi je suis la porte » dit Jésus.
Celui qui pousse la porte
par tradition, par conformisme, par curiosité trouvera peut-être une amorce au bonheur.
Seigneur tu participes à notre bonheur. Tu ne promets pas le grand soir mais tu révèles le secret du bonheur : une vie simple, donnée, partagée.
Quiconque entend ta voix
comme un appel à prendre la route et à risquer son bonheur et sa réputation trouvera la vie en abondance.
Béni sois-tu

B. Charpentier

Chant : Bénie sois-tu Marie

Bénie sois-tu, Marie Pour Jésus, ton enfant,
Bénie sois-tu, Marie, Nous sommes tes enfants !

Merci de nous faire confiance
en demeurant dans notre histoire.
Merci de savoir sa présence
avec toi dans nos désespoirs,
avec toi, chaque jour : MAGNIFICAT !

Merci de rester à l’écoute en nous offrant
toujours ta main pour que toujours seule sa route
avec toi soit notre chemin,
avec toi chaque jour, MAGNIFICAT !

Merci d’être pleine de grâce
Et de venir combler nos vies
Pour qu’ainsi chaque jour qui passe
Avec toi soit un pas vers Lui !
Avec toi chaque jour, MAGNIFICAT !