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Feuillets du 2 et 3 mai 2026
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On passe tous du temps sur nos téléphones.
Parfois quelques minutes… parfois beaucoup plus.
On regarde, on fait défiler, on s’arrête sur une vidéo, une phrase, une image. Et sans toujours s’en rendre compte, certaines choses nous marquent.
Mais est-ce que Dieu a une place là-dedans ?
C’est la question que je me suis posée dans mon travail de fin d’études en théologie pastorale, intitulé « Cyberthéologie et évangélisation 2.0 : les médias sociaux au service de la mission pastorale des jeunes » .
Faisant partie de la génération Z, je vois bien que les réseaux sociaux ne sont pas juste un “plus” dans nos vies. C’est un endroit où l’on vit, où l’on pense, où l’on cherche, parfois sans même le formuler, quelque chose de plus profond.
Et c’est là que la question devient intéressante :
si les personnes sont là… pourquoi l’Église n’y serait-elle pas aussi ?
Pas pour faire du bruit en plus.
Pas pour “vendre” la foi.
Mais pour être présente autrement.
On parle parfois de cyberthéologie. Derrière ce mot un peu compliqué, il y a une idée simple : la foi ne disparaît pas dans le monde numérique, elle y entre. Elle s’y exprime autrement, avec d’autres mots, d’autres formes, mais toujours avec la même profondeur.
Aujourd’hui, beaucoup ne viendront jamais spontanément à l’église.
Mais ils tomberont peut-être sur une parole, un témoignage, une vidéo… au détour d’un écran.
Et parfois, ça suffit pour ouvrir une question.
Bien sûr, rien ne remplacera jamais la rencontre réelle, la communauté, les sacrements.
La foi ne se vit pas en ligne.
Mais elle peut commencer là.
Alors peut-être que la vraie question n’est pas :
« Les réseaux sociaux sont-ils faits pour la foi ? »
Mais plutôt :
qu’est-ce que nous, chrétiens, choisissons d’y apporter ?
Parce qu’au fond, derrière chaque écran, il y a une personne.
Et cette personne, elle aussi, peut être rejointe.
Carla CERAMI