Vivre Lourdes de chez soi : dimanche

Dimanche 23 août 2020 (Mt 16,13-20)

Comme à Lourdes, notre pèlerinage virtuel passe trop vite et nous voici déjà arrivés à l’avant-dernier jour dans ce lieu miraculeux et fécond.
Nous sommes tous en route pour découvrir au fond de nous-mêmes une réponse à la question : « Qui nous fera voir le bonheur ? ».

La Bonne Nouvelle, la Parole, notre nourriture, notre « pique-nique d’aujourd’hui » pour avancer dans notre découverte s’exprime sous la forme d’une autre interrogation.

« Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ».
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant! » (Mt 16, 13-16)

Après avoir accompli des miracles et parlé en paraboles pour expliquer à ses disciples ce qu’était le Royaume de Dieu, Jésus s’adresse à eux et les interroge.

Très habile, Jésus demande d’abord ce que disent les gens à son sujet avant de s’adresser personnellement à chacun : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ».
Jésus interpelle chacun.
A la place des disciples aurions-nous pu répondre sans un temps de réflexion ?

La réponse de Pierre ne se fait pas attendre, elle est directe et précise : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! ».
Une réponse aussi rapide et aussi lumineuse aurait-elle pu naître en lui et sortir de sa bouche si Pierre ne s’était pas laissé habiter au plus profond de lui-même ?

Cette révélation lui a été donnée, don du Père. C’est alors que Jésus le désigne « chef » de l’Église, la pierre sur laquelle notre Église est bâtie. Tout semble très beau et acquis!

Pourtant, au moment où Jésus commence à parler de ses souffrances et de sa mort prochaine, Pierre refuse de croire que le Fils de Dieu doit passer par ces épreuves. Il lui est inconcevable que Jésus doive souffrir et mourir alors qu’il est Fils de Dieu donc Dieu. Il est impossible que Dieu tombe si bas.
Est-il imaginable que Dieu s’abaisse à descendre avec nous au plus profond de notre humanité ?

Et, nous, aujourd’hui, sommes-nous si sûrs de croire vraiment dans ce Dieu si grand dans sa fragilité : Dieu né sur la paille d’une étable et mort, nu, sur le bois de la croix !
Pierre lui qui avait reconnu Jésus comme Fils du Dieu vivant s’est enfui quand il a vu son arrestation, quand il l’a vu torturé et tué. Il a même été jusqu’à trahir son ami.

Jésus nous invite à choisir une autre direction en quittant les mondanités empreintes de performance, de notoriété, de célébrité, de pouvoir, d’argent, d’orgueil…
Est-ce cette voie étroite, le chemin du bonheur ?

Et, nous, pèlerins de Lourdes, nous sommes là rassemblés devant la grotte… Nous aussi avec cette question : «  Et pour toi, qui suis-je ? ».

Cette grotte, lieu de rencontre et de rendez-vous entre l’Immaculée Conception et Bernadette, lieu qui nous attire, qui nous appelle, qui nous vivifie tellement, peut-elle nous inspirer là ou une réponse à la question posée par Jésus ?

Que nous soyons assis, debout ou à genoux, les yeux ouverts ou fermés face à cette antre de Lourdes, laissons-nous toucher, interpeler encore aujourd’hui par cet endroit que nous connaissons si bien et par ce qui s’y est vécu.

Rappelons-nous ! Lors de l’apparition du 25 février 1858, « Aquero » demande à Bernadette : «  Allez boire à la Fontaine et vous y laver ! ». Bernadette prend la direction du Gave où l’eau est limpide. Mais non, elle se trompe, ce n’est pas la bonne direction ! Elle a dû se retourner et avancer au fond de la grotte obscure, sale et hostile appelée «  grotte aux cochons ». C’est tout dire !
Obéissante, Bernadette fait demi-tour, se courbe et s’agenouille pour gratter la terre boueuse et essayer de trouver la fontaine. Elle but cette eau boueuse avec hésitation, se lava le visage et mangea l’herbe que la Vierge lui avait montrée. Comme les animaux de cet endroit, Bernadette a bu et mangé. Était-elle devenue folle ? En sortant de ce trou noir, elle fut la risée des curieux.

Simplement, Bernadette a suivi le chemin indiqué par Marie.

Grâce à cette obéissance et à la confiance de la petite bergère, une source d’eau pure a jailli dans ce creux ténébreux du rocher.

Cette eau nous abreuve depuis tant d’années, une eau vivifiante que nous buvons aujourd’hui et que nous rapportons en quantité dans nos bagages pour nos proches.

La Vierge a conduit Bernadette à la fontaine dans un endroit surprenant, improbable. Cette eau jaillissante ne nous fait-elle pas penser à la Source d’eau vive qu’est Jésus ?

Marie nous conduit toujours à la Source, à son fils Jésus, Fils du Dieu vivant qui nous rencontre dans nos obscurités, dans nos jours de doute, dans nos révoltes, dans nos souffrances parce que lui-même est allé jusque-là.

Alors, une question à se poser : Le bonheur est-il toujours là où nous croyons le trouver ou là où «  on » nous fait croire qu’il se trouve ?

Regardons encore la grotte de Massabielle ! N’est-elle pas ouverte comme le côté transpercé du Christ en croix d’où ont jailli l’eau et le sang, la vie et l’amour. Nous aimons entrer dans la grotte pour la toucher, pour y puiser force et vie, pour déposer nos prières, nos fardeaux comme nous pourrions entrer dans le côté ouvert de Jésus pour y puiser force et vie, pour y déposer nos prières et fardeaux.

Faisons silence, laissons notre cœur se dilater et écoutons la question que Jésus adresse à chacun : « Et pour toi, qui suis-je ? ».

Marinette Toutlemonde Anne-Marie Dupont

Intention de prière

Seigneur,
nous te rendons grâce
pour le oui de Bernadette.
Ce oui qui va bouleverser sa vie,
sa famille, Lourdes mais aussi l’Eglise.
Ce oui qui nous permet de vivre
un temps de pèlerinage
où nous goûtons
aux joies de la Parole
et de la fraternité.

Prière du Je vous salue Marie

Je vous salue, Marie pleine de grâces ;
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,
le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Prière : Surprise

C’est un Dieu d’improviste qui s’approche de nous
tantôt par d’étranges messages,
tantôt à travers les couleurs de chaque jour.

C’est un Dieu de discrétion qui manifeste sa présence aussi légèrement que le souffle ténu du vent et seulement à ceux dont le coeur est en alerte !

C’est un Dieu de compassion qui fréquente les lieux de souffrance
où les lèpres et les pouvoirs mauvais détruisent les êtres humains.

C’est un Dieu de pauvreté qui commence sur le sol et dans la paille,
qui marche dans la poussière et qui achève son chemin allongé dans la terre.

C’est un Dieu d’humanité qui prend corps et esprit d’homme
pour livrer au monde son amour qui sauve.

Vraiment notre Dieu est un Dieu surprise !

Chemins de Noël 2006

Chant : Regarde l’étoile (CCC Emmanuelle)

Si le vent des tentations s’élève,
Si tu heurtes le rocher des épreuves,
Si les flots de l’ambition t’entraînent,
Si l’orage des passions se déchaines

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Quand l’angoisse et les périls, le doute,
Quand la nuit du désespoir te recouvre,
Si devant la gravité de tes fautes,
La pensée du Jugement te tourmente:

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Si ton âme est envahie de colère,
Jalousie et trahison te submergent,
Si ton coeur est englouti dans le gouffre,
Emporté par les courants de tristesse

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Elle se lève sur la mer, elle éclaire,
Son éclat et ses rayons illuminent,
Sa lumière resplendit sur la Terre,
Dans les cieux et jusqu’au fond des abîmes

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien.
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin.

Vivre Lourdes de chez soi : car rien n’est impossible à Dieu

samedi 22 août La Vierge Marie Reine

L’ange dit : «  Ne crains pas Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu. »
Inquiète, Marie demande : «  Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » et l’Ange de répondre : «  L’esprit Saint viendra sur toi. Car rien n’est impossible à Dieu. » (Luc 1, 26-38)

La confiance de la Vierge, c’est
… accepter de ne pas avoir toutes les réponses
… s’abandonner humblement malgré le doute et l’inconfort en gardant son jugement et sa liberté
… s’ouvrir à l’Amour et oser compter sur un soutien sans faille
… faire un pas sans savoir où cela va mener et, parfois, se lancer dans le vide
… avancer en sachant que Dieu nous guide sur un chemin qui est bon pour nous…
… la « base béton »» de toute relation

Chacun de nous traverse un jour ou l’autre une situation difficile et douloureuse où l’on prend conscience de notre parfaite impuissance. C’est alors qu’il faut faire ce que nous aimons le moins : accepter nos limites, lâcher prise et faire confiance. Telle est la voie royale pour laisser Dieu nous transformer et agir au cœur de nos vies.

Marie a eu une confiance aveugle dans la promesse de l’Ange, les mains ouvertes et offertes à son Créateur. Elle a accueilli le chemin que Dieu lui proposait sans argumenter ni négocier.

Au bord du lac de Tibériade, les disciples n’ont guère eu d’autre choix que de faire confiance. Incrédules devant cette foule à nourrir alors qu’ils ne disposaient que de si peu: 5 pains et 2 poissons. Et pourtant, Jésus fait merveille….

Ce miracle de la multiplication des pains à Tabga est celui que nous vivons chaque année en pèlerinage. Arrivés en gare de Lourdes avec pour bagages : enthousiasme parfois, fatigue souvent et interrogations ou appréhensions ; nous nous demandons

« Comment cela se fera-t-il ? » en voyant la foule de pèlerins venus chercher des réponses, des expériences, des amitiés. Et pourtant…. l’un prête ses mains, l’autre offre un sourire, celui-là abandonne ses soucis l’espace d’une semaine, celui- ci serre une main qu’il n’oubliera jamais,…. Ce n’était pas bien grand-chose mais à la grotte, le miracle opère toujours, on ne sait pas trop comment. Chacun s’en retourne rassasié bien au-delà de ses attentes.

Aujourd’hui, la fraternité de Massabielle se vit à distance mais Jésus ne cesse pas pour autant de nous souffler la paix et la force dont nous avons besoin pour avancer. Gardons cette confiance infinie, qui nous donne la certitude d’être dans les bras d’un Père qui nous aime. Avec Marie, marchons à l’école de la confiance.

Florence Otten

Prière : Confiance

Lorsque dans ta vie tout semble obscur, vide, sans sens
et que tu ne sais plus pourquoi tes mains bougent et ta langue parle.
Lorsque tu ne reconnais plus l’endroit où tu es,
ni le chemin où tu vas et que tes yeux ne voient plus d’horizon.

Alors, fais comme le petit enfant apeuré.
Avec une confiance absolue, il regarde son père et met sa main dans la sienne.

Toi, invoque le Seigneur avec foi, amour et humilité.

Son amour illuminera les beautés que tu ne vois plus. Celles qui depuis toujours brillent dans ton existence, en toi et autour de toi.

Alors, le chemin que tu dois parcourir te semblera tellement plus beau et plus facile

Hugues Saint-Cyr

Intention

Seigneur,
je viens vers toi les mains ouvertes avec un cœur simple et sincère.
Donne-moi la grâce d’accueillir ce que je vis
dans la certitude que tu es présent à mes côtés
et que tu m’aimes.
Donne la paix à ceux qui doutent et qui s’agitent en cherchant en vain un sens à leur souffrance.
Donne à chacun de nous de marcher dans la confiance.

Chant : Toi Notre-Dame

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Toi qui portes la vie
Toi qui portes la joie
Toi que touche l’esprit
Toi que touche la croix

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Toi qui donnes l’espoir
Toi qui gardes la foi
Toi qui passes la mort
Toi debout dans la joie

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Toi le cœur sur la main
Toi la joie pour les yeux
Toi le miel et le vin
Ô sourire de Dieu

Toi, Notre-Dame, nous te chantons
Toi, notre mère, nous te prions

Quelles dispositions pour communier ?

Infos de la semaine

Feuillets du 21ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

« J’aurais aimé recevoir la communion mais cela fait longtemps que je ne suis plus allée à la messe à cause de la maladie. » Voilà ce que me disait dernièrement une paroissienne. Il a fallu que je donne une petite explication. Mais à côté de cette dame, je sais qu’il y en a d’autres qui se posent des questions concernant les dispositions pour communier.

Cela me rappelle aussi qu’il m’arrive parfois d’être abordé par certaines personnes pour me parler de la situation dans laquelle elles se retrouvent actuellement, une situation qu’elles n’ont pas voulue, mais dans laquelle elles sont tombées par malheur, indépendamment de leur volonté, exprimant le grand regret de ne pas pouvoir communier alors que le Christ leur manque beaucoup dans le pain de l’Eucharistie, le pain de vie !

Quand je pousse plus loin il y en a qui m’avouent que ce qu’ils redoutent le plus c’est le regard des autres parce qu’ils ont peur d’être jugés par les « bons fidèles » ! C’est vrai que nous pouvons être parfois intimidant à l’égard de certains de nos frères et sœurs en humanité : par notre regard, nos critiques, nos remarques maladroites… Tout cela parce qu’au lieu de les regarder avec le regard de Dieu Amour et miséricordieux, nous pensons être plus proches de Jésus que les autres et nous les regardons de façon très humaine, du haut de notre soi-disant sainteté, du haut de notre proximité avec Jésus et le ciel. Jusque dans nos services d’Eglise il nous arrive de juger les autres sur les apparences, sur leur vie et nous sommes vite prêts à les exclure de notre Eglise, ou du moins à leur en limiter l’accès et la participation sous prétexte qu’ils ne sont pas en règle avec l’Eglise oubliant par là que pour Jésus la pureté se trouve dans le cœur, dans la foi.

Concernant les dispositions requises pour communier, j’aimerais tout d’abord rappeler que l’Eucharistie est un des trois sacrements de l’unique initiation chrétienne par laquelle on devient chrétien : Le baptême, étant comme porte d’entrée dans la vie nouvelle en Christ, la Confirmation qui la ratifie et la consolide, puis l’Eucharistie qui accomplit l’initiation chrétienne et « nourrit sans cesse la foi ». Il faut donc être baptisé pour recevoir l’Eucharistie.

Jadis, on participait le plus souvent à la messe sans communier. Habituellement, on ne communiait qu’une fois par an, au moment de Pâques, après s’être confessé. D’où l’expression ancienne « faire ses Pâques » !

Aujourd’hui les choses ont changé. Il n’est plus nécessaire, comme autrefois, de se confesser avant de communier – sauf si l’on a commis une faute grave. On communie chaque fois que l’on participe à une messe, chacun selon son désir, au risque que la communion devienne une routine et que l’on reçoive le corps du Christ sans s’y être vraiment préparé. Heureusement que Jésus n’est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades. Ceci pour dire que nous sommes tous « spirituellement malades » à cause du péché, c’est-à-dire du manque délibéré d’amour envers Dieu ou encore envers le prochain.

Normalement, personne n’a le droit d’empêcher l’autre d’aller communier dans le sens où communier un acte de foi qui engage aussi notre conscience. Cependant, dans l’Evangile, Jésus nous dit : « si tu as quelque chose contre ton frère, va d’abord te réconcilier avec lui, ensuite tu viendras à l’autel. »

On doit donc implorer la miséricorde de Dieu avant de communier (c’est le début du rite pénitentiel au commencement de chaque messe) et, si l’on a commis une faute grave, recevoir le sacrement de réconciliation. Thomas et moi-même nous sommes à votre disposition chaque jour avant ou après les messes de semaine, sinon chaque vendredi de 17h00 à 18h00 à Notre Dame des Récollets il y a toujours un prêtre pour accueillir ceux qui désirent faire cette démarche de réconciliation.

Quant aux personnes affaiblies par la maladie et qui ne savent plus aller jusqu’à l’Eglise, le fait que vous ne savez plus aller à la messe ne doit pas être une raison de vous exclure de la table du partage du Pain de Vie. Si vous avez vraiment envie de communier, il y a toujours possibilité, il suffit qu’un de vos proches vienne à la messe avec une pyxide ou custode pour vous apporter la communion.

« Heureux sommes-nous d’être les invités au repas du Seigneur » ! Rendons-lui grâce pour ce don, source de vie et force pour la route pour nous qui sommes encore en chemin. Nous en avons besoin !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Vivre Lourdes de chez soi : l’anagramme du nom de Marie forme le mot aimer … tout un programme

Vendredi 21 août : Mt 22, 34-40

Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt 22,34-40)

Le premier commandement qui nous est rappelé ici est d’aimer Dieu de tout son cœur et c’est bien ce que nous essayons de faire à Lourdes en communauté et dans des moments plus personnels. C’est pour nous un moment propice pour nous tourner plus résolument vers Dieu.

Mais ce qui me touche particulièrement ici c’est que le texte nous dit que nous sommes pareillement invités à réécouter toujours plus le Christ qui nous dit par sa Parole :

« Tu aimeras ton prochain COMME toi-même »

S’il y a bien un lieu où le mot aimer prend un caractère très concret c’est lors de notre pèlerinage. Tous ces gestes échangés, ces paroles dites et reçues, nous font percevoir le Bonheur.

Comme nous le rappelle le refrain d’une chanson du Mouvement Eucharistique des Jeunes chantée lors de nos rassemblements « Le bonheur d’être ensemble et de croire en l’amour… L’amour du Dieu lumière, Dieu soleil levant »… est vraiment vécu à Lourdes.

Cette année le pèlerinage sera virtuel mais ce qui sera bien réel c’est le chemin parcouru, c’est l’amour partagé.

Nous entendons souvent une phrase qui ressemble un peu par sa structure à celle que nous méditons aujourd’hui « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites le vous-même pour eux ». Cela conduit déjà à une relation sereine.

Mais ici, Jésus va beaucoup plus loin, il est moins question « de faire » que « d’être ». Comme nous pouvons lire dans la Bible : « Si nous aimons c’est parce que Dieu le premier nous a aimé. », nous sommes donc en situation d’être aimés. C’est cela qui nous rend vraiment heureux

Marie nous invite à faire ce chemin en étant apparue à Bernadette.

La famille Soubirous n’était certes pas la plus aimée de Lourdes et Bernadette toute jeune qu’elle était a dû le ressentir très fortement, très durement.

Mais Marie a su lui faire comprendre qu’elle était infiniment aimée de Dieu quelle que soit sa condition de vie, telle qu’elle était. Bernadette ne dit-elle pas : « Si elle en avait trouvé une plus ignorante que moi, c’est elle qu’elle aurait prise ». Cette phrase ne traduit pas chez elle l’amertume d’être mal perçue par la Vierge mais bien la joie d’avoir été choisie.

Savoir que l’on est aimé et apprendre à s’aimer soi-même est le programme de toute une vie. Parce que cela est parfois difficile, parce que l’on se dit que ce n’est pas pour nous, parce que la vie est trop dure, les épreuves trop nombreuses.

Mais un Bonheur nous est promis, nous ne sommes pas seuls. Il y a Dieu, il y a tous ceux qui nous entourent et tous ceux que nous avons eu l’occasion de rencontrer à Lourdes et qui pensent à nous.

Alors suivons Marie qui nous montre le Christ. Souvenons-nous de ces instants vécus quand, à travers un frère ou une sœur, durant un moment de prière ou tout simplement dans le silence nous avons perçu cet Amour que nous sommes appelés à partager.

Marie-Hélène Dubois

Faisons silence quelques instants et prions.

Intention de Prière

Seigneur, je veux tout simplement me tenir devant toi. (silence)
Je souhaite te parler comme à un ami. (silence)
Je veux te partager mes rencontres. (silence)
Je te confie ceux que j’aime et qui m’aiment. (silence)
Aide-moi aussi à ouvrir mon cœur
à ce que j’ai du mal à aimer. (silence)

Béni sois-tu.

 

Prière du « Je te salue Marie »

Je te salue Marie pleine de grâce.
Le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus ton enfant est béni.
Saint Marie mère de Dieu prie pour nous, pécheurs
Maintenant et à l’heure de la mort.

Amen

 

Prière : La joie est prière, force et amour

Dieu aime celui qui donne avec joie.
La meilleure manière de montrer notre gratitude
envers Dieu et les gens,
c’est d’accepter tout avec joie.
Etre heureux avec lui maintenant, cela veut dire :
Aimer comme il aime.
Aider comme il aide.
Donner comme il donne.
Servir comme il sert.
Sauver comme il sauve.
Etre avec lui 24 heures par jour.
Le toucher (…) dans les pauvres et dans ceux qui souffrent.
Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour.
C’est le don de l’Esprit, une participation à la joie de Jésus vivant dans l’âme.
Gardons dans nos cœurs la joie de l’Amour de Dieu
et partageons cette joie de nous aimer les uns les autres,
comme il aime chacun de nous.

Mère Teresa

Chant : A l’image de ton amour.

Seigneur Jésus, tu nous as dit :
« Je vous laisse un commandement nouveau :
Mes amis, aimez-vous les uns les autres.
Écoutez mes paroles et vous vivrez ».

Devant la haine, le mépris, la guerre,
devant les injustices, les détresses,
au milieu de notre indifférence,
Ô Jésus, rappelle-nous ta Parole !

Fais-nous semer ton Évangile,
fais de nous des artisans d’unité,
fais de nous des témoins de ton pardon,
à l’image de ton amour.

Tu as versé ton sang sur une croix,
pour tous les hommes de toutes les races.
Apprends-nous à nous réconcilier,
car nous sommes tous enfants d’un même Père.

Fais-nous semer ton Évangile,
fais de nous des artisans d’unité,
fais de nous des témoins de ton pardon,
à l’image de ton amour.

Vivre Lourdes de chez soi : Heureux vous les pauvres

Jeudi 20 août St Bernard (Luc 6, 17…26)

Regardant alors ses disciples, Jésus dit : « Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant : vous rirez !  » (Lc 6,20-21)

En ce 20 août, nous fêtons saint Bernard (1090-1153) : il a choisi volontairement la pauvreté radicale pour suivre Jésus et a fondé une communauté de moines qu’on appelle cisterciens ou trappistes. Il voulait que les moines prennent au sérieux le vœu de pauvreté et qu’ils travaillent de leurs mains pour gagner leur vie. C’est ainsi qu’ils trouveraient le vrai bonheur. Saint Bernard avait pris au sérieux la parole de Jésus : ‘Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous !’ De nombreux moines emboitèrent le pas à saint Bernard, jusqu’aujourd’hui. C’est pourquoi l’Église fait mémoire de lui dans le monde entier. Saint Bernard aimait beaucoup la Vierge Marie. Il est cité comme un des auteurs du Salve Regina, le chant à Marie, qui termine la journée dans l’office du soir.

Jésus en effet avait vu, au début de sa vie publique, qu’il était suivi par de nombreuses personnes malades ou souffrantes et qu’elles trouvaient en lui la guérison. C’est pourquoi il les proclame heureuses ! En effet, il a constaté qu’avec lui et sa force de guérison, les pauvres et les personnes tristes trouvaient de la considération, de la consolation et de la guérison. Même si ces personnes ne s’y attendaient pas, elles ressortaient grandies de leur rencontre avec Jésus.

Aujourd’hui, nous aussi sommes comme les pauvres de l’époque de Jésus. La pandémie nous prive de notre pèlerinage à Lourdes et nous oblige à nous isoler et à rester chez nous. En ce sens nous sommes tous des pauvres. Nous aimerions nous retrouver ensemble pour prier et pour fraterniser, mais nous ne le pouvons pas. Nous sommes pauvres de pèlerinage, nous avons faim de prière, nous pleurons dans notre solitude. Mais nous ne sommes pas si seuls : nous sommes avec Jésus, qui nous encourage malgré notre situation parfois pénible. À nous aussi, Jésus dit : « Le royaume de Dieu est à vous ! » et « Vous serez rassasiés, vous rirez ». Même si nous sommes pauvres de rencontres, le Seigneur est à nos côtés ! Il nous rassasie de sa présence invisible, même si nous sommes enfermés dans nos quatre murs.

Telle est pour nous la joie de ce jour : le Christ nous donne une joie à partir de nos manques et de nos pauvretés. ‘Qui nous fera voir le bonheur ?’, dit notre thème d’année à Lourdes ! Jésus nous fait voir le bonheur à partir de notre situation de désir et d’attente.

Bernadette Soubirous, quand elle a eu les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, a trouvé le bonheur à partir de sa situation de pauvreté. Elle vivait dans une famille pauvre. Elle voulait aider sa famille en cherchant à récolter du bois mort à la rivière. C’est là que la Vierge Marie lui est apparue. Après les premières apparitions, Bernadette a été accompagnée de nombreuses personnes malades qui priaient Marie pour être guéries. Ainsi ont commencé les guérisons de Lourdes. Bernadette, dans sa pauvreté, a créé un mouvement de guérisons et de foi autour de Marie. Cette solidarité et cette communion dans la souffrance ont débouché sur la guérison et sur la foi.

Nous aussi, sachons partager nos souffrances et nos faiblesses : nous en recevrons des forces nouvelles et la guérison de l’âme, par l’intercession de la vierge Marie et par la grâce de Jésus-Christ. Nous pouvons nous appuyer sur les saints qui nous ont précédés : sainte Bernadette et Saint Bernard. N’oublions que saint Bernard était le saint patron de sainte Bernadette ! Très vraisemblablement, elle le connaissait et elle s’inspira de lui. Laissons-nous porter à notre tour par leur prière et leur témoignage pour tirer de notre pauvreté la source de la vraie joie !

Jean-Pierre Delville

Intention de prière

Prions pour ceux qui vivent une pauvreté
ou une fragilité,
spécialement suite à la crise du coronavirus.
Qu’ils trouvent dans la communauté chrétienne
et dans la grâce du Christ
une solidarité qui les aide à reprendre pied
et à trouver le vrai bonheur.
Prions le Seigneur.

Prière : Le chant de Bernadette

Sainte Bernadette, petite bergère,
ton visage traverse les époques
et réconforte les cœurs blessés et torturés.

En toi l’Evangile s’est mis à fredonner
un air de béatitudes.
Heureux les pauvres, heureux les miséricordieux,
heureux les cœurs doux, purs et simples.
Ton chant est devenu le nôtre,
et comme le monde a besoin d’être réenchanté !

D’où te sont venus ces accords si mélodieux ?
Quel est ton secret ?

De cette rencontre avec Marie,
de votre complicité ?
De ta proximité avec Jésus-Christ,
et ton intense vie spirituelle de prière ?

Et tu ne cesses d’attirer à toi
les cabossés de la vie, les déglingués,
les malmenés de l’existence.
Ne les voyez-vous pas, à Lourdes,
porteurs de cette lumière à bout de bras,
venant de tous les coins du monde ?
Ils portent l’espérance du Christ ressuscité
comme une promesse d’avenir et de bonheur.

Bernadette toi qui as l’oreille du Ciel,
entends nos prières, reçois nos cris,
soutiens nos projets, affermis en nous l’espérance.

Accompagne-nous sur un chemin d’amour et de tendresse.

Baudouin Charpentier

Chercher avec toi dans nos vies

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Puisque tu chantes avec nous
Magnificat, Vierge Marie
Permets la Pâque sur nos pas
Nous ferons tout ce qu’il dira

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Puisque tu souffres avec nous
Gethsémani, Vierge Marie
Soutiens nos croix de l’aujourd’hui
Entre tes mains, voici ma vie

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie

Puisque tu demeures avec nous
Pour l’Angélus, Vierge Marie
Guide nos pas dans l’inconnu
Car tu es celle qui a cru

Chercher avec toi dans nos vies
Les pas de Dieu, Vierge Marie
Par toi accueillir aujourd’hui
Le don de Dieu, Vierge Marie