Feuillets du 19 et 20 septembre 2026
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne
Dans l’Eglise nous connaissons et nous fêtons les fêtes liturgiques : Toussaint, Noël, Pâques…Il y a aussi la fête des saints comme par exemple St Lambert patron de notre diocèse. Puis il y a des fêtes moins connues. Le 14 septembre, 40 jours après la fête de la Transfiguration, l’Église célèbre la fête de la Croix Glorieuse. Par la fête de la Croix Glorieuse, l’Église fête l’amour du Christ qui s’est exprimé sur la Croix. Ce n’est donc pas l’objet du supplice qui est célébré, mais l’instrument par lequel tous les Hommes sont sauvés. Ainsi se termine le parcours spirituel ouvert avec la fête de la Transfiguration, sorte de « carême d’été », pour entrer davantage dans le mystère chrétien.
L’origine de la fête
Cette fête liturgique a été fixée au lendemain de l’anniversaire du 13 septembre 330, date de la découverte de la croix du Christ à Jérusalem et du 13 septembre 335, jour de la dédicace de l’église constantinienne du Saint-Sépulcre. En 1960, cette fête prend le nom de fête de la Croix Glorieuse.
La Croix Glorieuse : quel langage ? quel symbole ?
Pas facile de parler de la Croix. Objet du supplice, objet du salut ? Est-il réellement possible de fêter cette croix qui a vu mourir le Fils de Dieu ? À l’époque de Jésus, être condamné à mort par le supplice de la croix était de loin la mise à mort la plus humiliante qui soit. Et Dieu n’a pas épargné à son Fils cette mort infâmante. Pourtant, la croix injurieuse est devenue une croix glorieuse parce qu’instrument du salut de l’humanité. Le Christ en croix, défiguré par la souffrance, est le Christ qui irradiait de la lumière de Dieu sur le mont Thabor. Le Christ transfiguré est bien le Christ en croix. La Croix rappelle le supplice du Christ mais elle est en même temps le symbole du Salut. Sur la Croix, le Christ a donné sa vie et a vaincu la mort. La Croix devient alors le passage de la vie, elle marque la victoire sur le péché et ouvre à la résurrection et à la gloire du Christ. L’arbre qui donnait la mort a donné la vie. La souffrance et la mort du Christ sur la croix ne sont pas des signes de défaite, mais l’expression ultime d’un amour infini qui donne sa vie pour l’humanité.
Un signe d’espérance :
Elle invite les chrétiens à porter leurs propres épreuves et souffrances quotidiennes à la suite du Christ, avec l’assurance d’une délivrance et d’une élévation spirituelle.
Christian Ledy.