Les églises Immaculée Conception, Saint-Hubert et Saint-Nicolas restent ouvertes en journée. Vous y êtes les bienvenus pour des moments de prière individuelle
Vos intentions de messe Elles seront proposées à la prière les dimanches à 15h
Aidez-nous à informer tous les paroissiens Bon nombre de nos paroissiens n’ont pas accès à internet. Nous pouvons leur faire parvenir les articles de ce blog en format papier. N’hésitez pas à nous communiquer leur adresse (secrétariat : magnificat.vs@gmail.com)
Nous sommes malgré tout invités à la solidarité !
Lors de la Journée mondiale des pauvres ce dimanche 15 novembre, Entraide et Fraternité invite tout un chacun à la solidarité avec les communautés pauvres dans les pays du sud pour assurer un avenir toujours plus juste et plus digne.
Etant donné l’évolution de la situation sanitaire et l’impossibilité des communautés paroissiales à se rassembler pour les célébrations, nous vous adressons ce message afin de vous informer des différents moyens de témoigner votre générosité à l’occasion de la Journée Mondiale des Pauvres du 15 novembre 2020.
Pour rappel, la Conférence épiscopale a décidé de mobiliser toutes les paroisses francophones autour de la Journée Mondiale des Pauvres voulue par le pape François au cours d’une collecte exceptionnelle pour la destiner à Entraide et Fraternité. Vu que celle-ci ne pourra avoir lieu à l’occasion de l’offrande eucharistique, nous vous lançons cet appel à soutenir par un don les projets d’Entraide et Fraternité ?
✔Faire un don par virement bancaire sur le compte BE68 0000 0000 3434. Communication de virement : 6630. ✔Faire un don en ligne sur notre site entraide.be/don
Déjà, un tout grand merci pour votre aide si précieuse. La continuité du travail des communautés pauvres dans les pays du sud pour assurer un avenir toujours plus juste et plus digne pour tous en dépend. En cette année de crise de coronavirus, tout est à réinventer. Y compris la façon d’exprimer notre solidarité et notre fraternité. Nous savons que nous pouvons compter sur vous.
Bien cordialement et en union de prières,
Axelle Fischer, secrétaire générale
« Le cri silencieux des nombreux pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne » (Pape François).
Nos églises et leur saint patron : sainte Julienne
Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, la population verviétoise ne cesse de croître et les dirigeants communaux décident de créer de nouveaux quartiers pour pouvoir accueillir toute la population de la ville lainière.
Les bourgeois vont s’installer dans le “quartier des boulevards“ (entre les rues du Palais, des Déportes, l’avenue Hanlet et chaussée de Heusy). Aucune église n’existe dans les environs proches. Il faut descendre le long de la Vesdre pour assister à la messe. Les différences sociales étaient fort marquées… Chaque quartier avait sa propre église.
En 1890 ils remettent une pétition à l’administration communale et à l’évêque de Liège, Mgr Doutreloux en vue de la construction d’une église.
En 1892, ils obtiennent l’autorisation de construire une chapelle sou le nom de Sainte Julienne de Cornillon. Un local est alors loué rue Grandjean et il servira durant neuf ans. Il a fallu tout ce temps pour acheter le terrain, remplir toutes les formalités administratives et construire l’église. Parmi les formalités administratives il y eut des difficultés à propos des limites de la nouvelle paroisse qui s’installait entre les paroisses Notre-Dame des Récollets à Verviers et Saint-Hubert de Heusy.
C’est l’échevin Henri Pirenne qui imposa le lieu entre l’actuelle rue Victor Bouillenne et l’avenue Léopold II. Il s’agissait d’un terrain en friche avec un dénivelé de 20 mètres et coupé en son milieu par un escalier branlant qui a été remplacé par un escalier en pierre lors de la construction de l’église. Les habitants quant à eux, auraient souhaité voir leur église au milieu de la place Général Jacques.
L’église Sainte-Julienne est inaugurée en 1901, construite grâce aux financements des grandes familles, entre-autre la société « les héritiers Peltzer ». Avec deux clochers entourant une grande rosace, elle constitue un des repères urbanistiques de Verviers, particulièrement visible en bas de la rue des Minières mais aussi à partir du viaduc de Lambermont sur l’autoroute. C’est l’architecte Charles Thirion (à qui on doit également le grand théâtre) qui signe les plans de cet édifice grandiose, de style néogothique. Les décors intérieurs sont les œuvres de Pringels et d’Osterrath. Le premier est peintre, le second maître verrier. Les vitraux représentent chacun une scène de l’histoire et de la foi chrétienne. Ceux situés en face de la rosace, dans la croisée droite du transept, illustrent la vie de Julienne de Cornillon, la sainte patronne de l’église.
Les compositions picturales du Bruxellois Léon Pringels retracent quant à elles des épisodes du Nouveau Testament tout en y intégrant sainte Julienne, saint Remacle (patron de la ville de Verviers), saint Lambert (patron du diocèse de Liège) et saint Joseph (patron de la Belgique). Comme dans d’autres églises de la ville, les toiles sont collées à même le mur, raison pour laquelle elles sont bien conservées. Le peintre, contemporain de Paul Delvaux et Magritte, s’est ispiré du quattrocento italien et d’un certain expressionnisme. Au final, cela donne une oeuvre pleine de sérénité et de chaleur.
Au Quattrocento (XVe siècle en Italie), l’art s’éloigne peu à peu du registre religieux : il propose des thèmes plus proches de l’Homme, mélangeant profane et sacré, tout en maniant de nouvelles techniques comme la peinture à l’huile et la perspective.
La taille de l’église sainte-Julienne permet à notre Unité pastorale d’y organiser les grandes célébrations regroupant beaucoup de paroissiens.
Englebert Fisen (1655-1733)
Julienne nait en 1192 à Retinne (près de Liège). Ses parents, des agriculteurs fortunés décèdent alors que la fillette n’a que 5 ans. Elle est placée avec sa sœur Agnès chez les religieuses qui prennent en charge la léproserie du Mont-Cornillon.
La communion plonge Julienne dans le plus doux des bonheurs ; elle souhaite la savourer en silence «au moins huit jours durant». Très vite Julienne manifeste un goût profond pour la contemplation. Dès sa jeunesse, elle a des visions mais n’en parlera pas pendant 20 ans. Elle voit le disque de la lune avec une fraction manquante. Elle comprend dans la prière qu’il manque une fête à l’Eglise en l’honneur du sacrement du corps et du sang du Christ.
Nommée prieure vers 1230, elle s’efforcera de faire évoluer la communauté de la léproserie vers une forme de vie plus explicitement religieuse. Cette exigence, ainsi que les vues de la ville sur la gestion de l’institution caritative va lui valoir beaucoup d’opposition. Tout cela décide finalement Julienne à partir en exil avec trois autres sœurs. Elle trouve asile avec ses compagnes chez les béguines de Namur, puis à l’abbaye cistercienne de Salzinnes. En 1254 la guerre civile désole la principauté. La révolte de la population menace aussi Salzinnes. Julienne quitte alors l’abbaye pour se réfugier dans une récluserie à Fosses-la-Ville. Elle y meurt suite à une maladie de gorge le 5 avril 1258.
C’est la redécouverte de la personne du Christ qui motive toute l’action de Julienne en faveur de l’institution d’une fête de l’eucharistie. Julienne a, en effet, une conscience aigüe de la présence du Christ dans notre vie. Elle l’expérimente en particulier en vivant intensément le sacrement de l’eucharistie et en méditant les paroles que le Christ a laissé à ses disciples : « Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20).
Nos églises et leur saint patron : Saint hubert !Chers paroissiens, chers lecteurs Il y a quelques jours nous n’avons pas été surpris par les nouvelles mesures gouvernementales et régionales pour tenter d’endiguer la pandémie du Covid-19 suite à sa recrudescence et la flambée des chiffres de personnes infectées chaque jour dans notre pays. Nous voici donc reconfinés avec interdiction de toutes célébrations cultuelles sauf les funérailles mais là aussi avec des mesures sanitaires très restrictives à respecter. Mais ce reconfinement ne doit pas nous empêcher de trouver des moyens et prendre des initiatives pour témoigner de notre solidarité, nous encourager, nous entraider les uns les autres sans oublier de nous nourrir spirituellement ! C’est dans ce cadre que les cinq week-ends qui vont venir, nous vous proposons que cette solidarité passe aussi par la connaissance de l’histoire des 5 églises de notre UP supposant que cela pourrait permettre à certains d’en savoir un peu plus sur d’autres clochers que le leur. Comme le mardi 3 novembre (de cette semaine) c’était la Saint Hubert qui est passée inaperçue pour des raisons évidentes liées à la situation actuelle, commençons par l’Eglise de saint Hubert à Heusy. Voici ce que nous dit l’histoire
Pour se rendre aux offices religieux en son église paroissiale de Stembert, la population heusytoise effectuait un long et pénible trajet ; aussi sollicita-t-elle l’implantation d’une chapelle à Heusy ; l’autorisation de la construire date du 17 avril 1714 ; le bienfaiteur fut Louis Bonjean ; la construction fut achevée en 1715 ; l’emplacement était celui de l’église actuelle mais avec une orientation Est-Ouest. Cet oratoire dédié à Saint Hubert sera érigé en « succursale » en 1833 et doté d’un conseil de fabrique en 1834.
Mais la population s’est accrue ; outre les autochtones, elle accueille des Verviétois du monde des affairent qui y implantent une seconde résidence, dans ce lieu paisible et éloigné de leurs usines et de leurs bureaux.
C’est pourquoi, il fut décidé de remplacer l’oratoire primitif par une église suffisamment spacieuse pour l’effectif des fidèles ; la confection des plans fut confiée à l’architecte Gustave Thirion ; la pose de la première pierre eut lieu le 27 mai 1875 par Mademoiselle Joséphine Brouet que les archives paroissiales qualifient de » honorable et charitable demoiselle de cette paroisse « .
Le 30 octobre 1876, l’évêque de Liège, Mgr Doutreloux procéda à l’inauguration et la consécration du temple. Cette cérémonie se passait sous le pastorat du curé Duyckaerts. Le centenaire de l’église (1976) a donné lieu à des cérémonies commémoratives.
De nombreux bienfaiteurs contribuèrent généreusement à l’embellissement de la nouvelle église ; le maître-autel est un don de Mademoiselle J Renier, et ceux de Notre-Dame et de Saint-Hubert de Grégoire Laoureux et Alfred de Grand’Ry ; la table de communion est due à la famille Dheur-Tocquet, la chaire de vérité et un confessionnal à Marie et Anne Brouet, les fonts baptismaux à la Famille Laoureux et la grotte (1884) à la baronne de la Fontaine-Laoureux.
Les deux cloches sont consacrées respectivement à Saint Hubert et à la Vierge ; c’est le curé J.J. Morsomme qui fit un don de la première l’année de sa mort (1877); le parrain en fut le banquier Hubert Brouet et la marraine Marie Brouet, tandis que la seconde eut pour parrain M. de Grand’Ry de Pinto et pour marraine Mademoiselle J. Renier.
Tout comme la chapelle antérieure, la nouvelle église reste dédiée à Saint-Hubert.
La viede Saint Hubert : né vers le milieu du 7ème siècle, était fils d’un duc d’Aquitaine et sa famille était issue du sang des rois mérovingiens. On le dis-apparenté à Charles Martel. On le trouve à la cour de Pépin de Herstal, maire du Palais d’Austrasie (Lorraine) et de Neustrie (Loire, Bretagne, Manche et Meuse). Il épouse Floribanne, fille du Roi Dagobert. Les chroniqueurs nous disent qu’il était connu par « les folles joies de la vie mondaine ».
– La vision de Saint Hubert : Un jour qu’il se trouvait engagé dans une partie de chasse et que la chasse l’avait conduit dans une partie reculée de la forêt des Ardennes, un cerf, qui paraissait plus grand et plus beau que les animaux de son espèce, lui apparut avec une croix entre ses bois. Dès lors, sur les conseils de saint Lambert, évêque de Maastricht, une vie monastique exemplaire s’engagea. Il fut élu évêque de Maastricht, Liège et Tongres, en remplacement de saint Lambert. Il était le père des pauvres et des orphelins, le soutien des veuves, l’appui des opprimés. Son zèle pour instruire son peuple était infatigable. Lorsque, vers l’an 720,saint Hubert fit transporter le corps de saint Lambert de la ville de Maastricht au village de Liège, où ce saint avait été martyrisé, il y transféra également, avec l’approbation du Pape, le siège de l’évêché, et jeta les fondements de la future ville de Liège (Belgique). Depuis ce temps, cette ville a toujours honoré saint Hubert comme son premier évêque et comme son principal patron. L’épisode du cerf le désigna tout naturellement comme le patron de tous les chasseurs depuis le ixe siècle. Il est aussi invoqué pour la protection des chiens et des chevaux. Prenez-soin de vous, prenez-soin des uns des autres.
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