Une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle en ce temps de pandémie

BÉNÉDICTION URBI ET ORBI
CE VENDREDI 27 MARS À 18H

Le Pape a annoncé qu’il présiderait un temps de prière ce vendredi 27 mars à 18h sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. La place Saint-Pierre sera vide, mais François invite tout le monde à s’y associer grâce aux médias, car cette célébration sera retransmise à la radio, à la télévision et sur internet.

Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière.

Cette initiative est tout à fait exceptionnelle, la bénédiction Urbi et Orbi n’étant normalement prononcée qu’à Noël, à Pâques et lors de l’élection d’un nouveau Souverain pontife.

À la pandémie du virus, nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Faisons sentir notre proximité aux personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité aux médecins, opérateurs de santé, infirmiers et infirmières, volontaires… Notre proximité aux autorités qui doivent prendre des mesures difficiles, mais pour notre bien. Notre proximité aux policiers, aux soldats qui cherchent à maintenir l’ordre sur la route, pour que s’accomplissent les choses que le gouvernement demande de faire pour le bien de nous tous. Proximité à tous ! a lancé le Pape, sortant de son texte, à la fin de l’Angélus du 22 mars.

Vous pouvez vous unir à la prière du Pape contre la pandémie de coronavirus en vous branchant sur KTO TV (en télévision ou par internet) ou en vous rendant sur le site de Vaticannews.va

Ou via les pages Facebook de KTO ou de Vatican News

Photo : © AEN

Semaine Sainte : toutes les célébrations religieuses publiques sont annulées

Directives des évêques de Belgique

La propagation du coronavirus contraint toutes les autorités et institutions publiques de notre pays à une extrême prudence. L’Église veut, elle aussi, endiguer la propagation de ce virus. Les évêques de Belgique ont dès lors décidé de prolonger la suspension de toutes les célébrations religieuses publiques et ce jusqu’au 19 avril inclus. Ces dernières reprendront lorsque les autorités tant civiles et qu’ecclésiastiques l’auront autorisé. Les évêques prennent ces mesures conformément aux adaptations possibles pour la célébration du temps pascal, telles que le Pape François les a proposées et données en exemple.

Tous les services liturgiques de la Semaine Sainte (5-12 avril 2020) sont suspendus. Chaque évêque peut établir une exception pour quelques lieux afin que les fidèles puissent suivre ces services à la radio, à la télévision ou en livestream. Seuls les collaborateurs nécessaires pour l’enregistrement de la célébration pourront se trouver dans l’église. Ils respecteront avec soin les règles de la ‘distance sociale’.

Cette suspension s’applique à toutes les églises et chapelles où se célèbre publiquement le culte, y compris les chapelles ou lieux de prière des monastères, des institutions catholiques ou des lieux de pèlerinage. Elle s’applique également aux communautés non-catholiques qui font usage des églises ou des chapelles catholiques. Les communautés contemplatives ou monastiques célèbreront la prière des heures et les offices de la Semaine Sainte en cercle fermé, sans hôtes, ni visiteurs.

L’information sur les services liturgiques diffusés à la radio, à la télévision ou en livestream pendant la Semaine Sainte sera disponible sur le site de Cathobel et de Kerknet ainsi que sur les sites diocésains ou vicariaux.

1. Dimanche des Rameaux

Bien qu’il n’y ait pas de célébrations publiques, quelques célébrations avec seulement quelques personnes sont prévues en vue des diffusions à la radio, à la télévision ou en livestream. Elles se dérouleront en cercle fermé et dans le respect de la distance de sécurité prescrite. Les rameaux bénits ne seront mis à disposition ni à l’intérieur ni à l’extérieur de l’église. Il y a pour cela une double raison. Une raison liturgique : ces rameaux font partie de la liturgie du dimanche des Rameaux. Une raison préventive : éviter tout rassemblement.

2. Messe chrismale

La bénédiction des Saintes Huiles et la consécration du Saint Chrême  (pour le baptême, la confirmation, l’ordination presbytérale et l’onction des malades) aura lieu en cercle fermé et sera présidée par l’évêque et quelques prêtres. Chaque évêque a également la possibilité de reporter la célébration de la messe chrismale jusqu’à l’autorisation de reprise des célébrations liturgiques publiques. Les Saintes Huiles seront distribuées après la pandémie selon les directives de chaque diocèse.

3. Jeudi Saint, Vendredi Saint, Veillée pascale et Pâques

Seules les célébrations avec quelques personnes en vue de leur diffusion à la radio, à la télévision ou en streaming pourront avoir lieu. Elles se dérouleront cercle fermé, dans le respect de la distance de sécurité prescrite.

En raison des mesures actuelles, le sacrement de réconciliation individuel ne pourra être conféré. Les évêques de Belgique autorisent les fidèles à reporter leur confession pascale à une date ultérieure. Ou, comme l’a récemment déclaré le Pape François au vu des circonstances exceptionnelles de cette année : Oui, il est possible de recevoir le pardon de Dieu sans prêtre. Si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : ‘Seigneur, j’ai commis le mal en ceci, en cela, …” Demande-lui pardon de tout ton cœur avec l’acte de contrition et promets-lui: “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu.

Comment célébrer Pâques sans confession ni communion, ou ‘faire ses Pâques’ cette année ? En faisant ce qui est possible : prier à la maison, seul ou en famille ; lire et méditer les lectures et les prières prévues pour la Semaine Sainte ; suivre une célébration liturgique à la radio, à la télévision ou en livestream.

4. Baptêmes d’adultes

Cette année, les baptêmes d’adultes ne pourront avoir lieu ni la nuit, ni le jour de Pâques. Les évêques sont unis à tous ceux qui se préparent de longue date à leur baptême pour Pâques. Ils comprennent leur déception et leur demandent de la patience. Ils leur proposeront dès que possible une autre date ou une autre période pour leur baptême.

5. Baptêmes et mariages religieux

Tous les baptêmes et mariages religieux sont reportés jusqu’à ce que ces célébrations soient à nouveau possibles. Les évêques prennent cette décision difficile, tout en partageant la déception de tous ceux qui avaient préparé avec soin et attendaient intensément leur mariage ou le baptême de leur enfant.

6. Confirmations et premières communions

Les célébrations de la confirmation et de la première communion prévues jusqu’au 19 avril ne pourront malheureusement pas avoir lieu. C’est une décision grave dont nous mesurons pleinement l’impact pour les enfants et les jeunes concernés, pour leurs familles et pour la paroisse. En ce qui concerne les confirmations et premières communions prévues après le 19 avril, il est trop tôt en ce moment de prendre des décisions définitives. Les évêques communiqueront le plus tôt possible et dès que les mesures du gouvernement le permettront, les informations nécessaires.

7. Ouverture des églises

Sauf décision contraire de la commune, les églises restent ouvertes pour la prière individuelle et le recueillement quand c’est possible. L’église, en tant qu’espace public, est bien évidemment soumise aux mesures gouvernementales, dont la distance de sécurité.

8. Campagnes de Carême Entraide et Fraternité et Broederlijk Delen

Les campagnes annuelles de Carême des deux organisations liées à l’Eglise ne sont quant à elles pas suspendues. Seules les collectes ecclésiales en liquide ne pourront avoir lieu. Les évêques appellent les fidèles à poursuivre la solidarité avec les populations et les pays dans le besoin et à effectuer leur don annuel par virement bancaire. Pour Entraide et Fraternité (Miteinander Teilen) via le compte BE68 0000 0000 3434 et pour Broederlijk Delen via le compte BE12 0000 0000 9292.

9. Les cloches de remerciement et d’espérance

Les évêques s’associent à toutes les marques de gratitude et d’estime de la population envers ceux qui s’investissent dans la lutte contre le coronavirus : médecins, infirmières et infirmiers, services de police et d’urgence, décideurs politiques et leurs administrations. Les paroisses qui le souhaitent peuvent bien sûr s’associer à ceux qui applaudissent le soir les personnes engagées dans la lutte contre le coronavirus. Elles peuvent mettre par exemple une bougie devant la fenêtre ou faire sonner les cloches (de préférence les cloches de l’angélus à celles des fêtes).

10. Médias

Les diocèses restent autant que possible en contact avec l’ensemble des croyants, aussi bien au plan national qu’au plan diocésain, par le biais de messages vidéo ou en livestream. Vous trouverez les liens utiles et les aperçus sur les pages interdiocésaines et diocésaines de Cathobel ou de Kerknet.

La RTBF et la VRT essayent de poursuivre la diffusion, le dimanche, des célébrations eucharistiques à la radio et à la télévision. RCF, KTO, France 2, Radio Maria et NPO Nederland diffusent également des célébrations religieuses. 

Les évêques de Belgique

23 mars 2020

La messe, comme si vous y étiez

Bonjour à tous,

En ces temps de confinement, il nous faut être inventifs.
Diverses solutions ont été trouvées pour nous permettre d’être unis dans la prière et en communion les uns avec les autres qu’ils soient proches ou lointains.

Des petits soucis pratiques font en sorte que nous avons pris du retard.
Voici en pièce jointe :

les lectures du 4ème dimanche
le déroulement de la messe .

Note vicaire Thomas Sabbadini qui jongle très bien avec les réseaux sociaux, l’informatique, les prises de vue… vous propose de suivre la messe en direct tous les dimanches à 15h sur son compte facebook. Il s’agit d’une messe interactive où chacun est invité lors du partage d’évangile, lors des intentions ou autres temps de prière.

Quelques informations :

Suggestion de gestes de communion fraternelle en ces jours : téléphoner à l’une ou l’autre personne : prendre de ses nouvelles, l’assurer de votre prière, manifester votre solidarité (même à distance)

Rappel : nos églises habituellement ouvertes chaque jour le reste pour la prière et le recueillement personnel

La campagne du Carême de partage, qui est faite cette année en faveur de Haïti où sévit l’insécurité alimentaire, est maintenue et doit être promue le 4e dimanche de Carême (21-22 mars 2020) et le dimanche des Rameaux (4-5 avril 2020). On peut verser un don par virement au compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur leur site internet www.entraide.be/don.

Merci de ne pas oublier les plus pauvres, même dans notre situation de détresse ! Bonne semaine ! Prenez soin de vous ! Et soyons attentifs aux plus faibles autour de nous

Solidarité avec Haïti, à l’ère du coronavirus

La campagne du Carême de partage, qui est faite cette année en faveur de Haïti où sévit l’insécurité alimentaire, est maintenue et doit être promue le 4e dimanche de Carême (21-22 mars 2020) et le dimanche des Rameaux (4-5 avril 2020). On peut verser un don par virement au compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur leur site internet www.entraide.be/don.
Merci de ne pas oublier les plus pauvres, même dans notre situation de détresses

Publié le jeudi 19 mars 2020

Veuillez trouver ci-après un texte de réflexion de la part de notre évêque, Monseigneur Jean-Pierre Delville, référendaire d’Entraide et Fraternité sur la situation actuelle que nous vivons tous en ce moment.

Chers Frères et Sœurs,

Le ras-de-marée mondial de l’épidémie de Coronavirus envahit notre quotidien et nos médias. Que reste-t-il de notre vie et de nos projets ?

L’ennemi invisible

Chacun est frappé d’une façon ou d’une autre : dans son travail, dans sa maison, dans sa santé, dans son moral, dans ses relations. Le virus est arrivé, c’est un ennemi invisible et nous cherchons à nous protéger. Nous sommes plus isolés que d’habitude et devons nous débrouiller pour beaucoup de choses ; nous devons aussi prendre des décisions, nous devons nous organiser, nous devons nous donner des consignes pour changer notre style de vie.

L’histoire s’est arrêtée

On dirait que l’histoire s’est arrêtée et qu’il n’y a plus qu’une seule info sur les médias : le coronavirus. On dirait que les autres affaires n’existent plus. Comme le disait Andrea Riccardi ce 18 mars 2020, on a perdu le sens de l’histoire. Il n’y a plus d’objectifs communs, plus de grands faits, plus de combats ! Tous les projets sont mis en veilleuse et rangés au fond des tiroirs. Les rendez-vous qui scandaient le cours du temps sont supprimés, les réunions sont abolies. Le risque est alors de nous replier sur nous-mêmes et sur nos problèmes, sur notre santé et sur nos proches.

Les leçons du présent

Pourtant, si le coronavirus nous a appris une chose, c’est que la mondialisation existe bel et bien : le virus s’est communiqué en quelques semaines au monde entier, du fond de la Chine aux autres continents. Si la mondialisation existe pour la maladie et pour les médias, qu’en est-il pour la solidarité ? Une deuxième chose que nous avons découverte, c’est notre fragilité : il suffit d’un petit virus pour que toute la société soit arrêtée et se trouve en grave crise économique et sociale. Tous sont touchés, du plus pauvre au plus puissant. Subitement, les scènes de détresse ne sont plus l’apanage des pays pauvres, mais aussi des pays riches. Alors comment réagir ? Cette crise nous pousse à redécouvrir nos vraies valeurs : le sens de la relation sociale, le sens de la sobriété, le sens de notre interdépendance mondiale. Alors, que la crise nous fasse redécouvrir celles et ceux qui souffrent plus que nous et plus souvent que nous ! Qu’elle éclaire d’un jour nouveau nos projets et nos espoirs.

S’engager pour Haïti

Or, l’un de ces projets pleins d’espérance, c’est celui qu’Entraide et Fraternité, l’ONG de solidarité de l’Église catholique, a préparé pour notre carême de partage : il est centré sur la situation en Haïti. Cette île très pauvre, frappée par un terrible tremblement de terre il y a dix ans, n’a pas encore pu être reconstruite ; sa cathédrale à moitié détruite est devenue un symbole de pauvreté, mais aussi de foi ! Car derrière les ruines, on trouve toute une activité, avec des groupements dynamiques, comme ceux qui relancent l’agriculture dans le respect de la nature et de l’écologie. Ils ont formé des projets portés par des communautés locales, qui ont pris en main leur destin et leurs responsabilités. Telles sont les associations porteuses d’avenir que nous voulons aider durant ce carême de partage. Tous les projets qu’elles ont préparés en comptant sur notre soutien ne peuvent être abandonnés à eux-mêmes. Leurs acteurs dynamiques doivent être encouragés. La turbulence d’ici ne doit pas nous faire oublier les populations de là-bas. Tous les collaborateurs belges d’Entraide et Fraternité, bénévoles comme professionnels, comptent sur votre soutien. Vous le savez, vu qu’Entraide et Fraternité est reconnue comme ONG, les dons que vous faites pour les projets qu’elle soutient sont multipliés par quatre par le gouvernement belge. Pour un euro que vous donnerez, la population locale en recevra cinq via le projet qui a été reconnu par les autorités belges. Donc, ne négligez pas les deux collectes du carême de partage, même si vous ne pouvez nous rendre dans les églises pour prier et pour y faire votre offrande, le 4e dimanche de Carême et le dimanche des Rameaux. À défaut de collecte en liquide, faites un don par virement bancaire au compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur leur site internet http://www.entraide.be/don.

Une incubation spirituelle

Dans l’évangile du 5e dimanche de ce carême (Jn 11,1-45), nous découvrons Jésus qui pleure près de son ami Lazare, décédé inopinément. Jésus encaisse la souffrance due à la mort de son ami et à la tristesse de ses sœurs. C’est après avoir traversé cette épreuve que Jésus rendra la vie à Lazare. La résurrection a nécessité une incubation. Ainsi la souffrance due au coronavirus est-elle pour nous un temps d’incubation spirituelle, un temps de recueillement, qui nous donnera des énergies vitales pour construire le futur. Le coronavirus nous donne des forces pour être solidaires des plus pauvres, et en particulier de ceux d’Haïti !

Merci de ne pas les oublier, même dans notre situation de détresse ! Merci pour votre solidarité durant ce temps de crise !

† Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, référendaire pour Entraide et Fraternité

Face au coronavirus : avec Marie, unissons-nous dans la prière !

Avatar de mariecollingSaint-Jean-Baptiste en la Fenêtre de Theux

Une autre neuvaine nous est proposée !

La prière est un don, une chance et même une force en cas de crise. Pour nous encourager à lutter contre le virus qui frappe le monde, pour soutenir ceux qui sont touchés directement ou indirectement par le coronavirus, les frères dominicains de Lille nous invitent à nous unir autour d’une neuvaine, prière simple et accessible à tous qui commence le mardi 17 mars et se termine à l’Annonciation, le mercredi 25 mars.

Chaque jour de la neuvaine est consacré à une intention particulière : 

Jour 1 – mardi 17 mars : les malades
Jour 2 – mercredi 18 mars : les personnes isolées
Jour 3 – jeudi 19 mars : les familles
Jour 4 – vendredi 20 mars : ceux qui ont rejoint le Père
Jour 5 – samedi 21 mars : les soignants, mes chercheurs
Jour 6 – dimanche…

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