Regeneration day! pour les 18 à 30 ans

 par mariecolling, publié dans pastorale des jeunesretraites et récollections sur le site de Franchicroix.be

DES BALISES POUR CONSTRUIRE SA VIE
COMME JEUNE CHRÉTIEN

Rester connecté à l’essentiel et avancer.

Enseignement par le père Jean-Marc de Terwangne, témoignages, partages, temps de prière et d’écoute, adoration, louange, messe festive, déjeuner et dîner spaghetti avec la communauté.

Animation musicale assurée par Woza, collectif de jeunes artistes chrétiens francophones, en collaboration avec Yeshoua Production !

Dans la joie de t’accueillir !

Date : le dimanche 15 mars 2020 de 9h30 à 18h, accueil à partir de 9h.

Possibilité d’arriver la veille au soir.

Covoiturage possible : cliquer ici

PAF : Selon tes possibilités (estimation 20 € pour les repas et l’animation)

Renseignements : 0473 74.57.44 ou 087/79.30.90

Adresse : Foyer de Charité, Rue Peltzer de Clermont, 9, 4900 Spa-Nivezé

Inscription cliquer ici

Premier dimanche de carême : le désert

Infos de la semaine

Dialogue du Doyenné

Le Carême, un temps assez long pour nous recentrer sur l’essentiel, vivre quarante jours pendant lesquels chacun d’entre nous pourra viser un renouvellement profond de sa vie et en particulier de ses relations aux autres et à Dieu. Comme l’Evangile du mercredi des Cendres nous l’évoquait, c’est par l’aumône qui peut prendre différents aspects concrets à travers la solidarité, la prière et le jeûne (prise de conscience de la consommation juste) que nous devons essayer de vivre en harmonie avec nous-mêmes et avec les autres. C’est dans le secret, celui du regard du Père qui nous voit tels que nous sommes que nous nous devons d’agir en évitant de nous laisser tenter d’obtenir la gloire qui vient des hommes, ce qui nous détournerait de toutes relations aux autres et à Dieu.

Cette semaine, nous faisons le vide autour de nous entrant chacun dans notre propre désert, poussé comme Jésus par l’Esprit. C’est dans ce lieu-même que nous pourrons ressentir le silence, écarté de toute la vie trépidante que nous menons et faire expérience de la solitude qui nous pousse parfois à faire des choix, à vaincre nos combats quotidiens et récurrents. Comme Jésus, nous savons que nous sommes aimés du Père « Celui-ci est mon fils bien-aimé ! » mais comme Lui, nous sommes souvent confrontés à une autre voix qui nous offre des suggestions séduisantes ou diaboliques auxquelles il nous faut résister.             

C’est ainsi que le chemin que nous choisissons d’emprunter est un chemin qui conduit soit à la mort, soit à la vie. L’Esprit nous aide à oser une confrontation aux démons de toutes sortes et Il nous donne la force de renoncer au mal pour vivre avec Jésus dans la liberté des enfants de Dieu.

Terminons notre réflexion par une conclusion écrite par Monseigneur Jean-Pierre Deville : « C’est cette relation authentique que nous sommes invités à construire avec Dieu et avec nos frères et sœurs de Haïti et d’autres pays défavorisés, durant ce Carême. Elle nous construit nous-mêmes comme êtres humains et construit les autres comme partenaires. Ainsi, nous devenons tous bâtisseurs d’une civilisation de l’amour ! Bon Carême à tous ! »

   L’Equipe relais de l’Immaculée Conception.

« revenez à moi de tout votre cœur. »

Infos de la semaine

Feuillets du 7ème dimanche ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, Chers Lecteurs,

Bientôt nous sommes repartis avec le temps du Carême dans lequel nous entrons le « Mercredi des Cendres » qui, cette année, tombe au 26 Février. Parlant de Carême, je sais que la plupart pensent immédiatement à la privation de quelque chose qui leur coûte de partager ou de ne pas consommer ; mais je crois que, vu les sollicitations des uns et des autres et le rythme de la vie quotidienne que nous impose notre société, ces quarante jours de carême nous sont donnés chaque année principalement pour revisiter notre intérieur, c’est-à-dire pour chercher et retrouver l’intimité avec le Christ.

Deux ans avant sa mort à Auschwitz, après avoir lu St Augustin et les Evangiles, une jeune juive hollandaise Etty HILLESUM, a écrit ceci en 1941 : « Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois, je pensais à l’atteindre. Mais le plus souvent des pierres et des gravats obstruent ce puits et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre au jour ».

Je crois que ce puits, nous l’avons tous. Il a été foré le jour de notre baptême et depuis lors nous avons revêtu le Christ, Dieu nous habite ! Je dirais que le temps de Carême vient alors comme une sonnette pour nous rappeler que ça vaut la peine de vérifier s’il n’y a pas des pierres et des gravats qui risquent d’obstruer cette source de vie en nous.

Par son Eglise, le Seigneur, parce qu’il nous aime, nous propose ce temps du carême pour vivre cette rencontre d’amitié avec lui, avec les autres, avec nous-mêmes. Le temps du Carême est bien ce temps où il nous faut enlever notre masque et revenir à Dieu. Oui, accepter de faire tomber nos masques de méchanceté, de violence, de jalousie… pour retrouver notre visage d’homme, de femme, de jeune ou d’enfant qui sont aimés de Dieu. Bref, cela revient à se lancer dans l’aventure de ceux qui accueillent l’amour de Dieu dans leur cœur, et qui en vivent autour d’eux !

Il est vrai que le Christ et l’Eglise à sa suite proposent la prière assidue, le jeûne et le partage comme trois moyens concrets pour vivre favorablement ce temps de Carême. On peut parler de trois compagnons du carême auxquels nous pourrions ajouter deux autres : la réconciliation et le service. Ainsi, tout au long des 40 jours qui vont nous conduire jusqu’à

Pâques, nous pourrons faire route chaque semaine avec l’un de ces compagnons. Personnellement je reste convaincu que ce sont ces mêmes moyens qui  permettent que la vie que le Christ lui- même nous a transmise au baptême, puisse être rayonnante pour le monde et tous ceux qui nous entourent. Autrement dit, quoi que nous fassions, il nous faut une  mise au point sur notre façon d’aimer, c’est-à-dire veiller  à ce que notre prière, notre jeûne…et tout ce que nous envisageons de faire nous ramène aux gestes concrets d’aimer Dieu et le prochain ainsi que tous ceux et celles que le Seigneur place sur notre route. Chez nous, dans nos familles, parmi nos proches et ailleurs, il y a des personnes qui désespèrent et qui, de plus en plus, perdent confiance, suite au chômage, suite à l’épreuve de la maladie ou la perte d’un être cher… Dans la prière, le soutien et l’attention qu’ils attendent de notre part, marchons avec eux vers la Fête de Pâques qui est bien sûr et avant tout la joie de la Résurrection après la souffrance et l’obscurité du tombeau, mais aussi « un horizon, une aurore printanière chaude et bienfaisante » (Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen).

Je vous souhaite à toutes et tous un bon, saint et fructueux Carême.

A. Oscar MUREKEZI, votre curé

Quelles célébrations chez nous ?

Infos de la semaine

Feuillets du 6ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Ce mercredi 12 février, le pape a publié un document suite au synode sur l’Amazonie (appelé donc une exhortation apostolique post-synodale). Ce document est intitulé : « Querida Amazonia », ce qui peut être traduit par « Chère Amazonie » ou « Bien-aimée Amazonie ».
Il aborde divers sujets très intéressants liés à cette région du monde, sous ses aspects sociaux, culturels, écologiques et ecclésiaux.

Dans la quatrième et dernière partie, il y a tout un développement sur la place de l’eucharistie dans des communautés parfois très reculées qui ont peu de possibilités d’y avoir accès.

Voici un extrait du numéro 89 : « Mais ils ont besoin de la célébration de l’Eucharistie parce qu’elle « fait l’Église », et nous en sommes arrivés à dire qu’« aucune communauté chrétienne ne peut se construire sans trouver sa racine et son centre dans la célébration de la très sainte Eucharistie ». Si vraiment nous croyons qu’il en est ainsi, il est urgent d’éviter que les peuples amazoniens soient privés de cet aliment de vie nouvelle et du sacrement du pardon. »

Il est important de rappeler que nous ne vivons pas les mêmes réalités que les chrétiens d’Amazonie, puisque le document parle de communautés qui ont l’occasion de célébrer l’eucharistie une fois par an et qui ne peuvent se déplacer pour  avoir une autre célébration, puisque c’est un trajet qui se compte en journées pour y arriver. Quoi qu’il en soit de la raréfaction du clergé dans notre diocèse, nous ne serons jamais à ce niveau de distance.

Dans un tout autre registre, en, plus de ma charge de vicaire de paroisse qui reste ma charge principale, je viens d’être nommé comme aumônier diocésain du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ). Je vous en parlerai en détails une prochaine fois, mais cela implique que je m’absente parfois de l’Unité Pastorale pour des activités en semaine, ou le weekend.

Et dans ce contexte, j’entends cet appel du pape à maintenir le lien avec l’eucharistie. Or, dans notre doyenné, il est très difficile de trouver un prêtre pour célébrer une messe dominicale. C’est pourquoi, à l’avenir, il y aura des célébrations où nos diacres présideront des assemblées dominicales où l’on vivra la liturgie de la parole et où la communion sera distribuée, mais l’eucharistie ne sera pas célébrée, faute de prêtre, appelées couramment Assemblées Dominicales en l’Absence de Prêtre (ADAP).

Étant au weekend du MEJ la semaine prochaine, les célébrations de Marie-Médiatrice à 17h45 et de St-Hubert à 10h00 seront des ADAP.

Merci déjà de votre compréhension et de votre prière pour ces jeunes qu’il m’est donné d’accompagner dans le MEJ.

Thomas Sabbadini                                                                                                                 

Merci pour mon VILLAGE

Infos de la semaine

« Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». (Mt 25, 40)

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Depuis l’année dernière chaque fois que j’annonce mon départ au Rwanda pour mon congé annuel, certains me disent : « tu vas revenir quand même ! » Quand je demande pourquoi ils pensent que je ne reviendrai pas ils font allusion à ce qui s’est passé avec le départ et la disparition mystérieuse de l’ancien curé de Spa !

Je tiens donc à vous rassurer tous que je suis de retour parmi vous après un mois de congé auprès des miens. Mon séjour s’est très bien passé. D’habitude à cette période de l’année c’est la petite saison sèche de récoltes de différents produits agricoles, mais actuellement il y a beaucoup trop de pluies des journées entières (qui ont d’ailleurs dévasté toutes les récoltes). Mais malgré cela il fait bon et pas froid comme ici.

Je vous ai sollicités avant mon départ afin de témoigner de notre solidarité vis à vis des pauvres de mon village. C’était avec les collectes de Noël qui ont donné 1765,9€ et 440€ de dons, en tout 2205,9 €.

Comme j’ai eu l’occasion de vous exposer ce que je fais en collaboration avec le curé de la paroisse et les responsables de la Caritas paroissiale, une partie de cet argent a servi à aider certains enfants des familles défavorisées pour poursuivre leur scolarité. Au moment où je suis arrivé, c’était la rentrée scolaire (on fonctionne désormais par année civile depuis que le Rwanda a opté pour l’anglophonie). En effet, certaines familles des « Anges-Gardiens » étaient désespérées en se demandant si leurs protégés allaient pouvoir retourner à l’école cette année ! Ce fut comme la manne qui tombait du ciel pour eux ! 9 enfants ont pu poursuivre leurs études secondaires, 120€ (par trimestre) par personne au pensionnat et en tout 1080€. Tout le monde est conscient que ce sera difficile pour la suite, mais les parents et les responsables de la Caritas paroissiale continuent de réfléchir ensemble pour trouver des pistes de solutions.

Tous ces enfants bénéficiaires et leurs familles vous expriment leur profonde gratitude, il y en a qui me disent qu’ils ne savent pas en quels termes remercier les donateurs ; d’autres me regardent tout simplement et disent un « merci beaucoup », avec les larmes aux yeux, et moi qui le vois, je sais que cela vient vraiment du cœur.

Une autre partie a servi pour le programme d’accueil, d’’accompagnement et d’aide pour les jeunes filles qui tombent enceintes étant encore mineures et qui sont chassées de chez-elles. Je vous en ai déjà parlé. Le premier groupe est à la fin de leur formation professionnelle. Elles vont se mettre en association et former une sorte de coopérative pour travailler ensemble et proposer des services variés dans un grand salon de beauté. La paroisse va se charger de trouver le local qui conviendrait pour cela. Les frais du matériel et d’équipement s’élèvent à 957 € qui sont disponibles. Voilà où nous en sommes avec les filles du premier groupe. Les autres vont devoir attendre qu’on ait des moyens pour les aider à commencer aussi.

Quant aux 14 garçons lancés dans l’élevage de chèvres, cela se passe très bien aussi. Pour certains, les chèvres commencent à mettre bas et le principe est de donner la première portée à quelqu’un d’autre qui est sur la liste d’attente, tout cela sous la coordination des responsables de la Caritas paroissiale. Mais quand nous aurons beaucoup plus de moyens, nous pourrons en acheter et en donner car nous avons 36 garçons fort intéressés qui sont en attente.

Voilà grosso-modo ce qu’il en est et ce que nous faisons avec vos dons et des sous que je collecte à l’occasion de Noël de partage. Soyez-en toutes et tous remerciés. Remerciés pour ces jeunes que vous soutenez oui, mais j’ose espérer que vous ne finirez pas par vous lasser de moi si je termine en vous demandant de soutenir ces peuples aussi par la prière ! En effet, les relations de bon voisinage entre le Rwanda et l’Ouganda se sont dégradées. Les frontières entre les deux pays sont toujours fermées et cela crée des retombées économiques considérables des deux côtés mais les Rwandais en souffrent plus parce que 90% des produits de première nécessité provenaient d’Ouganda !  Il y a aussi le Burundi avec la rébellion et à l’Est de la République Démocratique du Congo où sévit une guerre insensée dont on ne parle pas dans les médias mais qui fait beaucoup trop de victimes depuis quelques mois déjà. Je vous demanderais donc de prier pour eux pour que ces violences cessent un jour et que la paix durable règne dans cette Région des Grands Lacs. Merci.

Oscar MUREKEZI, votre curé.