EN VACANCES OU PAS, DIEU EST QUÊTE DE CHACUN DE NOUS !

Infos de la semaine

Feuillets du 13ème dimanche du Temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Nous voici au terme de ce mois de juin pendant lequel, après le Carême, le temps pascal et les fêtes qui se sont suivies jusque vendredi dernier à la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous avons vécu au rythme pascal, dans une dynamique de vie, portés par l’élan de celui qui s’est donné, qui est mort, est ressuscité et qui nous montre, au travers de ces fêtes, ce que nous représentons aux yeux de Dieu son Père et notre Père !

Chacune de ces fêtes met l’accent sur un aspect spécifique qui touche notre foi et selon le calendrier liturgique nous retrouvons ce que nous appelons le « temps ordinaire », c’est-à-dire celui d’écouter l’enseignement du Christ.

Ce mois de juin nous ouvre également sur le temps d’été qui est celui des vacances pour la plupart, mais en vacances ou pas, nous ne devons pas perdre de vue le fait que Dieu est toujours en quête de chacune et chacun de nous pour nous réjouir et nous faire participer toujours plus pleinement à sa vie.

Profitant de ce temps d’accalmie que nous apporte l’été par rapport au rythme vertigineux du train- train du quotidien, peut-être que nous pensons à certaines choses spécifiques à faire pour nous-mêmes ou pour les autres, des choses pour lesquelles nous n’avons pas pu avoir le temps, des choses certainement importantes ou nécessaires, mais n’oublions pas en même temps qu’en tant que chrétiens, il est question de notre disponibilité pour accueillir toujours l’amour qui nous vient du Père pour le partager autour de nous.

En d’autres mots, nous sommes sans cesse appelés à être disponibles pour le royaume de Dieu, d’où la nécessité d’ouvrir nos esprits pour écouter ce que le Seigneur attend de nous.

Cette année nous sommes contents pour nos jeunes qui sont dans les mouvements de jeunesse. Pendant 3 ans la pandémie du Covid-19 leur a privé de liberté pour faire leurs camps. Cet été, ils vont pouvoir se retrouver entre eux de nouveau dans ces camps. Le fait de se rencontrer au camp est l’un des temps forts de l’année pour nos enfants et nos jeunes parce qu’à travers les activités variées qu’ils y font, ils acquièrent pas mal d’expériences de vie nécessaires pour leur avenir et leur vie en société.

Accompagnons donc nos jeunes de notre prière pour que ces rencontres des camps portent tous leurs fruits et comblent toutes leurs attentes.

En ce qui me concerne, tout le mois de juillet je pars pour mon congé annuel au Rwanda. Je me permets d’attirer votre attention sur les horaires de messes d’été parce que nous passons à un rythme allégé, aussi bien pour les messes dominicales que celles de semaine.

C’est un horaire conçu et tenable pour qu’un seul prêtre puisse assurer le service minimum d’offices dans notre Unité pastorale. A mon départ, notre Vicaire André Vital sera donc seul pour pas mal d’activités, mais je compte sur vous pour l’aider et le soutenir. Comme il compte partir aussi en congé au mois d’août, je serai de retour pour reprendre le flambeau.  

Nous qui sommes à des milliers de kilomètres de nos membres de famille, vous n’avez pas l’idée combien ils nous manquent. Actuellement il y a des moyens de communication plus performants qui nous permettent de garder des liens avec eux, mais ce n’est pas la même chose que les revoir, parler de vive voix et partager les bons moments avec eux. Vous comprenez que c’est pour nous vraiment des retrouvailles qui nous font beaucoup de bien.

Comme le Covid-19 a ralenti le projet de soutenir les jeunes filles de mon village devenues prématurément filles-mères célibataires, j’en profiterai aussi pour les rencontrer avec le curé de paroisse afin de voir comment relancer la machine parce que là aussi ils se réjouissent de la reprise de rencontres et d’activités ! Je crois que je ne vous le dirai jamais assez, un tout grand merci à tous les donateurs, merci pour votre soutien parce que c’est grâce à vos dons justement que nous pouvons concrétiser ce projet qui me tient beaucoup à cœur. Merci de m’accompagner aussi de votre prière fraternelle pour que mon séjour là-bas se passe bien et je ferai pareil une fois sur place.

J’en profite pour recommander aussi à votre prière la région de l’Est de la République Démocratique du Congo (Nord et Sud Kivu), une région frontalière du Rwanda.

Prions pour la paix dans cette région parce que depuis quelques semaines les combats font rage entre le mouvement rebelle dit M23 et les forces armées congolaises. Il y a déjà non seulement beaucoup de victimes humaines mais aussi, comme c’est souvent le cas, malheureusement, c’est la population qui en pâtit : le désarroi et la désolation sans oublier ces foules, tout âge confondu, qui prennent le chemin de l’exil pour tenter de se mettre à l’abri, mais très soucieux des conditions de vie médiocres et humiliantes qui les y attendent !

  A. Oscar MUREKEZI, votre Curé 

De Pâques à la Pentecôte

Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche de Pâques
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

De la résurrection de Jésus jusqu’au don de l’Esprit-Saint pour chacun une longue période de cinquante jours…

Sur ce chemin se situera l’Ascension qui s’inscrit dans le déploiement de Pâques. Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ a sauvé l’homme, sa mission est accomplie; il peut alors rejoindre son Père pour vivre dans sa gloire.

Le livre des Actes des apôtres rapporte que, pendant 40 jours, le Christ ressuscité est apparu plusieurs fois à ses apôtres. Cette période a permis aux disciples de faire leur deuil et de se préparer à vivre autre chose,. Ils sont appelés à prendre le relais d’une partie de la mission de Jésus qu’est l’évangélisation et la création de l’Eglise. Les disciples ont cru parce qu’ils ont vu (Jn 20, 30-31), ils devront s’habituer à croire sans voir ce qui est aussi ce que chaque chrétien vit aujourd’hui. Notre liberté de chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jn 16,7). Christ ne veut pas s’imposer davantage, Il nous laisse libre de croire et donc d’aimer véritablement car librement. C’est une des conséquences de l’Ascension, ce n’est donc pas un départ triste mais plutôt le temps des témoins qui commence. C’est dans cette démarche que nous pouvons encore nous inscrire. L’Eglise est maintenant appelée à se développer et à vivre par l’implication de ses membres, la famille chrétienne. Pour que ce soit possible, Jésus ne nous laisse pas seuls, avec son Père Il nous envoie la puissance de l’Esprit-Saint.

L’Eglise pour vivre a besoin de chacun d’entre nous, nous pourrions peut-être durant cette période faire le point sur notre investissement dans la vie de l’Eglise et dégager de nouvelles pistes pour nous rendre utiles. Il y a tellement de tâches à accomplir et en faisant cela notre vie en Eglise en sera encore plus riche.

Durant cette période dans notre Unité Pastorale, nous allons vivre des engagements forts : demande de baptême par des parents avec l’entrée d’enfants dans notre communauté, pas mal de couples qui vont sanctifier leur amour devant Dieu, des petits enfants qui vont recevoir Christ ressuscité lors de la première de leurs communions, des plus grands qui vont faire leur profession de foi sans oublier nos grands jeunes qui se préparent à la confirmation, tant de signes qui nous permettent de croire en la résurrection. La présence du cierge pascal allumé dans chaque célébration eucharistique durant cette période est un trait d’union entre Pâques et Pentecôte nous rappelant comme nous le dit Saint Jean : « Jésus est la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie ».

Ce dimanche premier mai est aussi la fête de Saint-Joseph travailleur.

Christian Ledy .

Prière à Saint Joseph patron des travailleurs.

O Saint Joseph, nous te prions pour les sans-travail, pour ceux-là qui veulent gagner leur vie ou la vie de leur famille

Toi qui es le patron des travailleurs, fais que le chômage disparaisse de notre société ; que tous ceux qui ont la capacité de travailler puissent utiliser leurs forces et leurs talents au service de leurs frères pour un salaire digne de leurs efforts.

Toi qui es le patron des familles, ne permets pas que ceux qui ont des enfants à nourrir et à éduquer manquent des ressources nécessaires.

Aie pitié de nos frères dans l’inaction et la pauvreté à cause de la maladie ou du désordre social. Inspire aux gouvernants, aux chefs d’entreprises et à tous les responsables, des initiatives et des solutions justes : que chaque personne ait la joie de contribuer, selon ses capacités, à la prospérité commune en gagnant honorablement sa vie.

Fais que nous profitions tous ensemble des biens abondants que Dieu nous a donnés et que nous aidions les pays moins favorisés que le nôtre. Amen.

Pape Saint Jean XXIII.

Quo vadis ?

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Feuillets du 5ème dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Une lettre pastorale de notre évêque qui nous aide à vivre et à relire notre carême.

Comme cette lettre pastorale n’a pas été distribuée à grande échelle, j’avais envie de vous partager quelques réflexions…

L’origine de la légende ou pas de quo vadis se base sur un récit provenant des actes de Saint-Pierre, un texte apocryphe qui remonte au deuxième siècle et qui nous parle de la persécution des chrétiens de Rome. Durant ce récit, Pierre demande à Jésus où vas-tu ? Cette question est aussi posée à chacun durant ce carême, où vas-tu dans la vie ? Que fais-tu de ta vie ? Allons-nous suivre le chemin de Jésus dicté par les Evangiles ou allons-nous prendre un autre chemin ? Cette année
est marquée aussi par un synode mondial nous invitant à réfléchir sur la direction à donner à notre Eglise de demain, nous en avons déjà suffisamment parlé même
si nous attendons encore avec impatience vos idées pour pouvoir les communiquer au diocèse.

Chemin synodal et chemin pascal passent par les mêmes difficultés que la route, le renoncement et les sacrifices pour atteindre la ville du salut et la vie éternelle en la résurrection. Le carême se vit en communion car il nous fait vivre la fraternité, la participation nous fait vivre la solidarité et la mission nous fait vivre le salut.
Et pourtant, si nous regardons les lectures du premier dimanche de carême, cela avait plutôt mal commencé, la première tentation de Jésus correspond à la non-communion, la seconde est la non-participation et la troisième c’est la non-mission. C’est tout simplement qu’à ce moment nous sommes tous invités à un examen de conscience sur notre vie mais aussi à regarder comment vit notre société quand elle oublie les plus pauvres, quand elle a soif du pouvoir non partagé, quand elle se lance dans le vide en négligeant l’environnement écologique. On pourrait aussi se poser la même question par rapport à notre Eglise : quand est-ce que notre Eglise se met au centre de ses propres intérêts, par exemple en oubliant la place du pauvre ? Quand est-ce que notre Eglise désire un pouvoir non partagé en ne partageant pas les responsabilités. Quand est-ce que notre Eglise se lance dans le vide en ayant une foi teintée de magie ? Le chemin de carême continue et nous invite à découvrir le but de cette mission qui nous est proposée durant ce temps fort, en toutes choses regarder le but ! Comment levons-nous la tête du guidon pour regarder le but du chemin ? Chaque démarche du carême nous montre un aspect du « marcher ensemble ». Lors de la transfiguration, Jésus se met en route avec trois disciples, puis il y a la communion de Jésus avec les prophètes, l’action des disciples et enfin la mission, c’est la voix du ciel qui oriente la compréhension de l’événement. La semaine suivante, c’est Moïse qui détourne son chemin pour aller vers le buisson d’où lui viendra sa mission. Nous arrivons au dimanche de la laetare où le fils prodigue veut changer de chemin provoquant l’éloignement de son père. Une démarche de conversion du fils le mènera de nouveau vers son père qui l’invitera à entrer en communion avec lui, l’invitant à une vie nouvelle. Cette démarche nous invite à notre tour à savoir changer notre chemin en nous tournant vers le Père mettant à profit le sacrement de la réconciliation qui nous sera proposé lors de la semaine sainte. Celle-ci a toute sa place aussi dans l’évangile de la femme adultère où Jésus nous fait découvrir la loi du pardon plutôt que la loi de la condamnation invitant ainsi à ouvrir un nouveau chemin pour cette femme qui ne savait plus ce qu’aimer voulait dire. Nous arrivons au dimanche des Rameaux, où on voit Jésus en communion avec ses disciples pour trouver une ânesse, en communion avec le peuple qui l’acclame pour terminer par une louange adressée à Dieu. Durant tout le carême, nous marchons vers le Christ qui vient à nous. Nous marchons vers une société nouvelle que l’évangile nous aide à construire. L’écoute de l’autre est indispensable, ce qui nous permettra de vivre dans une Eglise plus participative. Nous sommes en mission par notre témoignage avec l’aide de l’Esprit-Saint et devenons collaborateurs du salut que nous offre le Christ par le don de sa vie.

                                                                                                            Christian Ledy.

La moitié du chemin

Infos de la semaine

Feuillets du 4ème dimanche de Carême
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

A cette époque de l’année, il reste une tradition dans nos régions : le Laetare.

Quand on en parle, on ne peut s’empêcher de voir les chars, les déguisements, les réjouissances, la fête…

Mais connaissons-nous encore la signification de ce mot ?

En repartant de la racine latine, la définition colle bien avec la fête puisque c’est « réjouis-toi ». Quand on se retrouve entre amis, on est heureux. On s’y prépare et on y pense longtemps à l’avance.

Ce dimanche, c’est le 4ème dimanche du Carême. Il porte aussi le nom du dimanche de Laetare. C’est l’occasion de se réjouir, de faire une pause dans ce temps de Carême qui a commencé le 2 mars. Pour être tout à fait exact, le 20ème jour était cette année ce 24 mars.

Réjouissons-nous, nous avons déjà fait la moitié du chemin.

Comment cela se marque-t-il dans nos célébrations de ce week-end ?

Vous l’avez remarqué, nos prêtres ne sont pas toujours vêtus d’une chasuble de même couleur de dimanche en dimanche.

Le vert, pour les dimanches « ordinaires », le violet pour les temps d’attente c’est à dire l’Avent et Carême, le blanc pour les fêtes spécifiques, le rouge pour les fêtes liées à l’Esprit Saint comme la fête de la Pentecôte ou le sacrement de Confirmation. Le rouge est aussi utilisé à l’occasion de la fête des Saints qui ont rendu témoignage dans leur martyr sans oublier le Vendredi Saint. Celle de ce dimanche a une couleur particulière qui se retrouve également au troisième dimanche de l’avent. Il s’agit de la couleur rose, mais vu son caractère non-obligatoire (contrairement aux quatre précédentes) et le peu d’usage qui en est fait, rares sont les prêtres qui l’utilisent.

Ce week-end, c’est aussi la collecte prescrite dans le cadre du Carême de partage. En organisant cette celle-ci, Entraide et Fraternité souhaite aider la population de Madagascar à lutter contre la faim et la pauvreté. Dans ce pays, la majorité de la population est active dans l’agriculture. Le riz est l’élément central de leur alimentation. La déforestation, le partage des terres de manière très inégale entre la population locale et les multinationales ainsi que le changement climatique qui crée de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes fragilisent encore plus les malgaches.

Quelques exemples de valorisation de votre don :

25 euros, c’est un kit de semences durables.

50 euros c’est une formation en agroécologie pour une paysanne malgache

Des bulletins de versement sont prévus à cet effet dans nos églises à partir de ce week-end.

Si vous souhaitez faire un don et qu’il n’y a plus de bulletins, le numéro du compte d’Entraide et Fraternité est le BE68 0000 0000 3434. La communication à mentionner : « 6878 CAREME DE PARTAGE ».

Vous pourrez bénéficier d’une exonération fiscale si votre don est égal ou supérieur à 45 €.

D’avance merci pour votre générosité.

Bonne deuxième moitié de Carême.

Isabelle Lamblotte, assistante paroissiale