Quelques informations

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Aidez-nous à informer

Vous recevez la newsletter par mail, vous cherchez l’information sur le site ou vous recevez ce feuillet dans votre boîte à lettres.
Certains de nos paroissiens ne reçoivent pas l’information parce qu’ils n’ont pas internet ou parce que nous n’avons pas leur adresse.
Aidez-nous à informer tout le monde. Communiquez-nous l’adresse des paroissiens  qui seraient heureux d’avoir des nouvelles de l’Unité pastorale.
Un seul contact : secrétariat paroissial

Intentions de messe
Des boites à lettres blanches ont été installées à la porte des églises (pour Sainte-Julienne, elle se trouve sur la grille près des escaliers dans l’avenue Léopold II). Vous pouvez y glisser vos intentions de messe, elles seront priées lors de la messe en live célébrée par Thomas le dimanche à 15h (www.youtube.com/user/TomSabGoral). Surtout n’y glissez pas d’argent ! Ces boîtes sont relevées par les deux prêtres uniquement.

Signets de l’Avent
Ils seront disponibles dès le vendredi 27 novembre dans le fond des différentes églises , sauf à Sainte-Julienne qui reste fermée.
Vous pouvez déjà les demander au secrétariat à partir de ce lundi 23 novembre. Nous nous arrangerons pour vous les faire parvenir.

Le secrétariat est accessible uniquement par téléphone au 0471 081917 du lundi au vendredi de 9 à 12h ou par mail :  magnificat.vs@gmail.com

Poules pour Cibombo
Chaque année nous faisons une action « Poules pour Cibombo ».  Cibombo est le village du doyen l’abbé Stanis Kanda.
A chaque Noël nous essayons d’offrir une poule aux familles pour leur repas de Noël en faisant une collecte à la sortie des messes au mois de décembre.
Cette année la collecte ne pourra avoir lieu à cause de la pandémie du Coronavirus.
Néanmoins nous aimerions ne pas décevoir les familles de Cibombo qui comme nous vivent des moments difficiles.
Nous vous remercions vivement pour tout ce que vous faites pour aider la population de Cibombo et osons encore solliciter votre générosité.
Une poule coûte 5 € et si vous le désirez vous pouvez verser votre contribution au compte :  BE49 0882 3628  9971 avec la mention : poules pour Cibombo

ASBL IPAMEC (Initiatives Paniers des nagères de Cibombo)
Rue du petit Bois, 30 A
4500 Huy-Tihange

Grand merci au nom des membres du comité IPAMEC

Connaissez-vous vraiment nos 5 paroisses (3)

Nos églises et leur saint patron : Marie Médiatrice

C’est la plus récente des églises de notre Unité Pastorale.
Quand on arrive à l’église, sur la droite de la porte d’entrée, une pierre est scellée dans le mur avec 3 dates : 1957, 1962 et 1976.

photo : Isabelle Lamblotte

Le quartier des Hougnes ( de hougnet : petites meules de foin) est un quartier très récent puisqu’il est reconnu par un arrêté royal du 16 juin 1903.
La communauté fera d’abord partie de la paroisse Saint-Joseph et la première pierre de la chapelle (l’actuelle salle) fut posée en novembre 1956. Son inauguration et sa bénédiction se dérouleront le 16 juin 1957, les paroissiens seront sollicités pour l’ameublement de l’oratoire et les aménagements intérieurs de la chapelle. (1ère date)

La chapelle devint vite trop petite devant la grande fréquentation des paroissiens aux célébrations : 4 par dimanche avec presque 200 personnes à chacune d’elles. La population du quartier augmentant et composée en grande partie de chrétiens pratiquant, une paroisse indépendante de celle de Saint-Joseph sera créée par un décret du 18 août 1958 de Monseigneur Kerkhofs. La chapelle devenue alors église (dont la limite se situait juste avant les vitraux de l’actuelle salle), va connaître l’inauguration de la statue de Marie Médiatrice fin avril 1959 et la bénédiction du Christ le 07 août 1959.

La grande fréquentation va forcer un agrandissement de l’église. L’inauguration et sa bénédiction auront lieu le 07 août 1962 et la bénédiction de sa première cloche le 15 août de la même année (2ème date).

photo Thomas Sabbadini

L’église actuelle est déjà pensée dès 1971. Le curé de la paroisse, l’abbé Monville, le président de la Fabrique d’église et l’architecte Emile-José Fettweis (petit-fils de Charles Thirion, architecte de l’église Sainte-Julienne) vont se rencontrer très régulièrement pour créer l’église Marie-Médiatrice telle qu’on la connait maintenant. Les 25 rangs de long de l’église ne permettaient pas au curé de voir tous ses paroissiens ni à ceux-ci d’avoir une participation active. Monsieur l’abbé Monville souhaitait une église à dimension plus humaine.

L’architecture de l’église en carré permet d’avoir 10 rangs entre le prêtre et le dernier des fidèles. Le Christ (du sculpteur Gérard) est planté sur l’estrade selon la demande du curé pour illustrer la croix du Golgotha. La chapelle de semaine (chapelle Saint-Pierre), en petit carré également, abrite l’autel (le seul consacré) au milieu qui est scellé dans le sol avec les reliques. La chapelle donnait au départ sur un jardin de méditation (derrière le tabernacle) garni d’azalées (disparues aujourd’hui). L’autel dans l’église quant à lui peut être déplacé pour pourvoir organiser l’espace selon l’occupation du lieu.  L’église a été pensée pour permettre, suite à Vatican II, une plus grande participation des paroissiens et comme un témoin de l’évolution de la liturgie. Elle sera entièrement construite et meublée grâce à la générosité des paroissiens.

La pierre mentionne la 3ème date de 1976. Malheureusement, l’inauguration initialement prévue à la fête de Marie Médiatrice à la Noël 1976 fut reportée au 25 mars 1977. La pierre était déjà placée et gravée lors du report de celle-ci et ne fut donc jamais changée.

Photo Thomas Sabbadini
photo Thomas Sabbadini

Quelle signification pour Marie Médiatrice de toutes grâces ?

Elle est nommée ainsi parce qu’elle est l’illustration de l’union étroite entre Dieu et les hommes. Marie lors de l’annonciation s’est liée au dessein de Dieu en sachant qu’elle serait aussi liée au sacrifice du Christ. Marie se veut le lien entre Dieu et les hommes et en médiatrice de toutes grâces, elle intervient pour susciter en chacun de nous la grâce qui nous est donnée par Dieu.

photo Thomas Sabbadini

La statue de Marie Médiatrice a été commandée au sculpteur Gérard de Polleur par l’abbé Monville sur cette base :  « Une Vierge remplie d’admiration et de confiance, les yeux tournés vers son fils mourant. Elle supplie… Jésus lui a dit « Mère voilà ton fils. De la main droite, elle accueille les dons infinis qu’elle distribue à tous les hommes. » ». La statue a donc une main ouverte vers le monde et l’autre main portant vers le Ciel, les offrandes et les supplications de ce monde. Elle représente donc bien Marie Médiatrice vers les hommes et vers Dieu.

Tout un symbole pour un nouveau quartier et une nouvelle paroisse…

Cet article a été rédigé grâce à Albert Bodeson qui m’a permis de consulter quelques archives de la paroisse ainsi que l’interview de Laurent Verpoorten de l’architecte Emile-José Fettweis que vous pouvez retrouver sur le site de RCF :  https://rcf.fr/culture/sainte-marie-mediatrice-verviers-une-eglise-post-vatican-ii

Merci à Oscar et Thomas pour la relecture

Isabelle

Quelques informations

Les églises Immaculée Conception, Saint-Hubert et Saint-Nicolas restent ouvertes en journée. Vous y êtes les bienvenus pour des moments de prière individuelle

Vos intentions de messe
Elles seront proposées à la prière les dimanches à 15h

Aidez-nous à informer tous les paroissiens
Bon nombre de nos paroissiens n’ont pas accès à internet. Nous pouvons leur faire parvenir les articles de ce blog en format papier. N’hésitez pas à nous communiquer leur adresse (secrétariat : magnificat.vs@gmail.com)

Nous sommes malgré tout invités à la solidarité !

Lors de la Journée mondiale des pauvres ce dimanche 15 novembre, Entraide et Fraternité invite tout un chacun à la solidarité avec les communautés pauvres dans les pays du sud pour assurer un avenir toujours plus juste et plus digne.

Etant donné l’évolution de la situation sanitaire et l’impossibilité des communautés paroissiales à se rassembler pour les célébrations, nous vous adressons ce message afin de vous informer des différents moyens de témoigner votre générosité à l’occasion de la Journée Mondiale des Pauvres du 15 novembre 2020.

Pour rappel, la Conférence épiscopale a décidé de mobiliser toutes les paroisses francophones autour de la Journée Mondiale des Pauvres voulue par le pape François au cours d’une collecte exceptionnelle pour la destiner à Entraide et Fraternité. Vu que celle-ci ne pourra avoir lieu à l’occasion de l’offrande eucharistique, nous vous lançons cet appel à soutenir par un don les projets d’Entraide et Fraternité ?

✔Faire un don par virement bancaire sur le compte BE68 0000 0000 3434. Communication de virement : 6630.
✔Faire un don en ligne sur notre site entraide.be/don

Déjà, un tout grand merci pour votre aide si précieuse. La continuité du travail des communautés pauvres dans les pays du sud pour assurer un avenir toujours plus juste et plus digne pour tous en dépend. En cette année de crise de coronavirus, tout est à réinventer. Y compris la façon d’exprimer notre solidarité et notre fraternité. Nous savons que nous pouvons compter sur vous.

Bien cordialement et en union de prières,

Axelle Fischer, secrétaire générale

« Le cri silencieux des nombreux pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne »
(Pape François).

Connaissez-vous vraiment nos 5 paroisses (2)

Nos églises et leur saint patron : sainte Julienne

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, la population verviétoise ne cesse de croître et les dirigeants communaux décident de créer de nouveaux quartiers pour pouvoir accueillir toute la population de la ville lainière.

Les bourgeois vont s’installer dans le “quartier des boulevards“ (entre les rues du Palais, des Déportes, l’avenue Hanlet et chaussée de Heusy). Aucune église n’existe dans les environs proches. Il faut descendre le long de la Vesdre pour assister à la messe. Les différences sociales étaient fort marquées… Chaque quartier avait sa propre église.

En 1890 ils remettent une pétition à l’administration communale et à l’évêque de Liège, Mgr Doutreloux en vue de la construction d’une église.

En 1892, ils obtiennent l’autorisation de construire une chapelle sou le nom de Sainte Julienne de Cornillon. Un local est alors loué rue Grandjean et il servira durant neuf ans. Il a fallu tout ce temps pour acheter le terrain, remplir toutes les formalités administratives et construire l’église. Parmi les formalités administratives il y eut des difficultés à propos des limites de la nouvelle paroisse qui s’installait entre les paroisses Notre-Dame des Récollets à Verviers et Saint-Hubert de Heusy.

C’est l’échevin Henri Pirenne qui imposa le lieu entre l’actuelle rue Victor Bouillenne et l’avenue Léopold II. Il s’agissait d’un terrain en friche avec un dénivelé de 20 mètres et coupé en son milieu par un escalier branlant qui a été remplacé par un escalier en pierre lors de la construction de l’église. Les habitants quant à eux, auraient souhaité voir leur église au milieu de la place Général Jacques.

L’église Sainte-Julienne est inaugurée en 1901, construite grâce aux financements des grandes familles, entre-autre la société « les héritiers Peltzer ». Avec deux clochers entourant une grande rosace, elle constitue un des repères urbanistiques de Verviers, particulièrement visible en bas de la rue des Minières mais aussi à partir du viaduc de Lambermont sur l’autoroute. C’est l’architecte Charles Thirion (à qui on doit également le grand théâtre) qui signe les plans de cet édifice grandiose, de style néogothique. Les décors intérieurs sont les œuvres de Pringels et d’Osterrath. Le premier est peintre, le second maître verrier. Les vitraux représentent chacun une scène de l’histoire et de la foi chrétienne. Ceux situés en face de la rosace, dans la croisée droite du transept, illustrent la vie de Julienne de Cornillon, la sainte patronne de l’église.

Les compositions picturales du Bruxellois Léon Pringels retracent quant à elles des épisodes du Nouveau Testament tout en y intégrant sainte Julienne, saint Remacle (patron de la ville de Verviers), saint Lambert (patron du diocèse de Liège) et saint Joseph (patron de la Belgique). Comme dans d’autres églises de la ville, les toiles sont collées à même le mur, raison pour laquelle elles sont bien conservées. Le peintre, contemporain de Paul Delvaux et Magritte, s’est ispiré du quattrocento italien et d’un certain expressionnisme. Au final, cela donne une oeuvre pleine de sérénité et de chaleur.

Au Quattrocento (XVe siècle en Italie), l’art s’éloigne peu à peu du registre religieux : il propose des thèmes plus proches de l’Homme, mélangeant profane et sacré, tout en maniant de nouvelles techniques comme la peinture à l’huile et la perspective.

La taille de l’église sainte-Julienne permet à notre Unité pastorale d’y organiser les grandes célébrations regroupant beaucoup de paroissiens.

Englebert Fisen (1655-1733)

Julienne nait en 1192 à Retinne (près de Liège). Ses parents, des agriculteurs fortunés décèdent alors que la fillette n’a que 5 ans. Elle est placée avec sa sœur Agnès chez les religieuses qui prennent en charge la léproserie du Mont-Cornillon.

La communion plonge Julienne dans le plus doux des bonheurs ; elle souhaite la savourer en silence «au moins huit jours durant». Très vite Julienne manifeste un goût profond pour la contemplation. Dès sa jeunesse, elle a des visions mais n’en parlera pas pendant 20 ans. Elle voit le disque de la lune avec une fraction manquante. Elle comprend dans la prière qu’il manque une fête à l’Eglise en l’honneur du sacrement du corps et du sang du Christ.

Nommée prieure vers 1230, elle s’efforcera de faire évoluer la communauté de la léproserie vers une forme de vie plus explicitement religieuse. Cette exigence, ainsi que les vues de la ville sur la gestion de l’institution caritative va lui valoir beaucoup d’opposition. Tout cela décide finalement Julienne à partir en exil avec trois autres sœurs. Elle trouve asile avec ses compagnes chez les béguines de Namur, puis à l’abbaye cistercienne de Salzinnes. En 1254 la guerre civile désole la principauté. La révolte de la population menace aussi Salzinnes. Julienne quitte alors l’abbaye pour se réfugier dans une récluserie à Fosses-la-Ville. Elle y meurt suite à une maladie de gorge le 5 avril 1258.

C’est la redécouverte de la personne du Christ qui motive toute l’action de Julienne en faveur de l’institution d’une fête de l’eucharistie. Julienne a, en effet, une conscience aigüe de la présence du Christ dans notre vie. Elle l’expérimente en particulier en vivant intensément le sacrement de l’eucharistie et en méditant les paroles que le Christ a laissé à ses disciples : « Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20).

En savoir plus : saintejulienne.org
pour les enfants : lapetitejulienne.be
la video en version courte