VIVRE LOURDES DE CHEZ SOI EN 2020.

Infos de la semaine

Feuillet pour la fête de l’Assomption

Feuillet du 20ème dimanche du temps ordinaire
Sainte-Julienne
Saint-Nicolas

Marie et Bernadette viennent à notre rencontre.

Comme vous le savez peut-être le pèlerinage diocésain à Lourdes a dû être annulé cette année. Ce n’est d’ailleurs pas le seul mais c’est peut-être celui qui nous touche le plus car au moins une vingtaine de membres de notre U.P. y participent. Puisque nous ne pouvons pas aller à Lourdes, c’est Marie et Bernadette qui viennent à notre rencontre au travers d’un pèlerinage virtuel qui se déroulera du 18 au 24 août (excepté le dimanche 23/08).

Faire pèlerinage c’est se mettre en route notamment en se libérant l’esprit pour accueillir le cadeau qui nous est fait et ainsi pouvoir offrir notre prière pour faire communion avec Marie, Bernadette et les uns avec les autres. Comme chaque année nous voulons que les moins valides qui sont déjà venus à Lourdes soient placés au cœur de ce pèlerinage, ils seront contactés par des hospitaliers et des hospitalières qui s’occupent habituellement d’eux. Ces derniers les contacteront par téléphone, par courriers électroniques et courriers postaux. Pour les autres pèlerins ils pourront vivre ce pèlerinage soit par la radio RCF (fréquence 93,8) où 6 émissions sur le thème « Qui me fera voir le bonheur » seront diffusées chaque jour de 18h10 à 18h30.

Des laïcs et des prêtres proposeront différentes méditations à partir de l’Evangile du jour : se dépouiller en vue du Royaume ; tous embauchés dans la vigne du bonheur ! heureux vous les pauvres ; l’anagramme du nom de Marie forme le mot aimer ; rien n’est impossible à Dieu…

Durant ces temps de méditation, l’abbé Baudouin Charpentier et divers intervenants partageront – sur base de témoignages, d’interviews, de prières et de chants – un écho de ce qui est au cœur de leur engagement à Lourdes.

Durant cette semaine aussi, une équipe de la pastorale des jeunes diffusera à 17h15 une vidéo dans l’esprit du pèlerinage diocésain sur la chaine YouTube du SDJ :
https://www.youtube.com/channel/UCxR-AC9Yy5AEctGkpFe8YGw
Possibilité aussi de vous rendre sur le site  liegealourdes.be
Prier le chapelet en direct de la grotte de Massabielle en regardant KTO à 15h30’.

Nous espérons que tous ensemble, nous serons un peu consolés de ne pas pouvoir nous rendre à la grotte de Massabielle.

Christian Ledy

Avec un regard chrétien et les lunettes de la foi, que dois-je comprendre, voir et vivre face à la situation actuelle ?

Infos de la semaine

Feuillets du 19ème dimanche du temps ordinaire

Une étrange période ! Les signes interpellent, provoquent la réflexion, la méditation, le discernement, …
Depuis mars, nous ne sommes plus dans le même contexte, nous ne maitrisons plus les choses, notre mode de vie a changé, est bousculé, interpellé, …Et si nous en profitions pour pousser un peu plus loin notre réflexion ?
Une réflexion qui permette à chacune et chacun de parvenir à déceler ce que le Seigneur qui nous aime peut bien vouloir nous dire aujourd’hui, à travers tous ces gestes et nouvelles manières de faire les choses. 

Quelques pistes que chacun.e pourrait approfondir, développer, méditer, et ce, avec le regard chrétien.…

Cela débute par une « annonce ». S’en suivra le « confinement ».

Selon le dictionnaire le confinement fait référence à l’«isolement » ; c’est le fait d’être « retiré » ; il est une stratégie de « réduction des risques », …
Ah ! Et pour moi, chrétien que veut-il dire ?
Le manque de nos proches se fait-il sentir ? La compassion nait-elle en nous ?
Nous ne pouvons plus nous rassembler, célébrer. Nous sommes privés, notamment de l’Eucharistie, des célébrations solennelles, des retraites, des sessions, ….
Le confinement m’isole !? Me retranche !? Me contrarie !? Ou, me met en communion profonde ; soulève des désirs ; des aspirations ; me permet d’« être» ? …
Qu’est-ce que tout cela signifie, quel chemin s’ouvre devant moi ?

Puis le rythme reprend doucement, simplement, pauvrement. Ou… tout autrement !?

On est interpellé…
A l’église, les choses ont changé, difficiles les gestes d’amitiés. L’eau bénite est remplacée par le gel hydro-alcoolique, le geste de paix fraternel par un signe lointain. Mais, …
C’est le Christ dans l’Eucharistie qui vient à nous ! C’est l’intériorité qui prédomine, l’essentiel qui vient au jour, …
Qu’est ce qui m’attire, qu’est-ce qui m’habite, … ?

Le masque sera recommandé, puis imposé.

Que peut-il signifier, que montre-t-il ? Que permet-il, qu’empêche-t-il, que provoque-t-il ? Quel effet a-t-il sur moi, sur nous ? Un effet de « muselage », de frustration ? De respect, d’acceptation, de retenue, d’écoute, … ?

La distanciation sociale est sans cesse rappelée.

De proches, nous voici éloignés. Est-ce notre vocation ? Sommes-nous vraiment éloignés ?
Comment vivions-nous, qu’avions-nous avant ?
Aujourd’hui, comment vivons-nous, qu’avons-nous ?
Quelles sont nos priorités, nos désirs, nos attentes ? 
Qu’est-ce que nous découvrons, qu’est ce qui change ?
Moi, chrétien, qu’ai-je à discerner de tout ce contexte qui est loin d’être anodin mais mondial ?

Nous le savons Dieu se sert des évènements. Par et en toute chose Il veut nous faire grandir. N’est-il pas dit : « Tout concourt au bien de celui qui aime Dieu. (Rom, 8,18) » ?
Bartimée, aveugle de naissance, interpelle le Christ qui lui répond :
« Que veux-tu que je fasse pour toi » ?
Et si nous retournions cette demande, et disions nous-mêmes à Jésus
« que veux-tu que je fasse pour toi » ? Qu’ai-je à comprendre, à vivre, pour moi-même et pour mes frères ?

El. Fr.

LA RECRUDESCENCE DU COVID-19, UN RETOUR EN ARRIERE !

Infos de la semaine

Feuilles du 18ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception, samedi
Immaculée Conception, dimanche
Sainte-Julienne, dimanche

Chers Paroissiens, chers lecteurs,


Je ne vous apprends rien, cette pandémie du Covid-19 a complètement changé notre mode de vie et nous avons encore un long chemin à faire pour espérer retrouver la vie normale.

Avec la tendance actuelle de recrudescence du nombre de cas testés positifs, nous sommes repartis avec des mesures désobligeantes et contraignantes pour tenter d’endiguer la propagation de cette pandémie.

Face à cette situation inédite donc, nous essayons tous de nous adapter du mieux que nous pouvons ! Déjà dès le début du processus du déconfinement progressif, quelques paroissiens me disaient ne pas être rassurés et qu’ils préféraient rester encore chez eux pour éviter tout risque. On peut les comprendre.

Il y en a qui demandent qu’on leur apporte quand même la communion. A ce sujet j’aimerais rappeler que les visites à domicile par un prêtre ou un membre de visiteurs de malades sont mises en suspens jusqu’à nouvel ordre.

Néanmoins, vous pouvez toujours venir avec une pyxide ou custode et repartir avec des hosties consacrées pour des personnes qui ne savent pas venir à la messe, soit parce qu’elles ne sont pas prêtes pour revenir, soit parce qu’elles sont malades. Mais ici j’aimerais aussi rappeler qu’il faut éviter d’en abuser en venant avec une pyxide à remplir pour une seule personne, une sorte de petit stock à domicile pour pouvoir communier chaque jour !

Si je le dis c’est parce qu’il y a eu des cas et des personnes m’ont demandé si elles pouvaient le faire. Normalement quand on apporte la communion à une personne, c’est pour communier le jour-même car il n’est pas permis de garder des hosties consacrées chez-soi, sauf dans certaines situations particulièrement exceptionnelles moyennant aussi une autorisation spéciale de la part de l’Ordinaire du lieu, c’est-à-dire l’Evêque diocésain.

Dans le dernier protocole du 29 juillet et les nouvelles directives pour les offices religieux, il est stipulé que le nombre maximum de personnes à accueillir est de 100, toujours en respectant la distanciation sociale, 1,5 m dans tous les sens entre les gens, sauf ceux qui sont dans la même bulle, c’est-à-dire vivant sous le même toit.

Je me permets aussi d’insister sur cette notion de « Bulle ». Je me suis aperçu qu’il y en a qui confondent une même bulle avec une même famille. On peut être de la même famille sans former une même bulle parce qu’on ne vit pas sous le même toit. Que ce soit lors de célébration des messes et surtout lors de célébration des funérailles, nous sommes tous appelés à la vigilance à ce sujet, nous devons vraiment en être conscients !

La décision du retour au nombre limite de 100 personnes n’aura aucun impact chez-nous. Ce sont les églises qui avaient augmenté leur capacité d’accueil jusqu’à 200 personnes dès le 1er juillet comme le précédent protocole l’autorisait.

Par contre il va falloir continuer de faire vos réservations car, comme vous l’avez certainement compris, la réservation devient même obligatoire. Nous sommes obligés par la loi d’être en possession de la liste des personnes accueillies avec leur numéro de téléphone qui permettrait de les joindre facilement en cas de besoin. Vous n’avez pas à vous en inquiéter car ces listes et vos données seront gardées pendant quelques jours seulement dans le respect de la loi sur la vie privée, puis elles seront détruites.

Je me permets aussi d’insister sur le port du masque et bien sûr l’importance de bien mettre son masque (en couvrant le nez et le menton). Pour cela, je compte sur la collaboration des personnes chargées d’accueil et d’ordre pour veiller à ce que cela soit respecté. Merci à eux pour ce service et merci à tous pour votre bienveillance !

Merci à toutes et tous pour votre bonne compréhension ainsi que votre coopération. Je rappelle que ce n’est pas seulement une question du respect de l’application de la loi car il en va aussi de la sécurité de chacun : en respectant ces mesures, on se protège et on protège les autres. Prenez donc bien soin de vous !

Toujours en communion fraternelle et priante pour cette situation,

Je vous souhaite un très bon dimanche et un excellent week-end !

Oscar MUREKEZI, votre curé

la violence et la vengeance dans la bible, est-ce vraiment « Parole de Dieu » ?

Infos de la semaine

feuillets du 17ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert samedi
Saint-Hubert dimanche
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Plus d’une fois plusieurs d’entre nous ont été peut-être choqués en entendant la lecture de certains textes bibliques lors des messes. Tout comme, ceux qui méditent les psaumes dans leur bréviaire ou « la Prière des heures » – comme le font non seulement les moines et moniales, mais aussi les prêtres et les diacres à certaines heures de la journée –  peut-être cette question qui m’a été posée par quelqu’un dernièrement vous a traversé un jour l’esprit  à vous aussi : pourquoi y a-t-il de la violence dans « les Saintes Ecritures », dans « la Parole de Dieu ? »

Cette violence apparait même dans la prière de certains prophètes par laquelle ils demandent au Seigneur d’intervenir et régler leur compte à leurs persécuteurs ! C’est le cas du prophète Jérémie dans cette prière étonnante à nos oreilles aujourd’hui : « Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause ». C’est clair, il crie sa détresse à Dieu tout en lui demandant de le venger !

Permettez-moi de vous donner aussi quelques extraits parmi beaucoup d’autres dans les psaumes : dans le psaume 94, le psalmiste s’adresse à Dieu ainsi : « Dieu qui venge, Seigneur, Dieu qui fais justice, parais, Lève-toi, juge de la terre ; aux orgueilleux, rends ce qu’ils méritent. »  Dans le psaume 3, il dit : « Lève-toi, Seigneur ! Sauve-moi, mon Dieu ! Tous mes ennemis, frappes-les à la mâchoire ; les méchants, brise-leurs les dents.» Ou encore dans le psaume 138, il ne cache pas son désir de violence : « Que des braises pleuvent sur eux ! Qu’ils soient jetés à la fosse et jamais ne se relèvent ! L’insulteur ne tiendra pas sur la terre : le violent, le mauvais, sera traqué à mort », enfin, dans le psaume 69 : « Qu’ils soient humiliés, déshonorés, ceux qui s’en prennent à ma vie ! Qu’ils reculent, couverts de honte, ceux qui cherchent mon malheur ; que l’humiliation les écrase, ceux qui me disent : « C’est bien fait ! ».

Donc, aussi étonnant que cela puisse paraitre, ce genre de prière est très fréquent dans les textes bibliques, un peu plus accentué dans les psaumes comme vous venez de le voir. Alors la question que certains se posent légitimement est comment prier et méditer la Parole de Dieu, d’un côté avec l’Evangile -Bonne Nouvelle- de Jésus qui, sur la croix, a prié pour ses ennemis et d’autre part avec les textes qui appellent visiblement à violence et la vengeance ?

Je comprends que nous soyons gênés de l’entendre, mais dans la bible, la plainte, le désir de vengeance et même le sentiment de haine sont des émotions qu’il est possible d’exprimer devant Dieu. En d’autres mots, tout cela est bien « Parole de Dieu » et ce n’est pas condamné dans la bible parce que, contrairement à ce que l’on croit parfois, les émotions négatives ne sont pas un obstacle à la vie spirituelle, au contraire, elles la nourrissent. Cela peut paraitre bizarre, mais l’expérience montre qu’en reconnaissant nos émotions et en les nommant, celles-ci se dégonflent et nous empêchent de passer à l’acte pour les satisfaire.

En revanche, nous savons que nier ses émotions, c’est leur donner un pouvoir plus grand encore. Voilà pourquoi la prière de Jérémie (comme les psaumes) sont de superbes outils pour traverser des moments difficiles : oser exprimer à Dieu nos émotions, y compris un sentiment de haine provisoire, la souffrance d’une trahison ou même des pensées suicidaires, cela nous empêche de vouloir nous faire justice nous-même.

On peut donc dire qu’elle est finalement très chrétienne toute prière adressée à Dieu pour solliciter son aide et son secours ! En effet, croyant en son Amour infini, nous pouvons demander à Dieu de nous venger à notre place car il le fera certainement de manière plus fine, plus ajustée et plus pédagogique que nous. Comment ? Ça c’est son affaire ! Ainsi je peux me libérer de ce sentiment qui m’habite, puisque ce n’est plus mon affaire, mais celle de Dieu. Astucieux non ?

N’ayez plus peur de prier et méditer avec les psaumes. N’ayez pas peur d’être le psalmiste d’aujourd’hui en priant le psaume ! La violence habite notre univers comme elle habitait l’univers de l’homme biblique. Violence que nous pouvons engendrer nous-mêmes et dont nous sommes responsables, violence que nous pouvons subir et qui nous ronge. Pourquoi essayer de nier cette violence ? Le psalmiste préfère la regarder bien en face : il la voit dans son cœur, il la voit dans le cœur des autres, mais il ne se fait pas justice lui-même. Il prend Dieu à témoin, car il a la certitude que Dieu ne restera pas insensible à son malheur. Cependant, il faut bien rappeler que Dieu ne s’y prend pas comme les hommes, il fera les choses à sa manière et Dieu agit toujours avec ses bonnes manières à Lui. Il écoute, Il sauve !

Disons que le prophète ou le psalmiste, tous les deux ont compris que niées, refoulées, violence et vengeance n’en deviennent que plus menaçantes. Les poser devant nous mais aussi devant Dieu, n’est-ce pas déjà ouvrir notre cœur à d’autres issues et prendre le chemin du pardon avec Jésus en croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ! »

En définitive, sans honte ni culpabilité, oser se plaindre et dire quand ça ne va pas, oser exprimer à Dieu les sentiments négatifs qui nous hantent et lui remettre l’affaire pour s’en libérer, voilà des attitudes très utiles pour traverser nos moments difficiles.

Bon dimanche et excellent week-end à toutes et tous.

Oscar MUREKEZI, votre curé

VERS QUOI ALLONS-NOUS ?

infos de la semaine
feuillet du 16ème dimanche du temps ordinaire

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Pas mal d’événements ont marqué cette année 2020, notamment la Pandémie du Covid-19 et tout ce qui s’en est suivi. Nous avons vu nos plans chamboulés, nos activités habituelles arrêtées, nos manières de faire les choses changées ou abandonnées, nos gestes habituels de salutations et d’expressions de chaleur humaine nous sont interdits même si l’ingéniosité de certains nous en invente d’autres faute de mieux !
Mais malgré tout cela, nous sommes là, nous essayons d’avancer sur les chemins que ces événements ont ouverts. Cela fait déjà plus d’un mois que les activités ont repris progressivement, ce qui permet les rencontres mais en respectant toujours les consignes données par le Conseil national de sécurité, notamment toutes les mesures sanitaires, en évitant les fréquentations et déplacements non nécessaires afin d’endiguer la propagation du virus (Covid-19) qui a diminué certes, mais qui reste en circulation vu le nombre des infectés encore en recrudescence aujourd’hui.

En plus des messes en semaine qui ont repris habituellement dans toutes les paroisses, nous vous avons soumis un programme particulier des offices dominicaux, un programme conditionné par différents facteurs à tenir en considération. Vous comprenez que nous essayons comme nous pouvons, en nous adaptant à la situation, mais aussi dans le respect de la loi.

A la question qui m’est régulièrement posée par certains voulant savoir quand on reviendra à l’horaire habituel des messes d’avant le covid-19, certainement qu’il y en a d’autres qui se la posent, je répondrai que je ne sais pas ! Tout dépendra de l’évolution de la situation actuelle et personne ne sait comment ce sera les jours et mois à venir.

En tout cas, je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux membres des Equipes- relais, à ceux des Conseils de fabrique d’église et d’autres personnes qui ont contribué à rendre la reprise possible par leur intervention et en faisant le nécessaire dans leurs missions, par leur disponibilité pour rendre l’un ou l’autre service permettant ainsi la célébration des offices dans les conditions requises.

Dans certaines paroisses le service d’accueil et d’ordre se fait maintenant très aisément, dans d’autres par contre, il y a un véritable souci car je m’aperçois que c’est le sacristain (la sacristine) qui se débrouille pour le faire alors qu’ils ont déjà pas mal de choses à faire et à préparer, des choses liées à leur mission principale !
Je pense notamment à Marie-Médiatrice et Saint-Hubert. Comme l’horaire de messes est connu en avance, je souhaiterais y avoir quelques personnes qui se manifestent et se proposent spontanément pour rendre ce service. Je compte vraiment sur vous !

Pour rendre nos célébrations plus vivantes, autant vous en informer, nous avons une bonne nouvelle. Au moment où certains commençaient à réclamer que l’assemblée puisse chanter un peu ou au moins avoir le texte de chants liturgiques pour suivre le chantre en ayant les chants sous la main, nous venons d’avoir un éclaircissement là-dessus. Jusqu’à présent le dernier protocole national concernant la célébration des offices dans l’Église catholique mentionne dans sa dernière version (10 juillet 2020) le fait que les chants sont interdits dans les églises.
En fait, renseignements pris auprès du secrétariat de la Conférence épiscopale, ce sont les concerts de chorales qui sont visés. Le chant des fidèles, munis d’un masque, peut être pratiqué, ainsi que celui de l’animateur de chants et de son groupe choral, dont les membres respectent la distance voulue (1,5 m). Ce sera plus gai et convivial de se laisser entrainer dans le chant. Cette nouvelle mesure nous est parvenue hier alors que les feuillets étaient déjà imprimés. Vous retrouverez donc les chants imprimés dès la semaine prochaine.

Mis à part la reprise des messes de semaine et des offices dominicaux, nous sommes aussi contents de pouvoir reprendre l’accompagnement des familles touchées par le deuil, nous avons repris les célébrations des funérailles dans nos églises et l’équipe Rive Nouvelle peut reprendre son précieux service.

Nous avons également pas mal de demandes de baptême des bébés qui avaient été mises en suspens. Nous les reprenons progressivement, pas comme avant quand par exemple on pouvait facilement mettre trois familles, mais famille par famille. Nous démultiplierons certainement les célébrations, mais les célébrants sont prêts à le faire pour éviter que ces familles restent dans l’incertitude.

Pour les mariages de cet été, beaucoup de couples ont été découragés par le nombre très réduit-50 personnes seulement- qu’ils sont autorisés à recevoir pour la réception le jour de leur mariage. C’est très peu, ce qui fait que certains ont préféré repousser leur mariage soit plus tard dans l’année, soit l’année prochaine.
Je crois que nous pouvons tous nous en réjouir car ces petites activités qui reprennent tout doucement sont des germes de vie qui reprend dans nos communautés.

Une autre petite information à vous donner est que nous sommes tous invités, avec nos évêques belges, à soutenir la proposition du Ministre De CREM qui propose qu’en hommage aux victimes du Covid-19 et pour marquer notre estime au personnel soignant, toutes les églises fassent sonner leurs cloches le 21 juillet à 10 heures pendant 3 minutes. Ne soyez donc pas surpris de les entendre résonner dans toutes nos églises là où c’est possible et faisable.

Avec Marie notre mère du ciel, continuons toutes et tous de prier et d’espérer que nous finirons par y arriver un jour. En attendant, continuons de prendre soin des uns des autres.

Oscar Murekezi, votre curé