Feuillets du 3 et 4 octobre 2026
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne
Quand nous contemplons la nature, un coucher de soleil, un oiseau qui chante, une fleur qui s’épanouit, il ne nous faut pas faire trop d’efforts pour nous émerveiller. Nous pouvons dire que cela vient naturellement.
En consacrant un week-end à la création dans notre Unité pastorale, nous sommes invités à aller au-delà de l’émerveillement : jusqu’à reconnaître et à louer la beauté et la bonté de Dieu dans sa création.
Chaque dimanche, nous professons notre foi en Dieu, « Créateur du ciel et de la terre ». Ce week-end, nous désirons placer cette affirmation au centre de notre attention. Réfléchissons un moment à notre manière de vivre au sein de cette création. Nous qui sommes appelés à manifester l’image de Dieu, comment en prenons-nous soin ?
Dès les premières pages de la Bible, l’être humain reçoit la mission de travailler et de garder le jardin (cf. Gn 2,15). Travailler, c’est cultiver, développer, faire porter du fruit. Garder, c’est veiller, protéger, préserver. Ces deux responsabilités vont ensemble et sont des commandements de Dieu. Ainsi, l’être humain, doté d’intelligence et de conscience, est mandaté par Dieu pour être un intendant responsable de la création, et non son maître absolu.
La création est présente au cœur de notre vie sacramentelle : l’eau du baptême, l’huile de l’onction, le pain et le vin de l’Eucharistie. Dieu nous rejoint à travers les réalités de ce monde. Notre liturgie nous apprend ainsi à recevoir avec reconnaissance et à traiter avec respect ce que Dieu nous a donné.
C’est pourquoi prendre soin de la création, au-delà de la seule utilité que nous pouvons en tirer, est une manière d’honorer Dieu et de servir notre prochain. L’eau que nous utilisons, la terre qui nous nourrit, l’air que nous respirons sont des biens dont dépend la vie de toute notre « famille universelle ». Les préserver engage notre responsabilité envers tout être vivant et envers les générations qui nous suivront.
Prenons donc le temps ce week-end de remercier le Créateur, de regarder nos habitudes et de choisir un geste concret : moins gaspiller, réparer, partager, prendre soin d’un lieu qui nous est commun.
Faisons de notre gratitude une manière de vivre, afin que notre engagement s’inscrive dans une espérance plus grande : celle d’une création elle aussi libérée du mal et de la dégradation. Comme l’écrit saint Paul : « La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8, 19).
Père Jad-Élia Nassif.