DANS LA JOIE DE NOËL, OUVRONS LES YEUX SUR LES PLUS PETITS !

Infos de la semaine

Feuillet du 4ème dimanche de l’Avent

Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Tout le monde le voit, nous sommes dans les fêtes de fin d’année, tout le monde s’agite, on pense au repas familial, aux cadeaux à donner, aux rencontres et réunions familiales…c’est Noël et c’est toujours comme cela à Noël depuis 2000 ans ! Ce n’est que cela Noël ?

Certainement pas, du moins pour nous Chrétiens. Au-delà de cette effervescence, nous nous laissons fasciner par Dieu qui se révèle dans la simplicité, dans tout ce qui est humble et petit ; un Dieu présent et à l’œuvre principalement dans la modestie et les choses simples de la vie. En pensant à tous les drames et événements marqués d’une extrême violence dans notre monde – sans parler de guerres et tensions politiques ici et là (ce qui révèle beaucoup de choses sur l’homme et sur ce dont il est capable) – je comprends mieux ceux qui finissent par perdre foi en l’humanité et qui se demandent quelle mouche a piqué notre bon Dieu pour avoir eu l’idée de se faire homme !

Mais en pensant à tous ceux qui, face à cette violence extrême actuellement dans le monde, perdent foi en l’humanité et se posent des questions quant à son avenir sans trouver de réponses, je me dis qu’il n’y a que la réalité de l’événement de Bethléem qui peut nous redonner à tous, non seulement l’espérance et la confiance en l’humanité, mais aussi le goût et la joie de vivre.

Il est vrai que selon les critères humains, cet enfant de Bethléem n’a rien qui correspond aux noms qui lui sont donnés par les Ecritures, des noms tels que Merveilleux – conseiller, Dieu – fort, Prince de la paix, Sauveur, Messie, Seigneur., des noms qui évoquent ou laissent plutôt entendre la force, la puissance et la gloire.  C’est un enfant, un nouveau-né, petit, emmailloté et couché dans une mangeoire.  Cela souligne bien sa simplicité, mais aussi sa fragilité et sa vulnérabilité !

Mais quand on regarde avec les yeux de la Foi cet enfant est vraiment le signe de Dieu et le signe de Dieu c’est la simplicité ! A travers cet enfant, nous sommes invités à découvrir le vrai visage de Dieu ! C’est important car le vrai Dieu ne correspond pas toujours à l’image que nous nous faisons de lui ! Avant la venue de Jésus au monde, Dieu était considéré comme étant « au-dessus de nous » « très loin dans les cieux » ! Dans cet enfant de Bethléem, c’est « Dieu qui a voulu devenir semblable à nous, prenant ce qui est nôtre et nous donnant tout ce qui est sien. C’est cela le message de Noël, Dieu avec nous, Dieu pour nous. »

Je sais bien la plupart de nos contemporains rêvent d’avoir un Dieu genre Père-Noël’  à qui donner la liste de tout ce dont ils ont besoin pour améliorer leur quotidien et pour que tout aille bien dans leur  vie , il y en a aussi qui rêvent d’un Dieu type  ‘Policier’  qui mettrait un peu plus d’ordre dans notre monde rempli d’égoïsme et de violence ; d’autres espèrent un Dieu type ‘Justicier’ qui arrêterait les guerres et punirait les méchants et ceux qui exploitent les pauvres… mais non, le vrai Dieu que Jésus est venu nous révéler est tout autre !

C’est le Dieu qui utilise des moyens simples et dérisoires pour sauver son peuple, on peut dire qu’il est le Dieu de l’impossible ! Bien sûr qu’il est fort et tout-puissant, mais il s’agit bien de la force et de la toute-puissance de son amour. A Noël, il se présente à nous sous les traits d’un enfant fragile et petit, quelqu’un qui n’a rien à donner. Ses petites mains sont vides et apparemment c’est lui qui a besoin de nous. Pourtant, ce petit enfant, c’est Dieu lui-même qui vient réaliser toutes les prophéties, non seulement pour le pays de Palestine mais pour tous les hommes de la terre. On peut dire donc que finalement la joie de Noël c’est celle d’une humanité visitée par Dieu, la joie de l’alliance nouvelle qui nous permet de vivre en communion avec Lui et nos frères. 

Il y en a qui vont échanger les cadeaux de Noël parce qu’ils peuvent se le permettre et on est d’accord que tout cadeau généreusement donné fait toujours plaisir, mais il faut le savoir, c’est pour imiter Dieu qui se fait don à l’humanité dans cet enfant de la crèche que Noël est devenu la fête des dons !  En même temps, n’oublions jamais que le vrai don consiste à nous donner les uns pour les autres, donner quelque chose de nous-mêmes, donner de notre temps pour Dieu et pour nos frères qui ont besoin de nous…

Alors avec Marie, les bergers et les anges, le cœur en fête, émerveillons-nous de ce cadeau que Dieu nous fait en la personne de son Fils, puis à sa suite, apprenons à aimer, à soutenir, à consoler, à accompagner, à soigner, à éduquer, à pardonner… !

Joyeux Noël à toutes et tous et tous mes bons vœux du Nouvel An!

Oscar MUREKEZI, votre curé


A NOËL, SOUTENONS NOS FRERES ET SŒURS DU SUD 

Infos de la semaine

Chers Lecteurs, chers Paroissiens,

C’est ce week-end que nous sommes tous sollicités pour témoigner de notre solidarité par une collecte prescrite dont le fruit permettra à l’Action vivre ensemble de financer les projets de chez-nous dans le cadre de la lutte contre l’exclusion et la pauvreté. Mais notre solidarité s’ouvre aussi aux pauvres d’ailleurs que nous serons appelés de soutenir par les collectes de Noël. Comme ce sera pour l’aide à mon village au Rwanda, vous avez le droit de savoir les projets que vous soutenez.

Nous avons tous entendu parler d’anges, parfois avec de belles histoires sur eux.  Pris au sens littéral, les anges sont des « messagers », les messagers ou les intermédiaires de Dieu. Ce sont eux qui apportent la parole de Dieu et aident les hommes. On est habitué à les représenter avec de grandes ailes, et parmi eux il y a « les anges gardiens » qui veillent sans cesse sur les hommes. Il est dit que chaque homme a son ange gardien. Dans la Bible, que ce soit dans le Nouveau ou l’Ancien Testament, à part les Archanges Saint Michel, Saint Gabriel, Saint Raphaël, les noms des Anges ne sont pas précisés. Au Pays des Mille Collines, le Rwanda, depuis une bonne dizaine d’années il existe d’autres types d’« Anges-Gardiens » !

Tout a commencé en 1994 pendant la période sombre de la Tragédie Rwandaise qui a provoqué le génocide des Tutsi et le massacre des Hutu modérés. Il y a eu trop de morts, plus d’un million de personnes de tout âge. C’était vraiment la période du sauve qui peut pour survivre ! Mais il y a des gens qui se sont distingués par leur courage à essayer de sauver des vies, comme elles le pouvaient, sans trop se soucier de la leur. C’est l’exemple de Madeleine (86 ans aujourd’hui) qui a pris un bébé vivant sur le dos de sa mère, morte de balles. Elle savait qu’elle n’avait rien pour la nourrir, elle savait que ce bébé allait pleurer alors qu’elle était censée faire attention, bien se cacher et éviter tout bruit afin de ne pas être localisée et assassinée.  Elle a pris ce risque et heureusement elle a survécu avec cet enfant. C’était une fillette. Elle l’a appelé « Cadeau », elle l’a nourri et plus tard elle l’a fait baptiser. Aujourd’hui, c’est une jeune femme de 25 ans et elle s’appelle Clarisse. Comme la plupart des Rwandais qui ont survécu au génocide, Madeleine et son mari qui est mort il y a 6 ans se sont retrouvés sans rien après le génocide ; ils avaient tout perdu et il fallait tout recommencer à zéro, très difficilement à leur âge. Ce n’était pas du tout facile !

Par après, Madeleine et Augustin n’ont pas cessé d’avoir d’autres surprises : ils ont accueilli et élevé deux bébés abandonnés devant leur porte, Rita en 2006 et François en 2009 et pour couronner le tout en 2009 ils ont accueilli chez-eux une jeune maman battue, Perpétua qu’elle s’appelle, sans famille et qui n’avait nulle part où aller, avec ses 3 enfants Egide 6 ans, Joséline 3 ans et Egidia, 1 an.  Voilà, Madeleine et Augustin ne sont pas les seuls au Rwanda, il y en a d’autres qui, comme eux, malgré leur vie modeste et les difficultés à subvenir à leurs propres besoins familiaux, ne savent pas fermer le cœur et les yeux devant la misère des plus mal pris qu’eux. Ils les accueillent, ils leur offrent un foyer, ils leur donnent l’amour.

Depuis peu, aidé par les autorités locales dans chaque Région, l’Etat Rwandais a reconnu officiellement ce que font les gens comme Madeleine et Augustin. Tenant compte de ce qu’ils font, c’est l’Etat lui-même qui leur décerne cette dénomination d’« Anges Gardiens » ainsi qu’une médaille qui va avec, une médaille remise par la 1ère Dame en guise de reconnaissance de leur engagement au service du pays.  Ce sont les travailleurs de l’ombre, et moi qui ai vu et suis témoin de ce qu’ils font, je pense que cette appellation leur convient parfaitement : ce sont les « Anges-gardiens » de ceux qu’ils accueillent ! J’ai pu constater combien c’est difficile et lourd ce qu’ils font, surtout pour les gens d’un âge avancé. Ils y mettent tout leur cœur et leurs dernières énergies mais ils ne s’en plaignent pas. Malgré cette reconnaissance par l’Etat, ce dernier ne les soutient pas financièrement. Leurs protégés dépendent totalement d’eux : la scolarité (primaire-secondaire), les nourrir, les habiller, bref, pourvoir à tous leurs besoins alors que la vie devient de plus en plus chère au Rwanda. Dès lors je me suis dit qu’un petit coup de pouce leur ferait beaucoup de bien !

Depuis une bonne dizaine d’année je me bats pour venir en aide à de telles familles, surtout pour les frais de scolarité et fourniture du matériel scolaire pour leurs protégés, mais cette aide s’élargit aussi aux autres enfants qui arrêtent l’école parce que les parents ne savent plus payer ou des parents qui se retrouvent dans l’obligation de choisir parmi leurs enfants ceux qui doivent poursuivre l’école et d’autres qui doivent arrêter parce qu’ils ne savent plus payer pour tous. Souvent ce sont les jeunes filles qui sont sacrifiées.

Depuis deux ans, toujours en collaboration avec le curé de la paroisse locale, un autre problème au village a attiré toute notre attention : nous avons commencé à aider les jeunes filles qui, encore mineures pour la plupart, quand elles ont le malheur de tomber enceinte, se retrouvent reniées et chassées par leurs propres familles qui considèrent cela comme un déshonneur à la famille comme c’était le cas dans l’ancienne tradition rwandaise, une époque où on les chargeait sur les pirogues de fortune pour aller les abandonner-les jeter- sur un îlot désert du Lac Kivu entre le Congo et le Rwanda pour qu’elles y meurent de faim. Les mentalités ont certes évolué actuellement pour certains mais dans la plupart des cas, surtout dans les milieux ruraux, cette perception de chose pose encore problème. Les jeunes filles qui se retrouvent dans ce genre de situation se retrouvent presque dans la rue, sans l’aide de personne.

 Initialement mon projet consistait donc à aider tous les enfants de mon village à avoir accès à la scolarité parce que beaucoup de familles manquent de moyens, mais depuis deux ans je me bats aussi pour l’accueil de ces jeunes filles par certaines familles qui comprennent la problématique ; leur encadrement et intégration sociale mais en même temps en leur payant des formations professionnelles nécessaires en vue de se créer elles-mêmes du travail ou de petits micro-projets leur permettant de se prendre en main. Voilà grosso modo en quoi consiste mon œuvre au Rwanda. Je n’ai pas encore d’A.S.B.L parce que cela demande des bénévoles qui comprennent, adhèrent au projet mais aussi prêts à m’aider à le porter avec des initiatives et actions variées.

En attendant d’en avoir une, j’ai pu poursuivre cette œuvre grâce aux dons de certains d’entre vous et à ce que vous avez donné lors de la collecte de « Noël de partage » de l’année dernière et j’en profite pour vous exprimer encore une fois ma profonde gratitude pour votre générosité. Cette année dans les messes de Noël, soutenu et encouragé par l’Equipe Pastorale à qui j’ai exposé le projet, je compte encore une fois sur votre soutien et votre générosité pour pouvoir continuer d’aider ces nécessiteux de mon village de Rusumo. Pour ceux qui ne seront pas dans ces messes de Noël du 24 et 25 décembre mais qui souhaiteraient bien faire un don, voici le numéro de compte : BE67 0355 6098 4787 de MUREKEZI Oscar, Rue de l’Eglise 30,  4801 STEMBERT

D’avance, un tout grand merci pour eux.

A. Oscar MUREKEZI

avec l’action « vivre ensemble » SOUTENONS les projets de chez-nous !

Infos de la semaines

Feuillets du deuxième dimanche de l’Avent
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Lecteurs, chers Paroissiens,

Ceux qui ont eu l’occasion de participer aux deux messes que nous avons vécues en « samedi et dimanche autrement » le week-end dernier, se souviendrons que nous avons parlé du thème de l’Avent qui nous a été proposé par l’Action Vivre ensemble : « DU MOI-JE AU NOUS-TOUS » ! Cela consiste à nous reconnaitre bien entendu tels que nous sommes avec nos fragilités, mais aussi avec les charismes et capacités de chacun. S’il est primordial d’être bien dans son corps et dans sa tête, nous devons aussi fournir un effort individuel pour penser au collectif, c’est-à-dire se décentrer un peu de soi-même pour penser aux autres et leur bien-être !

En quelque sorte il nous est demandé de continuer à défendre les droits humains notamment celui de tout être humain de pouvoir mener une vie conforme à la dignité humaine. C’est donc une invitation à lutter contre l’exclusion et la pauvreté de manière concrète en brandissant des « NOUS » solidaires et en tissant des liens.

Le tissage consiste à mettre ensemble différentes matières, des couleurs, des bouts de ficelles ou de tissu pour qu’en fin de compte ils forment une œuvre commune, une toile solide grâce à l’apport de chacun. Vous comprenez bien que c’est un travail collectif qui demande la patience, la persévérance et l’espérance : chaque fil, seul insignifiant, permet de parvenir à une œuvre, à un projet qui le dépasse de loin !

Ceci pour dire que « plus que jamais dans ce monde où tout va de travers, il nous faut être des tisserands de liens, de paix, d’amour, d’espérance, avec patience et persévérance pour que la lumière de Noël illumine nos chemins d’humanité. »

Nous avons accompagné la présentation du thème de l’Avent par un geste concret : la collecte des jouets en faveurs des enfants de familles défavorisées. Nous en avons eu en grand nombre et pour cela je tiens à exprimer ma profonde gratitude à tous les enfants et leurs familles qui les ont offerts avec beaucoup de générosité.

Lors des messes du week-end prochain, le 14 et 15 décembre nous allons aussi répondre à l’appel de l’« Action Vivre ensemble ». Pour vous y préparer, ce week-end on vous donne un dépliant dans lequel vous trouverez certains des 86 projets soutenus et financés par Vivre ensemble (y compris ceux de chez-nous à Verviers). Vous y trouverez également les témoignages de quelques bénéficiaires ! Soyez vraiment généreux pendant la collecte dont l’objectif vous sera rappelé. Mobilisons-nous toutes et tous pour soutenir Vivre ensemble dans ses efforts pour mener à bien sa mission et son action. Les dons peuvent également être versés par banque (exonération fiscale dès 40 €) ou mis dans l’enveloppe à déposer lors de la collecte.

Mais notre solidarité doit aussi s’ouvrir au-delà de nos frontières et s’élargir aux pauvres d’ailleurs, notamment nos frères et sœurs du Sud. Nous serons sollicités pour les soutenir par les collectes de Noël 24 et 25 décembre prochain. Ces collectes seront destinées à un projet de mon village au Rwanda, je vous en donnerai les détails dans le feuillet paroissial du week-end prochain, celui-ci étant déjà bien fourni !

J’aimerais terminer en souhaitant bonne fête à tous les paroissiens de l’Immaculée-Conception et à tous ceux qui ont une dévotion particulière pour Marie que nous fêtons normalement le 08 décembre mais dont la fête de « l’Immaculée-Conception » justement est reportée au lundi 09 décembre cette année pour donner priorité à la liturgie du 2ème dimanche de l’Avent. Cela ne nous nous empêchera pas de prier quand même à Mangombroux samedi soir avec Marie, la mère du Christ et notre maman du ciel.

Je sais bien que ce dogme de l’Eglise promulgué par le Pape Pie IX est contesté et rejeté par certains, mais ce qu’il signifie est que Marie est née sans tache. C’est elle-même qui s’est présentée ainsi à Bernadette aux apparitions de Lourdes en 1858 « Je suis l’Immaculée-Conception » .

Autrement dit, « pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel. »

Dès lors il faut bien faire la part des choses : pour pas mal de gens « l’immaculée- conception voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement […] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes. »

Finalement, dans la pensée de Pie IX qui a institué cette fête, « que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci : Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté. »

Confions-nous toutes et tous à cette mère très pure, pour que par son intercession, nous puissions obtenir du Seigneur la grâce nécessaire de vaincre toutes les tentations du péché et qu’ainsi nous parvenions à nous purifiés nous aussi de tout mal.

Oscar MUREKEZI, votre curé

Des poules pour Cibombo

Comme vous le savez Cibombo est le village dont provient notre doyen l’Abbé Stanis Kanda.
Depuis quelques années au mois de décembre nous faisons une collecte pour offrir aux familles de Cibombo une poule pour Noël pour que les familles puissent faire la fête comme nous nous mangeons de la dinde.
Cette année la collecte sera faite dans l’U.P. Magnificat à la fin des messes du W.E. 7-8 décembre.
Pour votre information : le prix d’une poule est de 5 € et d’un coq : 6 €.
Vous mettez dans l’urne d’après votre cœur et si vous désirez faire un versement vous pouvez le faire au compte de  l’ASBL IPAMEC :  BE 49 0882 3628 9971 avec la mention poules pour Cibombo.
Déduction fiscale pour les dons de 40 € et plus par an.
Bel Avent à vous. Et merci déjà pour votre solidarité.

L’Antenne IPAMEC à Verviers

Vivre l’avent ensemble ?

Infos de la semaine

En général, quand j’attends quelqu’un qui doit venir chez moi, je prépare ma maison pour l’accueillir. Je prends du temps pour le nettoyage, le rangement, la cuisine, la vaisselle, etc. C’est facile de m’organiser, parce que je suis tout seul. Je me connais et je sais quels délais je peux tenir. Au vu de mon organisation digne de l’administration belge, je suis toujours prêt 10 minutes après l’heure dite.

Au-delà du facteur retard chronique, lorsque je me prépare à recevoir Jésus dans l’eucharistie, l’idée est la même : je prépare mon cœur et tout mon être à recevoir le Christ. Je prie, je rends grâce, je loue Dieu, je demande au Seigneur sa miséricorde, etc. Et habituellement, quand arrive le moment de la communion, je suis prêt à l’accueillir.

Il est évident que c’est important, mais, j’ai beau m’être préparé à recevoir mon Seigneur, j’ai peut-être négligé un aspect. Ici, j’ai parlé de ma démarche personnelle de préparation. Mais je ne célèbre jamais l’eucharistie seul. Elle ne peut être réduite à une dévotion personnelle. Nous la vivons ensemble avec toute l’assemblée. Chaque participant à la célébration reçoit personnellement le Corps du Christ, mais c’est la prière commune qui permet à la célébration de se déployer au mieux.

Je pense que cela peut nous aider à mieux comprendre le temps de l’avent. C’est le temps de préparation à la fête de la Nativité de Jésus. Nous célébrerons dans quelques semaines la venue du Fils de Dieu dans l’humanité. Nous ne fêtons pas l’anniversaire de Jésus, nous célébrons sa venue parmi nous.

Ce n’est pas sa venue chez moi, dans ma vie et dans mon cœur, mais bien chez nous. Si chacun et chacune vit l’avent en totale indépendance des autres, il y a un problème. Et dans notre société qui fait la part belle à l’individualisme, c’est un risque non-négligeable. Que chacun et chacune puisse vivre l’avent avec son prochain. Osons dire « nous » pour l’avent. Préparons-nous en communauté à recevoir le Fils de Dieu pour qu’il advienne réellement dans nos communautés. Bon avent !

Thomas Sabbadini