
Journée diocésaine des acolytes


Feuillets du 24ème dimanche du temps ordinaire
Etre visiteur de malades ou de personnes âgées ne s’improvise pas. Comme le disait le cardinal Godfried DANNEELS : « La bonne volonté ne suffit pas. »
On peut rendre visite à un malade, à une personne âgée, à son domicile, à l’hôpital ou, pour les personnes âgées, dans la maison de repos où elles résident, de la même manière que l’on viendrait à leur aide, en faisant leurs courses.
« Allez au nom de la communauté, … ». Il s’agit d’une mission d’Église qui dépasse la démarche personnelle, l’initiative personnelle. En devenant « visiteur », on se met au service de l’Église qui a le souci des malades, des aînés. C’est la raison pour laquelle existe, dans notre unité pastorale, une équipe qui se réunit tous les deux mois pour partager sur ses pratiques, pour se former.
La première tâche à réaliser, c’est de se mettre à l’écoute. A l’écoute du Seigneur qui nous inspirera les paroles à dire, les gestes à poser, les silences à observer. A l’écoute de celles et de ceux que nous visitons.
Il convient d’éviter le piège dans lequel était tombée cette personne qui, après avoir longuement parlé d’elle-même, de son expérience, de ses maux, s’était entendu dire par le malade hospitalisé qu’elle visitait, au moment de se quitter : « Je prierai bien pour vous ! »
Ecouter est un art. Il existe des formations à l’écoute.
On ne se contentera pas de parler de la pluie et du beau temps. On vient au nom du Seigneur – qui est là avant nous, d’ailleurs – et au nom de la communauté chrétienne. Cela doit se savoir et se sentir.
Si cela est possible, on priera avec la personne visitée, (avec sa famille peut-être présente au moment de la visite), à partir de ses prières à elle ou des prières, pas trop longues, qu’on lui proposera. Prières pour elle-même, pour ses proches, pour l’Église, pour le Pape François, pour le monde, pour l’actualité, … Des livrets sont proposés par la Pastorale de la Santé de notre Unité pastorale. Ils sont gratuits.
Eventuellement, si la personne en exprime le désir, au nom de la communauté, on lui proposera de recevoir le Corps du Christ, la communion qui, comme le mot l’indique, est une relation avec le Christ, avec l’Église. Cet acte sera posé avec un certain décorum, avec respect et dignité.
On n’oubliera pas non plus de semer délicatement l’idée de l’Onction des malades qui, comme le rappelle judicieusement notre Curé, M. l’abbé Oscar MUREKEZI, dans de précédents bulletins paroissiaux, n’est pas l’Extrême Onction, mais qui, au contraire, est un sacrement pour les vivants.
Voilà, en quelques mots, le rôle des visiteurs de malades et des personnes âgées.
Michel WELKENHUZEN
Diacre permanent
Accompagnateur spirituel de l’équipe des Visiteurs de malades
Responsable provisoire de la Pastorale de la Santé de l’Unité pastorale
Chers Paroissiens, chers lecteurs
C’est bien fini ce temps d’été où la plupart en profitent pour penser à soi-même et prendre les vacances qui permettent d’oublier la pression et échapper un peu au rythme infernal que nous impose le quotidien sur le plan professionnel ou d’autres engagements. Forces refaites, physiquement et spirituellement je suppose, je souhaite à tous et à chacun une bonne reprise.
A vous aussi fidèles laïcs engagés bénévolement dans différents secteurs qui couvrent le grand chantier pastoral dans notre Unité Pastorale, je souhaite également une bonne rentrée pastorale ancrée dans la Confiance et l’Espérance.
En pensant justement à cette nouvelle année pastorale qui sera rythmée par tout ce que nous serons amenés à mettre en œuvre pour développer des attitudes missionnaires, répondre aux besoins des uns et des autres, j’aimerais bien rappeler que, avec notre large liberté d’actions et d’initiatives, nous avons comme sources d’inspiration les quatre priorités de notre évêque dont vous avez déjà pris connaissance il y a 5 ans. Ces quatre orientations sont d’une grande importance et vous continuerez à en entendre parler certainement car, si notre évêque en fait ses priorités dans l’église diocésaine, cela veut dire que nous sommes appelés à être les premiers acteurs pour les incarner sans cesse là où nous sommes !
En guise de rappel, il est question de la place que nous réservons à l’intégration des pauvres et au dialogue pour la paix ! Comment sommes-nous les acteurs de la communication de l’Evangile ? Comment répondons-nous au besoin de nos contemporains en quête du spirituel ? Comment faire naître un esprit d’amitié, un témoignage d’amour mutuel, une véritable fraternité ?
Cette dernière priorité attire toute mon attention. La fraternité que nous cherchons à faire naître entre nous et autour de nous commence par l’écoute de l’autre, mais une écoute enracinée dans une autre fraternité que je qualifierais de personnelle que chaque chrétien est invité à avoir avec le Christ qui nous envoie. En d’autres mots, il nous faut d’abord l’écouter : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé…. Écoutez-le » (Mt 17,5). C’est le Père qui nous invite tous à écouter son Fils, d’où la nécessité de demander sans cesse la grâce d’écouter le Christ, d’écouter l’Évangile avec une simplicité renouvelée, avec un cœur généreux et ouvert, avec foi et confiance en Dieu.
C’est ensuite cette écoute du Christ et son évangile qui nous permettra de comprendre que la fraternité est avant tout à cueillir comme le simple fruit de l’écoute de l’autre, non seulement au sein de notre famille ou de notre cercle d’amis, mais aussi cet autre fragilisé par l’addiction, par le chômage ou l’insécurité au travail, par le manque de ressources ou d’affection, par la précarité des relations familiales…
En d’autres mots, on peut dire finalement que l’essentiel de notre mission consiste à accompagner le frère ! Et cela demande qu’on reconnaisse soi-même ses propres pauvretés afin d’ouvrir « un espace où chacun peut être lui-même, dans la confiance et le respect, permettant de nouveau l’estime de soi ».
En réfléchissant bien, je me dis finalement que pour espérer réussir dans notre vie de chrétien ainsi que la mission qui nous incombe, ce serait intéressant de méditer un peu le petit passage de l’Evangile selon Saint Luc 10, 38-42 !
Vous connaissez certainement ce passage. Il s’agit de la visite de Jésus à Marie et Marthe, les sœurs de son ami Lazare. On ne s’en rend pas toujours compte mais ce passage nous brosse les trois amours essentielles que Jésus nous a révélés : aimer Dieu, son prochain et soi-même, et à mon sens c’est cela qui résume bien l’essentiel de notre mission. Interpellé par Marthe au sujet de sa sœur Marie assise à ses côtés en écoutant Jésus au lieu de l’aider dans le service d’accueil, c’est ce que souligne ce dernier dans la remarque qu’il fait à Marthe : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire… » (41-42).
En fait nous sommes appelés, à l’exemple du Christ, à apprendre à unifier notre être et notre vie, ce qui veut dire que le service de l’autre doit venir comme un prolongement de notre prière et la rencontre de l’autre nous élever le cœur vers Dieu. C’est comme cela que faisait aussi Jésus qui, souvent à la fin de ses journées, après des moments d’intenses rencontres avec les foules qui le suivaient, renvoyait tout le monde pour se retirer seul et entrer dans cette intimité personnelle avec Dieu dans la prière.
Il est donc question de trouver le juste équilibre et à un moment donné, se poser la bonne question pour savoir où on en est : Est-ce le moment de s’arrêter pour écouter Dieu, ou est-ce le moment de sortir vers les autres pour les aider ? Autrement dit, y -a-t-il dans ma vie une place pour le silence et l’écoute de Dieu comme Marie ? Mais aussi, y-a-t-il une place pour le service et le dialogue avec les autres comme Marthe ?
Je pense également que, comme ses premiers disciples, puisque nous sommes en chemin avec le christ, il y a un troisième élément qu’il ne faut pas oublier pour que cet équilibre nécessaire soit complet : on sait bien que les disciples de Jésus étaient entrés avec lui chez les deux sœurs. Mais curieusement, on ne les voit pas aux pieds de Jésus avec Marie pour l’écouter, on ne les voit pas non plus à la cabine technique avec et aidant Marthe pour le service !
Où étaient-ils alors et surtout que faisaient-ils ? On ne sait pas exactement ! Peut- être que, suite à la fatigue de la journée à la suite du Maitre et jeune Rabbi, ils faisaient une petite sieste à l’ombre d’un marronnier ! Peut-être que, en attendant que le repas soit servi, ils prenaient tranquillement un petit apéro en se racontant de petites anecdotes ! Peu importe, mais cela éveille cette question : en dehors du service de Dieu et du service de l’autre, quel est cet autre et troisième élément nécessaire à l’homme ?
Chers amis, c’est bien le repos, c’est bien ce temps qu’on peut dire « de jachère pour nous rappeler que la grâce de Dieu suffit à justifier nos vies et surtout comprendre qu’une existence humaine, même improductive, a une valeur infinie ».
On veut toujours faire plus, parfois au risque même de se disperser, parfois avec un petit sentiment de culpabilité pour ce qu’on n’a pas pu accomplir alors qu’on n’a pas cessé de courir à gauche et à droite où différentes activités nous attendaient… le temps du repos nous est nécessaire aussi pour prendre conscience « que nous ne sommes pas à l’usine, que la religion est un moyen et non pas une fin en soi, que le service est lui aussi une grâce avant d’être un devoir » !
Puissent ces trois axes aller ensemble dans chacune de nos vies individuelles, dans notre journée, notre semaine, notre année. C’est ainsi que nous aurons compris et mieux vécu la loi de l’amour tel que Jésus nous l’a révélée : Aimer Dieu et le prochain comme soi-même !
Que l’Esprit du Seigneur nous habite tous et nous accompagne.
Bonne rentrée, mais aussi une bonne et fructueuse
année pastorale à toutes et tous !
Oscar MUREKEZI, votre curé.
Feuillets du 20ème dimanche du Temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert
Feuillets du 21ème dimanche du Temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne
En vacances, j’ai rencontré le père Louis. C’est un homme adorable et sa rencontre fut un beau moment. Nous avons échangé pendant une bonne heure et demie sur nos expériences d’Église. Il est prêtre du diocèse de Narbonne-Carcassonne, ce qui correspond au département de l’Aude. Voici quelques éléments pour comparer avec notre diocèse : dans l’Aude, il y a environ 370.000 habitants pour 6000 Km2, alors que dans notre diocèse, il y a environ 1.100.000 habitants pour 3800Km2. C’est donc un territoire qui est presque le double de notre province pour une population qui en est le tiers.
La vie chrétienne dans leur diocèse n’est pas plus simple que dans le nôtre et c’est ainsi que le brave père Louis, du haut de ses 73 ans, est toujours curé. De 45 paroisses. Ce nombre m’a laissé sans voix. Comment peut-il y avoir une vie de foi et de prière dans 45 communauté chrétiennes ? Sa réponse fut simple : il n’y en a pas partout. C’est-à-dire que pour 45 paroisses, il y a environ 7500 habitants. Ce sont beaucoup de petits villages d’une ou plusieurs centaines d’habitants et quelques villages un peu plus grands. La déchristianisation a atteint un niveau qui est plus ou moins le même que chez nous, simplement, la démographie rend cela encore plus marquant.
Malgré tout cela, nous n’avions aucun sentiment de désespoir. Voici quelques raisons qui nous donnent une espérance bien vivante. En tout premier lieu, s’il est vrai que la pratique a fortement diminué sur un demi-siècle, cela ne signifie pas du tout que la vie chrétienne a disparu. Il y a encore des communautés vivantes et priantes. Certaines sont en difficultés, tandis que d’autres sont vigoureuses. Nous sommes induits en erreur par nos bâtiments. Si, au lieu de posséder les églises, nous les louions, notre situation serait bien différente, car nous aurions plus de flexibilité pour nous adapter aux changements que nous traversons.
Ensuite, nous avons chacun eu des cours d’histoire de l’Église. Au long de ses 20 siècles d’existence, il y a eu de très nombreuses manières de vivre la foi, d’organiser la vie chrétienne communautaire, etc. Nous sommes dans une période de changement et nul ne peut prédire où nous allons arriver, si ce n’est que ce sera différent de ce qu’il y avait il y a 50 ou 100 ans. Mais peut-être sera-ce plus proche de ce que l’Église fut il y a 5 ou 10 siècles, nul ne le sait !
À une échelle plus large, nous voyons aussi dans la figure de notre pape actuel, François, un renouveau qui touche toutes les sphères de l’Église, puisque, pour rappel, le pape est élu par les cardinaux. Cela signifie que plus des 2/3 des personnes ayant des hautes responsabilités dans l’Église catholique l’ont choisi pour tenir la boutique. Le pape François n’est pas un cas isolé, mais un fruit de notre Église toute entière qui cherche à se renouveler.
Enfin, nous n’oublions pas l’essentiel : celui qui donne vie à l’Église, c’est l’Esprit-Saint. C’est lui qui vivifie le peuple de Dieu, c’est lui qui donne joie et conversion, paix et dialogue, joie et attention à son prochain. Si nous le perdons de vue, nous perdons l’Église pour la transformer en association sans but liturgique. C’est l’Esprit-Saint qui a donné aux disciples d’annoncer la Bonne Nouvelle. Nous sommes porteurs de cette même Bonne Nouvelle. Si nous l’oublions, nous nous perdons. Ayons foi en lui, ayons confiance en lui, il ne nous a pas oubliés et ne cesse de nous guider dans ces temps de transition.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! Psaume 32,22
Thomas Sabbadini
Feuillets du 18ème dimanche du Temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert
Feuillets du 19ème dimanche du Temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne
Feuillets de la fête de l’Assomption
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Chers Paroissiens, chers lecteurs,
Il y en a certainement qui le savent, l’abbé Thomas et moi-même sommes régulièrement sollicités pour aller donner le sacrement des malades. Nous intervenons surtout au grand hôpital de Verviers et à la clinique sainte Elisabeth en collaboration avec le service de l’aumônerie catholique dans ces deux établissements. Nous le faisons également dans les maisons de repos tout comme il nous arrive aussi d’être contactés par certaines familles qui nous demandent si c’est possible d’aller le faire à domicile, ce qui est faisable bien entendu !
Dans la plupart des cas, je dirais même 99%, que ce soit à la clinique, à l’hôpital ou en famille, nous nous trouvons face à des personnes vraiment en fin de vie, des personnes en train d’agoniser. D’ailleurs quand on nous appelle on nous demande parfois de nous dépêcher parce que la personne est en train de mourir.
Face à ce constat, je me demande si les gens ont suffisamment conscience que le sacrement des malades est un sacrement pour les vivants ! Il est souhaitable que la personne malade le reçoive quand elle est consciente et capable d’en retirer tous les bienfaits de grâce et de réconfort.
« Si l’un de vous est malade : qu’il appelle les prêtres de l’Église, ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon » (Epître de Jacques 5, 14-15).
Ce sacrement est donc une réponse au désir d’une personne consciente qui en fait la demande motivée par sa foi en la force de la prière de l’Eglise et de la grâce sacramentaire du Christ- Sauveur.
Normalement les prêtres sont sensés pouvoir parler avec la personne demandeuse pour déterminer ce dont elle a le plus besoin parce qu’en réalité quand on parle du sacrement des malades il est question de trois sacrements qu’on peut recevoir à la fois. Il y a d’abord la Confession, et à ce sujet je tiens à rappeler qu’avec cette démarche nous confessons d’abord la louange de Dieu : son amour est premier ! Les premières pages de la Bible confessent les merveilles de son amour créateur. Nous le découvrons progressivement. Mais Dieu est toujours vivant, présent et à l’œuvre dans nos vies. Son amour est tel qu’il peut créer du neuf, nous donner un cœur neuf, nous renouveler personnellement, jusque dans la situation la plus bloquée ou la plus désespérée. Ce sacrement nous permet d’ouvrir notre cœur à l’Amour de Dieu et c’est dans la vérité de notre situation que nous pouvons accueillir l’Esprit Saint : Il est vivificateur, il donne un cœur nouveau pour vivre d’un esprit nouveau !
Il y a ensuite l’Onction des malades destinée à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse. La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite -l’Huile des malades- sur le front et les mains et en l’imposition des mains.
Ces gestes montrent quelque chose de la tendresse du Christ pour ses frères malades, ou âgés.
Vient enfin le sacrement de l’Eucharistie, la Communion au corps du Christ qui refait les forces des malades.
On peut dire que le sacrement des malades est un GESTE DE FOI où Dieu vient à la rencontre de la personne malade pour se faire proche d’elle, la réconforter, lui donner la paix, le courage, la réconciliation et l’aider à accueillir les limites de sa réalité humaine.
Ce sacrement est une force qui aide la personne à traverser l’épreuve de la maladie en lui rappelant que Dieu est avec elle et ne l’abandonnera jamais.
En un mot, c’est la tendresse de Dieu qui est manifestée, comme lorsque Jésus se faisait proche des malades de son temps. C’est depuis les débuts de l’Église que l’onction des malades existe, et les communautés chrétiennes ont toujours conservé cette tradition par la suite, en s’occupant des personnes malades, avec amour et compassion.
N’ayons donc pas peur de ce sacrement qu’on peut recevoir autant de fois qu’on le désire, redonnons-lui toute sa valeur et son véritable sens : il n’est pas pour les mourants, mais pour les vivants.
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