Le Seigneur appelle

Infos de la semaine

Feuillets du 5ème dimanche de Pâques

Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

 

Extrait de l’exhortation apostolique Gaudete et exsultate : sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel, Pape François, mars 2018

  1. Tout cela est important. Cependant, ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous, cet appel qu’il t’adresse à toi aussi : « Vous êtes devenus saints car je suis saint » (Lv 11, 44 ; cf. 1 P 1, 16). Le Concile Vatican II l’a souligné avec force : « Pourvus de moyens salutaires d’une telle abondance et d’une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père »[10].
  2. « Chacun dans sa route » dit le Concile. Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage[11]. De fait, quand le grand mystique saint Jean de la Croix écrivait son Cantique spirituel, il préférait éviter des règles fixes pour tout le monde et il expliquait que ses vers étaient écrits pour que chacun en tire profit à sa manière[12]. En effet, la vie divine se communique aux uns « d’une manière [et aux] autres d’une autre »[13].
  3. Parmi les formes variées, je voudrais souligner que le ‘‘génie féminin’’ se manifeste également dans des styles féminins de sainteté, indispensables pour refléter la sainteté de Dieu en ce monde. Même à des époques où les femmes ont été plus marginalisées, l’Esprit Saint a précisément suscité des saintes dont le rayonnement a provoqué de nouveaux dynamismes spirituels et d’importantes réformes dans l’Église. Nous pouvons mentionner sainte Hildegarde de Bingen, sainte Brigitte, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila ou sainte Thérèse de Lisieux. Mais je tiens à évoquer tant de femmes inconnues ou oubliées qui, chacune à sa manière, ont soutenu et transformé des familles et des communautés par la puissance de leur témoignage.
  4. Cela devrait enthousiasmer chacun et l’encourager à tout donner pour progresser vers ce projet unique et inimitable que Dieu a voulu pour lui de toute éternité : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré » (Jr 1, 5).

[10] Constitution dogmatique Lumen gentium, sur l’Église, n. 11.
[11] Cf. Hans U. Von Balthasar, Teología y santidad, in Communio 6 (1987),
p. 489.
[12] Cantique Spirituel B, Prologue 2, (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 1196).
[13] Ibid., 14, 2, (Op. cit. p. 1285).

 

notre Unité pastorale entame la transition vers la catéchèse renouvelée

Bonjour à chacun et à chacune,

La catéchèse est une part importante des activités de notre unité pastorale. La transmission de la foi est et a toujours été une préoccupation des chrétiens, depuis les premiers apôtres à la pentecôte jusqu’à nos jours. Elle est passée par de nombreux changements au cours de l’histoire et nous sommes dans un de ces moments difficiles de transition.

Pour effectuer cette transition, l’évêque a promulgué un décret mis au point après une large consultation et réflexion diocésaine, à laquelle vous avez peut-être participé. Il s’intitule « Pour une catéchèse renouvelée » et a été publié en mars 2018. Il est essentiel de mettre ce décret en œuvre dans notre unité pastorale. Nous avons tous et toutes besoin d’une conversion dans notre catéchèse, besoin de nous tourner ensemble vers le Christ qui seul peut nous unir dans sa paix.

Pour ce faire, nous voulons mettre en place une réflexion collective et permettre aux familles, catéchistes, paroissiens, à chacun.e, de donner son avis quant à ce qu’il a vécu, ou souhaiterait pour l’avenir, en concordance avec les aspects du projet catéchétique diocésain et ce dans notre unité pastorale. Cette réflexion fera l’objet d’une rencontre par mois,  jusque juin 2020. Nous voulons ce temps sous forme de soirées ouvertes à tou.te.s pour qu’ensemble, nous puissions dessiner les grandes lignes de toute l’action catéchétique de notre unité pastorale. Ce sera un temps de dialogue et de réflexion. Chaque soirée brassera un thème différent pour qu’en bout de parcours, nous ayons envisagé l’entièreté du document de notre évêque.

Nous vous invitons donc à une première soirée ce mercredi 22 mai à 20h à l’église Marie-Médiatrice.

Thomas Sabbadini, vicaire

 

Planning réflexion réforme catéchèse

22 mai 2019 : Catéchèse : quoi ? sur quoi ? à qui ?

La catéchèse doit se centrer sur ses incontournables.
Quand la foi n’est plus une évidence, la catéchèse doit prendre un tournant décisif.
La catéchèse est un lieu de vie et d’expériences partagées.

12 juin 2019 : Catéchèses communautaires : premiers éléments

Les catéchèses communautaires sont le pivot central de toute l’activité catéchétique.
Chaque Unité pastorale organise ces catéchèses communautaires où tous, adultes, jeunes et enfants sont invités.

18 septembre 2019 : Articulation catéchèse communautaires et spécifiques

Les catéchèses spécifiques propres à une tranche d’âge (ou à la préparation à un sacrement) viennent s’articuler aux catéchèses communautaires.
Les parents ainsi que les autres membres de la communauté sont associés à toute démarche de foi des enfants et des jeunes.

Octobre 2019 : Rapport catéchèse-liturgie : dates, etc.

La catéchèse s’enracine dans la vie des communautés en lien avec la liturgie et la diaconie.
La démarche catéchétique intègre occasionnellement des célébrations non eucharistiques adaptées: moments d’intériorité, temps de prière, célébrations de la Parole, gestes symboliques.
Des étapes liturgiques sont intégrées dans certaines formes de catéchèse, comme autant de jalons sur un chemin de foi.

Novembre 2019 : Éveil à la foi

La communauté chrétienne accorde une attention particulière à l’éveil à la foi des tout-petits.

Décembre 2019 : Première des communions

Sur fond d’un cheminement continu, la préparation à la première des communions s’échelonne sur dix-huit mois. Elle comporte la participation aux catéchèses communautaires et six rencontres spécifiques.

Février 2020 : Profession de foi, JK

Aux jeunes entre 10 et 12 ans, on offre la possibilité d’une profession de foi, étape sur un chemin de foi personnel dans la perspective d’une confirmation à venir. La préparation spécifique se vit en une seule année. Elle comporte la participation aux catéchèses communautaires, un temps de retraite et quatre rencontres spécifiques.

Mars 2020 : Confirmation

Sur fond de cette pastorale des jeunes continue, chaque Unité pastorale propose le sacrement de la confirmation entre 11 et 17 ans, de préférence entre 15 et 17 ans. La préparation à ce sacrement comporte la participation aux catéchèses communautaires, un temps de retraite et six rencontres spécifiques.

Avril 2020 : Pastorale des jeunes (Ado+, GKT), lien JK

Chaque Unité pastorale a le souci de la pastorale des jeunes. Celle-ci est distincte de la préparation spécifique à la confirmation. Elle accompagne le jeune sur le chemin de la foi tout au long de l’adolescence.

Mai 2020 : Baptêmes, mariages. Funérailles ?

La préparation des parents au baptême des nouveau-nés et celle des fiancés au mariage se révèlent être de beaux lieux pour une première annonce ou un mûrissement de la foi.

Juin 2020 : Équipe catéchétique

Chaque Unité pastorale met en place une équipe catéchétique qui, avec son pasteur, pense, coordonne et évalue l’ensemble de l’activité catéchétique, les catéchèses spécifiques et tout particulièrement les catéchèses communautaires.

 

 

 

 

 En savoir plus sur « les intentions de messe » !

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Feuillets du 4ème dimanche de Pâques

Marie-Médiatrice
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, Chers lecteurs,

Il m’arrive de prendre le temps pour écouter les paroissiens et les questions qu’ils me posent. Depuis quelques temps certains me posent des questions concernant l’argent qu’on donne pour demander une messe soit pour les défunts soit pour les vivants qui ont besoin d’un soutien de prière. C’est ce qu’on appelle « une intention de messe ». Alors la question concerne le pourquoi d’une intention de messe ? Me disant qu’il pourrait y avoir d’autres qui se posent la même question, je juge utile de vous en donner quelques éclaircissements via ce feuillet.

La coutume veut que lorsqu’un chrétien demande à un prêtre de célébrer une messe pour une intention particulière (principalement pour un défunt, mais aussi pour demander une grâce, pour remercier Dieu ou pour honorer la Vierge Marie, un saint…), il accompagne sa demande d’une offrande en argent (on dit aussi : un honoraire), selon un montant fixé par l’Evêque du diocèse, en lien avec les autres Evêques de sa région.

Il importe que cette coutume soit bien comprise et ne souffre d’aucune ambiguïté ni imprécision, car on entend souvent des questions gênantes de la part de certains qui demandent « le prix ou le coût » de la messe : « c’est quoi le prix pour faire dire une messe ? »

A cette question je réponds chaque fois que la messe n’a pas de prix ! Si une somme d’argent est donnée au prêtre, ce n’est pas pour payer la messe, car la messe n’a pas de prix ! Disons plutôt que son prix n’a rien à voir avec la finance ou le commerce car c’est le prix qu’a payé le Christ en se sacrifiant. « Tu fus immolé, rachetant pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation » (Ap 5,9). 

On parle plutôt d’offrande.  Mais là encore, il ne faut pas se tromper. C’est une offrande faite au prêtre pour sa subsistance, ce n’est pas l’offrande accomplie à la messe car, dans l’eucharistie, il n’y a pas d’autre offrande que celle du sacrifice du Christ à son Père auquel se joint l’offrande de toute l’Eglise : « Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t’offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut, et nous te rendons grâce, car tu nous a choisis pour servir en ta présence » (Prière eucharistique°2).

Quel est le sens de cette offrande alors ? Que l’on demande aux chrétiens de faire une offrande pour pourvoir aux besoins de l’Eglise est manifesté, dès les premières communautés chrétiennes, comme en témoignent les Actes des Apôtres (11,29-30) et la deuxième lettre de St Paul aux Corinthiens (8,1-15). On sait aussi que, durant des siècles, le pain et le vin de l’eucharistie étaient apportés par des fidèles, ainsi que des biens, de la nourriture ou de l’argent pour les pauvres. Enfin le fait que des hommes, surtout à partir du IVème siècle, abandonnent toute profession pour se consacrer entièrement à leur ministère sacerdotal a réclamé des fidèles qu’ils fassent des offrandes pour leur subsistance. On peut dire que c’est à cette époque-là que les offrandes pour la vie de l’Eglise trouvent leur origine.

Au début du Moyen-âge, la pratique des messes célébrées à des intentions particulières s’est amplifiée, surtout pour les défunts, et avec elle, l’habitude d’une offrande faite au prêtre à qui l’on demandait de les célébrer. Cette pratique s’est maintenue jusqu’aujourd’hui, et, en 1974, le pape Paul VI la légitimait ainsi : « C’est une tradition bien établie dans l’Eglise que les fidèles, guidés par leur esprit religieux et leur sens de l’Eglise, ajoutent au sacrifice eucharistique un certain sacrifice personnel, afin d’y participer plus étroitement. »

Ce genre d’offrande est donc pour les prêtres et ne doit pas être comptabilisée dans les recettes paroissiales, mais une précision nécessaire est que lorsque plusieurs intentions sont annoncées, le prêtre qui doit célébrer ne peut percevoir qu’une seule offrande. Comme le curé qui en est normalement le principal responsable est tenu de faire célébrer autant de messes qu’il a reçu d’offrandes, le reste constitue le surplus qui lui permet d’en donner aux confrères, aux prêtres en retraite ou sans ministère paroissial, ou en mission qui n’en ont pas et qui en font la demande. Ainsi, toute offrande versée donne lieu à la célébration d’une messe.

Il va de soi que le prêtre célébrera la messe sans recevoir d’offrande si l’intention est demandée par une personne n’ayant aucune ressource ou des ressources très modestes.

Dans l’Unité Pastorale où j’étais avant, il y a une personne à qui j’avais confié la responsabilité de gérer le compte des offrandes qu’on reçoit pour les intentions particulières pour toute l’Unité Pastorale et je compte faire la même chose ici. Il y en a qui demandent des messes en passant par le secrétariat parce que nous avons la chance d’en avoir un qui fonctionne très bien, mais pour ceux qui ne savent pas passer par le secrétariat, normalement dans chaque paroisse il doit y avoir une personne connue et renseignée à qui s’adresser pour faire la demande. Normalement ces personnes transmettent au secrétariat de l’Unité Pastoral les dates, les noms et les situations pour lesquels on a demandé de prier et les offrandes sont versées sur le compte Intentions de messe de l’Unité Pastorale.

Là où j’étais avant c’est cette personne à qui j’avais confié la responsabilité de gérer le compte qui répartissait ces offrandes d’intention de messe (ce qu’on appelle aujourd’hui dons pastoraux) aux prêtres de l’Unité Pastorale selon le nombre de messes qu’ils ont célébrées, et comme il y a toujours un surplus, nous en donnions aussi aux Prêtres Liégeois en Mission à l’Etranger (PLME) ainsi qu’aux prêtres d’Afrique qui n’en ont pas et qui me sollicitent régulièrement.  Nous en donnions aux prêtres d’Uganda, du Burundi et du Rwanda, plus précisément de mon diocèse d’origine.

En fait, le système en Afrique est tout autre : les prêtres vivent en communauté et chacun a ses responsabilités. Il y a le curé, le prêtre économe de la paroisse, et les autres avec des responsabilités bien précises.  Pour leurs besoins personnels comme les soins médicaux et autres (je rappelle qu’en Afrique il n’y a pas de système de mutuelles sauf au Rwanda où cela commence à prendre forme même si c’est encore rudimentaire), les prêtres dépendent de l’économe qui leur répartit les offrandes d’intentions de messe reçues ; mais le problème est que souvent ils n’en ont pas ; ce qui explique pourquoi ils font souvent la demande aux confrères qui sont en mission à l’étranger et sensés en avoir.

Qu’une messe soit célébrée à une intention particulière est une façon d’orienter plus précisément la prière d’intercession ou de louange, mais n’empêche pas que le sacrifice du Christ soit offert « pour la multitude » (cf ; la prière de consécration).

Les chrétiens doivent savoir aussi que beaucoup de prêtres, j’en fais partie, utilisent les intentions de messes qu’ils perçoivent pour aider des personnes dans le besoin ou aider tel organisme ou association qui agit pour la solidarité.

J’espère vous avoir un peu éclairé sur cette question et que vous aurez compris le bien-fondé de l’offrande symbolique de base qui accompagne une messe demandée pour une intention explicite. Mais dans tout cela le plus important est qu’on accueille toutes les demandes et qu’on prie pour toutes les situations transmises par les fidèles demandeurs : il y en qui donnent une offrande un peu plus élevée par rapport à ce qui est prescrit par le diocèse, mais il y en a aussi qui demandent sans donner l’offrande parce qu’ils n’en ont tout simplement pas les moyens.

Oscar MUREKEZI, curé

La poule de Saint Philippe Néri et notre unité pastorale

Infos de la semaine

Feuillet du 3ème dimanche de Pâques

Marie-Médiatrice
Sainte-Julienne

Philippe Néri est un prêtre italien né en 1515, mort en 1595 et canonisé en 1622. Fondateur de la Congrégation de l’Oratoire, il est surtout connu pour 2 aspects de sa personnalité : une piété eucharistique remarquable et un humour à toute épreuve. Voici une anecdote qui lui est attribuée.

À une personne qui confessait une nette tendance à la médisance, il proposa la pénitence suivante : acheter une poule au marché et la plumer tout en marchant dans la ville. Lorsque le pénitent eut achevé sa surprenante pénitence, il revint perplexe vers Saint Philippe Néri. Ce dernier lui demanda ensuite de récupérer l’entièreté des plumes. « Mais c’est impossible, s’écria l’autre, elles ont été dispersées aux quatre vents ! » « Tout comme vos paroles, rétorqua le saint, lorsqu’elles sont lâchées, il est impossible de les récupérer. Soyez précautionneux à l’avenir ! »

Cette invitation cordiale à la prudence n’a pas perdu de sa pertinence de nos jours. En effet, il est rare qu’il passe une semaine ou deux sans qu’arrive à mes oreilles ou à celles d’Oscar des décisions que nous aurions prises ou qui nous concernent qui ne sont pas fondées. En voici 2 exemples parlants.

Premièrement, j’ai entendu dire que j’allais être nommé dans une autre unité pastorale. Mgr Delville ne m’a pas appelé à ce sujet, ni même son vicaire général, Alphonse Borras. Donc, désolé, mais je reste ! Je ne connais pas l’avenir, mais de ce que j’ai compris, l’évêché compte me laisser encore ici quelques années. Je n’en connais pas le nombre, et je sais que je serai envoyé autre part un jour, mais je n’en connais ni le jour, ni l’heure. Ce n’est pas parce que je dis que je ne resterai pas éternellement dans l’UP que je vous quitte à l’instant ! C’est une surinterprétation abusive !

Deuxièmement, est arrivé la rumeur que nous allions changer les horaires de messe. D’une part, dans l’immédiat, non ! D’autre part, il est vrai que c’est un sujet dont j’ai discuté avec Oscar il y a quelques jours. Cependant, il y a une marge énorme entre discuter d’un sujet pastoral et prendre une décision importante pour l’UP. Ce genre de question est complexe et demande une décision longuement murie. Elle ne peut être résolue lors d’une unique discussion entre le vicaire et son curé ! Il est de notre charge de réfléchir à l’UP à court, moyen et long terme, ainsi, nous prenons régulièrement du temps pour parler de nombreux sujets pastoraux, tels que les horaires de messes, l’avenir de nos bâtiments, la gestion des différents groupes de personnes de l’UP, etc. Il est important d’en discuter et de préparer l’avenir. Toutefois, cela ne signifie pas que pour un sujet abordé le lundi, une décision sera prise le mardi, publiée le mercredi et appliquée le jeudi ! Discuter et réfléchir, ce n’est pas décider !

Ce genre de rumeur est tout autant usant qu’improductif. Surtout lorsque quelqu’un me téléphone ou m’aborde en furie, excédé à cause d’une rumeur infondée et que je passe une demie heure à calmer la personne tout en expliquant la méprise.

Bref, lorsque des informations au sujet de la paroisse arrivent à vos oreilles, cela peut valoir la peine de les accueillir avec toute la prudence due. Nul n’est à l’abri d’une surinterprétation, d’une exagération ou d’une incompréhension. De plus, lorsqu’une décision importante est prise, elle fait systématiquement l’objet d’une publication dans le feuillet d’annonces que vous lisez actuellement.

Que nos mots soient des outils de construction de l’UP et pas des instruments -volontaires ou involontaires- de vents de rumeurs qui la ballottent de toutes parts !

Thomas Sabbadini

DANS LA JOIE PASCALE, LES FÊTES DES COMMUNIONS !

Infos de la semaine

Feuillets du Dimanche de la Divine Miséricorde

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Nous voici en plein Printemps, toujours dans le temps Pascal et donc dans la joie Pascale ! La joie de la victoire du Christ sur la mort, la joie de la vie que Dieu nous donne, la vie en nous et autour de nous : même s’il ne fait pas encore vraiment très chaud, le soleil se manifeste et brille généreusement, la nature se réveille tout autour de nous, les plantes, les fleurs, les potagers, les jardins… tout bouge et on se bouge naturellement, c’est la vie !

Puisque nous parlons du temps Pascal dans lequel nous sommes et comme ce 2ème dimanche de Pâques est appelé le Dimanche de la divine miséricorde, je voudrais rappeler que « Pâques est une bonne nouvelle du salut, Bonne Nouvelle de la Miséricorde. Car si le Christ a donné sa vie par amour pour sauver tous les hommes, c’est pour nous révéler le Père qui est miséricorde et qui rêve de chérir ses enfants ».

Je sais que le mot Miséricorde a été souvent mal compris surtout dans le sens où beaucoup le comprennent et le saisissent comme quelque chose de plus misérable, quelque chose qui évoque la piètre condition de l’homme et le poids de la misère que beaucoup portent au quotidien et donc, forcément, quelque chose qui laisse entendre la pitié qu’on implore !

Je crois que la Miséricorde est tout sauf ces préjugés, raison pour laquelle, bien entendu sans vouloir amoindrir ou minimiser les malheurs de notre monde auxquels sont confrontés beaucoup de jeunes, de femmes, d’hommes, de personnes âgées et isolées, le Pape François qui nous a offert l’année de la Miséricorde il y a trois ans nous encourage tous à en faire une Bonne Nouvelle. Cela veut dire que nous sommes appelés à nous émerveiller devant le mystère de la Miséricorde qui est « source de joie, de sérénité et de paix » et « condition de notre salut » (Bulle d’introduction du Jubilé, Miséricodiae Vultus §2).

« La Miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde ».

Dans cette même bulle le Pape François reprend ces paroles de Saint Thomas d’Aquin qui montrent que la Miséricorde, loin d’être un signe de faiblesse, est plutôt l’expression de la toute puissance de Dieu ; la toute puissance de Dieu et sa joie aussi comme on s’en aperçoit dans la parabole du Père au retour de son fils (Lc 15, 1-32).

C’est dans ce sens que Pâques, « Victoire définitive de la miséricorde divine sur tout le mal du monde », offre cette « force victorieuse de tout, qui remplit le cœur d’amour, et qui

console en pardonnant » Et Pâques nous appelle « à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde » (MV§9).

Il va sans dire que « désormais la crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion ». En d’autres mots, cela veut dire que « le temps est venu pour l’Eglise de retrouver la joyeuse annonce du pardon ; de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de nos frères. Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance » (MV§ 10).

C’est à nous, baptisés en Christ, qu’est confiée aujourd’hui sa mission. C’est à nous, en Eglise, de « vivre l’expérience de la miséricorde » et de « redécouvrir la joie de la tendresse de Dieu » pour y inviter aussi tous les hommes. »

Vous savez aussi que chaque année les fêtes des Communions au mois de Mai viennent prolonger et agrémenter la joie pascale, la joie de la victoire de l’amour sur la mort ! Cette année nous avons eu la joie d’accueillir et accompagner une jeune femme qui, au terme de son cheminement pour le baptême, a été baptisée pendant la Vigile Pascale, et puis parmi les 112 enfants en scolarité qui nous rejoindront à la table du partage du pain de l’Eucharistie, le pain de vie, le Corps du Christ en ce mois de mai, il y en a 10 qui n’étaient pas baptisés et qui l’ont été dernièrement avant de recevoir la 1ère  de leurs Communions.

Quant à ceux qui sont prêts pour leur profession de foi, ils sont au nombre de 49. Juste pour rappel, nous avons 24 jeunes qui ont demandé à être confirmés et qui le seront au mois de novembre prochain.

C’est vraiment une chance et une grâce pour notre Unité Pastorale car j’espère que pour eux ce n’est pas un aboutissement et une fin mais plutôt un nouvel élan pour que la belle aventure continue avec Jésus, avec le Seigneur ! Pour cela, j’espère donc que ces enfants et ces jeunes continueront de rejoindre leurs ainés dans la foi que vous êtes, que soit lors des offices dominicaux ou autres rendez-vous de prière, de partage de la Parole et de tout ce qui nous fait vivre spirituellement. Je vous encourage à leur faire bon accueil et à leur témoigner votre soutien pour qu’ils se sentent vraiment à leur place au sein de nos communautés.

C’est grâce à notre soutien, notre écoute et notre attention à eux qu’ils auront envie de faire vraiment « communion » avec le Christ, c’est-à-dire s’approcher de lui, se nourrir de sa Parole et mener leur vie à sa lumière. C’est aussi comme cela qu’on découvre davantage le Christ, qu’on s’attache à Lui jusqu’à ne faire plus qu’un avec Lui comme Saint Paul le dit bien : « …si je vis ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ! » (Gal 2, 20).

Disons qu’ils auront pris conscience que « communier » au Christ engage à aimer et se mettre au service des autres et que l’amour que le Christ nous demande de témoigner doit être vécu et partagé à travers l’engagement et le service aux autres, à l’exemple de Jésus lui-même, c’est-à-dire permettre aux autres, non seulement nos proches et nos cercles d’amis, mais aussi à tout être humain, d’avoir la joie de vivre et se donner pour qu’ils puissent l’avoir vraiment !

J’en profite pour exprimer ma profonde gratitude à toutes les mamans et papas catéchistes ainsi que toutes personnes engagées ou qui rendent un service ponctuel d’une manière ou d’une autre dans l’annonce de la foi à travers la catéchèse et autres lieux de rencontre ou de prière. Comme il y a beaucoup de travail, un tout grand merci pour leur disponibilité, pour le temps qu’ils y consacrent, pour l’énergie qu’ils y mettent…

Enfin, rendons tous grâce au Seigneur pour le don des sacrements qu’il a institués lui-même et confiés à l’Eglise. Ils nous fortifient et grâce à eux nous participons à la vie divine en devenant témoins du Christ – Amour ! Prions également pour que, cette nouvelle adulte baptisée, tous ces jeunes confirmands et ces enfants qui ont voulu signifier leur attachement à Jésus -Christ par la 1ère des Communions ou la Profession de Foi, par la grâce de leur baptême et leur communion au Christ, ils puissent Lui être des témoins vivants et crédibles dans leur famille, leur communauté et d’autres lieux de rencontre avec les autres.

Oscar MUREKEZI, votre Curé