C’est l’Avent. « De la Pierre à la lumière, marchons vers Noël. »

Infos de la semaine

Feuillets des 22 et 23 novembre 2025 : Le Christ Roi de l’Univers.
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert


Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Comme vous le savez, la fête du Christ Roi de l’Univers que nous célébrons en ce dimanche vient marquer la fin d’une année liturgique et l’entrée dans une nouvelle qui commence avec le temps de l’Avent dans lequel nous entrerons dimanche prochain.  L’Avent, c’est le temps pour accueillir ce Dieu qui vient là où nous ne l’attendions pas. Un temps donc pour devenir les chercheurs d’un Dieu inattendu ; mais aussi un temps pour deviner sa présence dans les plus vulnérables de nos sœurs et frères. Mais pour mieux se lancer dans la dynamique de l’Avent, il faut accepter de libérer l’Evangile de certaines de nos certitudes pour mettre nos pas dans ceux de Jésus, ce Jésus qui vient à Noël.

Mais nous savons aussi que le Seigneur ne cesse de venir à nous. Et sa venue réclame toute notre vigilance, toute notre attention. Quand il vient, savons-nous le reconnaître ? Sommes-nous prêts à le recevoir ? Nous réjouissons-nous de sa venue ? Oui, il vient dans l’aujourd’hui de notre vie. Et il viendra pour chacun à l’heure de notre mort. Il viendra pour l’humanité entière à la fin des temps. Préparons-nous ensemble à sa venue. Demeurons en éveil.

Nous connaissons bien la sollicitude constante de Jésus pour les pauvres et les exclus, nous admirons beaucoup aussi sa liberté et sa manie de faire passer l’humain avant les préceptes religieux ! A travers tout cela il peut nous inspirer dans notre recherche pour inventer un avenir sans pauvreté.

Or, cette année, « Action Vivre Ensemble » nous sensibilise sur la pauvreté qui touche particulièrement les enfants dans notre paya car elle nous apprend qu’en Wallonie près de 25% des enfants vivent au seuil de la pauvreté tandis qu’à Bruxelles, ce pourcentage grimpe jusqu’à 40%. Bref, la Belgique présente l’un des taux de précarité infantile les plus élevés d’Europe : 4 enfants sur 10 grandissent dans la pauvreté. Voilà pourquoi « Action Vivre Ensemble nous propose des pistes pour vivre un Avent en « Veilleurs actifs ».

Alors concrètement, dans nos paroisses,« De la pierre à la lumière, marchons vers Noël. » ! Ce parcours va se traduire par un geste symbolique : dimanche après dimanche, nous marcherons avec Lucie, l’étoile de l’Avent, qui progresse avec un cartable rempli de cailloux, symboles des fardeaux que portent tant de jeunes aujourd’hui : pauvreté, solitude, découragement, injustices… À chaque étape, un pèlerin d’espérance l’accueille et l’aide à déposer une pierre. Ainsi, son cartable s’allège peu à peu, laissant place à la joie, au partage, à la connaissance et à la lumière.

 Ce cailloux (pierre) peut aussi symboliser un fardeau ou poids que porte chacun de nous pour le moment ; raison pour laquelle chaque dimanche nous retirerons une pierre portant un mot qui exprime un poids de notre situation personnelle mais aussi du monde d’aujourd’hui : la peur, l’injustice, l’impatience, le découragement… En déposant ces pierres, nous confions nos fardeaux au Seigneur et nous laissons grandir en nous la lumière du Christ. Pas à pas, à la suite de Lucie, nous avançons vers Noël dans la confiance, la paix et l’espérance.

Pour rendre ce chemin visible à tous, nous avons imaginé une échelle verticale composée de quatre planches, une pour chaque dimanche, chacune portant une bougie de l’Avent et une pierre-fardeau. Le jour de Noël, une magnifique étoile viendra couronner le sommet de l’échelle, signe de la lumière qui nous guide et éclaire nos pas.

Ce chemin vers l’Avent sera aussi enrichi par les 4 phrases en lien avec la thématique de la liturgie de chaque dimanche. « Lève-toi, il est temps ! » (30 novembre) : une prise de conscience que si nous mettions nos dons au service les uns des autres, nous changerions la face de la terre car c’est en les faisant fructifier que nous garderons l’Espérance d’un monde meilleur que Jésus est venu habiter.  « Amour et justice ! » (7 décembre) : Avec espérance et persévérance, c’est une invitation à proclamer un monde où fleuriront la justice et la paix. « Impatience et patience ! » (14 décembre) : une prise de conscience que l’espérance est à la fois impatiente et patiente. Impatiente chez le Baptiste, patiente chez le cultivateur. Elle s’enracine dans la confiance en celui qui fait pousser la semence. « Confiance et espérance ! » (21 décembre) : Comme Joseph, c’est une invitation à faire confiance à Dieu. Par Jésus, il est « Dieu-avec-nous, toujours présent à nos côtés.

Puisse ce temps de l’Avent nous y préparer en nous penchant vers nos enfants dont la pauvreté aggrave et multiplie sans conteste les difficultés de la vie. Le 13 et 14 décembre prochain nous ferons une collecte spéciale qui sera l’occasion de soutenir financièrement « Action Vivre Ensemble » dans son combat, qui est aussi le nôtre, à travers les 76 associations de lutte contre la pauvreté, y compris celles d’ici chez-nous à Verviers. Mais il y a aussi la possibilité de faire un don par virement : Action Vivre Ensemble-BE91 7327 7777 7676-Communication 7338 ou faire un don en ligne : rendez-vous sur avent.vivre-ensemble.be

Comme chaque année, nous n’oublions pas les prisonniers : une manne sera disposée dans chacune de nos églises pour la récolte des produits dont ils ont besoin : calendriers (attention : sans images d’enfants), cartes de vœux, agendas, stylos, bics, timbres, carnets, bloc-notes, chapelets, produits de soins sans aérosols (dentifrices, gel douche). Déjà un tout grand merci pour les uns et les autres.

Fructueux temps d’Avent et belle montée vers Noël à toutes et tous.

Oscar MUREKEZI, votre curé

La rentrée des professions de foi.

Infos de la semaine

Feuillets du 18 et 19 octobre 2025
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Ce dimanche 12 octobre, nous avons commencé le cheminement vers la profession de foi en 2026. Une trentaine de jeunes étaient au rendez-vous.

Afin qu’il puisse apprendre à vivre ensemble cette année de préparation, l’équipe a choisi de passer la journée à Banneux.

Le matin, le ciel était couvert, mais le soleil nous a rejoint l’après-midi.

Nous n’avons pas eu de pluie pour cette journée qui se passe la plupart du temps en extérieur et c’est bien cela le principal. La découverte du lieu et les uns des autres en était facilité.

A 10h, les jeunes sont arrivées à Banneux. Nous y avions loué la Shabann pour toute la journée.

Première activité, un jeu qui permet aux jeunes d’apprendre à se connaître et de « briser la glace » : le « Bingo Brise-Glace ». Tous ne se connaissent pas et viennent des cinq églises de notre Unité Pastorale. Par une série de petites questions, il faut arriver à créer une ligne (Bingo) en complétant par le prénom de la personne. Ils apprennent ainsi les prénoms des uns et des autres mais également un premier renseignement sur les hobbys de chacun. A la fin du jeu, ils ont récupéré leur badge avec leur prénom pour essayer de retenir au plus vite les prénoms de chacun (et pour aider aussi les animateurs…).

Par petite groupe, nous sommes partis à la découverte du site de Banneux. Ce n’est pas très loin de chez nous, mais c’est souvent ce qui est près de chez soi que l’on ne connaît pas.

Pour certains c’était une découverte alors que d’autres connaissent déjà les lieux. L’intérêt de vivre un chemin de catéchèse ensemble se manifeste déjà dès le départ.

A l’aide du carnet du Service « Annoncer l’Evangile » du Vicariat Cheminer et Célébrer du diocèse de Liège, les jeunes ont pu découvrir une grande partie du site en commençant par l’histoire de Mariette Beco et la découverte de sa maison, le passage à la source dans laquelle ils ont plongé les mains, le chemin des chapelles avec la découverte des représentations dans le monde de la Vierge Marie… pour nous ramener à la Shabann.

Chaque étape était accompagnée par la découverte d’un texte biblique et d’une proposition de réflexion ainsi qu’une prière.

Pour clôturer l’avant-midi, nous avons complété un arbre avec nos souhaits de découvertes pour cette année de catéchèse.

Après le repas de midi, de petites scénettes autour de texte de la Bible ont été préparées par petits groupes. Tous participaient à l’élaboration de la représentation dont les personnages principaux étaient Pierre, Paul, Abraham et Marie de Magdala. Une bonne façon de découvrir et de s’approprier les textes bibliques et des personnages importants de l’histoire chrétienne.

Comme l’après-midi notre vicaire Jad-Elia est venu nous rejoindre, il a pu rencontrer les jeunes et intégrer un groupe qu’il a aidé à préparer la scénette autour d’Abraham.

Chaque équipe a pu présenter les pièces devant les autres groupes.

A quatre heures, nous sommes allés à la messe célébrée à la chapelle des messages. Les parents étaient invités à nous y rejoindre pour vivre ensemble la célébration de clôture des pèlerinages.

Après toutes ses découvertes, un bon goûter façon « auberge espagnole » a été partagé. Chacun avait apporté un biscuit, un fruit, un gâteau, … qui ont été mis en commun et permis à tous de changer ses habitudes en mangeant la part qu’un autre avait apporté. La générosité des participants a permis de faire plusieurs tours de goûter.

Chacun est reparti heureux de la journée avec un chapelet béni par notre vicaire et le carnet de découverte du site. Le carnet sera peut-être réutilisé en famille lors d’une prochaine visite.

Pour ceux qui le souhaitent, le carnet est disponible gratuitement à l’accueil du site de Banneux.

Isabelle Lamblotte

Assistante paroissiale

Soyons en tenue de service.

Infos de la semaine

Feuillets du 11 et 12 octobre 2025
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Dimanche passé, le diocèse de Liège était en fête…A quinze heures, dans la cathédrale Saint-Paul notre évêque Jean-Pierre Delville célébrait deux ordinations, une diaconale celle de Cédric Lecrubier de notre doyenné et habitant Stembert. Il sera affecté au doyenné de Verviers notamment dans la pastorale des jeunes. L’autre ordination était celle d’un prêtre Pierre-Yves Delfanne envoyé comme vicaire dans une paroisse des hauteurs de Liège. Cette joie est réorientée vers Dieu, joie de disciples envoyés par Jésus dans le monde à la rencontre de nos frères chrétiens ou pas. Ordonnés et baptisés nous pouvons nous réjouir des fruits de nos projets, de nos missions, de nos réussites orientées vers Jésus qui en est la source. C’est notre joie d’inscrire nos vies, nos actes dans l’agir même de Dieu. La veille, nous avions fêté Saint-François d’Assise dont on pense qu’il a été ordonné diacre et c’est précisément ce jour que les diacres du diocèse se sont rassemblés pour revisiter leurs statuts. Les derniers avaient été approuvés par Monseigneur Jousten le 12 mars 2003 et depuis, bien des choses ont changé dans la structure interne de l’organisation du diaconat et dans sa formation.

Diacre, qui es-tu ?

C’est avant tout un serviteur au sein de l’Eglise, il reçoit le sacrement de l’ordre des mains de l’évêque de qui il reçoit la mission. Il est aussi serviteur dans sa famille, dans sa vie professionnelle, dans sa vie sociale. Sa vocation diaconale s’inscrit dans quatre services essentiels.

Serviteur de la parole : dans la célébration liturgique, le diacre proclame l’Evangile et peut assurer l’homélie.

Serviteur de la charité : ministre du seuil, le diacre est présence d’Eglise au cœur du monde par son insertion professionnelle et sociale, il est témoin de l’amour de Dieu pour les hommes.

Serviteur de la liturgie : au cours de l’eucharistie, le diacre est associé à l’évêque ou au prêtre qui préside la célébration. Par ailleurs il célèbre les baptêmes, bénit les mariages et préside à la prière des fidèles et aux funérailles.

Serviteur de la communion : en travaillant à l’unité du peuple de Dieu, le diacre renforce les liens au sein de la communauté locale et avec le monde extérieur.

Comme le disait l’Evangile de dimanche dernier, nous sommes de simples serviteurs : « Nous n’avons fait que notre devoir. » (Lc 17,10).

Depuis Vatican II, moment où le diaconat permanent a été rétabli, ce sont des centaines de couples ou de célibataires qui se sont engagés dans cette voie à l’appel de leur communauté à la suite d’un discernement personnel ou de couple. Ensemble, ils discernent pour voir comment le diaconat va se greffer dans leur sacrement de mariage. En Belgique, il y a 555 diacres mariés ou célibataires dont 57 pour le diocèse de Liège. Le couple peut alors reprendre à son compte la demande des apôtres au Seigneur : « Augmente en nous la foi. » (Lc 17, 5). Cette demande est opportune pour chaque baptisé. Elle est d’autant plus pertinente à la vue de l’image prise par Jésus : « Un arbre planté en pleine mer. » Cette curiosité botanique s’éclaire à la lumière du ministère diaconal fait de proximité, d’annonce et d’envoi. Les diacres invitent les chrétiens à vivre leur foi dans un monde flottant mais toujours enracinés dans la liturgie et le service.

Besoin d’en savoir plus ?

Contacter un autre diacre ou prêtre, le service diocésain pour le diaconat permanent diaconat.permanent@evechedeliege.be ou son responsable Willem Kuypers 04/220 53 61

                                                                                                                                     Christian Ledy.

Comment garder la foi quand le mal semble gagner?

Infos de la semaine

Feuillets du 4 et 5 octobre 2025
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Un jour, en sortant d’un restaurant, une femme m’a interpellé : « Comment peut-on croire encore en un Dieu bon, quand nous voyons et vivons tant d’horreurs dans le monde ? »

Ce n’était certes pas une question à traiter à la hâte, sur un pas de porte. Car elle touche au mystère du mal, qui demeure l’un des grands arguments de l’athéisme moderne. Cependant, cette angoisse n’est pas nouvelle : déjà le prophète Habacuc, dans la lecture de ce dimanche, criait vers Dieu avec des mots de révolte et de frustration:

« Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent !» (Ha 1, 2-3).

Alors comment faire face à ce scandale ? Comment garder la foi quand, dans notre chair et dans notre histoire, le mal semble l’emporter ? 

La première force, c’est de nous rappeler Celui à qui nous sommes unis par notre baptême. Jésus nous a prévenus que le monde serait dur, mais il nous a aussi demandé de lui faire confiance : “Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde” (Jn 16,33). Il n’a pas vaincu en se révoltant, mais en affrontant le mal jusqu’au bout : jusqu’à la mort, jusqu’au séjour des morts. Et par sa résurrection, il a transformé la défaite apparente en victoire définitive, triomphant du mal et du Mauvais, là même où celui-ci croyait régner.

Il nous faut aussi comprendre que l’angoisse et la frustration que nous ressentons ne sont pas incompatibles avec la foi. Jésus lui-même a connu la frayeur et l’angoisse à Gethsémani (Mc 14,33), et pourtant sa confiance en son Père est restée totale. L’angoisse est une réaction humaine ; la confiance, elle, est un choix spirituel. Les deux peuvent coexister dans un même cœur. Ainsi, la foi ne se mesure pas à l’absence de trouble intérieur, mais à la capacité de dire, au cœur même de l’épreuve : “Seigneur, je me confie à toi, j’ai confiance en toi.” 

La présence du mal n’est donc pas une disqualification de la toute-puissance de Dieu ni de son amour pour nous. Elle est plutôt un appel à plonger plus profondément dans le mystère de son salut. Car Dieu le Père nous aime de la même manière qu’il aime Jésus, son Fils ! Et si Dieu nous a donné son propre Fils, ne nous donnera-t-il pas avec lui toutes choses ? (cf. Rm 8,32). Celui qui se souvient de cela et y croit ne sombrera jamais dans le désespoir.

Dieu comprend notre douleur et notre frustration face au mal. Il veut que nous croyions de tout notre cœur qu’en Jésus-Christ, il peut et veut nous sauver. À la plainte d’Habacuc, Dieu répond :

« C’est encore une “délivrance” pour le temps fixé ; elle tend vers son accomplissement, elle ne mentira pas.

Si elle tarde, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. » (Ha 2,3)

En conclusion, pour répondre à la dame du restaurant, je dirais ceci : abandonner la foi, renoncer à croire, ne résout pas le problème du mal : l’horreur demeure. Mais croire en Jésus-Christ ressuscité, c’est notre unique espérance de voir le mal vaincu. Elle est la seule certitude qu’il existe une réponse, une solution à ce qui ronge le monde aujourd’hui.

P. Jad-Élia Nassif

OCTOBRE, MOIS DU ROSAIRE !

Infos de la semaine

Feuillets du 27 et 28 septembre
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Dans quelques jours nous entrons dans le mois d’octobre qui est traditionnellement appelé le mois du Rosaire, un mois qui est donc consacré particulièrement à cette prière dans l’Eglise catholique. Je rappelle que l’Eglise célèbre aussi la fête de « la Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire » le 07 octobre. Mais, pourquoi le mois du rosaire en octobre alors que le chapelet fait partie de notre quotidien pour assouvir notre besoin de prier avec Marie, mère de l’Eglise et notre maman du ciel ? En effet, il y en a qui le font chaque jour et d’autres régulièrement, chacun à son rythme. Et puis vous savez qu’au cours de l’année, nous avons aussi le mois de mai surnommé le « mois de Marie » donc spécifiquement dédié à Marie. D’ailleurs quelqu’un me demandait dernièrement pourquoi le mois du Rosaire est-il en octobre et non en mai ?

Avant de répondre, ce serait peut-être intéressant de rappeler que le Rosaire est l’une des dévotions des fidèles depuis le XIIIème siècle et plus précisément depuis 1208 lorsque la Vierge Marie apparut à Saint Dominique de Guzman, fondateur de l’Ordre des Prêtres Dominicains et lui demanda d’instituer la pratique du chapelet et de la faire connaitre au monde entier. Depuis lors, cette dévotion s’est répandue un peu partout dans le monde.

Mais ce n’est pas tout ! L’histoire nous apprend que la dévotion mariale et la prière du rosaire se sont encore plus renforcées au XVIème siècle lorsque, l’Europe catholique étant menacée par l’invasion des Turcs Ottomans, le pape Pie V reçut une révélation de la Vierge Marie lui promettant que le christianisme gagnerait la bataille contre ces envahisseurs grâce à la prière du rosaire. 

Vous comprenez bien que, plein d’enthousiasme et de confiance en cette promesse de Marie, le Pape a exhorté tous les fidèles à prier le rosaire avec une foi encore plus intense. Résultat, là où les catholiques de l’Europe redoutaient la défaite et l’anéantissement de l’Eglise, ils ont fini par voir l’accomplissement de la promesse de Notre Dame le 07 octobre 1571 lors du combat naval qui s’est déroulé dans le golfe de Lépante (Golfe de Corinthe) opposant la flotte ottomane à celle de la coalition chrétienne dite de « la Sainte ligue » avec une victoire éclatante de cette dernière sous le commandement de Don Juan d’Autriche. Il s’agit de la fameuse « bataille de Lépante », l’une des batailles navales les plus emblématiques de tous les temps.

Immédiatement après, non seulement à Rome mais aussi dans d’autres pays de la coalition européenne dans cette guerre, on célébra dans la joie et l’effervescence cette victoire miraculeuse. Dès lors, il n’est pas surprenant de constater que sans tarder on a assisté à l’institutionnalisation de la fête de « Notre Dame des Victoires » célébrée le 07 octobre, mais ce nom s’est vu changé par la suite en « Notre Dame du Rosaire » par le pape Grégoire XIII.

Donc, on peut conclure en disant que, bien que le mois de mai soit aussi un mois marial, l’Eglise a voulu qu’octobre soit le mois du Rosaire pour souligner l’importance de cette prière pour elle (l’Eglise). En effet, l’Eglise offre à tous ses enfants que nous sommes, partout dans le monde, l’occasion d’honorer Marie comme celle qui nous obtient les victoires dans les situations difficiles, le Rosaire étant considéré bien entendu comme une arme pacifique.

Nous souvenant que dernièrement le 15 Septembre nous fêtions aussi la Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs, je vous encourage à prier sans cesse avec la Mère du Sauveur et notre Mère en lui demandant d’être aussi au pied de notre croix personnelle, au pied de la croix de tous les enfants, jeunes, hommes et femmes qui portent une souffrance dans notre société et partout dans le monde. Présentons-lui toutes nos histoires et épreuves douloureuses pour qu’elle les colore de sa prière : cela peut changer toute notre vie et nous aider à réaliser que malgré nos souffrances et nos incompréhensions, Dieu est amour !

Que la Vierge des pauvres intercède pour nous.

Oscar MUREKEZI, votre Curé.