« Heureux, heureux, heureux…»…

A neuf reprises, Jésus prononce ce mot sur la montagne où la foule s’est pressée pour l’écouter. Et dans cette foule – cela semble évident – il y a certainement pas mal d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants qui ne sont pas « heureux » et qui ont l’impression que vraiment, le bonheur n’est pas pour eux ou tout au moins, est passé à côté d’eux. Le bonheur ne serait-il que pour demain, que pour « après », que dans un « au-delà » dont nous ne connaissons rien ?

En prononçant ces paroles, Jésus sait que nous pouvons être heureux à tout moment et même dans les circonstances les plus dramatiques parfois de nos existences. Le bonheur d’avoir quelqu’un qui nous essuie une larme quand nous pleurons, le bonheur de voir la paix grignoter du terrain face à la haine ou la méchanceté, le bonheur parfois même de souffrir pour que l’amour triomphe dans nos familles et nos relations… N’avons-nous pas tous vécu de ces « petits » bonheurs-là ?

La « Journée Mondiale des Lépreux » a remis devant nos yeux Saint Damien. Au cœur de l’île du malheur, il a osé vivre l’esprit des Béatitudes et être facteur de bonheur. Seul face à tant de détresses en tous genres, à tant de lèpres qui mutilent le corps et tuent le cœur, il a réussi, jour après jour, année après année, à faire revenir comme du bonheur sur une terre de désolation. Malgré leur corps abimé, les lépreux de Molokaï, stimulés par Damien, ont eu l’audace de constituer une fanfare qui, certes, accompagnait les nombreuses funérailles, mais qui aussi animait les fêtes et les bals. Oui, Damien – comme Mère Térésa, Don Bosco – a vécu le bonheur, tout simplement parce qu’il a essayé de le semer, de le rayonner, de l’irradier en puisant notamment sa force dans son Seigneur.

Et aujourd’hui, c’est à nous de faire tout ce que nous pouvons pour « remettre en selle » ceux pour qui le bonheur fait défaut. Nous ne pouvons pas tout faire et surtout pas d’un coup de baguette magique; mais nous avons la possibilité d’apporter des « petits bonheurs » autour de nous, même si parfois notre cœur est sec, même si nous pleurons, même si nous sommes victimes d’injustices, voire de haine et de rejet.

Le week-end dernier, ce sont 23 malades que notre Unité Pastorale a aidé à remettre en selle et ceci grâce à votre générosité.

Que ces guérisons soient cadeaux et bonheurs pour vous aussi.

Un tout grand merci pour ce partage.

 

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