Extrait de l’homélie du Pape François pour la clôture des Journées Mondiales de la Jeunesse au Panama (27.01.2019)

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Jésus révèle l’heure de Dieu qui sort à notre rencontre pour nous appeler à prendre part à son heure de « porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19). C’est l’heure de Dieu qui, avec Jésus, se rend présent, se fait visage, chair, amour de miséricorde qui n’attend pas de situations idéales ou parfaites pour sa manifestation, ni n’accepte d’excuses pour sa réalisation. Lui, il est le temps de Dieu qui rend justes et appropriés chaque situation et chaque espace. En Jésus, l’avenir promis commence et prend vie.

Quand ? Maintenant. Mais tous ceux qui, là, l’écoutaient ne se sont pas sentis invités ni convoqués. Tous les habitants de Nazareth n’étaient pas prêts à croire en quelqu’un qu’ils connaissaient et avaient vu grandir et qui les invitait à mettre en œuvre un rêve tant espéré. Même, ils disaient : « Mais n’est-ce pas le fils de Joseph ? » (cf. Lc 4, 22).

Et même vous, chers jeunes, il peut vous arriver la même chose chaque fois que vous pensez que votre mission, votre vocation, que même votre vie est une promesse qui cependant vaut seulement pour l’avenir et n’a rien à voir avec le présent. Comme si être jeune était synonyme de salle d’attente de celui qui attend son heure. Et dans l’”entre-temps” nous vous inventons ou vous vous inventez un avenir hygiéniquement bien emballé et sans conséquences, bien armé et garanti, et avec tout “bien assuré”. Nous ne voulons pas vous offrir un avenir de laboratoire ! C’est la “fiction” de
la joie, non la joie de l’aujourd’hui, du concret, de l’amour. Et ainsi
avec cette fiction de la joie nous vous “tranquillisons”, nous vous endormons, pour que vous ne fassiez pas de bruit, pour que vous ne dérangiez pas trop, pour que vous ne posiez pas de questions à vous-mêmes et à nous, pour que vous ne vous remettiez pas en question vous et nous ; et dans cet ”entre-temps”, vos rêves perdent de la hauteur, deviennent rampants, commencent à s’assoupir et sont des illusions, mesquines et tristes (cf. Homélie du Dimanche des Rameaux, 25 mars 2018), seulement parce que nous considérons ou vous considérez que ce n’est pas encore votre heure ; que vous êtes trop jeunes pour vous impliquer dans le rêve et construire le demain. Et ainsi nous continuons à vous renvoyer… Et vous savez une chose ? Cela plaît à beaucoup de jeunes. S’il vous plaît, aidez-les à faire en sorte que cela ne leur plaise pas, qu’ils réagissent, qu’ils veuillent vivre « l’heure » de Dieu.

Vous, chers jeunes, vous n’êtes pas l’avenir. On aime dire : « Vous êtes l’avenir… » Non, vous êtes le présent ! vous n’êtes pas l’avenir de Dieu : vous les jeunes vous êtes l’heure de Dieu. Il vous convoque, il vous appelle dans vos communautés, il vous appelle dans vos villes à aller à la recherche de vos grands-parents, de vos aînés ; à vous lever et, à prendre la parole avec eux et à réaliser le rêve que le Seigneur a rêvé pour vous.

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