TOUS AVEC MARIE NOTRE-DAME DES DOULEURS. NOS DOULEURS SONT LA, MAIS RIEN N’EST PERDU !

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Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Il y a une fête que j’aime beaucoup mais qui est presque passé inaperçue cette année pour la simple raison qu’elle est tombée le dimanche sur le calendrier liturgique, et vous savez bien que le dimanche prime sur toutes ces fêtes dévotionnelles : le dimanche est jour de fête, la fête des fêtes parce que nous célébrons la mort-résurrection du Christ, nous célébrons la vie, fruit de l’amour plus fort que la mort.

Cette fête dont je parle est celle de Notre Dame des Sept douleurs que l’Eglise célèbre le 15 Septembre ! En ce jour l’Eglise honore les incomparables douleurs que Marie a ressenties spécialement au pied de la croix, c’est-à-dire le déchirement de son âme au moment de la Passion de son fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d’intensité. Bien évidemment la dévotion mariale des fidèles s’est étendue à d’autres douleurs que la divine Mère et notre mère du ciel éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie sur terre. Juste pour rappel, ces sept douleurs sont les suivantes :  la prophétie du vieillard Siméon, la fuite en Egypte, la disparition de Jésus au Temple pendant trois jours, la rencontre de Jésus portant sa croix et montant au Calvaire, Marie debout au pied de la croix, la descente de Jésus de la croix et la remise à sa Mère, l’ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

Même si c’était un dimanche, j’y ai pensé et ce fut pour moi une occasion de penser aussi à beaucoup de choses liées à la souffrance humaine dans notre monde actuellement. J’ai particulièrement pensé à toutes ces souffrances que nous vivons très mal au sein de nos familles, de nos communautés et de l’humanité. Des souffrances dues parfois au manque d’amour et d’attention, souffrances causées par la perte des êtres chers ou encore par une maladie grave, la trahison d’un ami, vivre dans la solitude et l’isolement presque oublié de tous, des femmes et des hommes frappés par le chômage, l’incertitude d’un lendemain meilleur …

Et puis suite au scandale de la pédophilie qui a fait des vagues dans le milieu ecclésiastique ces derniers temps, y compris chez nous en Belgique, avec des accablantes et douloureuses révélations sur certains hommes et femmes d’Eglise, j’ai pensé bien entendu à la souffrance de toutes ces victimes et le calvaire qu’elles ont enduré dans la peur, réduites au silence total pendant de longues années. Ces personnes ont été fort humiliées et blessées au plus profond de leur être, dans leur dignité et la plupart ne s’en remettront peut-être jamais. Je crois qu’il était grand temps que quelqu’un reconnaisse le mal qui a été fait et ait le courage d’exprimer ce mot « pardon » au nom de l’Eglise !

Dans la poursuite de ma réflexion sur cette fête de Notre-Dame des douleurs en question, je voudrais d’abord rappeler que Marie a vraiment senti passivement tout le poids d’une souffrance morale quand elle était au pied de la croix, regardant son fils mourir, victime du mal et de l’injustice qui continuent malheureusement d’affecter notre monde aujourd’hui. La Vierge Marie a vécu cette mauvaise expériencemais l’énorme différence entre elle et nous , entre sa souffrance et la nôtre est que , voyant tout par les yeux de la foi, elle a pu supporter sa souffrance sans le moindre signe de ressentiment ou de colère. Elle a su que, malgré la souffrance, Dieu reste fidèle à sa promesse d’amour pour tous les hommes ; tandis que nous, nous le vivons très mal, avec parfois beaucoup de révolte et de rage au cœur en nous demandant pourquoi cela nous est arrivé, et surtout pourquoi à nous !

Suite à cette situation qui est la nôtre aujourd’hui, comme le mois d’octobre dans lequel nous entrons bientôt est celui du rosaire et donc celui de Marie, je voudrais vous encourager à prier sans cesse, prier avec Marie, la Mère du Sauveur et notre Mère en lui demandant de nous tendre sa main maternelle et de nous rejoindre au pied de nos croix personnelles, au pied de la croix de tous les enfants, jeunes, hommes et femmes qui portent une souffrance dans notre société et partout dans le monde. Présentons-lui toutes nos histoires et épreuves douloureuses pour qu’elle les colore de sa prière : cela peut nous apporter un petit réconfort et nous aider à réaliser que malgré nos souffrances et nos incompréhensions, Dieu est amour !

Que la Vierge des pauvres et Notre-Dame des douleurs
intercède pour nous.

Oscar MUREKEZI, votre Curé.

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