Il y a urgence !

Infos de la semaine

Feuillets du 28ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne


Octobre, mois des missions, disait-on jadis. Dans les écoles, les paroisses, on collectait pour les pauvres de là-bas à qui on apportait l’Évangile et la civilisation.

Du pain et des soins aussi. Aujourd’hui, ce mois demeure, mais « mission » a perdu son « s ». Il s’agit de « la mission universelle », du devoir d’être témoin de l’Évangile d’abord là où on est.

Pas question de prosélytisme, pour le pape François, mais de témoignage. Le but n’est pas d’enrôler dans une institution, de lui assurer une belle courbe de croissance, de défendre un système dogmatique ou de vanter un ensemble de rites bien huilés, mais d’être témoin de ce Jésus de Nazareth que nous reconnaissons comme Christ, l’envoyé de Dieu.

La Bonne Nouvelle est une incroyable utopie : un monde où le pauvre a sa place, où la fraternité n’est pas qu’un mot, où l’amour s’incarne dans de simples gestes de partage, où les relations sont sans cesse renouvelées par le pardon, où la souffrance est soulagée et où la mort ne crie plus victoire. Jésus, qui l’a proclamée, n’est pas un naïf, mais un audacieux qui a mis tout en œuvre pour que notre humanité corresponde enfin à nos désirs les plus profonds.

« Si tout cela est vrai », comme disait Jacques Brel, il y a urgence à en être témoin. Il est grand temps de proclamer l’Évangile et de vivre en cohérence avec lui. C’est notre mission.

P. Charles Delhez, jésuite

LES ANGES SONT-ILS DES CREATURES REELLES ?

Infos de la semaine

Feuillet du 27ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Le 29 septembre de chaque année l’Eglise honore et fête les Saints Archanges. Nous sommes habitués à entendre parler des anges tout au long de la Bible aussi bien dans l’Ancien que le Nouveau Testament, donc on nous parle de la présence des anges du début à la fin de la Bible. Pour cela, il y en a qui se demandent si ce sont vraiment des créatures réelles !

Les anges sont des « messagers ». Envoyés de Dieu donc, ils ont pour mission de servir les hommes en œuvrant pour leur salut (cf. He 1, 14). Nous apprenons par exemple qu’ils se réjouissent avec Dieu lorsqu’un pécheur se convertit (cf. Lc 15, 10). Donc, leur existence est certaine. Jésus lui-même parle d’eux comme d’êtres réels qui voient constamment le visage de Dieu (cf. Mt 18, 10). Les archanges que nous fêtons le 29 septembre sont, parmi les anges, les principaux dont nous connaissons le nom.

Michel est le chef de l’armée angélique qui doit protéger l’Église contre Satan (cf. Ap 12, 1-9).

Gabriel est l’ange porteur du message central de notre foi. C’est lui qui s’adresse à Marie et lui présente le grand dessein d’amour de Dieu pour l’humanité : l’Incarnation du Fils de Dieu (cf. Lc 1, 26-38).

Raphaël, quant à lui, est le mystérieux compagnon de voyage de Tobie, dans l’Ancien Testament. Raphaël est un guide efficace, fiable et fidèle (cf. Tb 5, 4). Vous connaissez certainement de nombreux sanctuaires qui leur sont dédiés, parmi les plus connus : le Mont-Saint-Michel, en Normandie. Disons que les anges ou archanges sont donc des aides encore et toujours précieuses dans notre vie. Mais, nous souvenons-nous assez souvent de les invoquer ? 

L’Evangile de la fête des saints Archanges nous présente un dialogue entre un certain Nathanaël et Jésus. Nathanaël qui, visiblement, ne connaissait pas Jésus ou en tout cas le connaissait vaguement pour avoir entendu parler de lui, notamment par Philippe qui le lui présenta !

Jésus permet à Nathanaël de saisir qui il est vraiment. Nathanaël s’écrie : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Nathanaël fait une véritable profession de foi ! Jésus répond en lui promettant de voir des choses plus grandes encore. Quelles choses ? Tout d’abord, voir « le ciel ouvert », c’est-à-dire voir Dieu dans toute sa gloire et sa grandeur. Et qui donc nous a « ouvert » le ciel, sinon Jésus lui-même ? Désormais, en Jésus, nous avons à nouveau accès à Dieu, bref accès au ciel. Non seulement voir le ciel ouvert, mais aussi « des anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme » c’est-à dire Jésus. Cette scène nous rappelle le songe du patriarche Jacob, raconté dans le livre de la Genèse, au chapitre 28. Jacob avait vu un escalier reliant le ciel et la terre et des anges qui montaient et descendaient. Ce mouvement de montée et de descente retrace bien la vie du Christ : il est descendu du ciel sur la terre par son Incarnation et il remontera au ciel après sa Résurrection, lorsque tout sera accompli. Oui, Jésus vient accomplir pleinement les promesses faites par Dieu dans l’Ancien Testament. Comme cet escalier, Jésus est celui qui nous relie à Dieu. Il réunit terre et ciel, parfait médiateur entre les hommes et Dieu et c’est dans ce sens qu’il est le chemin pour aller à Dieu. 

Naturellement, si les anges montent et descendent au-dessus de Jésus, c’est bien parce qu’ils sont à son service. Le psaume 91 explique en quoi consiste la protection que les anges réservent à ceux qui se confient à Dieu : « Le malheur ne peut fondre sur toi, ni la plaie approcher de ta tente : il a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. » (Ps 91, 10 11)

On retrouve cette même idée dans plusieurs événements de la vie de Jésus, notamment lorsqu’il est tenté par le diable dans le désert et que les anges se mettent à le servir (cf. Mt 4, 11). Rappelez-vous aussi à Gethsémani, lorsque Jésus vit silencieusement son agonie, Dieu lui envoie un ange consolateur pour le soutenir dans cette épreuve (cf. Lc 22, 43).

Finalement, les anges ne sont rien par eux-mêmes, étant donné qu’ils n’existent que par Dieu et pour Dieu, ce sont des serviteurs du salut que Dieu apporte aux hommes. Par exemple, c’est bien un ange qui permettra aux saintes femmes de comprendre – alors qu’elles sont si troublées devant le tombeau vide (cf. Lc 24, 4) – que Jésus n’est plus parmi les morts, mais qu’il est ressuscité. Les anges ont pour mission de nous aider à relire les événements de la vie de Jésus pour que nous en saisissions le sens.

Alors, si je rencontre des difficultés à comprendre certains aspects de la vie de Jésus, si je rencontre le doute dans ma foi, je suis invité à invoquer l’aide des anges. Après la fête des Saints Archanges, le 02 octobre l’Eglise fait aussi mémoire des « Saints Anges Gardiens » auxquels Dieu a confié la mission d’assurer auprès des hommes une présence fraternelle. Il est dit que chacun a un ange non seulement qui veille sur lui, « un ange gardien » mais aussi qui le représente devant Dieu. Ne l’oublions pas. Dans l’épreuve ou dans la désolation, sachons nous tourner avec confiance vers notre ange.

Oscar MUREKEZI, votre curé

Pourquoi est-il appelé « Apôtre » ?

Infos de la semaine

Feuillets du 26ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne : Professions de foi

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Pourquoi appelle-t-on Saint Paul « Apôtre » alors qu’il ne fait pas partie des douze apôtres de Jésus ? Voilà encore une question qui m’a été posée tout dernièrement !

C’est vrai que quand on lit les noms des douze apôtres choisis par Jésus à le suivre au début de sa vie publique,  Pierre (Simon-Pierre) André (frère de Pierre dit le Protoclet) Jacques le Majeur, Jean (frère de Jacques, tous deux fils de Zébédée) Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques le Mineur (fils d’Alphée), Jude(appelé aussi Thaddée, Simon le Zélote, Judas Iscariote (remplacé par Matthias après son suicide), le nom de Paul n’apparait nul part !

Les Douze ont reçu une mission bien précise d’aller prêcher la « Bonne nouvelle », expression qui donnera naissance au mot « Evangile » après la rédaction des textes dans les années 65-100, mais, même s’il ne fait pas partie des Douze, je me demande si le Christianisme ne serait pas devenu une secte juive parmi tant d’autres s’il n’y avait pas eu le travail missionnaire de Saint Paul grâce à qui, en grande partie, le christianisme est devenu une grande religion universelle.

En fait avant de devenir le grand propagandiste de la foi chrétienne, Paul était un citoyen romain d’origine juive et de langue grecque né à Tarse, en Anatolie, vers l’an 9. Son nom est Saül.

Après avoir fait de solides et brillantes études hébraïques, Paul est devenu Rabbin et il a enseigné les Ecritures juives à Jérusalem.

Seulement étant fanatique et trop passionné de sa foi juive, quand les disciples de Jésus ont commencé à prêcher la doctrine chrétienne, Paul a pris violement parti contre eux ! Il ne s’est même pas gêné pour approuver la condamnation du diacre Etienne et d’assister à son martyre !

Dans cet acharnement sanglant sur les chrétiens, Paul a été soutenu par le Sanhédrin, c’est-à-dire le tribunal juif qui siégeait au Temple puisque c’est celui-ci qui lui a accordé la mission de pourchasser les chrétiens de Syrie

Mais voilà qu’un bon jour, sur le chemin de Damas, Paul est terrassé par UN plus fort que lui, une force surnaturelle. Une voix qui lui crie : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?» Cet événement se déroula vers l’an 42, soit quelques années après la mort et la résurrection de Jésus. 

C’était pour lui le début d’une autre vie, une autre aventure car Saül commença sa conversion immédiatement après ! Il prend le nom de Paul, traduction latine de Saül, pour se faire mieux accepter dans le monde gréco-romain, puis il effectua au total trois grands voyages d’évangélisation en Asie mineure, en Grèce et jusqu’à Rome, multipliant partout les conversions.

Saint Paul a beaucoup contribué au détachement du Christianisme des rituels juifs comme la circoncision qu’on imposait aux premiers convertis comme condition pour être baptisé et accepté comme chrétien. C’est ce qu’il a défendu avec succès lors de ce qu’on peut appeler le premier Concile ou le Concile des Apôtres en l’an 48 à Jérusalem. Pour lui, il était clair que le message chrétien s’adresse à tous les hommes et non pas uniquement à un seul peuple du monde juif !

Bien évidemment son ouverture et ses convictions par fidélité au message du Christ lui-même lui ont valu l’hostilité des Juifs qui ont fini par le faire arrêter. Mais Paul a fait valoir sa qualité de citoyen romain et ce statut privilégié lui a donné l’avantage d’être jugé à Rome… et acquitté. Après quinze ans d’apostolat, il rencontre néanmoins le martyr à Rome lors de la persécution des Chrétiens sous l’instigation de l’Empereur Néron. Paul fut décapité et enseveli en un lieu où s’élève aujourd’hui la superbe basilique de Saint-Paul-hors-les-murs.

En tout cas, sans aucun doute, c’est à Paul que la religion chrétienne doit sa séparation d’avec le judaïsme et sa vocation à l’universalité. Appelé l’« Apôtre des Gentils», c’est à dire des non-juifs, il est considéré comme le « Treizième apôtre » et  le deuxième fondateur du christianisme, après le Christ lui-même. En effet ses quatorze lettres ou épîtres sont un élément central du Nouveau Testament, aux côtés des Quatre Évangiles.

«Il n’y a ni hommes ni femmes, ni Juifs ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves, vous êtes tous un en Jésus-Christ» (Epître aux Galates).

«Quand j’aurais le don de prophétie, la connaissance de tous les mystères et de toute la science, quand j’aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien» (Epître aux Corinthiens).

Voilà brièvement qui est Saül de Tarse, devenu Saint Paul, appelé aussi Apôtre de l’amour ! L’Église le fête et honore sa mémoire le 29 juin et 25 janvier !

Oscar MUREKEZI, votre curé

La messe dominicale, est-ce une OBLIGATION ?

Infos de la semaine
Feuillets du 25ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne (Professions de foi)

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Dans la suite des réflexions que je vous partage depuis quelques semaines, voilà encore une question qui m’a été posée dernièrement par un jeune père de famille qui me parlait de la grosse difficulté chez-lui avec 3 enfants et leur maman de pouvoir s’organiser pour aller à la messe dominicale alors que l’envie ne manque pas, du moins en ce qui le concerne !

Voilà pour le moins quelque chose de surprenant ! Au moment où nous parlons souvent de la crise de la foi, parfois même avec certains jugements comme quoi la plupart de nos contemporains ne savent plus rien sur Dieu, par exemple les prières de base que chaque baptisé est sensé connaitre par cœur…j’ai été agréablement surpris par ce jeune papa qui, en me posant cette question, m’a laissé entrevoir qu’il se référait au premier des commandements de l’Eglise : « Les Dimanches les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Sainte Messe et de s’abstenir des œuvres serviles ». « Les fidèles sanctifieront les fêtes de préceptes » Qui aurait cru qu’il y pense ?

J’aimerais d’abord attirer votre attention sur le fait que l’usage du mot « obligatoire » n’est pas juste quand on parle de la messe ! C’est un mot à éviter parce que la messe n’est rien d’autre qu’une rencontre hebdomadaire avec le Christ et en Eglise et cette rencontre est nécessaire et indispensable, voire vitale pour le croyant ! Sans elle, il lui manque quelque chose d’essentiel. Dès lors, ce serait contradictoire si nous allions à la messe dominicale ou de fêtes de l’Eglise en le prenant comme une contrainte et donc en sentant le poids d’une certaine obligation.

La célébration de la messe est une longue tradition dans l’Eglise catholique car, depuis le dimanche de Pâques, jour de la résurrection du Christ, les chrétiens ont choisi ce premier jour de la semaine pour se rassembler. Pour rappel, le mot « dimanche » veut dire « Jour du Seigneur » et c’est le nom que les disciples de Jésus ont donné au jour de Pâques, jour de la Résurrection parce que ce jour- là ils ont découvert que Jésus était leur Seigneur et que ce jour était à la fois fondateur et inoubliable. « Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi… » (1Cor 15,17).

La rencontre dominicale est donc avant tout une rencontre d’amour avec le Christ ressuscité, dans un élan personnel et communautaire. Pour mieux comprendre, il faut envisager l’Eglise comme une famille de tous ceux qui croient au Christ et qui, dimanche après dimanche, se rassemblent pour écouter la parole de Dieu, célébrer l’Eucharistie, recevoir sa vie en communiant à son corps et à son sang pour être ensuite envoyés dans le monde comme témoins de l’Evangile.

Ainsi, aller à l’Eglise, chaque dimanche, c’est d’abord répondre à l’appel de Dieu pour célébrer le Christ ressuscité présent au milieu des siens et prier en union avec tous les chrétiens. Loin d’être une « obligation » c’est une exigence vitale : le baptisé a besoin de participer régulièrement à la célébration de la messe pour grandir dans la foi et être peu à peu transformé par le Christ lui-même.

Nous ne devons pas oublier que nous sommes un peuple en marche à la suite de Celui qui nous a tout donné par sa mort et sa résurrection ! Une fois par semaine, c’est-à-dire chaque dimanche, nous venons de lieux ou d’horizons différents pour se retrouver, chacune et chacun avec le poids de ce que nous avons vécu, mais nous y apportons aussi ce qui fait notre vie dans ce monde. Disons que comme une oasis dans le désert de nos vies humaines avec ses aléas et ses fragilités, loin d’être une obligation, la messe dominicale devient plutôt une source où nous allons puiser, nous abreuver et Celui même qui nous y accueille nous revigore et refait nos forces pour la route !

Oscar MUREKEZI, votre curé

Vivre Lourde de chez soi : me découvrir comme un cadeau !

Lundi 24 août : fête de St Barthélemy (Jn 1,45-51)

Philippe rencontre Nathanaël et lui dit :
nous avons rencontré le Messie !
Viens et vois !
Jésus dit à Nathanaël : avant que Philippe t’appelle, je t’ai vu !
Et tu verras mieux encore : le ciel ouvert
et les anges monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme.

Voilà un extrait d’évangile qui nous rappelle notre vocation, l’appel que nous recevons d’abord en vertu de notre baptême.
Aujourd’hui, cela se concrétise à travers l’appel de Nathanaël, identifié habituellement à l’apôtre Barthelémy.
Dans ces versets, il est beaucoup question de VOIR, ce qui veut dire ici, vivre une rencontre marquante, décisive même, qui change notre vie. Une rencontre profonde avec Jésus, visage humain de Dieu.
Nathanaël se sent choisi, aimé d’une manière toute particulière et cela va changer sa vie.
Puisque nous sommes dans le cadre du pèlerinage, vous pensez sans doute à Marie qui reçoit la salutation inattendue d’un ange : Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi…
Marie découvre qu’elle est aimée de Dieu d’une manière unique, qu’elle est un cadeau aux yeux de Dieu. C’est un GRAND BONHEUR pour elle et elle va chanter son magnificat. Est-ce que je crois vraiment que Dieu me regarde comme un cadeau ?
Je te remercie, Seigneur, pour l’être étonnant que je suis ! (Ps.138,14) Est-ce que je peux vraiment croire et l’expérimenter comme dans le (( Viens et Vois » de l’évangile d’aujourd’hui ?
Bernadette de Lourdes disait de la belle Dame : Elle me regardait comme une personne ! L’Amour nous précède, c’est comme dans cette histoire :

Une maman se promenait un jour avec son garçon de 12 ans et elle lui : -tu sais, il y a bien plus de 12 ans que je t’aime !

Et le garçon de répondre :
mais ce n’est pas possible, je n’étais pas né !
et la maman de lui dire :
-oh si, déjà jeune-fille, j’aimais le garçon que j’aurais plus tard.

Allons plus loin. Car Marie, aimée et choisie par Dieu, va permettre au Fils de Dieu de prendre visage humain en Jésus de Nazareth. C’est les (( Ciel ouvert » dont parle l’évangile d’aujourd’hui.

Par son oui, Marie va permettre une nouvelle communication entre Dieu et nous. La vie de Marie va donner un fruit inattendu comme nous le disons dans le chapelet :

Et Jésus, ton enfant est béni.

La bonne nouvelle, c’est que Dieu a besoin de nous pour continuer à s’incarner, c’est-à-dire prendre chair dans notre monde. Tous et toutes, nous sommes appelés à « enfanter » Dieu. C’est ce que nous disons dans l’Ave Maria.

À la suite de Marie, nous devenons Eglise, avec la mission de rendre Jésus présent dans notre monde. St François d’Assise salue en Marie : « La Vierge devenue Eglise ». De même qu’elle a enfanté la Tête, elle enfante le Corps entier.

Et cerise sur le gâteau ou chemin de BONHEUR, voici un beau témoignage de Robert Hossein, artiste et converti, qui a créé un beau spectacle sur Jésus.

On lui a demandé un jour, dans une interview, s’il n’avait pas peur de trouver l’éternité un peu longue et il a répondu : Quand je serai libéré de l’espace et du temps, j’espère donner un bon coup de main au bon Dieu pour serrer contre mon cœur les plus humbles confrontés aux pires épreuves de la vie et les soulager comme Marie au pied de la croix. (Revue L’Invisible).

C’est magnifique ! Et cela rejoint la dernière phrase de l’Ave Maria : Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Autrement dit, nous prions pour que notre mort devienne une nouvelle naissance, c’est-à-dire une vie pleinement relationnelle avec tous. Cette présence et cette espérance sont des cadeaux qui nous viennent de l’Eglise « d’en-haut ». On appelle cela aussi la communion des saints.

André Vervier

Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante,
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom.
Son amour s’étend d’âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais

Chant (Taizé)

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnificat, magnificat, magnificat, anima mea.

Prière

Bienheureuse Vierge Marie,
nous te bénissons pour ta supplication humble et puissante.
Nous te consacrons ce moment de prière
et nous t’accueillons dans l’oratoire de notre cœur
comme mère et maîtresse de vie spirituelle.
Apprends-nous à y écouter et méditer la Parole de Dieu,
à la vivre et à nous mettre à son service.
Aide-nous à exulter et à rendre grâce
en toute circonstance pour le saint Nom de Dieu ;
à supplier et à intercéder avec compassion pour tous les hommes.
Assidus à la prière, réunis avec toi sous le regard du Père,
apprends-nous à lui demander, au nom de Jésus,
l’Esprit qui vient au secours de notre faiblesse.
Aide-nous à accueillir le don de l’oraison
comme amitié intime et profonde avec le Christ ;
à en témoigner par notre vie et à devenir les adorateurs
en esprit et en vérité que cherche le Père.

Ave Maria (version des Foyers de Charité)

Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce,
le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre les femmes et Jésus, ton enfant, est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu,
prie pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

Chant : Marie, tendresse des pauvres

Marie, tendresse des pauvres,
Marie, sagesse des faibles,
Marie, notre Mère, priez pour nous (bis)

Marie, lumière féconde,
Marie, prière du monde,
Marie, notre force, priez pour nous (bis)

Marie, promesse pour l’homme,
Marie, fontaine d’eau vive,
Marie, notre source, priez pour nous (bis)

Marie, présence d’un peuple,
Marie, visage d’Eglise,
Marie, notre reine, priez pour nous (bis)

Marie, parole de fête,
Marie, silence des humbles
Marie, notre route, priez pour nous (bis)

On peut aussi terminer en écoutant un Ave Maria, de Gounod par exemple.

André Vervier

Chers amis pèlerins,

Nous avons été heureux de vivre ensemble ce cheminement.
Lourdes vient à nous. Quel bonheur, quelle force.


Continuons notre route ensemble.
Dieu ne finit pas de nous accompagner.
Essayons d’accueillir chaque journée
comme un cadeau de Dieu
même si la vie ne va pas toujours de soi.

Nous restons proches et unis par l’amitié la prière.

Au plaisir de vous rencontrer

Baudouin Charpentier