LA RECRUDESCENCE DU COVID-19, UN RETOUR EN ARRIERE !

Infos de la semaine

Feuilles du 18ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception, samedi
Immaculée Conception, dimanche
Sainte-Julienne, dimanche

Chers Paroissiens, chers lecteurs,


Je ne vous apprends rien, cette pandémie du Covid-19 a complètement changé notre mode de vie et nous avons encore un long chemin à faire pour espérer retrouver la vie normale.

Avec la tendance actuelle de recrudescence du nombre de cas testés positifs, nous sommes repartis avec des mesures désobligeantes et contraignantes pour tenter d’endiguer la propagation de cette pandémie.

Face à cette situation inédite donc, nous essayons tous de nous adapter du mieux que nous pouvons ! Déjà dès le début du processus du déconfinement progressif, quelques paroissiens me disaient ne pas être rassurés et qu’ils préféraient rester encore chez eux pour éviter tout risque. On peut les comprendre.

Il y en a qui demandent qu’on leur apporte quand même la communion. A ce sujet j’aimerais rappeler que les visites à domicile par un prêtre ou un membre de visiteurs de malades sont mises en suspens jusqu’à nouvel ordre.

Néanmoins, vous pouvez toujours venir avec une pyxide ou custode et repartir avec des hosties consacrées pour des personnes qui ne savent pas venir à la messe, soit parce qu’elles ne sont pas prêtes pour revenir, soit parce qu’elles sont malades. Mais ici j’aimerais aussi rappeler qu’il faut éviter d’en abuser en venant avec une pyxide à remplir pour une seule personne, une sorte de petit stock à domicile pour pouvoir communier chaque jour !

Si je le dis c’est parce qu’il y a eu des cas et des personnes m’ont demandé si elles pouvaient le faire. Normalement quand on apporte la communion à une personne, c’est pour communier le jour-même car il n’est pas permis de garder des hosties consacrées chez-soi, sauf dans certaines situations particulièrement exceptionnelles moyennant aussi une autorisation spéciale de la part de l’Ordinaire du lieu, c’est-à-dire l’Evêque diocésain.

Dans le dernier protocole du 29 juillet et les nouvelles directives pour les offices religieux, il est stipulé que le nombre maximum de personnes à accueillir est de 100, toujours en respectant la distanciation sociale, 1,5 m dans tous les sens entre les gens, sauf ceux qui sont dans la même bulle, c’est-à-dire vivant sous le même toit.

Je me permets aussi d’insister sur cette notion de « Bulle ». Je me suis aperçu qu’il y en a qui confondent une même bulle avec une même famille. On peut être de la même famille sans former une même bulle parce qu’on ne vit pas sous le même toit. Que ce soit lors de célébration des messes et surtout lors de célébration des funérailles, nous sommes tous appelés à la vigilance à ce sujet, nous devons vraiment en être conscients !

La décision du retour au nombre limite de 100 personnes n’aura aucun impact chez-nous. Ce sont les églises qui avaient augmenté leur capacité d’accueil jusqu’à 200 personnes dès le 1er juillet comme le précédent protocole l’autorisait.

Par contre il va falloir continuer de faire vos réservations car, comme vous l’avez certainement compris, la réservation devient même obligatoire. Nous sommes obligés par la loi d’être en possession de la liste des personnes accueillies avec leur numéro de téléphone qui permettrait de les joindre facilement en cas de besoin. Vous n’avez pas à vous en inquiéter car ces listes et vos données seront gardées pendant quelques jours seulement dans le respect de la loi sur la vie privée, puis elles seront détruites.

Je me permets aussi d’insister sur le port du masque et bien sûr l’importance de bien mettre son masque (en couvrant le nez et le menton). Pour cela, je compte sur la collaboration des personnes chargées d’accueil et d’ordre pour veiller à ce que cela soit respecté. Merci à eux pour ce service et merci à tous pour votre bienveillance !

Merci à toutes et tous pour votre bonne compréhension ainsi que votre coopération. Je rappelle que ce n’est pas seulement une question du respect de l’application de la loi car il en va aussi de la sécurité de chacun : en respectant ces mesures, on se protège et on protège les autres. Prenez donc bien soin de vous !

Toujours en communion fraternelle et priante pour cette situation,

Je vous souhaite un très bon dimanche et un excellent week-end !

Oscar MUREKEZI, votre curé

la violence et la vengeance dans la bible, est-ce vraiment « Parole de Dieu » ?

Infos de la semaine

feuillets du 17ème dimanche du temps ordinaire
Saint-Hubert samedi
Saint-Hubert dimanche
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Plus d’une fois plusieurs d’entre nous ont été peut-être choqués en entendant la lecture de certains textes bibliques lors des messes. Tout comme, ceux qui méditent les psaumes dans leur bréviaire ou « la Prière des heures » – comme le font non seulement les moines et moniales, mais aussi les prêtres et les diacres à certaines heures de la journée –  peut-être cette question qui m’a été posée par quelqu’un dernièrement vous a traversé un jour l’esprit  à vous aussi : pourquoi y a-t-il de la violence dans « les Saintes Ecritures », dans « la Parole de Dieu ? »

Cette violence apparait même dans la prière de certains prophètes par laquelle ils demandent au Seigneur d’intervenir et régler leur compte à leurs persécuteurs ! C’est le cas du prophète Jérémie dans cette prière étonnante à nos oreilles aujourd’hui : « Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause ». C’est clair, il crie sa détresse à Dieu tout en lui demandant de le venger !

Permettez-moi de vous donner aussi quelques extraits parmi beaucoup d’autres dans les psaumes : dans le psaume 94, le psalmiste s’adresse à Dieu ainsi : « Dieu qui venge, Seigneur, Dieu qui fais justice, parais, Lève-toi, juge de la terre ; aux orgueilleux, rends ce qu’ils méritent. »  Dans le psaume 3, il dit : « Lève-toi, Seigneur ! Sauve-moi, mon Dieu ! Tous mes ennemis, frappes-les à la mâchoire ; les méchants, brise-leurs les dents.» Ou encore dans le psaume 138, il ne cache pas son désir de violence : « Que des braises pleuvent sur eux ! Qu’ils soient jetés à la fosse et jamais ne se relèvent ! L’insulteur ne tiendra pas sur la terre : le violent, le mauvais, sera traqué à mort », enfin, dans le psaume 69 : « Qu’ils soient humiliés, déshonorés, ceux qui s’en prennent à ma vie ! Qu’ils reculent, couverts de honte, ceux qui cherchent mon malheur ; que l’humiliation les écrase, ceux qui me disent : « C’est bien fait ! ».

Donc, aussi étonnant que cela puisse paraitre, ce genre de prière est très fréquent dans les textes bibliques, un peu plus accentué dans les psaumes comme vous venez de le voir. Alors la question que certains se posent légitimement est comment prier et méditer la Parole de Dieu, d’un côté avec l’Evangile -Bonne Nouvelle- de Jésus qui, sur la croix, a prié pour ses ennemis et d’autre part avec les textes qui appellent visiblement à violence et la vengeance ?

Je comprends que nous soyons gênés de l’entendre, mais dans la bible, la plainte, le désir de vengeance et même le sentiment de haine sont des émotions qu’il est possible d’exprimer devant Dieu. En d’autres mots, tout cela est bien « Parole de Dieu » et ce n’est pas condamné dans la bible parce que, contrairement à ce que l’on croit parfois, les émotions négatives ne sont pas un obstacle à la vie spirituelle, au contraire, elles la nourrissent. Cela peut paraitre bizarre, mais l’expérience montre qu’en reconnaissant nos émotions et en les nommant, celles-ci se dégonflent et nous empêchent de passer à l’acte pour les satisfaire.

En revanche, nous savons que nier ses émotions, c’est leur donner un pouvoir plus grand encore. Voilà pourquoi la prière de Jérémie (comme les psaumes) sont de superbes outils pour traverser des moments difficiles : oser exprimer à Dieu nos émotions, y compris un sentiment de haine provisoire, la souffrance d’une trahison ou même des pensées suicidaires, cela nous empêche de vouloir nous faire justice nous-même.

On peut donc dire qu’elle est finalement très chrétienne toute prière adressée à Dieu pour solliciter son aide et son secours ! En effet, croyant en son Amour infini, nous pouvons demander à Dieu de nous venger à notre place car il le fera certainement de manière plus fine, plus ajustée et plus pédagogique que nous. Comment ? Ça c’est son affaire ! Ainsi je peux me libérer de ce sentiment qui m’habite, puisque ce n’est plus mon affaire, mais celle de Dieu. Astucieux non ?

N’ayez plus peur de prier et méditer avec les psaumes. N’ayez pas peur d’être le psalmiste d’aujourd’hui en priant le psaume ! La violence habite notre univers comme elle habitait l’univers de l’homme biblique. Violence que nous pouvons engendrer nous-mêmes et dont nous sommes responsables, violence que nous pouvons subir et qui nous ronge. Pourquoi essayer de nier cette violence ? Le psalmiste préfère la regarder bien en face : il la voit dans son cœur, il la voit dans le cœur des autres, mais il ne se fait pas justice lui-même. Il prend Dieu à témoin, car il a la certitude que Dieu ne restera pas insensible à son malheur. Cependant, il faut bien rappeler que Dieu ne s’y prend pas comme les hommes, il fera les choses à sa manière et Dieu agit toujours avec ses bonnes manières à Lui. Il écoute, Il sauve !

Disons que le prophète ou le psalmiste, tous les deux ont compris que niées, refoulées, violence et vengeance n’en deviennent que plus menaçantes. Les poser devant nous mais aussi devant Dieu, n’est-ce pas déjà ouvrir notre cœur à d’autres issues et prendre le chemin du pardon avec Jésus en croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ! »

En définitive, sans honte ni culpabilité, oser se plaindre et dire quand ça ne va pas, oser exprimer à Dieu les sentiments négatifs qui nous hantent et lui remettre l’affaire pour s’en libérer, voilà des attitudes très utiles pour traverser nos moments difficiles.

Bon dimanche et excellent week-end à toutes et tous.

Oscar MUREKEZI, votre curé

VERS QUOI ALLONS-NOUS ?

infos de la semaine
feuillet du 16ème dimanche du temps ordinaire

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Pas mal d’événements ont marqué cette année 2020, notamment la Pandémie du Covid-19 et tout ce qui s’en est suivi. Nous avons vu nos plans chamboulés, nos activités habituelles arrêtées, nos manières de faire les choses changées ou abandonnées, nos gestes habituels de salutations et d’expressions de chaleur humaine nous sont interdits même si l’ingéniosité de certains nous en invente d’autres faute de mieux !
Mais malgré tout cela, nous sommes là, nous essayons d’avancer sur les chemins que ces événements ont ouverts. Cela fait déjà plus d’un mois que les activités ont repris progressivement, ce qui permet les rencontres mais en respectant toujours les consignes données par le Conseil national de sécurité, notamment toutes les mesures sanitaires, en évitant les fréquentations et déplacements non nécessaires afin d’endiguer la propagation du virus (Covid-19) qui a diminué certes, mais qui reste en circulation vu le nombre des infectés encore en recrudescence aujourd’hui.

En plus des messes en semaine qui ont repris habituellement dans toutes les paroisses, nous vous avons soumis un programme particulier des offices dominicaux, un programme conditionné par différents facteurs à tenir en considération. Vous comprenez que nous essayons comme nous pouvons, en nous adaptant à la situation, mais aussi dans le respect de la loi.

A la question qui m’est régulièrement posée par certains voulant savoir quand on reviendra à l’horaire habituel des messes d’avant le covid-19, certainement qu’il y en a d’autres qui se la posent, je répondrai que je ne sais pas ! Tout dépendra de l’évolution de la situation actuelle et personne ne sait comment ce sera les jours et mois à venir.

En tout cas, je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux membres des Equipes- relais, à ceux des Conseils de fabrique d’église et d’autres personnes qui ont contribué à rendre la reprise possible par leur intervention et en faisant le nécessaire dans leurs missions, par leur disponibilité pour rendre l’un ou l’autre service permettant ainsi la célébration des offices dans les conditions requises.

Dans certaines paroisses le service d’accueil et d’ordre se fait maintenant très aisément, dans d’autres par contre, il y a un véritable souci car je m’aperçois que c’est le sacristain (la sacristine) qui se débrouille pour le faire alors qu’ils ont déjà pas mal de choses à faire et à préparer, des choses liées à leur mission principale !
Je pense notamment à Marie-Médiatrice et Saint-Hubert. Comme l’horaire de messes est connu en avance, je souhaiterais y avoir quelques personnes qui se manifestent et se proposent spontanément pour rendre ce service. Je compte vraiment sur vous !

Pour rendre nos célébrations plus vivantes, autant vous en informer, nous avons une bonne nouvelle. Au moment où certains commençaient à réclamer que l’assemblée puisse chanter un peu ou au moins avoir le texte de chants liturgiques pour suivre le chantre en ayant les chants sous la main, nous venons d’avoir un éclaircissement là-dessus. Jusqu’à présent le dernier protocole national concernant la célébration des offices dans l’Église catholique mentionne dans sa dernière version (10 juillet 2020) le fait que les chants sont interdits dans les églises.
En fait, renseignements pris auprès du secrétariat de la Conférence épiscopale, ce sont les concerts de chorales qui sont visés. Le chant des fidèles, munis d’un masque, peut être pratiqué, ainsi que celui de l’animateur de chants et de son groupe choral, dont les membres respectent la distance voulue (1,5 m). Ce sera plus gai et convivial de se laisser entrainer dans le chant. Cette nouvelle mesure nous est parvenue hier alors que les feuillets étaient déjà imprimés. Vous retrouverez donc les chants imprimés dès la semaine prochaine.

Mis à part la reprise des messes de semaine et des offices dominicaux, nous sommes aussi contents de pouvoir reprendre l’accompagnement des familles touchées par le deuil, nous avons repris les célébrations des funérailles dans nos églises et l’équipe Rive Nouvelle peut reprendre son précieux service.

Nous avons également pas mal de demandes de baptême des bébés qui avaient été mises en suspens. Nous les reprenons progressivement, pas comme avant quand par exemple on pouvait facilement mettre trois familles, mais famille par famille. Nous démultiplierons certainement les célébrations, mais les célébrants sont prêts à le faire pour éviter que ces familles restent dans l’incertitude.

Pour les mariages de cet été, beaucoup de couples ont été découragés par le nombre très réduit-50 personnes seulement- qu’ils sont autorisés à recevoir pour la réception le jour de leur mariage. C’est très peu, ce qui fait que certains ont préféré repousser leur mariage soit plus tard dans l’année, soit l’année prochaine.
Je crois que nous pouvons tous nous en réjouir car ces petites activités qui reprennent tout doucement sont des germes de vie qui reprend dans nos communautés.

Une autre petite information à vous donner est que nous sommes tous invités, avec nos évêques belges, à soutenir la proposition du Ministre De CREM qui propose qu’en hommage aux victimes du Covid-19 et pour marquer notre estime au personnel soignant, toutes les églises fassent sonner leurs cloches le 21 juillet à 10 heures pendant 3 minutes. Ne soyez donc pas surpris de les entendre résonner dans toutes nos églises là où c’est possible et faisable.

Avec Marie notre mère du ciel, continuons toutes et tous de prier et d’espérer que nous finirons par y arriver un jour. En attendant, continuons de prendre soin des uns des autres.

Oscar Murekezi, votre curé

Lignes directrices de la catéchèse renouvelée

Préambule

En mars 2018, Jean-Pierre Delville promulgue un décret pour le renouvellement de la catéchèse. Chaque UP a 3 ans pour le mettre en œuvre. De nombreux facteurs ont empêché que l’on applique réellement ce décret dans l’UP lors de son entrée en vigueur. L’année pastorale 2018-2019 fut peu productive à ce sujet. De mai 2019 à mars 2020, le référent de la catéchèse a organisé une réflexion systématique sur ce décret sous forme de multiples rencontres d’échange axées chacune sur un point du décret. Tou.te.s étaient bienvenu.e.s, peu sont venu.e.s.
Avec l’ensemble des éléments recueillis lors de ce processus de réflexion, le référent de la catéchèse, ayant plein appui du curé et pleine autorité selon le droit de l’Église universelle[1] et le droit diocésain[2], donne les présentes lignes directrices pour la catéchèse renouvelée dans l’UP Magnificat Verviers-Sud.

Les 4 fondamentaux

Dans le point A.1, la mission, le cahier des charges de la catéchèse est clarifié :

  • Favoriser la rencontre et la relation avec Dieu ;
  • Faire découvrir la personne de Jésus-Christ et la pertinence de l’Évangile ;
  • Ouvrir à une lecture accessible et parlante de la Parole de Dieu.

Chaque équipe de catéchèse devra préparer et relire le contenu de ce qu’elle propose avec ces 3 axes.
Le point A.2 explique clairement que la catéchèse n’est pas une périphérie de l’UP : elle doit s’enraciner dans la vie des communautés. La vie ecclésiale a trois dimensions : liturgie, diaconie et catéchèse. Aucun ne va sans les autres.
Les points A.3 et A.4 articulent les divers aspects de la formation chrétienne. Les cours de religion sont du ressort de l’enseignement, sans présupposition de la foi, tandis que la catéchèse est une initiation de type catéchuménal. Elle est « une initiation, comme une entrée lente et toujours inachevée dans le mystère de la foi. »[3]
Ces 4 fondamentaux montrent un changement radical dans la manière d’envisager la catéchèse : au lieu de s’adresser uniquement aux enfants, elle s’adresse à chaque membre, plus ou moins proche, de la communauté ; au lieu d’être un apprentissage scolaire, « la catéchèse est une formation intégrale ouverte à toutes les composantes de la vie chrétienne »[4], trouvant un équilibre entre expérience de foi et contenu de la foi.

3 priorités

Concrètement, l’organisation générale de la catéchèse trouve un nouveau centre de gravité : les catéchèses communautaires[5]. Voici les éléments fondamentaux qui font qu’une activité catéchétique est une catéchèse communautaire au sens du PCR :

  • Elle s’adresse à tous et toutes, sans exception
  • Elle est un rassemblement de toute la communauté
  • Elle articule les aspects suivants :
    • Convivialité
    • Échange
    • Catéchèse
    • Prière
    • Célébration
    • Ouverture aux réalités du monde

Chaque fois qu’il sera fait référence aux catéchèses communautaires dans le présent document, ce sera à comprendre strictement selon cette interprétation.
Autour de ce nouveau centre de la catéchèse, viennent les catéchèses spécifiques[6]. Si une catéchèse répond à au moins un des éléments suivants, elle est une catéchèse spécifique au sens du PCR :

  • Être propre à une tranche d’âge
  • Avoir pour finalité de préparer à un sacrement
  • Avoir pour finalité de préparer à un événement liturgique
  • Être pensée pour une catégorie précise de personnes
  • Être pensée pour une catégorie précise de groupes de personnes

Chaque fois qu’il sera fait référence aux catéchèses spécifiques dans le présent document, ce sera à comprendre strictement selon cette interprétation.
Enfin, chaque catéchèse, qu’elle soit communautaire ou spécifique, favorise un éveil à la foi par une première annonce. « Il ne s’agit plus seulement de nourrir une foi présupposée, mais d’engendrer à la foi, de la proposer comme désirable. »[7]

Des curseurs pour penser ces catéchèses

Outre une grande quantité de réflexions en lien avec les catéchèses communautaires et chaque catéchèse spécifique, les multiples rencontres du processus réflexif ont amené à exprimer des paires d’indicateurs. Chaque paire exprime deux pôles entre lesquels chaque catéchèse doit naviguer selon son objectif.

Expérience de foi – Contenu de la foi

Cela a déjà été dit, l’expérience de la foi doit être mise en avant. Cependant, une pure expérience de la foi sans contenu n’est qu’un sentimentalisme sans outil de relecture de cette expérience de foi. Si l’on ne vit rien dans la foi, le contenu est inutile, mais sans contenu de la foi, impossible de s’initier petit à petit à cette foi commune des chrétiens. Chaque catéchèse, selon ses destinataires et ses circonstances placera différemment le curseur entre expérience et contenu de la foi.

Personnel – Communautaire

Jésus est « le pasteur, le berger des brebis […] et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom »[8] Chacun.e est invité.e à vivre une relation personnelle avec le Christ. Et en même temps, « la catéchèse est un acte essentiellement ecclésial : elle est par la communauté et pour la communauté. »[9] Il est important d’articuler ces 2 aspects fondamentaux dans chaque catéchèse en prévoyant des temps personnels comme des temps communautaires.

Tradition – Actualité

Les chrétiens actuels sont les héritiers d’une tradition ecclésiale bimillénaire. D’une part, nous serions présomptueux d’ignorer tous ces témoignages et expériences de celles et ceux qui nous ont précédé dans la foi. D’autre part, la foi n’est pas une tradition figée dans le passé. Elle s’exprime également avec des mots nouveaux et s’annonce avec des moyens inconnus de nos prédécesseurs. « Une adaptation, voire une inculturation, du langage est sans doute nécessaire : trouver les mots justes pour dire aujourd’hui la foi de toujours. »[10]

Habitués – Occasionnels

Qui fait partie de la communauté ? Cette question a traversé tout notre processus réflexif pour arriver à cette catégorisation qui n’est pas une binarité exclusive et imperméable, mais bien plus un spectre où chacun se situe dans sa fréquentation des célébrations eucharistiques dominicales et quotidiennes. Ces différences de pratique et d’habitude mènent parfois à des incompréhensions qu’il est essentiel de prendre en compte, pour que chacun.e trouve sa place dans ce renouveau catéchétique.

Accueil – Exigence

L’accueil de chacun.e tel qu’il ou elle est, sans préjuger de son passif chrétien est clairement au cœur du décret. Tout comme Jésus lui-même rencontre les disciples d’Emmaüs là où ils sont, notre catéchèse ne peut faire l’économie de faire de la place à tou.te.s, quel que soit son chemin de foi. Néanmoins, la catéchèse invite à cheminer, pas à faire du sur-place. Chaque catéchèse doit se poser cette double question de l’accueil et de l’exigence du cheminement qu’elle propose.

Profondeur – Accessibilité

Rencontrer Jésus-Christ ne peut se faire réellement si nous restons en surface. La profondeur de la catéchèse est importante pour que chacun.e puisse vivre un véritable cœur à cœur avec Dieu. Cependant, cette rencontre en profondeur ne vient pas du premier coup. La catéchèse est une porte ouverte, pas une muraille infranchissable. Chaque catéchèse doit se poser cette question tant de l’accessibilité que de la profondeur de sa proposition.

Organisation concrète des différentes catéchèses

Organisation générale des équipes

Les diverses catéchèses spécifiques sont gérées par des équipes clairement distinguées afin d’éviter toute confusion entre chaque catéchèse.
Les catéchèses communautaires sont également gérées par une équipe dédiée.
Afin d’éviter toute surcharge, tout conflit d’agenda et tout risque de mélange indu des catéchèses, le cumul des charges de responsable d’équipe n’est plus accepté.

Lien à l’unité pastorale

Pour des raisons évidentes de bonne gestion du calendrier global de l’UP, les plannings et horaires des activités catéchétiques des diverses équipes doivent faire l’objet d’une approbation explicite de l’équipe pastorale.
Chaque équipe a une légitime autonomie de fonctionnement et d’organisation, pour autant que le décret diocésain soit mis en application et que cette autonomie ne se mue pas en indépendance totale vis-à-vis de l’UP.
Les rapports de réunion, les listes de participants ainsi que toutes les communications aux destinataires de la catéchèse sont également envoyés en copie au secrétariat de l’UP et au référent de la catéchèse.
Nous rappelons que les listes de coordonnées sont soumises à la Règlementation Générale pour la Protection des Données.
Les comptes et budget de chaque équipe doivent être d’une transparence et d’une accessibilité exemplaire.

Catéchèses communautaires

Actuellement, ce sont les dimanches autrement qui font office de catéchèse communautaire. En effet, bien que loin d’être parfaits, ce sont les seuls événements de l’UP qui correspondent aux critères du décret :

  • Elle s’adresse à tous et toutes, sans exception
  • Elle est un rassemblement de toute la communauté
  • Elle articule les aspects suivants :
    • Convivialité
    • Échange
    • Catéchèse
    • Prière
    • Célébration
    • Ouverture aux réalités du monde

Actuellement, c’est l’équipe pastorale qui les organise. Au 1er juillet 2021, une équipe dédiée sera constituée.
Les catéchèses communautaires font partie intégrante de tous les cheminements catéchétiques.

Baptême

Actuellement, il n’y a pas d’équipe baptême pour l’ensemble de l’unité pastorale. Christian Ledy est actuellement en charge de la coordination de cette catéchèse. La constitution d’une équipe pour toute l’UP est une priorité.

Éveil à la foi des tout-petits

Actuellement, tous les mois de l’année scolaire, une rencontre est organisée après le temps de prière des enfants adorateurs.

Première communion

Actuellement, la catéchèse de première communion répond fidèlement aux exigences du décret diocésain. Le passage de 1 année à 2 années pastorales venant d’être effectué, l’équipe doit anticiper la gestion des 2 années en parallèle.

JK

Actuellement, les catéchèses JK et profession de foi sont entremêlées. Or, même si en théorie, les JK préparent à la profession de foi, dans les faits ce n’est pas le cas. Il n’y a aucune référence explicite ou implicite à la profession de foi. La catéchèse JK n’a pas comme finalité un évènement liturgique. Les destinataires sont des enfants ayant fait leur première communion et n’ayant pas encore fait leur profession de foi, ainsi que leur famille.
Aussi, la catéchèse JK est dorénavant clairement séparée de la catéchèse de profession de foi.

Camps JK

Ce sont des camps pour les enfants entre la première communion et la profession de foi. Comme ces camps s’adressent uniquement aux enfants, et pas aux parents, c’est une catéchèse spécifique différente des modules JK.

Profession de foi

Le décret diocésain demande une préparation spécifique qui « se vit en une seule année. Elle comporte la participation aux catéchèses communautaires, un temps de retraite et quatre rencontres spécifiques. »[11] C’est à mettre en place par le référent de la catéchèse. Tout le monde est bienvenu.e. Le vicariat Annoncer l’Évangile a produit des documents remarquables pour 4 rencontres spécifiques, nous pouvons les adapter aisément.

Ado+

C’est une partie de la pastorale des jeunes demandée dans la piste C.5. Les jeunes ont entre 13 et 17 ans. Petit à petit, Ado+ se rapproche de la structure du MEJ pour son fonctionnement.

Confirmation

Actuellement, la catéchèse de confirmation se fait à l’âge de 17 ans, rentrant dans le cadre du décret. Le nombre de rencontres reste à adapter selon les 6 rencontres spécifiques du décret.

GKT

C’est une partie de la pastorale des jeunes demandée dans la piste C.5. Ce sont des jeunes de plus de 18 ans. Ils participent habituellement à l’animation de la retraite de Profession de Foi.

Mariage

Il n’y a actuellement pas d’équipe de l’unité pastorale. Le CPM du doyenné a déjà une place importante dans la catéchèse de préparation au mariage. Le lien est à clarifier par le référent.

Rive nouvelle

Étant donné que l’équipe Rive Nouvelle, prépare les célébrations de funérailles, elle a pour finalité de préparer à un événement liturgique. C’est donc une équipe de catéchèse spécifique, même si ce n’est pas un cas explicitement prévu par le décret.

Équipe catéchétique

Les pistes C.11 et C.12[12] demandent la création d’une équipe catéchétique. Cette équipe est appelée à terme à prendre le rôle tenu actuellement par le référent de la catéchèse pour coordonner et gérer au mieux l’ensemble de la catéchèse dans l’UP.


[1] Code de droit canonique, 1983, canons 773, 776 et 777.
[2] Acta diocésain Les équipes pastorales en milieu paroissial, septembre 2012, articles 1 et 2.
[3] Décret diocésain Pour une catéchèse renouvelée (abrégé en PCR dans la suite), mars 2018, p. 13.
[4] Directoire général sur la catéchèse, aout 1997, no 84.
[5] PCR, p. 16.
[6] PCR, p. 16.
[7] PCR, p. 17.
[8] Évangile selon saint Jean, ch. 10, vv. 2-3.
[9] PCR, p. 12.
[10] PCR, p.13.
[11] PCR, p. 20.
[12] PCR, pp. 24-25.

La catéchèse se renouvelle

Infos de la semaine
Feuillet du 15ème dimanche du Temps ordinaire

Qu’est-ce que la catéchèse ? Je sais que, pour beaucoup d’entre nous, ce sont des rencontres pour enfants qui visent la préparation à un sacrement tel que la première communion, ou à un évènement chrétien, comme la profession de foi. C’est ce qui s’est fait depuis quelques temps dans nos contrées, mais c’est loin d’être la seule manière de faire de la catéchèse. Pour prendre un seul exemple parmi les milliers qui font la diversité de la catéchèse dans l’Église au long des siècles, il y a les catéchèses baptismales, puis mystagogiques de Saint Cyrille de Jérusalem datant du VIe siècle qui s’adressent à des adultes lors des semaines qui précèdent et suivent leur baptême.

Dès l’année 2016, dans notre diocèse, une profonde réflexion a été engagée pour renouveler l’ensemble de l’action catéchétique pour adapter l’annonce de l’évangile à notre temps. Cela a abouti à un décret diocésain en mars 2018 : Pour une catéchèse renouvelée. Le diocèse donnait alors un délai de 3 ans pour mettre en œuvre ce renouveau catéchétique.

Ce décret a donné 3 priorités. La première est de mettre en place des catéchèses communautaires qui doivent devenir le pivot central de toute catéchèse. C’est pour cela que nous avons continué et fait évoluer les dimanches autrement. La seconde priorité est d’articuler autour de ces catéchèses communautaires toutes les autres catéchèses spécifiques (baptême, éveil à la foi des tout-petits, JK, camps JK, profession de foi, Ado+, GKT, mariage et Rive Nouvelle). Enfin, chaque catéchèse, qu’elle soit communautaire ou spécifique, favorise un éveil à la foi par une première annonce. « Il ne s’agit plus seulement de nourrir une foi présupposée, mais d’engendrer à la foi, de la proposer comme désirable. » (Pour une catéchèse renouvelée, mars 2018, p. 17).

Chacune et chacun a été invité, à de nombreuses reprises, à venir participer à une réflexion autour de ce décret diocésain de mai 2019 jusque mars 2020. Avec tous les éléments recueillis, et avec le temps du confinement, j’ai pu structurer cette masse d’informations et d’idées pour rédiger les lignes directrices de la catéchèse dans notre Unité Pastorale. Nous avions jusque 2021 pour mettre en œuvre ce renouveau, je suis heureux de vous dire que, pour une fois, je ne suis pas en retard !

Ce document qui structure la catéchèse de notre UP fait 8 pages, il n’est donc pas dans ce feuillet, mais si vous voulez le lire, n’hésitez pas à le demander au secrétariat. Le but de ce document est de clarifier les démarches catéchétiques et de donner des échéances pour que vraiment nous puissions renouveler en profondeur notre annonce de la Bonne Nouvelle.

Merci à chacun et à chacune pour vos apports divers, vos prières et votre soutien dans ce long travail de renouveau qui permettra que notre mission d’annonce de l’Évangile soit remplie au mieux dans notre Unité Pastorale !

Thomas Sabbadini