TOUS AVEC MARIE NOTRE-DAME DES DOULEURS. NOS DOULEURS SONT LA, MAIS RIEN N’EST PERDU !

les infos de la semaine

Feuillets du 25ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Il y a une fête que j’aime beaucoup mais qui est presque passé inaperçue cette année pour la simple raison qu’elle est tombée le dimanche sur le calendrier liturgique, et vous savez bien que le dimanche prime sur toutes ces fêtes dévotionnelles : le dimanche est jour de fête, la fête des fêtes parce que nous célébrons la mort-résurrection du Christ, nous célébrons la vie, fruit de l’amour plus fort que la mort.

Cette fête dont je parle est celle de Notre Dame des Sept douleurs que l’Eglise célèbre le 15 Septembre ! En ce jour l’Eglise honore les incomparables douleurs que Marie a ressenties spécialement au pied de la croix, c’est-à-dire le déchirement de son âme au moment de la Passion de son fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d’intensité. Bien évidemment la dévotion mariale des fidèles s’est étendue à d’autres douleurs que la divine Mère et notre mère du ciel éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie sur terre. Juste pour rappel, ces sept douleurs sont les suivantes :  la prophétie du vieillard Siméon, la fuite en Egypte, la disparition de Jésus au Temple pendant trois jours, la rencontre de Jésus portant sa croix et montant au Calvaire, Marie debout au pied de la croix, la descente de Jésus de la croix et la remise à sa Mère, l’ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

Même si c’était un dimanche, j’y ai pensé et ce fut pour moi une occasion de penser aussi à beaucoup de choses liées à la souffrance humaine dans notre monde actuellement. J’ai particulièrement pensé à toutes ces souffrances que nous vivons très mal au sein de nos familles, de nos communautés et de l’humanité. Des souffrances dues parfois au manque d’amour et d’attention, souffrances causées par la perte des êtres chers ou encore par une maladie grave, la trahison d’un ami, vivre dans la solitude et l’isolement presque oublié de tous, des femmes et des hommes frappés par le chômage, l’incertitude d’un lendemain meilleur …

Et puis suite au scandale de la pédophilie qui a fait des vagues dans le milieu ecclésiastique ces derniers temps, y compris chez nous en Belgique, avec des accablantes et douloureuses révélations sur certains hommes et femmes d’Eglise, j’ai pensé bien entendu à la souffrance de toutes ces victimes et le calvaire qu’elles ont enduré dans la peur, réduites au silence total pendant de longues années. Ces personnes ont été fort humiliées et blessées au plus profond de leur être, dans leur dignité et la plupart ne s’en remettront peut-être jamais. Je crois qu’il était grand temps que quelqu’un reconnaisse le mal qui a été fait et ait le courage d’exprimer ce mot « pardon » au nom de l’Eglise !

Dans la poursuite de ma réflexion sur cette fête de Notre-Dame des douleurs en question, je voudrais d’abord rappeler que Marie a vraiment senti passivement tout le poids d’une souffrance morale quand elle était au pied de la croix, regardant son fils mourir, victime du mal et de l’injustice qui continuent malheureusement d’affecter notre monde aujourd’hui. La Vierge Marie a vécu cette mauvaise expériencemais l’énorme différence entre elle et nous , entre sa souffrance et la nôtre est que , voyant tout par les yeux de la foi, elle a pu supporter sa souffrance sans le moindre signe de ressentiment ou de colère. Elle a su que, malgré la souffrance, Dieu reste fidèle à sa promesse d’amour pour tous les hommes ; tandis que nous, nous le vivons très mal, avec parfois beaucoup de révolte et de rage au cœur en nous demandant pourquoi cela nous est arrivé, et surtout pourquoi à nous !

Suite à cette situation qui est la nôtre aujourd’hui, comme le mois d’octobre dans lequel nous entrons bientôt est celui du rosaire et donc celui de Marie, je voudrais vous encourager à prier sans cesse, prier avec Marie, la Mère du Sauveur et notre Mère en lui demandant de nous tendre sa main maternelle et de nous rejoindre au pied de nos croix personnelles, au pied de la croix de tous les enfants, jeunes, hommes et femmes qui portent une souffrance dans notre société et partout dans le monde. Présentons-lui toutes nos histoires et épreuves douloureuses pour qu’elle les colore de sa prière : cela peut nous apporter un petit réconfort et nous aider à réaliser que malgré nos souffrances et nos incompréhensions, Dieu est amour !

Que la Vierge des pauvres et Notre-Dame des douleurs
intercède pour nous.

Oscar MUREKEZI, votre Curé.

Etre « visiteur »

Infos de la semaine

Feuillets du 24ème dimanche du temps ordinaire

         Etre visiteur de malades ou de personnes âgées ne s’improvise pas. Comme le disait le cardinal Godfried DANNEELS : « La bonne volonté ne suffit pas. »

         On peut rendre visite à un malade, à une personne âgée, à son domicile, à l’hôpital ou, pour les personnes âgées, dans la maison de repos où elles résident, de la même manière que l’on viendrait à leur aide, en faisant leurs courses.

« Allez au nom de la communauté, … ». Il s’agit d’une mission d’Église qui dépasse la démarche personnelle, l’initiative personnelle. En devenant « visiteur », on se met au service de l’Église qui a le souci des malades, des aînés. C’est la raison pour laquelle existe, dans notre unité pastorale, une équipe qui se réunit tous les deux mois pour partager sur ses pratiques, pour se former.

La première tâche à réaliser, c’est de se mettre à l’écoute. A l’écoute du Seigneur qui nous inspirera les paroles à dire, les gestes à poser, les silences à observer. A l’écoute de celles et de ceux que nous visitons.

Il convient d’éviter le piège dans lequel était tombée cette personne qui, après avoir longuement parlé d’elle-même, de son expérience, de ses maux, s’était entendu dire par le malade hospitalisé qu’elle visitait, au moment de se quitter : « Je prierai bien pour vous ! »

Ecouter est un art. Il existe des formations à l’écoute.

On ne se contentera pas de parler de la pluie et du beau temps. On vient au nom du Seigneur – qui est là avant nous, d’ailleurs – et au nom de la communauté chrétienne. Cela doit se savoir et se sentir.

Si cela est possible, on priera avec la personne visitée, (avec sa famille peut-être présente au moment de la visite), à partir de ses prières à elle ou des prières, pas trop longues, qu’on lui proposera. Prières pour elle-même, pour ses proches, pour l’Église, pour le Pape François, pour le monde, pour l’actualité, … Des livrets sont proposés par la Pastorale de la Santé de notre Unité pastorale. Ils sont gratuits.

Eventuellement, si la personne en exprime le désir, au nom de la communauté, on lui proposera de recevoir le Corps du Christ, la communion qui, comme le mot l’indique, est une relation avec le Christ, avec l’Église. Cet acte sera posé avec un certain décorum, avec respect et dignité.

On n’oubliera pas non plus de semer délicatement l’idée de l’Onction des malades qui, comme le rappelle judicieusement notre Curé, M. l’abbé Oscar MUREKEZI, dans de précédents bulletins paroissiaux, n’est pas l’Extrême Onction, mais qui, au contraire, est un sacrement pour les vivants.

Voilà, en quelques mots, le rôle des visiteurs de malades et des personnes âgées.

Michel WELKENHUZEN

Diacre permanent

Accompagnateur spirituel de l’équipe des Visiteurs de malades

Responsable provisoire de la Pastorale de la Santé de l’Unité pastorale

Dans cette nouvelle année,unifions notre être et notre vie

Chers Paroissiens, chers lecteurs

C’est bien fini ce temps d’été où la plupart en profitent pour penser à soi-même et prendre les vacances qui permettent d’oublier la pression et échapper un peu au rythme infernal que nous impose le quotidien sur le plan professionnel ou d’autres engagements. Forces refaites, physiquement et spirituellement je suppose, je souhaite à tous et à chacun une bonne reprise.

A vous aussi fidèles laïcs engagés bénévolement dans différents secteurs qui couvrent le grand chantier pastoral dans notre Unité Pastorale, je souhaite également une bonne rentrée pastorale ancrée dans la Confiance et l’Espérance.

En pensant justement à cette nouvelle année pastorale qui sera rythmée par tout ce que nous serons amenés à mettre en œuvre pour développer des attitudes missionnaires, répondre aux besoins des uns et des autres, j’aimerais bien rappeler que, avec notre large liberté d’actions et d’initiatives, nous avons comme sources d’inspiration les quatre priorités de notre évêque dont vous avez déjà pris connaissance il y a 5 ans. Ces quatre orientations sont d’une grande importance et vous continuerez à en entendre parler certainement car, si notre évêque en fait ses priorités dans l’église diocésaine, cela veut dire que nous sommes appelés à être les premiers acteurs pour les incarner sans cesse là où nous sommes !

En guise de rappel, il est question de la place que nous réservons à l’intégration des pauvres et au dialogue pour la paix ! Comment sommes-nous les acteurs de la communication de l’Evangile ? Comment répondons-nous au besoin de nos contemporains en quête du spirituel ?  Comment faire naître un esprit d’amitié, un témoignage d’amour mutuel, une véritable fraternité ? 

Cette dernière priorité attire toute mon attention. La fraternité que nous cherchons à faire naître entre nous et autour de nous commence par l’écoute de l’autre, mais une écoute enracinée dans une autre fraternité que je qualifierais de personnelle que chaque chrétien est invité à avoir avec le Christ qui nous envoie. En d’autres mots, il nous faut d’abord l’écouter : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé…. Écoutez-le » (Mt 17,5). C’est le Père qui nous invite tous à écouter son Fils, d’où la nécessité de demander sans cesse la grâce d’écouter le Christ, d’écouter l’Évangile avec une simplicité renouvelée, avec un cœur généreux et ouvert, avec foi et confiance en Dieu.

C’est ensuite cette écoute du Christ et son évangile qui nous permettra de comprendre que la fraternité est avant tout à cueillir comme le simple fruit de l’écoute de l’autre, non seulement au sein de notre famille ou de notre cercle d’amis, mais aussi cet autre fragilisé par l’addiction, par le chômage ou l’insécurité au travail, par le manque de ressources ou d’affection, par la précarité des relations familiales…

En d’autres mots, on peut dire finalement que l’essentiel de notre mission consiste à accompagner le frère ! Et cela demande qu’on reconnaisse soi-même ses propres pauvretés afin d’ouvrir « un espace où chacun peut être lui-même, dans la confiance et le respect, permettant de nouveau l’estime de soi ».

En réfléchissant bien, je me dis finalement que pour espérer réussir dans notre vie de chrétien ainsi que la mission qui nous incombe, ce serait intéressant de méditer un peu le petit passage de l’Evangile selon Saint Luc 10, 38-42 !

Vous connaissez certainement ce passage. Il s’agit de la visite de Jésus à Marie et Marthe, les sœurs de son ami Lazare. On ne s’en rend pas toujours compte mais ce passage nous brosse les trois amours essentielles que Jésus nous a révélés : aimer Dieu, son prochain et soi-même, et à mon sens c’est cela qui résume bien l’essentiel de notre mission. Interpellé par Marthe au sujet de sa sœur Marie assise à ses côtés en écoutant Jésus au lieu de l’aider dans le service d’accueil, c’est ce que souligne ce dernier dans la remarque qu’il fait à Marthe : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire… » (41-42).

En fait nous sommes appelés, à l’exemple du Christ, à apprendre à unifier notre être et notre vie, ce qui veut dire que le service de l’autre doit venir comme un prolongement de notre prière et la rencontre de l’autre nous élever le cœur vers Dieu. C’est comme cela que faisait aussi Jésus qui, souvent à la fin de ses journées, après des moments d’intenses rencontres avec les foules qui le suivaient, renvoyait tout le monde pour se retirer seul et entrer dans cette intimité personnelle avec Dieu dans la prière.

Il est donc question de trouver le juste équilibre et à un moment donné, se poser la bonne question pour savoir où on en est : Est-ce le moment de s’arrêter pour écouter Dieu, ou est-ce le moment de sortir vers les autres pour les aider ? Autrement dit, y -a-t-il dans ma vie une place pour le silence et l’écoute de Dieu comme Marie ?  Mais aussi, y-a-t-il une place pour le service et le dialogue avec les autres comme Marthe ?

Je pense également que, comme ses premiers disciples, puisque nous sommes en chemin avec le christ, il y a un troisième élément qu’il ne faut pas oublier pour que cet équilibre nécessaire soit complet : on sait bien que les disciples de Jésus étaient entrés avec lui chez les deux sœurs.  Mais curieusement, on ne les voit pas aux pieds de Jésus avec Marie pour l’écouter, on ne les voit pas non plus à la cabine technique avec et aidant Marthe pour le service !

Où étaient-ils alors et surtout que faisaient-ils ? On ne sait pas exactement ! Peut- être que, suite à la fatigue de la journée à la suite du Maitre et jeune Rabbi, ils faisaient une petite sieste à l’ombre d’un marronnier ! Peut-être que, en attendant que le repas soit servi, ils prenaient tranquillement un petit apéro en se racontant de petites anecdotes ! Peu importe, mais cela éveille cette question : en dehors du service de Dieu et du service de l’autre, quel est cet autre et troisième élément nécessaire à l’homme ?

Chers amis, c’est bien le repos, c’est bien ce temps qu’on peut dire « de jachère pour nous rappeler que la grâce de Dieu suffit à justifier nos vies et surtout comprendre qu’une existence humaine, même improductive, a une valeur infinie ».

On veut toujours faire plus, parfois au risque même de se disperser, parfois avec un petit sentiment de culpabilité pour ce qu’on n’a pas pu accomplir alors qu’on n’a pas cessé de courir à gauche et à droite où différentes activités nous attendaient… le temps du repos nous est nécessaire aussi pour prendre conscience « que nous ne sommes pas à l’usine, que la religion est un moyen et non pas une fin en soi, que le service est lui aussi une grâce avant d’être un devoir » !

Puissent ces trois axes aller ensemble dans chacune de nos vies individuelles, dans notre journée, notre semaine, notre année. C’est ainsi que nous aurons compris et mieux vécu la loi de l’amour tel que Jésus nous l’a révélée : Aimer Dieu et le prochain comme soi-même !

Que l’Esprit du Seigneur nous habite tous et nous accompagne.

Bonne rentrée, mais aussi une bonne et fructueuse
année pastorale à toutes et tous !

Oscar MUREKEZI, votre curé.

Même temps, autre lieu

Infos de la quinzaine

Feuillets du 20ème dimanche du Temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Hubert

Feuillets du 21ème dimanche du Temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

En vacances, j’ai rencontré le père Louis. C’est un homme adorable et sa rencontre fut un beau moment. Nous avons échangé pendant une bonne heure et demie sur nos expériences d’Église. Il est prêtre du diocèse de Narbonne-Carcassonne, ce qui correspond au département de l’Aude. Voici quelques éléments pour comparer avec notre diocèse : dans l’Aude, il y a environ 370.000 habitants pour 6000 Km2, alors que dans notre diocèse, il y a environ 1.100.000 habitants pour 3800Km2. C’est donc un territoire qui est presque le double de notre province pour une population qui en est le tiers.

La vie chrétienne dans leur diocèse n’est pas plus simple que dans le nôtre et c’est ainsi que le brave père Louis, du haut de ses 73 ans, est toujours curé. De 45 paroisses. Ce nombre m’a laissé sans voix. Comment peut-il y avoir une vie de foi et de prière dans 45 communauté chrétiennes ? Sa réponse fut simple : il n’y en a pas partout. C’est-à-dire que pour 45 paroisses, il y a environ 7500 habitants. Ce sont beaucoup de petits villages d’une ou plusieurs centaines d’habitants et quelques villages un peu plus grands. La déchristianisation a atteint un niveau qui est plus ou moins le même que chez nous, simplement, la démographie rend cela encore plus marquant.

Malgré tout cela, nous n’avions aucun sentiment de désespoir. Voici quelques raisons qui nous donnent une espérance bien vivante. En tout premier lieu, s’il est vrai que la pratique a fortement diminué sur un demi-siècle, cela ne signifie pas du tout que la vie chrétienne a disparu. Il y a encore des communautés vivantes et priantes. Certaines sont en difficultés, tandis que d’autres sont vigoureuses. Nous sommes induits en erreur par nos bâtiments. Si, au lieu de posséder les églises, nous les louions, notre situation serait bien différente, car nous aurions plus de flexibilité pour nous adapter aux changements que nous traversons.

Ensuite, nous avons chacun eu des cours d’histoire de l’Église. Au long de ses 20 siècles d’existence, il y a eu de très nombreuses manières de vivre la foi, d’organiser la vie chrétienne communautaire, etc. Nous sommes dans une période de changement et nul ne peut prédire où nous allons arriver, si ce n’est que ce sera différent de ce qu’il y avait il y a 50 ou 100 ans. Mais peut-être sera-ce plus proche de ce que l’Église fut il y a 5 ou 10 siècles, nul ne le sait !

À une échelle plus large, nous voyons aussi dans la figure de notre pape actuel, François, un renouveau qui touche toutes les sphères de l’Église, puisque, pour rappel, le pape est élu par les cardinaux. Cela signifie que plus des 2/3 des personnes ayant des hautes responsabilités dans l’Église catholique l’ont choisi pour tenir la boutique. Le pape François n’est pas un cas isolé, mais un fruit de notre Église toute entière qui cherche à se renouveler.

Enfin, nous n’oublions pas l’essentiel : celui qui donne vie à l’Église, c’est l’Esprit-Saint. C’est lui qui vivifie le peuple de Dieu, c’est lui qui donne joie et conversion, paix et dialogue, joie et attention à son prochain. Si nous le perdons de vue, nous perdons l’Église pour la transformer en association sans but liturgique. C’est l’Esprit-Saint qui a donné aux disciples d’annoncer la Bonne Nouvelle. Nous sommes porteurs de cette même Bonne Nouvelle. Si nous l’oublions, nous nous perdons. Ayons foi en lui, ayons confiance en lui, il ne nous a pas oubliés et ne cesse de nous guider dans ces temps de transition.

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! Psaume 32,22

Thomas Sabbadini