AUTANT LE SAVOIR !

Infos de la semaine

Feuillets du 33ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

Certains ont probablement entendu parler d’un « Conseil d’Unité pastorale » qui a vu le jour dernièrement dans notre Unité Pastorale, mais je pense que plus d’un se demandent ce que c’est et je me permets de vous en donner quelques éclaircissements.

Nous aimons entendre dire que nous sommes membres du Corps du Christ qu’est l’Eglise, mais je ne sais pas si nous prenons le temps de réaliser ce que cela implique ! En réalité l’Eglise est habitée par le mystère de Dieu ce qui signifie qu’elle doit être signe et lieu de la présence de Dieu au cœur du monde.

Nous sommes des chrétiens et nous vivons quand même dans le monde et au milieu de nos frères et sœurs en humanité. L’Eglise, que nous sommes toutes et tous, a pour mission de leur annoncer l’amour et le dessein de Dieu. Elle réalise cette mission dans la cohérence, c’est-à-dire en vivant elle-même de ce qu’elle annonce et en proclamant ce qui la fait vivre. Sa forme de vie est la communion fraternelle qui prend visiblement corps dans des communautés concrètes.

Dans le contexte actuel, l’Eglise doit avoir, une structure, une organisation et doit se donner les moyens et les instruments appropriés pour vivre sa vocation et réaliser sa mission.  C’est dans ce cadre qu’il y a le Conseil d’Unité Pastorale, le CUP en abrégé, qui est un organe de collaboration avec le curé et l’Equipe Pastorale. C’est un lieu de réflexion, de propositions et de suivi de l’action pastorale de l’Unité dans sa globalité.

Le Conseil d’Unité Pastorale est constitué de représentants de chacune des Equipes-Relais. Il est un reflet de la diversité de l’Unité Pastorale, mais il doit aussi avoir un lien, un contact avec les AUTRES LIEUX D’EGLISE : écoles, hôpitaux, prisons, Saint-Vincent de Paul, maisons de repos… En principe le CUP se réunit au moins 3 fois par an.

Comme le Conseil n’existait pas dans notre Unité Pastorale, je l’ai lancé dernièrement. Il est en gestation mais il prendra forme au fil du temps. Mais je me réjouis déjà de son existence car il va certainement permettre aussi d’améliorer la communication et une meilleure interaction entre l’Equipe Pastorale et ses différents collaborateurs dans l’action pastorale au sein des communautés qui nous sont confiées.

Toujours dans le cadre structurel et organisationnel, nous avons aussi les Equipes-Relais. Vous les connaissez certainement puisqu’elles existent dans notre Unité Pastorale depuis quatre ans.

« L’Equipe Relais est une équipe qui, au sein d’une (ou plusieurs) communauté(s) locale(s), veille à ce que soient assurés l’annonce de la Foi, l’entraide et la solidarité ainsi que le service de la prière, en relation avec l’Equipe Pastorale par le Conseil d’Unité Pastorale et en lien avec les autres Communautés ». (Acta 2004)

De façon un peu plus claire cette triple mission des Equipes Relais est la suivante :

Être proche de la communauté chrétienne, des gens qui la composent

Bien CONNAITRE les gens et ETRE CONNU et RECONNU d’eux (« Untel, untel, une telle, c’est notre Equipe-Relais »). Pour cela normalement il faut vivre dans la communauté chrétienne dont on est membre de l’Equipe-Relais. Il va sans dire qu’en cas de question ou de problème à résoudre dans la communauté, c’est l’Equipe-Relais qui doit être la première informée, puis elle prend en charge et seulement en cas de difficulté éventuelle elle en réfère au curé et à son Equipe Pastorale pour trouver ensemble des pistes de solution.

Veiller à ce que les choses se fassent localement : que les décisions soient mises en œuvre selon 3 axes : Annonce de la Foi, Solidarité et entraide, Liturgie et prière

Assurer le lien (comme le nom l’indique : « relais ») avec l’Equipe Pastorale, par le Conseil d’Unité Pastorale et avec les équipes à tâches (= Equipes constituées pour une tâche précise : la catéchèse, la liturgie, un agenda commun, la préparation d’une fête…)

L’Equipe-Relais n’est pas une équipe à tâche, mais peut créer des équipes à tâches.

Comme tout le Conseil d’Unité Pastorale, l’Equipe pastorale, le doyenné… peuvent le faire.

Concrètement, la triple mission de l’Equipe-Relais va se traduire en Cinq vigilances ou préoccupations, pour que la Communauté locale vive, annonce et célèbre l’Evangile en lien avec les autres communautés de l’Unité Pastorale : Trois sont essentielles : L’annonce de la foi, l’entraide et la solidarité, la prière et la liturgie. Les deux autres sont à leur service :

Le souci financier et économique et la coordination. Concernant la coordination, une personne au sein de l’Equipe-Relais doit en assurer la coordination, veiller à l’ouverture aux autres communautés locales ainsi qu’assurer le contact avec l’Equipe Pastorale de l’Unité. Normalement cette personne est sensée, accompagnée d’un autre membre de l’équipe, participer aux réunions du Conseil de l’Unité Pastorale. Cette personne aura la capacité d’animer une équipe, de susciter un travail en commun de mener un projet, et être apte à communiquer. Elle partagera, avec l’Equipe-Relais, le souci de tous pour une présence aux réalités du quartier ou du village, à la vie de la commune et, en particulier, aux jeunes et aux mouvements de jeunesse.

Quant à l’EQUIPE PASTORALE, elle pour mission d’animer pastoralement l’Unité Pastorale et d’en assurer la direction -si on peut dire ainsi- avec le curé qui en a la responsabilité. Elle est constituée du Curé, du Vicaire, de l’assistante pastorale et des laïcs associés à cette mission.

En conclusion, le Conseil d’Unité Pastorale, les Equipes-Relais et l’Equipe pastorale : ce n’est pas une structure vide, c’est comme un corps dont nous faisons partie chacun à notre place, chacun pour sa part dans des organes divers, et il y a une vie qui nous anime et nous relie les uns aux autres.

Oscar MUREKEZI, votre curé

25 confirmands pour notre Unité Pastorale

Infos de la semaine

Feuillets du 32ème dimanche du temps ordinaire

La confirmation est aux sacrements ce que l’Esprit Saint est à la trinité : on a beaucoup de mal à les définir, mais sans eux, il manque quelque chose d’essentiel. Et ça tombe bien, puisque lors de la célébration du sacrement, le confirmateur dit personnellement à chaque personne qui reçoit l’onction du Saint-Chrême : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu. » Peut-être que si l’on a tant de mal à le définir, c’est justement parce que ce sacrement est lié à l’Esprit Saint, dont Jésus lui-même disait : « Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » (Évangile selon saint Jean, chapitre 3, verset 8)

Mais est-ce un problème ? La foi est dissemblable des mathématiques car ce n’est pas une pure affaire de compréhension, elle est une relation à Dieu qui se vit et se découvre. Cette vie, cette découverte, nous les avons vécus avec 25 jeunes de 17 ans pendant un parcours qui a commencé en janvier de cette année 2019. Ce fut un groupe extraordinaire ! Ils ont eu de la joie à se rassembler une fois par mois pour découvrir divers aspects de la foi, de la prière, de la vie chrétienne. Avec l’équipe d’animation, nous avons vraiment perçu leur envie de mettre Dieu dans leur vie.

Et pour conclure ce parcours, nous sommes allés une semaine vivre avec la communauté de Taizé. Grâce à ces jeunes, ce fut pour moi le meilleur pèlerinage à Taizé que j’aie vécu. De la joie, de l’entraide, de la prière, des questions profondes, des fous rires, et tant de moments qui resteront gravés profondément dans nos mémoires.

Si vous voulez les découvrir, les rencontrer, ils recevront le sacrement de la confirmation ce samedi 16 novembre 2019 à 18h à l’église de Marie-Médiatrice. Venez nombreux et nombreuses pour les soutenir par la prière !

Thomas Sabbadini

NOTRE PRIERE AVEC L’EGLISE CELESTE NOUS OUVRE A LA COMMUNION AVEC TOUS LES DÉFUNTS !

Infos de la semaine

Feuillets de la célébration de la Toussaint
Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Sainte-Julienne

Feuillets de la célébration de Commémoration des défunts
Saint-Nicolas
Saint-Hubert

Feuillets du 31ème dimanche du temps ordinaire
Immaculée Conception
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Chaque année le mois de novembre commence avec la fête de la « TOUSSAINT » le 01 novembre et le jour suivant, le 02 novembre, la commémoration de tous les fidèles défunts ! Parlant de « Saint », chacun essaie de se faire son idée sur ce qu’un saint ou une sainte, mais j’ignore si nous avons suffisamment conscience que nous sommes tous appelés à la sainteté et celui qui nous y appelle n’est autre que le « Dieu-Saint !» 

Pour mieux comprendre, il est d’abord question de chercher à savoir qui est Dieu ! Pour cela il nous suffit de regarder Jésus qui nous dit « Tu veux savoir qui est Dieu ? Regarde-moi. Tu auras la seule image vraie de Dieu, mon Père. Regarde-moi vivre et tu sauras. Dieu n’est pas le dieu qui brandit la foudre, comme le Jupiter des Romains, mais il est le pauvre de cœur qui se fait le serviteur de tous. Il est un Dieu doux (« Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur »). Un Dieu compatissant. Un Dieu qui veut la paix et la justice en ce monde… »

Le missel sanctoral nous présente des saints. Il y en a même qui sont au- dessus du lot à qui, au cours de l’histoire, on a attribué des dévotions particulières et honorifiques de façon qu’on a aujourd’hui un certain nombre de modèles de sainteté ou de saints qui sont à la mode et très idéalisés et d’autres dont on parle à peine. Pourtant, quand on regarde de près la vie des saints et leur parcours, on s’aperçoit bien qu’ils sont tous différents les uns des autres. Avec leurs caractère et personnalité, guidés par l’Esprit, chacun s’est frayé son propre chemin qu’il a suivi jusqu’au bout, motivé par la seule et unique volonté de rendre témoignage au Christ et à son Evangile sans se soucier du reste, sans savoir même que cela allait leur valoir ce titre de « saint(e) » plus tard après leur mort !

Nous entendons beaucoup de choses à faire pour devenir saint, mais en réalité il n’y a pas un modèle unique de sainteté ! Donc si tu veux devenir saint(e), ne cherche pas loin ! Jésus nous fait un bon programme dans ce qu’on a appelé « les Béatitudes » ou « le Sermon sur la Montagne » (Mt 5, 1-13). Là il nous donne plusieurs pistes différentes qui peuvent nous ouvrir à la sainteté avec l’avantage qu’il ne nous demande pas de les mettre toutes en œuvre comme lui « le saint de Dieu » l’a fait et y est parvenu !

Si tu parviens à vivre intensément juste une seule piste qui te convient le mieux, tu peux t’estimer heureux car tu es sur la bonne voix de ta sainteté ! Tu peux vivre la pauvreté du cœur qui te permet de te décentrer de toi-même pour penser aux autres et leur bien-être, tu peux imiter la douceur de Jésus et éviter toute forme de violence, tu peux travailler à faire la paix déjà tout près de toi, tu peux vivre la miséricorde et ouvrir ton cœur à la misère des autres… Bref, c’est une invitation qui nous est adressée à toutes et tous, en tant qu’homme ou femme habitant ce monde, chrétien ou pas, à chercher chacun à être différent et à avoir le désir de travailler à faire un monde plus humain et plus fraternel ! C’est bien cela marcher sur le chemin de la sainteté et nous y sommes toutes et tous appelés !

Mais en fêtant les saints, L’Eglise n’oublie pas tous les autres défunts. Nous pensons bien entendu à tous les nôtres, des parents, des proches, des amis ainsi que toutes les personnes qui nous ont marqués à jamais par leur témoignage de vie, leur présence, leurs actions … J’en profite pour exprimer ma profonde sympathie à toutes les familles qui ont perdu quelqu’un cette année dans nos communautés. Le vendredi et samedi soir à Saint-Nicolas à Stembert et Saint-Hubert à Heusy nous avons eu la joie d’accueillir ces familles pour un temps de prière et de recueillement au cours de l’Eucharistie en mémoire de leur(s) et de tous les défunts. Nous continuons de prier ensemble avec ces familles pour que leur Foi soit plus forte et que leurs peine et chagrin ne soient pas sans espérance. Je rappelle qu’« On ne meurt que quand on est complètement oublié » : les nôtres qui nous ont quittés ont été arrachés à nos yeux, mais ils sont éternellement vivants en Dieu et dans nos cœurs.

Il est vrai qu’on ne cessera jamais de se poser des questions face à l’énigme de la mort qui reste toujours incompréhensible et scandaleuse, surtout quand elle emporte des personnes de tout âge : des nouveau-nés, des enfants qui s’ouvrent à la vie, des jeunes dans la fleur de l’âge sur qui de grands espoirs étaient fondés, des hommes et des femmes ayant un bon avenir devant eux … Oui, nous avons parfois l’impression que le ciel reste muet, mais ne perdons pas de vue le socle même de notre foi  : « Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils » (1Thes 4,14). Que cette conviction nourrisse notre espérance et notre prière.

Oscar MUREKEZI, votre Curé.

Fête de Saint HUBERT Bénédiction des animaux

Dimanche 3 novembre à Heusy

Au programme :

10h : messe festive      

11h : bénédiction des animaux

(chevaux, poneys, ânes, chèvres, chiens, chats, hamsters,…)

sur le parvis, devant l’église.

                     Apéritif offert à tous.

Bienvenue à nos amis les animaux et leurs maîtres !

Toussaint, tous saints ?

Infos de la semaine

Feuillets du 30ème dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Concrètement, que fête-t-on le 1er novembre ? Officiellement, c’est la solennité de tous les saints, ce qui a donné le nom courant de Toussaint. Outre les raisons historiques qui ont mené à sa célébration, cette fête est importante aujourd’hui pour 2 raisons.

D’abord, il n’y a qu’environ 365,24 jours par année. Or, selon les estimations, il y a entre 8000 et 40.000 saints et saintes. Il est donc assez compliqué de fêter chaque personne canonisée en lui réservant une journée. Si l’on devait les fêter chacun et chacune séparément, cela prendrait à l’Église une vingtaine d’années… C’est donc l’occasion de prier pour et avec chaque chrétien qui nous a précédé et dont l’Église a reconnu la sainteté. C’est déjà une raison suffisante.

Je me permets ici une petite digression. Lorsque l’on parle de sainteté, il arrive fréquemment de confondre avec la perfection. Cela est notamment induit par la recherche de l’héroïcité des vertus dans les procès de canonisation. Cependant, une personne n’est pas sainte parce qu’elle est parfaite, mais bien par sa recherche inlassable du Seigneur, ce qui se traduit notamment par des vertus remarquables. Nous avons de très nombreux exemples de saints au très mauvais caractère qui ont aimé Dieu et leur prochain.

Revenons au sujet de la fête de la Toussaint. La deuxième raison qui place cette fête comme élément essentiel de notre calendrier liturgique est la suivante : il est important de fêter les saints et les saintes ensemble. La sainteté n’est pas seulement un accomplissement personnel, c’est aussi un élément de la vie chrétienne communautaire. Nous fêtons les saints comme peuple qui a déjà rejoint le Seigneur. Nous sommes également appelés à la sainteté de manière communautaire. Notre Unité Pastorale, notre doyenné, notre diocèse, l’Église universelle sont appelés à la sainteté. Dieu nous y appelle ensemble. La sainteté n’est pas du chacun pour soi et Dieu pour tous. Être saint, c’est comme gagner la coupe du monde de football, ça se fait en équipe, tout en valorisant les vertus de chaque membre.

Alors, fêtons ensemble le peuple de Dieu qui est déjà auprès de lui, en priant pour que nous-mêmes, personnellement et communautairement, nous puissions suivre les traces de Jésus et être des saints et des saintes d’aujourd’hui.

Thomas Sabbadini