DANS LA JOIE PASCALE, LES FÊTES DES COMMUNIONS !

Infos de la semaine

Feuillets du Dimanche de la Divine Miséricorde

Immaculée Conception
Saint-Hubert

Chers Paroissiens, chers lecteurs,

Nous voici en plein Printemps, toujours dans le temps Pascal et donc dans la joie Pascale ! La joie de la victoire du Christ sur la mort, la joie de la vie que Dieu nous donne, la vie en nous et autour de nous : même s’il ne fait pas encore vraiment très chaud, le soleil se manifeste et brille généreusement, la nature se réveille tout autour de nous, les plantes, les fleurs, les potagers, les jardins… tout bouge et on se bouge naturellement, c’est la vie !

Puisque nous parlons du temps Pascal dans lequel nous sommes et comme ce 2ème dimanche de Pâques est appelé le Dimanche de la divine miséricorde, je voudrais rappeler que « Pâques est une bonne nouvelle du salut, Bonne Nouvelle de la Miséricorde. Car si le Christ a donné sa vie par amour pour sauver tous les hommes, c’est pour nous révéler le Père qui est miséricorde et qui rêve de chérir ses enfants ».

Je sais que le mot Miséricorde a été souvent mal compris surtout dans le sens où beaucoup le comprennent et le saisissent comme quelque chose de plus misérable, quelque chose qui évoque la piètre condition de l’homme et le poids de la misère que beaucoup portent au quotidien et donc, forcément, quelque chose qui laisse entendre la pitié qu’on implore !

Je crois que la Miséricorde est tout sauf ces préjugés, raison pour laquelle, bien entendu sans vouloir amoindrir ou minimiser les malheurs de notre monde auxquels sont confrontés beaucoup de jeunes, de femmes, d’hommes, de personnes âgées et isolées, le Pape François qui nous a offert l’année de la Miséricorde il y a trois ans nous encourage tous à en faire une Bonne Nouvelle. Cela veut dire que nous sommes appelés à nous émerveiller devant le mystère de la Miséricorde qui est « source de joie, de sérénité et de paix » et « condition de notre salut » (Bulle d’introduction du Jubilé, Miséricodiae Vultus §2).

« La Miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde ».

Dans cette même bulle le Pape François reprend ces paroles de Saint Thomas d’Aquin qui montrent que la Miséricorde, loin d’être un signe de faiblesse, est plutôt l’expression de la toute puissance de Dieu ; la toute puissance de Dieu et sa joie aussi comme on s’en aperçoit dans la parabole du Père au retour de son fils (Lc 15, 1-32).

C’est dans ce sens que Pâques, « Victoire définitive de la miséricorde divine sur tout le mal du monde », offre cette « force victorieuse de tout, qui remplit le cœur d’amour, et qui

console en pardonnant » Et Pâques nous appelle « à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde » (MV§9).

Il va sans dire que « désormais la crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion ». En d’autres mots, cela veut dire que « le temps est venu pour l’Eglise de retrouver la joyeuse annonce du pardon ; de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de nos frères. Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance » (MV§ 10).

C’est à nous, baptisés en Christ, qu’est confiée aujourd’hui sa mission. C’est à nous, en Eglise, de « vivre l’expérience de la miséricorde » et de « redécouvrir la joie de la tendresse de Dieu » pour y inviter aussi tous les hommes. »

Vous savez aussi que chaque année les fêtes des Communions au mois de Mai viennent prolonger et agrémenter la joie pascale, la joie de la victoire de l’amour sur la mort ! Cette année nous avons eu la joie d’accueillir et accompagner une jeune femme qui, au terme de son cheminement pour le baptême, a été baptisée pendant la Vigile Pascale, et puis parmi les 112 enfants en scolarité qui nous rejoindront à la table du partage du pain de l’Eucharistie, le pain de vie, le Corps du Christ en ce mois de mai, il y en a 10 qui n’étaient pas baptisés et qui l’ont été dernièrement avant de recevoir la 1ère  de leurs Communions.

Quant à ceux qui sont prêts pour leur profession de foi, ils sont au nombre de 49. Juste pour rappel, nous avons 24 jeunes qui ont demandé à être confirmés et qui le seront au mois de novembre prochain.

C’est vraiment une chance et une grâce pour notre Unité Pastorale car j’espère que pour eux ce n’est pas un aboutissement et une fin mais plutôt un nouvel élan pour que la belle aventure continue avec Jésus, avec le Seigneur ! Pour cela, j’espère donc que ces enfants et ces jeunes continueront de rejoindre leurs ainés dans la foi que vous êtes, que soit lors des offices dominicaux ou autres rendez-vous de prière, de partage de la Parole et de tout ce qui nous fait vivre spirituellement. Je vous encourage à leur faire bon accueil et à leur témoigner votre soutien pour qu’ils se sentent vraiment à leur place au sein de nos communautés.

C’est grâce à notre soutien, notre écoute et notre attention à eux qu’ils auront envie de faire vraiment « communion » avec le Christ, c’est-à-dire s’approcher de lui, se nourrir de sa Parole et mener leur vie à sa lumière. C’est aussi comme cela qu’on découvre davantage le Christ, qu’on s’attache à Lui jusqu’à ne faire plus qu’un avec Lui comme Saint Paul le dit bien : « …si je vis ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ! » (Gal 2, 20).

Disons qu’ils auront pris conscience que « communier » au Christ engage à aimer et se mettre au service des autres et que l’amour que le Christ nous demande de témoigner doit être vécu et partagé à travers l’engagement et le service aux autres, à l’exemple de Jésus lui-même, c’est-à-dire permettre aux autres, non seulement nos proches et nos cercles d’amis, mais aussi à tout être humain, d’avoir la joie de vivre et se donner pour qu’ils puissent l’avoir vraiment !

J’en profite pour exprimer ma profonde gratitude à toutes les mamans et papas catéchistes ainsi que toutes personnes engagées ou qui rendent un service ponctuel d’une manière ou d’une autre dans l’annonce de la foi à travers la catéchèse et autres lieux de rencontre ou de prière. Comme il y a beaucoup de travail, un tout grand merci pour leur disponibilité, pour le temps qu’ils y consacrent, pour l’énergie qu’ils y mettent…

Enfin, rendons tous grâce au Seigneur pour le don des sacrements qu’il a institués lui-même et confiés à l’Eglise. Ils nous fortifient et grâce à eux nous participons à la vie divine en devenant témoins du Christ – Amour ! Prions également pour que, cette nouvelle adulte baptisée, tous ces jeunes confirmands et ces enfants qui ont voulu signifier leur attachement à Jésus -Christ par la 1ère des Communions ou la Profession de Foi, par la grâce de leur baptême et leur communion au Christ, ils puissent Lui être des témoins vivants et crédibles dans leur famille, leur communauté et d’autres lieux de rencontre avec les autres.

Oscar MUREKEZI, votre Curé

 

« IL est ressuscité » Alleluia ! IL est vivant ! IL est présent !

Infos de la semaine

Chers paroissiens, chers lecteurs et amis de l’Unité Pastorale Notre Dame du Magnificat Verviers-Sud »,

Au terme de quarante jours de Carême commencé le Mercredi des Cendres, c’est en ce 3ème week-end du mois d’avril que nous célébrons la grande fête chrétienne, la plus grande des fêtes, la fête de Pâques.  Nous venons de vivre le Triduum Pascal qui débouche sur le Dimanche de Pâques en passant par le soir du Jeudi Saint, jour de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce lorsque Jésus partagea son dernier repas avec ses apôtres ; puis la Passion du Christ le Vendredi Saint, jour qui nous rappelle son arrestation, son agonie – c’est-à-dire son combat ultime en engageant tout son être, son corps et son esprit- et sa mort sur la croix, puis la veillée pascale qui constitue le point central et l’aboutissement du triduum car nous célébrons la Résurrection de Jésus, c’est-à-dire la victoire de l’amour sur la mort.

C’est un temps de joie et d’exultation qui s’ouvre devant nous donc et qui va se prolonger pendant une cinquantaine de jours, ce qu’on appelle le temps pascal qui se termine avec la fête de la Pentecôte, fête du don de l’Esprit-Saint aux disciples du Ressuscité, mais aussi un événement qui a marqué la naissance de l’Eglise missionnaire.

Pendant tout ce temps, il s’agit bien entendu de la « Résurrection » du Christ qui nous rend heureux et joyeux et c’est ce que nous évoquons et revivons dans chaque célébration de l’Eucharistie. Mais en même temps il y a notre joie, c’est-à-dire la joie de l’homme qui se sait désormais sauvé de la finitude et du néant après sa mort, car la résurrection de Jésus offre à l’homme une ouverture à la vie même de Dieu, et c’est cela sa destinée. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre le salut que Dieu nous donne par son Fils Jésus, « premier né d’entre les morts ».

Parlant justement du salut qu’il nous obtient, il faut rappeler que c’est à travers toute sa vie que le Christ nous sauve, une vie d’amour donné et offert de diverses manières aux hommes avant d’envoyer le signe le plus extrême, celui du sacrifice de son corps et de sa vie sur une croix ! C’est une vie qui est passée par la souffrance et la mort certes, mais qui a culminé dans la Résurrection, victoire de l’amour et de la vie sur la mort.

Mais pour moi il y a un autre élément qui attire toute mon attention quand je réfléchis sur cet heureux événement de la Résurrection : en célébrant notre foi au Christ Ressuscité, nous célébrons aussi et surtout la Foi de Jésus. « Nous célébrons la foi, c’est-à-dire la confiance totale et indéfectible de Jésus en son Père à qui il a rendu son Esprit en cette heure de confusion et d’obscurité sur le Golgotha et de qui il l’a reçu à nouveau dans la lumière du Premier Jour ».

Pour moi tout cela devrait nous amener à prendre suffisamment conscience que croire en Jésus Ressuscité et en sa foi ne doit pas rester quelque chose d’abstrait ou quelque chose qui ne demande qu’une vague adhésion de notre cœur ! Croire en Jésus et sa foi c’est aussi croire comme Lui, c’est-à-dire travailler à la réalisation du Royaume qu’il a annoncé et qu’il est venu inaugurer.

Après les premiers témoins de la résurrection qui ont vu et qui ont cru, le Christ Ressuscité lui-même est apparu à ses apôtres et le message clé des récits de ses apparitions est cette affirmation : « Il est vivant », « il est présent ».  Ce message vaut la peine d’être répété et répercuté encore aujourd’hui : même au sein de l’obscurité et des confusions de notre monde et de celle de nos vies personnelles, il est présent et vivant et il nous appelle non seulement à ne jamais perdre foi en la vie, mais aussi à nous consacrer tout entiers à travailler à sa pleine et définitive victoire sur le Mal.

En définitive, nous pouvons dire que croire en la résurrection, c’est accepter de toujours recommencer à créer du neuf, à créer de la vie, à sortir, c’est nous engager dans les chemins nouveaux qui s’ouvrent à nous, c’est être créateurs de nouveaux rapports humains, familiaux, sociaux, politiques… Oui c’est aujourd’hui que nous pouvons sauver la vie de ce qui l’avilit, faire des choses bonnes et belles, des gestes généreux qu’on a envie d’éterniser…

Je souhaite à chacune et chacun de vous de vivre intensément ce temps Pascal et d’entrer avec joie dans la dynamique de l’espérance qui nous tourne vers la vie. Soyons les acteurs de notre vie, éclairés par la foi, guidés par l’espérance, portés par la charité.

Redisons-le : « Christ est vraiment ressuscité, Alléluia » ! Par sa résurrection, il nous donne la vie.

Saintes et Joyeuses Fêtes Pascales à chacune et chacun de vous.

Oscar MUREKEZI, votre curé.

 

Déjà la Semaine sainte !!!

Infos de la semaine

Feuillet du 6ème dimanche de Carême

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Quarante jours pour préparer cette Semaine, la belle Semaine, la grande Semaine celle qui, au fil des jours, va nous conduire à Pâques. La grande Semaine non pas parce qu’elle a plus de jours que les autres, ou parce que les jours sont composés d’un plus grand nombre d’heures, mais à cause de la sainteté des mystères que l’on y célèbre. (Saint Jean Chrysostome). Nous sommes au cœur de la commémoration annuelle des souffrances du Christ mais est-ce seulement une commémoration ?…Semaine qui nous fait passer de l’acclamation de Jésus comme roi et Seigneur dans une liesse collective au drame de la passion et de la crucifixion. Cette Semaine est la porte d’entrée de cette grande joie qu’est la résurrection.

Durant le Dimanche des Rameaux, nous acclamons Jésus, nous le suivons mais la liturgie nous ramène vite à nos réalités par la lecture de la Passion. Serons-nous prêts alors à le suivre jusqu’à la croix, c’est ce que nous proposent les offices de la Semaine sainte? Le Lundi Saint rien de particulier dans la liturgie, dans notre unité pastorale un grand moment à vivre, celui du sacrement de la réconciliation. Nous pourrons aller à la rencontre de notre Père miséricordieux qui nous accueille à bras ouverts. Mercredi Saint, messe Chrismale à la cathédrale de Liège où les prêtres renouvellent leur engagement, les prêtres et les diacres jubilaires sont aussi félicités et remerciés. Notre évêque consacrera aussi le Saint-Chrême et les huiles saintes. Nous voici déjà à la porte du triduum pascal. Le premier jour commence le jeudi soir, comprend toute la journée du vendredi jusqu’à la mise au tombeau. Le deuxième jour commence le vendredi soir et se prolonge jusqu’à la Vigile Pascale. Le troisième jour, jour de la résurrection commence le samedi soir au début de la nuit et se prolonge tout le dimanche. Le jeudi soir c’est la dernière cène, Jésus en prenant le pain et le vin avec la grâce du Père offre son corps et son sang pour le salut de l’homme.
Avant cela il nous rappelle l’importance du service en lavant les pieds de ses apôtres. Tout cela, nous pourrons le vivre aussi et le prolonger par un temps d’adoration restant fidèles à cette parole : « Demeurez ici et veillez ».
Le Vendredi Saint dans une démarche de pénitence et de conversion, l’Eglise nous invite au jeûne. L’après-midi nous pourrons prier dans chaque église le chemin de croix, méditation mais aussi partage de la souffrance du Christ nous ramenant à nos propres souffrances qu’il emporte avec lui. La journée se termine par l’office de la passion durant laquelle nous vénérons la croix, cet instrument de torture devenu signe de l’amour infini de Dieu pour l’homme, Dieu respectant jusqu’au bout son alliance avec le monde.

Après cette grande Semaine nous sommes prêts maintenant à accueillir durant la vigile pascale la joie de la résurrection inondant le cœur de chacun tout en réveillant notre espérance la plus profonde.

 

Christian LEDY.

 

Profession de foi

Infos de la semaine

Feuillets du 5ème dimanche de carême

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Ce dimanche 7 avril, nous partons avec une cinquantaine d’enfants et une bonne quinzaine d’animateurs et de catéchistes pour la retraite de profession de foi. C’est toujours un beau moment pour de nombreuses raisons, mais j’aimerais ici m’attarder sur le sens de vivre systématiquement ce temps aux alentours de Pâques.

Fêter Pâques, c’est fêter la résurrection de Jésus, j’espère que ce n’est une nouveauté pour aucun lecteur habituel de ce feuillet. Ce mystère fondateur de notre foi est mis en valeur par des nombreux signes et rites qui nous en rappellent particulièrement deux aspects : le déroulement chronologique des évènements de la passion de Jésus et les implications concrètes de la résurrection dans nos vies. Ce deuxième aspect est surtout mis en œuvre dans la veillée pascale par tous les signes qui rappellent le baptême. En effet, le sacrement du baptême est le passage vers une vie nouvelle avec Jésus Christ mort et ressuscité. D’ailleurs, le mot Pâques vient de l’hébreu ,     qui signifie passage. Ainsi, cette fête qui nous aide à nous souvenir de notre baptême est le moment de l’année liturgique qui résonne le mieux avec la célébration du sacrement. C’est ainsi que les adultes sont habituellement baptisés à Pâques. Nous aurons la chance cette année de vivre le baptême d’une adulte, Cécile Mignolet, lors de la veillée pascale de Marie-Médiatrice.

Et notamment, le rite préparatoire du baptême qui est indispensable pour recevoir ce sacrement, c’est la profession de foi. Proclamer sa foi, c’est dire que l’on croit que Christ est ressuscité, que cela a un impact dans sa vie et que l’on veut rejoindre la communauté de ceux qui en vivent. C’est pourquoi, après que le catéchumène a proclamé sa foi, le célébrant dit : Telle est notre foi. Telle est la foi de l’Église que nous sommes fiers de proclamer dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Amen. Immédiatement après ces mots, on procède au baptême.

La profession de foi est donc un rite profondément baptismal. C’est également un rite communautaire. La profession de foi est toujours proclamée par toute l’assemblée, tant à Pâques que chaque dimanche de l’année. Évidemment, les enfants qui vont faire leur profession de foi vont se réapproprier le texte et en composer un plus personnel.

Cependant, lors des célébrations de profession de foi, après avoir lu leur texte, toute l’assemblée avec les enfants proclameront ensemble leur foi commune.

Nous avons ici deux éléments qui ont un sens particulièrement poussé à Pâques : le rappel du baptême et la proclamation commune de notre foi en la résurrection de Jésus. C’est pour toutes ces raisons que je nous invite à porter particulièrement dans la prière ces enfants qui vont vivre leur retraite de profession de foi, ainsi que Cécile qui se prépare au baptême. Belle montée vers Pâques à chacune et à chacun !

Thomas Sabbadini