L’AVENT, UN TEMPS MARIAL PAR EXCELLENCE

infos de la semaine

Feuillet du 3ème dimanche de l’Avent
Saint-Hubert

Nous voici déjà au troisième dimanche de l’Avent. Dans la joie nous avançons à la rencontre du Seigneur Jésus qui vient. Cette brève période de quatre semaines résume la très longue histoire de la marche entre Dieu et les hommes, histoire ponctuée d’autant de rebondissements et ruptures de relations, mieux d’alliances entre eux. Durant le temps de l’Avent, la liturgie célèbre fréquemment et d’une manière particulière la bienheureuse Vierge Marie. Pour preuve, nous avons célébré, la semaine qui s’achève, la fête de l’Immaculée conception et un certain nombre des évangiles de la férie privilégiée de l’Avent ne manquera de souligner le rôle combien important de celle-ci dans l’avènement et la naissance du Sauveur.

L’Avent est un temps essentiellement marial. Si le début de l’Avent célèbre l’attente du retour du Christ, la fin du monde, la Parousie, tout en insistant que Dieu est fidèle en ses voies, elle indique aussi que cette attente du retour du Christ se vit également avec Marie. Pour tous les chrétiens, l’Avent est la période qui précède Noël, et rappelle donc l’époque  où la Vierge Marie attendait l’enfant Jésus. Le temps de l’Avent précise bien que Marie, comme toute mère, a attendu la naissance de Jésus, plus encore qu’elle a vécu cette expérience humaine à la fois si courante et si extraordinaire, d’une femme    portant un enfant dans son ventre.

Pendant l’Avent, la figure de la Vierge Marie, confortée par la solennité de son Immaculée conception, l’évangile de l’Annonciation avec saint Luc, l’Annonce faite à Joseph selon Matthieu et bien d’autres épisodes, se trouve au centre des événements et font d’elle une actrice majeure   et relève l’attitude de foi et d’humilité dont Marie de Nazareth fit preuve en adhérant totalement et avec empressement au plan du salut de Dieu. Marie est présente dans les événements de grâce qui précédèrent la naissance du sauveur.

Par son Immaculé conception, le mystère de Marie illumine l’Avent. La Vierge est l’accompagnatrice idéale durant le temps de l’Avent, parce qu’avec elle l’attente de Jésus Christ se fait plus ardente, plus passionnée, plus charnelle aussi. En effet, avec Marie, l’espérance est d’avantage qu’un sentiment ou qu’une conviction : elle a les traits d’une personne.

Il y a plus : avec saint Joseph et saint Jean Baptiste, la Vierge Marie est le personnage des Évangiles qui opère la jonction entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Marie a un pied dans la première Alliance, et un pied dans la Nouvelle. Cette position privilégiée de Marie est riche d’enseignements pour les dévots de la Mère du Christ et fait d’elle la porte d’entrée du Fils éternel dans notre humanité.

Le Sauveur n’est pas un corps étranger greffé sur l’humanité. Il est l’un de nous. Et cette parenté, c’est à la Vierge que nous la devons. Grace à elle, qui fut sa mère selon la chair, Jésus est un homme assumant pleinement notre condition.

Vivre le temps de l’Avent avec Marie suppose au préalable de ne pas mettre le Christ au boisseau de Marie. Ce temps de l’Avent  est certes marquée par la figure de Marie mais il n’est pas réductible à elle   à cause du mystère central  de Noël. Pour vivre le temps de l’Avent avec Marie, il faut accepter de comprendre le chemin qu’elle a parcouru dans ce temps-là : un chemin de foi et d’humilité d’un côté, un chemin de disponibilité et de partage de l’autre. Ce sont là quelques qualités que nous pouvons imiter .

Marie, toi qui faisais corps avec ton peuple dans son attente du Messie

Toi qui a vécu cette attente dans ton jeune cœur de femme

Toi qui a répondu ‘’oui’’ au projet que le Seigneur voulait réaliser par toi

C’est de ton corps naîtra l’enfant Saint, le Fils de Dieu.

Me voici pour apprendre de toi à faire ‘’corps’’ avec le monde d’aujourd’hui

Que je laisse crier en moi ses souffrances, ses attentes, ses espoirs.

Et, si un appel précis m’est signifié, donne-moi de dire ‘’oui’’ comme toi

Pour laisser advenir le règne de ton Fils Jésus dans ce monde.

Bonne préparation à tous avec Marie.

Abbé André Vital LUKOJI.

L’AVENT, EST-CE DE LA ROUTINE ?

Feuillet du 2ème dimanche de l’Avent

Infos de la semaine

Horaire des messes pour janvier et février

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Dernièrement quelqu’un m’a demandé pourquoi chaque année l’Eglise ramène toujours les mêmes choses, les mêmes histoires, les mêmes paroles… bref « il n’y a aucune nouveauté dans votre vielle Eglise » me disait-il !

J’en ai déduit que pour cette personne, même ce temps de l’Avent que nous avons commencé dimanche dernier c’est de la routine. Il peut y avoir pas mal d’autres qui pensent comme elle sans le crier dessus le toit !

Pourtant, si l’Eglise nous propose ce temps d’Avent, c’est qu’il a toute son importance. Nous savons tous qu’avec l’Avent l’Eglise nous invite à tourner nos regards vers le Christ qui vient à Noël, mais cette fête de Noël elle-même nous rappelle la première venue du Christ dans notre monde, l’« EMMANUEL », « DIEU AVEC NOUS » d’où toute cette effervescence et ces réjouissances. Nous nous savons aimés de Dieu à ce point ; un Dieu qui se fait si petit, si humble et si pauvre, bref, un Dieu qui se fait l’un de nous !

Mais l’Eglise, peuple de Dieu en marche, se soucie de tous ses enfants, la communauté des baptisés. En effet, notre monde étant ce qu’il est, il nous impose son rythme et ses divers modes. Malgré nous, chacun essaie tant bien que mal de suivre ce rythme au risque de finir par oublier ce qui est essentiel pour nous et notre vie. Nous vivons dans une forme d’insouciance, sans penser à rien d’autres que la gestion du train-train du quotidien.

Bien entendu, ni le Christ lui-même ni l’Eglise ne nous imposent une vie où nous serions totalement déconnectés du monde et de la vie de tous les jours avec toutes ses composantes : le travail, les obligations familiales et professionnelles qui nous incombent, les loisirs et les moments de détente…, tout cela est nécessaire pour notre équilibre humain.

Seulement, ce que fait l’Eglise c’est d’éveiller notre conscience et orienter nos regards vers une autre réalité : Noël, c’est Jésus qui est venu au monde, mais le même Jésus continue de venir dans notre vie de tous les jours avant son grand retour dans la gloire, de façon surprenante et inattendue, car personne ne connait ni l’heure ni le jour.

Prsonnellement je dirais que peu importe quand, le plus important est d’éviter d’être trop accaparé par nos autres préoccupations et ne pas le voir, l’accueillir et bien sûr faire de Lui notre compagnon de tous les jours parce que justement il est là chaque jour. Mais il faut absolument ouvrir aussi les yeux de notre cœur pour le voir, d’abord dans la prière qui nous ouvre à une relation intime avec lui ; ce qui nous permet aussi de rester dans sa proximité !

Ensuite, il y a toute une série de questions à se poser : En tant que baptisé, qu’est-ce que je fais de mon baptême qui m’a configuré au Christ ? Et si je reconnais Jésus qui se donne à moi dans sa Parole et dans le pain de l’Eucharistie, est-ce que je le laisse vraiment transformer ma vie ? Est-ce que je le laisse vraiment changer le regard que je porte sur les autres ? Est-ce que cela me permet d’abord de reconnaitre son visage par exemple dans celui d’une personne malade, une personne qui a faim, une personne en prison etc… ensuite, me laisser émouvoir et poser des gestes concrets de la solidarité humaine dont elles ont besoin et qu’elles attendent de moi ?

Voilà, le temps de  l’Avent, ce n’est pas de la routine ! L’Avent nous prépare non seulement à Noël, mais au retour glorieux du Christ et donc à la rencontre ultime avec Lui. L’Eglise nous invite à cette vigilance pour ne pas être surpris par ce retour du Seigneur tout en spécifiant que la meilleure manière de vivre cette vigilance c’est de laisser le Christ habiter notre temps et nos journées, puis avoir l’humilité d’agir avec lui et par sa grâce sur tout ce qui doit changer dans notre vie, notamment en rejetant toutes les formes d’égoïsme et d’indifférence, mais aussi en renonçant à tous les comportements qui ont tendance à nous détourner de Dieu et des autres.

Bon temps d’Avent à toutes et tous.

Oscar MUREKEZI, votre Curé

Faire le point entre C et A

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Feuillets de la fête du Christ Roi
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Le mois dernier, nous nous sommes retrouvés lors d’une célébration communautaire qui fut aussi notre journée de rentrée pastorale.

Au vu des conditions sanitaires que nous avons connues, cela ne s’était plus produit depuis un certain temps. Quel bonheur de pouvoir se retrouver et échanger ensemble lors d’un moment plus festif.

Nous espérons pouvoir réitérer d’autres célébrations communautaires pour permettre à tous les paroissiens de notre Unité Pastorale de se retrouver, tous ensemble.

Depuis, de nouveaux chemins ont repris notamment pour des jeunes paroissiens. Pour vingt jeunes adolescents de notre Unité Pastorale, le point culminant est la célébration de leur confirmation ce samedi à l’église de Marie Médiatrice en présence de Monseigneur Delville. C’est un pas important dans leur vie de chrétiens. Félicitations à ces jeunes qui ont choisi de continuer leur chemin dans les pas du Christ.

Ce week-end, c’est la fête du Christ Roi de l’Univers. Avant Vatican II, elle était célébrée le dernier dimanche d’octobre. Depuis, c’est le dernier dimanche de l’année liturgique. C’est une Solennité, c’est-à-dire une célébration liturgique de grande importance.

Nous terminons l’année liturgique C qui mettait en évidence l’Evangile de Luc pour entrer dans l’année A qui nous fera redécouvrir l’Evangile de Mathieu. Ce week-end marque la fin d’une année avant le début d’une autre. Pourquoi ne pas en profiter pour faire le point…

Quand on termine un projet, on se retrouve pour voir ce qui s’est bien passé, ce qui est à améliorer, ce qu’on aurait pu faire…. Nous pourrions faire de même avec la place que nous avons laissé au Christ dans notre vie de chrétiens. Tel un premier janvier qui nous apporte toujours un lot de bonnes résolutions, nous pourrions faire de même avec notre relation à Dieu. Réfléchissons aux bonnes résolutions à prendre et que nous essayerons de tenir avec l’aide et la grâce du Seigneur.

Le temps de l’Avent qui commencera le week-end prochain est un temps d’attente. Il nous permet de nous préparer à la venue de Jésus à Noël. L’histoire raconte que Jésus est né dans une crèche. Et si on transportait cette histoire à aujourd’hui ?
Et si la crèche était notre cœur qu’il faut préparer à recevoir au centre de celui-ci le plus important ? Nous pouvons nous préparer à accueillir celui qui nous aidera à tenir nos bonnes résolutions de la nouvelle année liturgique. Prendre le temps ce week-end de voir ce que l’on souhaite améliorer et ainsi devenir meilleur de jour en jour.

Laissons-nous guider par notre Christ Roi sur le chemin de la nouvelle année

Isabelle Lamblotte, assistante paroissiale

Une fête paroissiale, source de convivialité

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Comme chaque année, le week-end passé, avait lieu à Mangombroux la fête paroissiale qui débute le vendredi soir pour se terminer le dimanche après-midi.

Celle-ci est organisée par l’ASBL des œuvres paroissiales qui gèrent les locaux des mouvements de jeunesse et la salle sous l’église. Même si le côté financier est important et nécessaire pour payer les assurances, maintenir les locaux aux normes pour que les jeunes y soient en sécurité, je préfèrerais m’attarder sur le côté citoyen et convivial de l’événement. Il faut quand même signaler que le bénéfice de cette fête est nécessaire pour boucler le budget de l’année.

Un tel événement n’est pas possible sans le dynamisme d’une équipe de plus ou moins quinze personnes qui organisent, gèrent la logistique, la communication, les différentes activités plus variées les unes que les autres allant d’une soirée Quizz à un dîner familial en faisant le détour par un jogging, des concerts, une cave à bières, une bourse aux jouets, une brocante : quelle diversité !

Mais quinze personnes ce n’est pas suffisant, alors on fait appel à des anciens des Unités scoute et guide, aux membres des staffs, aux animés, à certains parents, ce qui génère un climat de convivialité en retrouvant un sens du service et une fraternité que l’on a connue dans les mouvements de jeunesse. Un jeune, ancien chef, me disait : « J’ai pris deux jours de congé au boulot pour préparer et assurer avec d’autres la logistique, ce qui représente le transport du contenu de cinq petits camions. (Château gonflable, jeux pour la fancy-fair, tonnelles, scène et matériel sono pour les concerts…). Mon meilleur souvenir c’est d’avoir partagé tout cela avec mon père. »

Cette fête fait aussi apparaître les richesses culturelles et insoupçonnées de notre quartier, les artistes qui se sont produits sur la scène habitent tous à moins de deux kilomètres de l’église.

Le dimanche matin, certains habitants de la rue Darimont accompagnés d’autres brocanteurs sortent quelques objets pour les vendre lors de la brocante. Ils échangent quelques mots, savourent une tasse de café ou boivent un bon verre ensemble, voilà encore une autre forme de convivialité.

Chaque année, cette fête rencontre un plus grand succès et prend de l’expansion, nous pouvons tous nous en réjouir. N’est-ce pas aussi pour nous qui fréquentons l’église de l’immaculée Conception l’occasion de l’ouvrir et de l’intégrer dans cette fête, faire la messe le dimanche matin, ce qui éviterait le désagrément causé à certains par la musique de l’après-midi. Au sortir de la messe, aller partager un apéritif ou même le repas et que sais-je encore ? Certains moments de cette fête pourraient devenir des moments où nous ferions Eglise parce que nous rencontrerions des frères chrétiens – ou pas – pour améliorer la convivialité de notre société et par notre vécu révéler la grandeur du message chrétien.

Voilà une fête bien réussie et pleine de promesses où beaucoup de personnes s’investissent et qui ne sont pas avares de nouvelles idées.
Accueillons ces initiatives comme des cadeaux permettant à plus de 400 jeunes de vivre des moments épanouissants qui les marqueront pour toute leur vie.                             

Sommes-nous des assemblées dominicales significatives?

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Feuillets du 26ème dimanche du temps ordinaire
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Sainte-Julienne

Lors des messes de la semaine passée, notre curé Oscar nous faisait part d’une décision prise en concertation avec l’équipe pastorale de conserver l’horaire des vacances pour les messes dominicales et ainsi retrouver des assemblées plus significatives.

Ce qui a précipité cette décision est notamment l’augmentation du coût de l’énergie et notre devoir de soutenir les fabriques d’église face à cette problématique.

Cela a nourri chez moi une réflexion que je voudrais vous partager dans cet édito.  Quand nous entendons « réduction des messes » nous pensons spontanément manque de prêtres. Mais est-ce l’unique raison ? Depuis cette période maudite de covid, nous avons vu nos églises se vider; à l’époque cela était nécessaire pour lutter contre ce virus mais nous espérions retrouver la situation d’avant covid quand celui-ci serait moins agressif. Force est de constater que ce n’est pas encore le cas, des craintes existent encore, de nouvelles habitudes sont prises. Certes le manque de vocation a une influence mais à quoi servirait d’avoir trois messes le dimanche matin dans une même église (situation que nous avons connue dans notre jeunesse) s’il y a une assemblée clairsemée pour faire communion avec le prêtre ?

La situation n’est pas nouvelle et elle préoccupait l’évêque de l’époque monseigneur Jousten qui, en 2006 avec son vicaire général et aidé de la réflexion du service liturgie, publia un document sur nos assemblées dominicales significatives.

Pourquoi nous rassemblons-nous le dimanche et qu’est-ce qu’une assemblée significative ?

Le vicaire général nous disait : « l’assemblée dominicale est un haut lieu de l’identité chrétienne individuelle et communautaire. Répondant à l’appel de son Seigneur, nous sommes convoqués à faire Eglise et à célébrer le Christ ressuscité. ». C’est donc un acte de nature et de portée communautaire : comme membre du corps du Christ.

Après ce petit rappel, il est bon de se poser la question : qu’est-ce qu’une assemblée significative ? Cette question est de l’ordre du discernement et ne répond en rien à un critère mathématique mais plutôt quand nous nous rassemblons, sommes-nous signes du Royaume? C’est d’autant plus facile de l’être si nous sommes nombreux et diversifiés. Une assemblée significative est une assemblée participante et non une assemblée consommatrice, une assemblée qui se prend en charge par les différentes compétences que l’on y rencontre, n’obligeant pas le prêtre à cumuler les tâches et les services. Comment la communauté qui se rassemble s’intègre-t-elle dans les dimensions de la mission de l’Eglise (annonce de la foi, catéchèse, solidarité) ? Une assemblée qui fait preuve d’ouverture et de possibilité d’accueil les uns avec les autres mais aussi avec des personnes extérieures à nos communautés. Une communauté capable de soigner et de faire vivre la liturgie et enfin une communauté menée par un pasteur qui est partie prenante de la vie de celle-ci.

Cette chronique n’a qu’un seul but : se rappeler l’importance de faire communauté et d’y vivre. Dans notre unité pastorale, nos communautés sont encore bien vivantes et remplies de ressources, il nous faut reprendre courage cela dépend de notre survie. Ni l’augmentation du coût de l’énergie ni le manque de vocations ne seront des raisons suffisantes pour rassembler nos communautés dans des mégas unités pastorales. Alors que nous allons recommencer une nouvelle année, laissons-nous porter par l’Esprit-Saint et faisons nôtre la maxime de Sainte Mère Teresa qui nous disait « yalla », c’est-à-dire en avant.

                                                                                                                         Christian Ledy.