La Veillée pour la Vie, un moment rempli d’émotion

Infos de la semaine

Feuillets du 2ème dimanche de l’Avent

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Lundi dernier, nous étions une soixantaine de personnes à l’église Notre-Dame des Récollets pour prier pour la vie.

En cette période de l’Avent, c’est à l’initiative de Saint-Jean-Paul II suivi par le pape Benoît XVI et notre pape François premier que des veillées de prière pour la vie sont vécues dans une grande partie du monde.

La vie est sacrée car si elle est le fruit d’une rencontre entre un homme et une femme, souvent vécue dans l’amour, elle est toujours la continuité de la création de Dieu lui-même. Rappelons-nous la Genèse où il est écrit que l’aboutissement de la création c’est l’homme : « Dieu forma l’homme et Il souffla dans ses narines une haleine de vie (Gn 2,7). » La vie est donc cadeau pour l’homme, cadeau sanctifié par Dieu.

La vie est création, la vie est espoir, il suffit de se rappeler la joie et l’engagement d’une famille quand celle-ci attend un enfant. La vie est un don parfois négligé par la bêtise, la méchanceté de l’homme qui peut aller jusqu’à enlever cette vie. Chaque vie vaut la peine d’être vécue car elle est unique et Dieu aime chaque homme ; c’est cet amour qui doit nous donner confiance et espoir. Nous sommes tous ses enfants et la responsabilité de l’homme est de faire en sorte que notre monde soit plus équitable pour chacun.

C’est par nos gestes de bienveillance et de compassion, par nos prières que nous pouvons être les garants de la vie.

Avec Marie et au travers de l’Evangile de la Visitation nous nous sommes mis en route et, comme Elisabeth, nous avons senti l’importance de la vie de Jésus offerte pour nous. Cela s’est matérialisé par l’exposition du Saint-Sacrement. Par sa présence, des intentions nous sont venues à l’esprit, nous les avons écrites sur un papier que nous avons déposé à ses pieds.

Comme Marie, nous nous sommes mis en route vers la Vie. Tout cela a ranimé en nous des petites flammes matérialisées par un lumignion que chacun a pu déposer au pied de l’autel.

L’émotion était intense dans l’assemblée et elle fut affichée de façon bien visible par certains. Des intentions de remerciement à travers lesquelles ont été confiés les familles, les enfants qui sont tous signes d’espoir dans notre monde, mais aussi les autres enfants dont la vie a été interrompue, naturellement, accidentellement ou artificiellement. Nous avons aussi prié pour les personnes qui souffrent et qui s’enfoncent dans le désespoir allant jusqu’à demander d’être aidées à partir vers un monde meilleur.

Des témoignages de vie nous ont émus, comme par exemple celui d’avoir accepté un enfant différent redonnant à toute la famille un nouvel élan en ramenant chacun aux réalités de la vie ; ou encore le témoignage d’une jeune fille qui, après quelques mois de grossesse, perd son enfant dans une fausse couche et qui, quelques années plus tard, aura la joie de donner naissance à d’autres enfants.

Pour la soixantaine de chrétiens présents, ce moment fut l’occasion de remercier pour la vie, de remercier pour ce don de la vie éternelle, l’occasion aussi pour certains de venir soigner une blessure bien présente au fond d’eux-mêmes, l’occasion aussi de témoigner de l’espoir que nous avons dans la vie et dans l’homme qui tout doucement prend conscience de l’importance de préserver la création. Création qui nous a été offerte comme signe de l’amour et de la confiance infinie du Créateur lui-même en l’homme.

Toute cette prière fut rythmée par le chant que le groupe de prière de l’Emmanuel nous entraînait à reprendre avec lui.

Le mot clé de cette semaine de l’Avent qui vient de s’écouler est « juger », juger pour discerner et non pour condamner, c’est cela aussi que cette prière nous a permis de réaliser.

Ce fut un très beau moment, nourrissant notre chemin d’Avent, chemin d’espérance vers ce petit enfant qui un jour réconciliera le monde.

 

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