LE LUNDI 18 MARS : BLERI LLESHI,  UN CONFERENCIER PHILOSOPHE ANCRE DANS LA REALITE

Ce 18 mars, la Salle Saint-Vincent à Battice, accueillera un intervenant pas trop connu chez nous, Bleri Lleshi. Il est philosophe, éducateur, chroniqueur, musicien, écrivain.  Côté néerlandophone, partout où il est invité à venir présenter son ouvrage, « Liefde in tijden van angst » (L’amour en temps de peur), il remplit les salles. Le sujet, visiblement, touche une corde sensible. Car pour lui, l’amour n’a rien à voir avec un produit de la Saint-Valentin. « L’amour exige que l’on se bouge, que l’on agisse, que l’on s’engage. »   Mais pourquoi parler de l’amour en… « temps de peur » ? Cette dernière expression remonte au  début des années 1990 où elle a été mise en valeur par des sociologues. Ce « temps », cette « société de la peur » a germé à la fin des années 1970, avec l’apparition de la crise, de l’inégalité croissante, de la désindustrialisation…, ce qui a engendré la peur et l’insécurité. Cela a pris de plus en plus d’ampleur. Aujourd’hui, beaucoup de gens ne trouvent pas de travail, ne sont pas certains de pouvoir conserver leurs allocations de chômage, se demandent s’ils vont encore pouvoir payer les études de leurs enfants ou s’ils pourront les mettre dans une bonne école, ne savent pas quand ils pourront prendre leur pension, se tracassent devant les soucis climatiques et l’évolution parfois incontrôlée des technologies nouvelles… Tous, d’une manière ou d’une autre, nous le vivons ce « temps de peur ». Pourtant, cette peur, affirme Bleri Lleshi, ne doit pas – et c’est cependant un risque réel – nous paralyser, nous replier sur nous-mêmes, nous détourner de la réalité quotidienne au point de nous réfugier dans un confort excessif ou des biens matériels illusoires. Et l’amour dans tout çà ? Comment continuer de le vivre, de le faire vivre ? Formateur auprès des jeunes de la rue, coatch auprès de certains d’entre eux, cet éducateur d’origine albanaise, est aussi disc-jokey, et donc très en phase avec la jeunesse et la réalité actuelle. Malgré ses difficultés à s’exprimer en français – mais on le comprend sans souci ! –  Bleri lleshi saura intéresser non seulement un public jeune ou qui s’intéresse aux jeunes, mais aussi tout qui veut s’arrêter un moment pour réfléchir à l’essentiel de nos vies : aimer.

Une belle soirée en perspective à venir vivre en la Salle Saint-Vincent, rue du Centre, 30 à Battice. Entrée : 5 euros et gratuit pour les jeunes (pas de réservation). Avec le soutien du Chac, de Cathobel et de RCF. Une organisation du Doyenné du Plateau. Renseignement : 0477/345431

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