Baptêmes, mariages et autres ?

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Feuillets du Dimanche de Pentecôte

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Marie-Médiatrice
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Feuillet du Lundi de Pentecôte

Marie-Médiatrice

 

Dans le feuillet que vous lisez figurent plusieurs annonces. Y figurent notamment les éventuels baptêmes et mariages à venir dans notre UP, répartis par date.

À ce propos, deux choses ont changé ces dernières années. D’abord, suite à la publication des lois européennes sur la gestion des données de la vie privée des personnes, nous n’avons pas toujours l’autorisation des familles pour publier les noms, lieux et dates des célébrations de baptême ou de mariage. Il s’agit bien là d’un droit de publication. Cependant, nos célébrations, quant à elles, ne sont pas et ne pourront jamais être privées. Si vous voulez assister à un mariage, à un baptême, à des funérailles, vous êtes toujours le ou la bienvenu.e ! Il serait très peu chrétien de refuser l’entrée d’une église à quelqu’un qui veut prier.

Ensuite, je vais rebondir sur l’accueil des personnes dans nos églises pour la prière. À l’image de Jésus lui-même, nous voulons vivre un accueil de tout qui se présente dans nos églises. C’est ainsi que se présentent des personnes qui demandent une prière à l’occasion d’un remariage civil et qui ont déjà été mariées à l’Église. Selon le droit canonique, « le mariage conclu et consommé ne peut être dissous par aucune puissance humaine ni par aucune cause, sauf par la mort. » (Canon 1141) Derrière ces mots de juriste un peu arides, est exprimé le fait que lorsque deux personnes se donnent le sacrement de mariage, c’est jusqu’à ce que la mort les sépare. Or, nous ne pouvons pas ignorer que de nombreuses personnes ont tenté cette aventure du mariage et ont échoué pour des raisons qui leur appartiennent et que je ne me permettrais pas de juger. Ces personnes qui ont voulu construire quelque chose, et qui l’ont fait pendant une durée plus ou moins longue ont pu échouer jusqu’à arriver à une rupture qui n’est jamais aisée ni confortable. Puis, les aléas de la vie étant là, une autre personne croise leur route et elles veulent à nouveau construire quelque chose ensemble. C’est à ce moment qu’elles frappent à la porte de l’Église pour confier cela au Seigneur. D’une part, le droit canonique est sans appel, d’autre part, il serait grave de ne pas accueillir des personnes qui veulent prier et confier leur amour au Seigneur. C’est ainsi que nous voulons célébrer quelque chose avec ces personnes. Appeler cela un mariage serait une duperie : je n’ai ni le droit, ni la capacité de défaire ce qui a été fait. Par contre, célébrer l’union de personnes qui s’aiment et veulent construire une famille, quelle que soit la complexité et les blessures de leur vie me semble essentiel. C’est pourquoi, dans la rubrique des mariages, vous verrez parfois une formulation différente, indiquant bien que ce n’est pas une célébration sacramentelle.

Cela me permet d’expliciter un autre point sur les mariages. Lorsque des personnes se marient, il n’y a pas 2 types de mariages ayant pour dénomination courante messe et bénédiction. Le sacrement du mariage, qu’il soit célébré avec ou sans eucharistie, est le même. C’est le même rituel, ce sont les mêmes paroles, c’est le même sacrement, avec l’échange des consentements comme rite central. L’un n’est pas plus grand, plus vrai, plus sérieux ou plus valide, le sacrement du mariage est ce qu’il est par lui-même, pas par la célébration ou non de l’eucharistie au cours du mariage.

Bref. Si l’Église est effectivement le corps du Christ, elle est appelée à agir selon ses propres paroles : « Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. » (Évangile selon Saint Jean, chapitre 6, versets 36-39). Notre Église perd son cœur si elle jette dehors celles et ceux qui frappent à sa porte. Prions pour que nous soyons toujours des signes visibles de l’amour et de l’accueil du Seigneur.

Thomas Sabbadini

 

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