Déjà la Semaine sainte !!!

Infos de la semaine

Feuillet du 6ème dimanche de Carême

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Quarante jours pour préparer cette Semaine, la belle Semaine, la grande Semaine celle qui, au fil des jours, va nous conduire à Pâques. La grande Semaine non pas parce qu’elle a plus de jours que les autres, ou parce que les jours sont composés d’un plus grand nombre d’heures, mais à cause de la sainteté des mystères que l’on y célèbre. (Saint Jean Chrysostome). Nous sommes au cœur de la commémoration annuelle des souffrances du Christ mais est-ce seulement une commémoration ?…Semaine qui nous fait passer de l’acclamation de Jésus comme roi et Seigneur dans une liesse collective au drame de la passion et de la crucifixion. Cette Semaine est la porte d’entrée de cette grande joie qu’est la résurrection.

Durant le Dimanche des Rameaux, nous acclamons Jésus, nous le suivons mais la liturgie nous ramène vite à nos réalités par la lecture de la Passion. Serons-nous prêts alors à le suivre jusqu’à la croix, c’est ce que nous proposent les offices de la Semaine sainte? Le Lundi Saint rien de particulier dans la liturgie, dans notre unité pastorale un grand moment à vivre, celui du sacrement de la réconciliation. Nous pourrons aller à la rencontre de notre Père miséricordieux qui nous accueille à bras ouverts. Mercredi Saint, messe Chrismale à la cathédrale de Liège où les prêtres renouvellent leur engagement, les prêtres et les diacres jubilaires sont aussi félicités et remerciés. Notre évêque consacrera aussi le Saint-Chrême et les huiles saintes. Nous voici déjà à la porte du triduum pascal. Le premier jour commence le jeudi soir, comprend toute la journée du vendredi jusqu’à la mise au tombeau. Le deuxième jour commence le vendredi soir et se prolonge jusqu’à la Vigile Pascale. Le troisième jour, jour de la résurrection commence le samedi soir au début de la nuit et se prolonge tout le dimanche. Le jeudi soir c’est la dernière cène, Jésus en prenant le pain et le vin avec la grâce du Père offre son corps et son sang pour le salut de l’homme.
Avant cela il nous rappelle l’importance du service en lavant les pieds de ses apôtres. Tout cela, nous pourrons le vivre aussi et le prolonger par un temps d’adoration restant fidèles à cette parole : « Demeurez ici et veillez ».
Le Vendredi Saint dans une démarche de pénitence et de conversion, l’Eglise nous invite au jeûne. L’après-midi nous pourrons prier dans chaque église le chemin de croix, méditation mais aussi partage de la souffrance du Christ nous ramenant à nos propres souffrances qu’il emporte avec lui. La journée se termine par l’office de la passion durant laquelle nous vénérons la croix, cet instrument de torture devenu signe de l’amour infini de Dieu pour l’homme, Dieu respectant jusqu’au bout son alliance avec le monde.

Après cette grande Semaine nous sommes prêts maintenant à accueillir durant la vigile pascale la joie de la résurrection inondant le cœur de chacun tout en réveillant notre espérance la plus profonde.

 

Christian LEDY.

 

Profession de foi

Infos de la semaine

Feuillets du 5ème dimanche de carême

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Ce dimanche 7 avril, nous partons avec une cinquantaine d’enfants et une bonne quinzaine d’animateurs et de catéchistes pour la retraite de profession de foi. C’est toujours un beau moment pour de nombreuses raisons, mais j’aimerais ici m’attarder sur le sens de vivre systématiquement ce temps aux alentours de Pâques.

Fêter Pâques, c’est fêter la résurrection de Jésus, j’espère que ce n’est une nouveauté pour aucun lecteur habituel de ce feuillet. Ce mystère fondateur de notre foi est mis en valeur par des nombreux signes et rites qui nous en rappellent particulièrement deux aspects : le déroulement chronologique des évènements de la passion de Jésus et les implications concrètes de la résurrection dans nos vies. Ce deuxième aspect est surtout mis en œuvre dans la veillée pascale par tous les signes qui rappellent le baptême. En effet, le sacrement du baptême est le passage vers une vie nouvelle avec Jésus Christ mort et ressuscité. D’ailleurs, le mot Pâques vient de l’hébreu ,     qui signifie passage. Ainsi, cette fête qui nous aide à nous souvenir de notre baptême est le moment de l’année liturgique qui résonne le mieux avec la célébration du sacrement. C’est ainsi que les adultes sont habituellement baptisés à Pâques. Nous aurons la chance cette année de vivre le baptême d’une adulte, Cécile Mignolet, lors de la veillée pascale de Marie-Médiatrice.

Et notamment, le rite préparatoire du baptême qui est indispensable pour recevoir ce sacrement, c’est la profession de foi. Proclamer sa foi, c’est dire que l’on croit que Christ est ressuscité, que cela a un impact dans sa vie et que l’on veut rejoindre la communauté de ceux qui en vivent. C’est pourquoi, après que le catéchumène a proclamé sa foi, le célébrant dit : Telle est notre foi. Telle est la foi de l’Église que nous sommes fiers de proclamer dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Amen. Immédiatement après ces mots, on procède au baptême.

La profession de foi est donc un rite profondément baptismal. C’est également un rite communautaire. La profession de foi est toujours proclamée par toute l’assemblée, tant à Pâques que chaque dimanche de l’année. Évidemment, les enfants qui vont faire leur profession de foi vont se réapproprier le texte et en composer un plus personnel.

Cependant, lors des célébrations de profession de foi, après avoir lu leur texte, toute l’assemblée avec les enfants proclameront ensemble leur foi commune.

Nous avons ici deux éléments qui ont un sens particulièrement poussé à Pâques : le rappel du baptême et la proclamation commune de notre foi en la résurrection de Jésus. C’est pour toutes ces raisons que je nous invite à porter particulièrement dans la prière ces enfants qui vont vivre leur retraite de profession de foi, ainsi que Cécile qui se prépare au baptême. Belle montée vers Pâques à chacune et à chacun !

Thomas Sabbadini

Quand dimanche autrement et solidarité avec les Philippines se rejoignent.

Infos de la semaine

Feuillets du 3ème dimanche de Carême

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Le dimanche 31 mars, à 10 heures nous vivrons à l’église Sainte Julienne notre deuxième dimanche autrement de l’année. Ce weekend sera aussi l’occasion pour nous d’exprimer notre premier geste de partage avec les agriculteurs philippins.

Echanger : Sur un film qui nous parle de la campagne de carême.

Deux questions : Comment les parents des Philippines et de chez nous construisent-ils l’avenir de leurs enfants et comment tenir bon face aux difficultés ?

Partager :     ÊTRE SOLIDAIRE, C’EST TISSER DES LIENS.

Les chrétiennes et les chrétiens qui se réunissent pour célébrer l’eucharistie sont envoyés pour être la présence vivante, actuelle de Jésus parmi leurs frères et sœurs humains, en priorité les plus fragiles, les oubliés.

Participer aux collectes de Carême, c’est faire un geste de partage… et beaucoup plus encore ! C’est oser affirmer, dans un monde où l’individu est roi et le chacun-pour-soi la règle, qu’il est possible et bon de se soucier de l’autre, de lui faire place, de lui rendre sa dignité, de lutter à ses côtés contre les injustices qui le frappent.

C’est dans cet esprit qu’Entraide et Fraternité nous invite au don. Il permettra de continuer de travailler à la construction d’une Terre qui tourne plus juste.

Soutenir, par un geste de partage concret et solidaire nos partenaires, c’est signifier que la foi n’est pas qu’un beau discours, mais qu’elle nous invite à la mettre en pratique dans la vie quotidienne. La volonté de Dieu, c’est que tous les humains soient libérés de ce qui les détruit.   Il est en notre pouvoir que cela advienne sur la terre.   MERCI. 

Célébrer : Ecouter la Parole de Dieu d’une façon différente et partager l’Eucharistie en fraternité avec le peuple philippin.

Christian Ledy

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Infos de la semaine

Feuillets du deuxième dimanche de Carême

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

Ce mercredi, j’ai reçu un message d’un confrère : « Julien a quitté le ministère. » Un confrère quitte son ministère. Un de mes pairs arrête de porter sa charge. Je sais que, chaque année, de par le monde, des prêtres demandent à être relevés de leurs promesses d’ordination (prière du bréviaire, obéissance à leur évêque et célibat). Je sais aussi quelles vont être les réactions que je vais lire, voir, entendre : « C’est à cause du célibat des prêtres ! » « Les charges sont trop lourdes ! » « La formation n’est pas suffisante ! » « Il ne priait pas assez ! » « Il ne s’est pas méfié d’une tentatrice ! » Je sais que je vais lire ces phrases sur les réseaux sociaux. Outre l’aspect particulièrement misogyne de la dernière phrase, il est vrai qu’elles soulèvent toutes des véritables questions actuelles. Mais aujourd’hui, que m’importe ! C’est Julien. J’étais au séminaire avec lui. J’ai étudié avec lui. J’ai bavé sur les déclinaisons et conjugaisons grecques avec lui. On a été inattentifs ensemble aux quelques cours inintéressants de théologie. On a régulièrement refait le monde ecclésial à table, ou autour d’un verre. On a partagé 4 années de vie communes au séminaire de Namur. Ce n’était sans doute pas celui dont j’étais le plus proche, mais certainement pas celui dont j’étais le plus éloigné. Et puis, on était de la même année de cours. On était 3 à sortir la même année : Julien pour Tournai, Éric pour Namur et moi pour Liège. Avec Julien, on a été ordonnés prêtres le même jour, le même dimanche de juin 2015, chacun dans son diocèse. J’avais quelque peu perdu contact avec lui, la distance et les agendas chargés nous permettant difficilement de nous rencontrer. Lors de rencontres de jeunes, j’avais bien quelques vagues échos, plutôt positifs. Cela ne m’étonnait pas : c’est un brave type dans tous les sens du terme.

Et là, « Julien a quitté le ministère. » Je n’ai même pas de question, ou d’avis sur quoi que ce soit en ce moment. Je ne connais rien, même des circonstances ou des causes. Simplement, il arrête. Toutes les questions, les réflexions, les grandes idées sont parties. Je pense juste à lui, à la réalité de son départ. Je suis sûr qu’il y a en lui une souffrance dans ce départ. Et je ressens également une souffrance. C’est comme une béance dans mon cœur. Son départ crée un vide. Sa place sera désormais toujours vide.

De plus, on a le même âge, on a été formés ensemble, et lui s’en va. J’imaginais qu’il serait toujours là, dans son diocèse, et moi dans le mien. Je ne me permettrais jamais de juger les raisons qui l’ont poussé à prendre sa décision et je suis certain qu’il a agi en conscience. Je ne suis pas meilleur que lui. Je ne compte pas quitter le ministère, mais cela me touche profondément. Cela me renvoie à mon propre ministère. Être prêtre en paroisse, c’est avant tout se mettre à la suite de Jésus. Je veux bien te suivre, Seigneur. J’étais même prévenu à l’avance que ton chemin n’évitera jamais la croix. Mais même si je ne te suivais pas, ces croix jalonneraient ma route. Elles sont nombreuses et variées ces croix qui marquent chaque vie humaine. Finalement, heureusement que tu y es passé aussi, on s’y sent moins seul, moins perdu. Ça n’est pas moins douloureux, mais je ne me sens pas abandonné. Et enfin, dans ces moments d’épreuves, tu m’indiques le matin de Pâques : une pierre roulée, un tombeau vide. La résurrection est encore bien faible pour nous, ici-bas. Mais je crois qu’elle est véridique et que ton amour m’y mène. Je l’attends avec impatience, Seigneur ! Que vienne Pâques ! Que vienne Pâques en nos cœurs ! Que vienne Pâques en nos vies ! Mais je sais bien que nous sommes encore en carême. Combien il est difficile, le carême de nos vies ! Mais Pâques vient ! Que vienne ta Pâques !

Thomas Sabbadini